Le truc que j’ai du faire avec quasiment tous les langages mais pour lequel j’ai rarement trouvé une solution satisfaisante : transformer un texte en retirant tous les accents et convertissant les lettres pour ne garder que les a à z.
Tant que je me limite au français, italien et espagnol, j’ai une suite de rechercher-remplacer qui me suffit :
C’est plus court, presque magique, mais en général j’ai aussi besoin de convertir æ et œ, qui seront oubliés ici. Il faut donc ajouter ces deux cas et leur version en majuscule. Du coup c’est mieux mais pas encore ça.
On peut se dire qu’en échange ça fonctionne pour toutes les langues, pas que le français, mais c’est passer à côté des spécificités locales. Si en français ö peut être dégradé en o, en allemand c’est l’équivalent de oe.
Retirer les signes diacritiques ne suffit pas pour obtenir une version acceptable. La conversion dépend de la langue. L’allemand est loin d’être la seule langue avec ce type de spécificités. Il faudra aussi ajouter les lettres propres à chaque langues, comme ß qui donnerait ss.
Par le passé j’ai utilisé iconv en PHP. Je me souviens que ce n’était pas parfait mais ça faisait ce type de job.
iconv('UTF-8', 'ASCII//TRANSLIT', $text)
Il faut juste penser à bien définir la bonne locale avant. Ce n’est pas un défaut, c’est une fonctionnalité : Le résultat sera différent pour différentes locales.
C’est marrant mais ça renforce l’impression d’avoir un vélo de grand, à moi, un qu’il faut référencer à mon nom.
Le vélo, le code
Du coup je suis passé à la Maison du Vélo à Lyon, et l’accueil était super sympa. Ça prend 5 minutes et les quelques euros incluent l’adhésion à l’association.
Je m’attendais à une machine type marteau piqueur. Je me suis retrouvé avec quelque chose plus proche du pyrograveur du petit cousin en terme de niveau sonore.
Arnaud Mazanini a achevé son projet Northcalling : l’ultra-cycliste français a roulé près de 1 000 km jusqu’au Cap Nord, traversant la Laponie. Par moins trente, bravant la tempête (et les tests PCR) consommant plus de 6000 KCal par jour.
De fait, les jours suivants, Arnaud roulerait « à la température » comme d’autres roulent « au capteur de puissance » ou « au cardio ». « J’ai géré, de sorte à me maintenir entre 37,4°C et 37,6°C. Ainsi je ne transpirais pas, donc je ne gelais pas, donc je ne m’arrêtais pas, je gagnais du temps. En fait la température corporelle est une clé de la performance. »
Global Positioning System is, without a doubt, one of the most useful inventions of the late 20th century. It made it significantly easier for ships, airplanes, cars, and hikers to figure out where they are with high degree of accuracy.
Cet article est juste exceptionnel. On explique tout le GPS, depuis la triangulation dans un espace à trois dimension jusqu’au décodage radio, en passant par les questions de trajet éliptique et dérives de temps dues à la relativité.
Il faut tout ça et ça reste totalement accessible, à base d’illustrations qui se manipulent dans la page. Incroyable.
This framework allows software engineering managers to have meaningful conversations with their direct reports around the expectations of each position and how to plan for the next level in their career ladder.
http://www.engineeringladders.com/
Je regrette de ne pas avoir trouvé ça il y a quelques mois. J’ai défini mes grilles de carrière sous forme de tableaux fixes et je trouve ce système bien plus adapté pour différencier les progressions.
J’apprends que les vélos et les trottinettes électriques ne sont pas dans la même catégorie. Les dernières étant dans les EDPM (engins de déplacement motorisés), avec les conséquences suivantes :
L’assurance est obligatoire — si les assurances couvrent les cycles, elles ne couvrent pas toujours les EDPM — avec quand même une amende de 3 750 €
Les M12 (qui transforme le feu rouge en céder le passage pour les vélo) sont réservés aux cycles et ne concernent pas les EDPM qui doivent respecter le feu en toute occasion
Les voies bus ouvertes aux cyclistes ne sont pas ouvertes aux EDPM si cette catégorie n’est pas indiquée explicitement en plus des cycles (c’est à dire jamais à ma connaissance)
À l’inverse, l’EDPM doit obligatoirement utiliser la piste cyclable si elle existe, même si cette dernière n’est pas obligatoire pour les cycles (panneau carré plutôt que panneau rond)
Autant dire qu’un agent de police qui voudrait s’amuser en ville pourrait vite faire faire fortune à la mairie.
CTO’z ce sont des entretiens de CTO. L’interviewé a du temps pour s’exprimer, sans être coupé, avec un fil qui dure entre 1h et 1h30. J’avais participé cet été.
Ça parle d’obligation de casque à vélo pour les adultes. J’ai voulu lire pour me faire une opinion, et je colle ici de que j’ai trouvé, peu importe dans quel sens ça va.
Attention toutefois aux convictions de bon sens et appels à l’évidence. Parfois c’est contre-intuitif. Du coup je ne retiens que les chiffres, les études, et les affirmations d’experts ou d’autorités.
Résumé très rapide
Effet individuel : Porter un casque prévient des dommages graves. Nous avons tous intérêt, individuellement, à porter un casque à vélo : Portez un casque et incitez les autres à faire de même.
Effet collectif : La sécurité à vélo dépend plus du nombre que du port du casque. Instaurer le port du casque comme un critère obligatoire pour l’accès au vélo diminue l’usage du vélo et se révèle contre-productif.
Difficile de mieux illustrer que par ce graphique :
Résumé moins rapide
1. Le casque réduit fortement la sévérité des accidents impliquant des blessures à la tête.
Le casque est utile, portez un casque à vélo.
2. En pratique, quand ça a eu lieu dans les autres pays, l’obligation du casque à vélo a eu peu ou pas d’impact sur la mortalité ou les commotions cérébrales.
Si porter le casque est utile, avoir une obligation générale n’a aucun effet. Il y a d’autres facteurs en jeu, construire une politique publique demande de prendre en compte ces facteurs.
3. Dans les exemples étrangers, l’obligation du casque a généré une baisse d’usage des vélos, ou un arrêt de la croissance quand on était sur une dynamique de croissance existante.
Rien ne permet de penser qu’il en sera différemment en France.
4. Si l’accidentologie est peu corrélée à l’obligation du port du casque, il est démontré qu’elle est très fortement corrélée au nombre.
Le nombre entraine de la visibilité, des habitudes, des infrastructures, et ces trois points diminuent très fortement les risques.
Plus il y a de vélos et moins la pratique du vélo est à risque. On parle d’un facteur exponentiel. Mieux vaut beaucoup de cyclistes pas tous casqués que peu de cyclistes tous casqués.
5. Le résultat des points précédents c’est que si le casque est utile à vélo et que nous devrions tous en porter un, le rendre obligatoire serait contre-productif car ça freinerait l’usage du vélo, qui a beaucoup plus d’impact que le casque sur l’accidentologie cycliste.
Autrement dit : Une politique publique c’est plus compliqué que la somme des intérêts individuels. Même s’il est protecteur individuellement, l’obligation généralisée du casque à vélo est une mauvaise idée.
Pour ceux qui veulent tout le détail avec les citations des études :
Quelques préalables
Attention aux lectures statistiques trop simplistes.
Comparer les population sans prendre en compte qu’elles ont des comportements différents amène toujours à de faux résultats. Les partisans de l’obligation comme ses détracteurs s’y laissent prendre assez facilement dans le débat public.
Parmi les casqués on trouve les personnes qui ont des comportements à risque et qui le savent, dont les enfants et les sportifs. Cela peut fausser les statistiques en introduisant un taux d’accident ou une propension à la gravité plus importants dans cette population sans que ce ne soit lié à la présence du casque elle-même.
Inversement, parmi les casqués on trouve aussi les personnes les plus prudentes, qui auront naturellement moins d’accidents mais sans que ça ne soit lié à la présence ou à l’absence de casque.
De la même façon, dans les non casqués on retrouve les occasionnels moins équipés, ceux qui font quelques rares balades ou qui utilisent ponctuellement le libre service. On peut imaginer qu’ils sont moins expérimentés que les réguliers, donc peuvent avoir moins de maitrise ou moins de bons réflexes, avec plus d’accidents sans que ce ne soit lié à la présence ou à l’absence du casque.
La prise en compte des biais possibles est ce qui différencie les études sérieuses de vous ou moi qui lisons des statistiques sur un coin de table.
Attention à la comparaison avec les pratiques sportives
Cadrer le besoin quotidien sur la pratique sportive revient à réclamer des arceaux, des fauteuils baquets, des ceintures quatre points et des casques sur la voiture de tous les jours parce que c’est ce dont les pilotes de rallye ont besoin.
Il en va de même pour les comparaisons avec le vélotourisme ou la moto. On tombe pas de la même manière entraîné par le poids d’une moto de 150 kg qu’avec un cadre de vélo de 15 kg.
Chaque pratique a ses propres contraintes. Les clubs vélo sportif imposent déjà le casque. Les enfants de moins de 12 ans qui ont un crâne moins solide ont eux aussi déjà une obligation de casque.
Je porte un casque
Je porte un casque à vélo depuis au moins 15 ans, date de mon premier voyage à vélo avec tente sur le porte-bagage. Je le porte à chaque trajet, même court. Je recommande à tous de porter un casque, sans exception.
Ma pratique personnelle et ma recommandation ne sont toutefois pas le sujet si on parle de définir une obligation.
Est-ce important ?
Il y a de plus en plus de morts à vélo
Entre juin et septembre, le nombre de décès de cyclistes a augmenté par rapport à la même période en 2019, passant de soixante-dix-huit à quatre-vingt-quatorze. Pour le seul mois de septembre, trente-sept décès ont été recensés, soit « la mortalité la plus élevée de ces dix dernières années » , affirme la Sécurité routière.
Mais c’est probablement parce que l’usage lui-même augmente beaucoup
« Il est évident que l’augmentation très importante du trafic cycliste est la principale cause de la hausse de la mortalité », affirme Marie Gautier-Melleray, déléguée interministérielle à la Sécurité routière.
Le casque réduit fortement la sévérité des blessures à la tête lors des accidents
Des chercheurs de l’Université de Tucson en Arizona ont établi un lien direct entre port du casque à vélo et l’incidence des traumatismes crâniens. Porter un casque à vélo diminue de 58% le risque de traumatisme crânien sévère. L’éventualité de décès est réduite de 59%.
– le risque de fracture crânienne serait divisé par deux, et les lésions neurologiques par vingt, pour un emportiérage pratiqué à une vitesse de 15 à 25 km/h ; – le risque de fracture du crâne est divisé par trois lors d’un heurt latéral par un véhicule de tourisme roulant à 45 km/h.
Une étude (2017) londonienne a confirmé que le port du casque diminue le risque de lésions intracrâniennes en général, d’hématome sous-dural en particulier, et celui de fracture du crâne mais pas d’autres blessures extracrâniennes spécifiques. Cela suggère que les casques de vélo protègent contre les blessures causées par un impact direct sur la tête.
Une étude récente (2019) faite à New-York, portant sur 6621 des 11192 blessures en 66 mois ayant impliqué un vélo (base de données TARN), la mortalité brute à 30 jours était significativement plus élevée chez les non-casqués (5,6%) par rapport aux cyclistes casqués (1,8%) et ils ont eu moins de lésions cérébrales traumatiques graves (TCC) (19,1% contre 47,6%), moins besoin de soins intensifs (19,6% contre 27,1%) et d’intervention neurochirurgicale (2,5% contre 8,5%)
Helmets provide a 63 to 88% reduction in the risk of head, brain and severe brain injury for all ages of bicyclists. Helmets provide equal levels of protection for crashes involving motor vehicles (69%) and crashes from all other causes (68%). Injuries to the upper and mid facial areas are reduced 65%.
D’après nos résultats basés sur des accidentés, il est intéressant de constater que parmi les cyclistes blessés qui ne sont pas touchés à la tête/face, le port du casque est également de 26%, c’est-à-dire équivalent au taux de port dans la population des cyclistes circulants. En revanche, pour les cyclistes blessés à la tête/face, le taux de port du casque est plus faible : 19%. De même, le taux de port du casque pour les usagers de deux-roues à moteur est inférieur pour les victimes atteintes de lésions crânio-faciales (83%) que pour les autres victimes (90%). Deux études précédentes menées sur le Registre ont confirmé l’utilité du casque pour protéger les cyclistes (Amoros et al., 2012) et les usagers de deux-roues motorisés (Moskal et al., 2008) de lésions à la tête, sans pour autant montrer d’effet délétère sur une autre zone.
Le risque grave à vélo est principalement hors des villes, à cause de la vitesse des voitures
Cyclistes des villes et cyclistes des champs sont loin d’être logés à la même enseigne. Si le citadin peut se sentir vulnérable en slalomant entre les voitures, les motos et les bus, soyons clairs : les accidents sont moins graves en ville qu’à la campagne. Le cycliste est blessé légèrement dans 70 % des cas en zone urbaine, contre 32 % hors agglomération. La vitesse des autres véhicules sur les grands axes n’y est pas pour rien, 80 % des personnes tuées en milieu rural le sont hors intersection, toujours selon la Sécurité routière.
Selon l’IFSTTAR, l’effet protecteur du casque est plus marqué pour les blessures sérieuses à la tête (réduction de 70 %), mais moins marqué en agglomération que hors agglomération
La vitesse représente le principal danger dans les environnements ruraux. Un cas typique d’accident : un cycliste qui se fait percuter de côté, sur une route départementale par exemple. En 2019, « la gravité hors agglomération (quatorze cyclistes tués pour cent cyclistes blessés) était six fois plus élevée que celle en agglomération. Les voiries en agglomération concentrent 84 % des accidents impliquant un cycliste, mais 49 % de la mortalité » , révèle la Sécurité routière.
L’obligation du casque dans d’autres pays n’y a pas accéléré la baisse des commotions cérébrales
Un rapport de l’IRTAD (2018) estime que les pays ayant commencé à rendre obligatoire le casque bénéficient d’une réduction de la mortalité de 53 %, contre 45 % dans les pays sans réglementation, mais ce sont aussi généralement des pays qui développent les pistes cyclables et la prévention.
In contrast to the fall in all road injuries in South Australia coinciding with helmet legislation, percentages of cyclists with concussion and other head or face injuries show generally declining trends, especially for concussion, but no clear response when helmet wearing increased substantially. Falls in concussions were also noted for other road users and explained by: “The procedure for patients with a short episode of concussion has changed in that such patients are not now admitted routinely.”
In New South Wales, enforcement increased adult use of helmets from 26% in 1990 to 77% and 85% in 1991 and 1992.9w5 Here again the rate of decline of head injuries did not change. Official analyses of data from Victoria in the three years after legislation came into force also found no alteration in the trend for decreasing injuries.
In Halifax, Nova Scotia, use of helmets increased from below 40% in 1995 and 1996 to 75% in 1997 and over 80% in 1998 and 1999.w7 There was a non-significant reduction in the percentage of head injuries (P = 0.06) that apparently started before the law.
Au Canada, le port du casque est obligatoire dans cinq provinces : la Colombie-Britannique, l’Alberta, l’Ontario, chez les moins de dix-huit ans seulement, le Nouveau-Brunswick et la Nouvelle-Écosse. Une étude statistique a relevé une diminution de 52 % de la mortalité de jeunes cyclistes en Ontario après le passage de la loi rendant obligatoire le port du casque chez ces derniers.
Mais l’origine de cette baisse est controversée : dans le même temps, au Québec, le nombre de victimes cyclistes a aussi fortement diminué (sans casque obligatoire, et alors que le nombre de cyclistes augmentait).
En Espagne, le port du casque est obligatoire depuis 2005 sur le réseau de routes nationales, hors agglomération, avec une dispense possible par grande chaleur. Selon les données de la Direction du trafic espagnole et de l’université polyclinique de Valencia pour 2004 à 2007, la part de cyclistes portant un casque parmi les victimes d’accident de la circulation est passée de 28 % à 48 %, mais le taux de blessés hospitalisés touchés au crâne n’a pas varié.
Les taux d’hospitalisation à la tête ne sont pas corrélés à la présence du casque mais à l’état des infrastructures
Helmet legislation was not associated with hospitalisation rates for brain, head, scalp, skull, face or neck injuries. Conclusions: These results suggest that transportation and health policymakers who aim to reduce bicycling injury rates in the population should focus on factors related to increased cycling mode share and female cycling choices. Bicycling routes designed to be physically separated from traffic or along quiet streets fit both these criteria and are associated with lower relative risks of injury.
Porter un casque peut même introduire des risques annexes plus élevés
Une étude scientifique publiée mi-novembre 2018 démontre qu’il serait plus risqué de circuler à vélo sur la route en portant un casque plutôt que rien sur la tête…
Une affirmation surprenante qui peut en toute logique paraître à première vue incohérente. Pour clarifier de suite le thème de cette étude traitant de sécurité routière impliquant les cyclistes, les auteurs Ian Walker et Dorothy Robinson ont effectué des recherches sur une constatation première précise : les automobilistes qui rasent les cyclistes lors d’un dépassement.
[…]
« L’écart entre automobile et vélo lors d’un dépassement est en moyenne 8,5 cm plus faible pour un cycliste casqué »
L’étude a été démentie, puis le démenti a été contesté, l’étude reproduite, puis de nouveau discutée comme dépendante du pays (ayant des comportements différents)
This analysis confirms that drivers did, overall, get closer when the rider wore a helmet. The distribution of overtaking events shifted just over one-fifth of a standard deviation closer to the rider – a potentially important behaviour if, as theoretical frameworks suggest, near-misses and collisions lie on a continuum.
Une étude de Barbara Schmidt et al, publiée en 2019 a comparé le comportement et l’état d’activité du cerveau de deux groupes de personnes, l’un portant un casque de vélo pendant l’expérimentation, l’autre non, dans un jeu de hasard à l’écran. Les deux groupes présentent la même variabilité individuelle et la même moyenne quant aux prises de risques, mais ils diffèrent significativement sur l’adaptation au niveau de risque. Le groupe avec casque garde le même comportement quand le risque augmente ou diminue, alors que le groupe non casqué change de comportement : il privilégie l’option la moins risquée quand la différence entre les deux options est très élevée, et à l’inverse il tend à privilégier l’option plus risquée quand la différence de risque est faible
ce type de message simplificateur [sur le port du casque] s’avère contre-productif : il conduit à minimiser l’importance des autres facteurs de sécurité active, contribuant à éviter les accidents, au profit d’un seul facteur de sécurité passive, contribuant seulement à diminuer la gravité des dégâts. Cela pourrait renforcer l’effet « anesthésiant » du phénomène d’indifférence aux risques lié au port du casque
We found images of cyclists wearing helmets or safety vests to have a higher probability of being selected as less human compared to images of cyclists wearing no safety equipment.
As with overseas data, the exponential growth rule fits Australian data well. If cycling doubles, the risk per kilometre falls by about 34%; conversely, if cycling halves, the risk per kilometre will be about 52% higher. Policies that adversely influence the amount of cycling (for example, compulsory helmet legislation) should be reviewed.
On a pu constater un lien direct entre la fréquence des accidents impliquant un tiers et la proportion des déplacements urbains effectués à vélo : plus les cyclistes sont nombreux, moins les accidents (par cycliste) sont nombreux et moins ils sont graves. Réciproquement, lorsque le nombre de cyclistes diminue, il apparaît un seuil en dessous duquel le risque d’accident avec un tiers (généralement motorisé) augmente significativement, ainsi que la gravité des blessures.
Ce double phénomène a pu être quantifié dans différents pays européens entre la fin de la Seconde Guerre mondiale et les années 2000 : après une période d’usage massif du vélo comme moyen de déplacement individuel, la voiture s’est imposée sous l’influence de la croissance du pouvoir d’achat et des politiques d’encouragement menées par différents gouvernements dans les années 1960 et 1970 (notamment en France). En parallèle, la dangerosité des déplacements à vélo a augmenté, avec le nombre de tués à vélo (rapporté au nombre de cyclistes). Depuis la fin des années 1980, la part modale de la bicyclette augmente de nouveau, et les statistiques semblent montrer une baisse du nombre de cyclistes tués (toujours rapporté au nombre de pratiquants).
Nearly all regression coefficients showing the relationship between traffic volume and the number of accidents indicate a safety-in-numbers effect for cyclists and pedestrians.
En l’état (sans obligation) le vélo apporte plus de bénéfices que de risques pour la santé
Car la pratique régulière du vélo est excellente pour la santé. Loin des idées reçues, qui font de la bicyclette un « moyen de déplacement dangereux », l’Observatoire régional de santé d’Ile-de-France (ORS), un organisme financé par l’État et la région, a publié la semaine dernière une étude montrant que les bénéfices de la pratique du vélo étaient vingt fois supérieurs aux risques. Oui, 20 fois.
2745 vies épargnées. Après avoir présenté ces résultats, Mme Praznoczy s’est amusée, si l’on peut dire (et on espère pour elle), à calculer les effets sur la mortalité de la population francilienne d’une progression de la proportion de cyclistes. Si, en 2020, 20% des Franciliens se déplaçaient à vélo (contre 2% aujourd’hui), on sauverait 2745 personnes grâce aux seuls bienfaits en matière de maladies. On « gagnerait » également entre 4 et 24 vies grâce à l’apaisement de la circulation automobile. On compterait en revanche davantage de tués par accident, 7 cyclistes mais aussi 9 piétons.
Le vélo prévient environ 6500 décès chaque année, et les Néerlandais ont une espérance de vie plus longue due 6 mois grâce au vélo. Ces avantages pour la santé correspondent à plus de 3 % du produit intérieur brut néerlandais.
Less than 0.5 percent of Dutch cyclists wear helmets, which is one in 200 people on bikes. And that’s really just the sport cyclists. Virtually everybody else, from children to old people, doesn’t even think about helmets. It’s just not present in their culture, because they’ve ultimately decided that it’s far more important to build this culture of everyday cycling, and to build safe streets, instead of requiring people to protect themselves.
Nos enfants ont perdu en 40 ans un quart de leurs capacités cardio-respiratoires. L’inactivité physique serait responsable de 9% des décès en France.
Before helmet laws, cycling was increasing. Australian census data show cycling to work increased by 47%, from 1.1% in 1976 to 1.6% in 1986. This trend continued in states without enforced helmet laws, where the average proportion cycling to work increased in 1991, contrasting with an average decline for other states. By 1996, when all states had enforced laws, only 1.2% cycled to work, with a similar proportion in 2001.
Thus all available long and short term data show cycling is less popular than would have been expected without helmet laws.
Plus de deux décennies après avoir rendu le casque de vélo obligatoire, l’Australie songe à annuler cette loi qui a fait chuter considérablement les déplacements sur deux roues. […] l’usage du vélo par les écoliers a chuté de 47 % après la loi sur le port du casque. Chez les étudiantes de niveau collégial, c’est encore pire : 90 % de celles qui se rendaient à l’école à vélo ont renoncé à cause du casque obligatoire.
Je finis par là même si c’est hors sujet dans le débat (le casque est déjà obligatoire pour les moins de 12 ans) parce que c’est l’argument « émotion » qui est beaucoup apparu dans les échanges.
Le casque réduit bien les traumatismes crâniens ; ces traumatismes sont fréquents chez les enfants (moins de 15 ans).
En cas d’accident à vélo, la tête est touchée plus d’une fois sur trois. Pour ces accidents, 3 décès sur 4 sont dus à un traumatisme crânien.
Le port du casque est un élément important pour la sécurité, notamment du cycliste et des pratiquants de glisse urbaine.
Il réduit de 80 % la gravité des traumatismes crâniens.
Deux tiers des accidents surviennent chez les moins de 15 ans.
L’étude française SERAC (Suivi des enfants réanimés à la suite d’un accident de la circulation) de 2006 contenait 139 cas d’enfants cyclistes : tous lors de l’accident étaient non-casqués (sauf peut-être un pour lequel l’information sur le casque n’était pas connue).
Le casque est déjà obligatoire pour les enfants en France (moins de 12 ans)
I. – En circulation, le conducteur et le passager d’un cycle, s’ils sont âgés de moins de douze ans, doivent être coiffés d’un casque conforme à la réglementation relative aux équipements de protection individuelle. Ce casque doit être attaché.
Mais en pratique ça a eu peu d’effet dans les autres pays
In 2005 Sweden introduced a helmet law for cycling children. Mandatory helmet laws have been controversial in that they seem to have a limited effect on the number of head injuries,
Par contre ça désincite à l’utilisation du vélo
However there does seem to be another effect of helmet laws, namely a decline in cycling among school children. In 1983 57% of children aged 7–9 had permission from their parents to bike to school without adult companion, and for the age group 10–12, 94% had such permission. By the year 2007 this had decreased to 25% and 79% respectively. Bearing in mind, the helmet law was introduced in 2005,
So the data does show a decline in cycling, but without annual surveys it’s hard to be sure of a correlation. However, a Danish report made the same link between declining cycling to school and helmet promotion and safety/scare campaigns. They determined that half the decline in cycling was caused by these campaigns
Le vélo ne provoque pas plus de dommages à la tête que d’autres pratiques pour lesquelles on n’imaginerait pas imposer un casque
J’ai initialement référencé les deux jeux de données suivants. Il est possible qu’ils ne représentent pas ou qu’ils ne représentent plus la réalité aujourd’hui.
Les dernières illustrations sont plus récentes mais faites à partir d’un jeu de données plus restreint que la première. Elles sont aussi faites sur des traumatismes incluant les traumatismes légers (AIS 2+) et pas uniquement les traumatismes graves (AIS 3+).
La dernière analyse ajoute elle-même aussi que le Rhône étant un département urbain, il présente moins de gravités que la moyenne française. On ne sait pas si cette particularité joue différemment suivant les modes de transport (mais c’est probable puisque les vélos chutent souvent seuls et que la différence de vitesse ville/campagne est moindre à vélo qu’en voiture).
L’incidence moyenne annuelle des séquelles majeures consécutives à une blessure de la tête (IIS3+) a été estimée pour la France à 6,8 pour 100 000. Comme attendu, elle était plus élevée que dans le Rhône, du fait du caractère urbain de ce département où les accidents y sont plutôt moins graves que sur l’ensemble du territoire français
Il est donc possible qu’il n’y ait aucune contradiction mais, ne sachant pas conclure et voyant l’évolution du dernier graphique, il me semble préférable de donner plus foi aux chiffres plus récents du département du Rhône et d’exclure ce point de l’argumentation.
On continue toutefois de noter que la voiture et les piétons sont tous les deux sources de traumatismes crâniens d’un ordre de grandeur similaire en valeur absolue.
Mon accroche quand on parle de DCP (données à caractère personnel) c’est de dire « si la base fuite, qu’est-ce qui va pouvoir être fait avec ? » et d’ajouter ensuite « quel est le risque ? »
Il y a forcément une dose d’interprétation et de subjectivité dans la réponse. Ça se verra particulièrement avec l’exemple 7. Je ne donne ici que mes propres interprétations, pas des vérités générales qui prétendraient s’appliquer de façon universelle.
Celui là est le plus facile. C’est évidemment une donnée à caractère personnelle puisqu’elle est nominative. Le risque associé est toutefois faible pour la plupart des gens.
Dans toute la liste c’est la seule qui est nominative mais c’est probablement aussi la moins sensible. C’était important pour moi de le montrer.
2. plaque d’immatriculation + heure de passage devant une caméra fixe
La plaque d’immatriculation est une DCP en elle-même. Elle identifie le propriétaire du véhicule. Même si on parle du conducteur et pas du propriétaire, on se restreint à un très petit groupe de personnes avec un très fort niveau de probabilité. Ça suffit très largement à parler de DCP.
Cet exemple est important parce qu’il répertorie toutes vos allées et venues. On sait qui vous êtes, où vous êtes, et quand.
On peut savoir que vous vous trouvez tous les jours à l’hôpital, ou que vous passez en pleine journée dans un quartier résidentiel à une heure où vous devriez être au boulot, ou que depuis deux mois vous ne vous rendez plus au même endroit pour aller au travail, ou que vous êtes en isolement parce que sans déplacement cette semaine, ou en voyage parce qu’on vous a croisé sur le trajet vers l’aéroport puis plus rien pour quinze jours.
Tout ça dit des choses sur vous, beaucoup de choses, pas toujours neutres.
C’est d’autant plus important que le propriétaire d’une immatriculation n’est pas une donnée si privée que ça. Le fichier des cartes grises est vendu (les pubs sur le contrôle technique, ça vient de là) et accessible à pas mal de monde sous une forme ou une autre.
Quand vous voyez certains se battre contre la reconnaissance faciale ou reconnaissance de plaques d’immatriculation sur la voie publique, on parle exactement de ça : Attention danger si ces données sont conservées quelque part.
Celui là a été étudié dans la presse en long et en large avec des exemples réels. Oui c’est une donnée à caractère personnel même s’il n’y a aucun identifiant d’utilisateur.
On peut individualiser des parcours, des habitudes, ou même simplement l’adresse de départ de la sortie. Sur certaines recherches la presse a pu identifier des bases militaires, des individus, et mêmes des agents dont on n’aurait pas dû savoir qu’ils travaillaient pour l’armée. Ça uniquement sur la base de traces GPS sportives.
C’est vrai de la même façon pour vous et moi. On sait que vous n’êtes pas chez vous et quand, que ce matin vous avez interrompu votre footing pour voir quelqu’un pendant deux heures, et à quelle adresse, si vous avez fait une halte en pharmacie ou si vous vous êtes arrêté devant la devanture de l’agent immobilier, si depuis deux semaines vous avez un problème de santé qui vous bloque à la maison, etc.
4. statistiques de visite d’un site web avec : adresse ip + adresse de la page visitée + horodatage
L’adresse IP a une problématique similaire à celle de la plaque d’immatriculation de la voiture. La liste des pages visitées est l’équivalent numérique de la trace GPS. Oui c’est de la donnée à caractère personnel, et c’est sacrément sensible.
On sait ce que vous lisez, quand, vos habitudes et vos secrets, même les plus indiscrets. Un forum sur le cancer, l’organisation d’un diner, le programme de la télé… on fait quasiment tout par le web.
De façon générale tout ce qui est lié à une adresse IP est généralement à caractère personnel. Ça identifie généralement un foyer donc un groupe de personnes assez restreint. Il existe même des brokers en ligne qui à partir de l’adresse IP donnent contre quelques cents les nom, prénom et adresse des membres du foyer avec un bon niveau de confiance.
Vous n’êtes pas anonymes sur le web. Les sites qui vous imposent Google Analytics sans votre consentement posent de sérieux problèmes de vie privée. Ce n’est pas que théorique.
5. Tracking des taux de réponse à des publicités avec pour chaque publicité visionnée : identifiant unique aléatoire pour chaque utilisateur + information sur le clic ou non clic sur la publicité
Jusque là il n’y avait pas débat. On entre dans l’interprétation un peu plus fine et ça se voit sur les réponses « non » qui montent à 25%.
Sur le principe, s’il y a un identifiant utilisateur, même s’il ne correspond à rien (donc tiré au sort), pour peu qu’il permette de lier des données dans le temps, c’est généralement une DCP.
Si c’est juste une poignée de publicités, sans marquage horaire ni adresse de la page, le risque d’identification est quasi nul et ne permet pas de savoir grand chose même si on y arrive.
Si c’est un identifiant stable sur vos visites de plein de sites, là c’est un grand « oui ». On commence à connaitre vos intérêts et à créer un profil. Parfois ça donne des informations que vous considérez « très privées » (santé, sexe, amours, achats).
Dans la réalité il y a un horodatage, l’adresse de la page et des informations de profilage, et ça devient un énorme « oui ». Quand on se bat contre « les cookies » on se bat justement contre ça.
6. Envoi de statistiques par une balance connectée : poids mesuré + numéro de série de la balance
J’aime beaucoup cet exemple parce que c’est un cas réel et « oui », c’est une DCP. Le numéro de série de la balance identifie avec suffisamment de précision une personne. Si on ajoute le poids, on a même généralement qui dans la famille.
Si la base fuite, n’importe qui passé chez vous peut tracer vos courbes de poids. Certains s’en foutent, d’autres pas du tout. Au niveau réglementaire, c’est de la donnée à caractère personnel. Certains parleront même de données de santé, donc sensible par nature.
Au niveau des objets connectés c’est malheureusement le far west.
7. Statistiques de visites et de comportement d’un site web avec : adresse de la page, temps de chargement, date sans heure, temps d’interaction avec la page, adresse du lien cliqué, mesures des déplacements de la souris, pays d’origine
Là c’est… « non » pour moi. On récolte beaucoup de choses, énormément de choses, mais il n’y a rien pour lier les différentes visites d’un même utilisateur, ni pour l’identifier.
C’est intéressant parce que ça montre que :
DCP ou non n’est pas uniquement lié à la quantité de données ou leur sensibilité, mais aussi comment on les lie ;
On peut faire des stats web poussées sans avoir besoin de consentement.
L’interprétation est là : Dans un cadre général c’est « non », pas de DCP, pas besoin de consentement. Si vous montez le nouveau wikileaks ou un outil d’anonymisation comme Tor, ça pourrait être « oui » parce que le risque est plus grand.
Parler données personnelles se fait aussi en fonction du contexte.
8. Statistiques anonymisées sur les achats de médicaments dans les pharmacies avec : identifiant anonymisé (*) de la pharmacie, ville de la pharmacie, médicament acheté, date sans heure, identifiant anonymisé (*) à partir de la carte vitale
C’est un autre cas réel. Un coucou pas très amical à IQVIA qui fait exactement ça. Oui, vos achats en pharmacie sont tracés et enregistrés par un tiers privé pour son propre usage commercial.
La réalité c’est qu’ils parlent d’anonymisation (et j’ai donc repris leur vocabulaire) mais ce qui est explicité est de la pseudonymisation (on garde un identifiant stable par utilisateur) et ça fait toute la différence.
Oui les données, même sous pseudonyme, restent à caractère personnel vu qu’elles continuent à vous concerner vous et personne d’autre.
Combien de personnes en Savoie ont eu à la fois (des médicaments contre) un cancer en 2020 et (des médicaments contre) des champignons au pied en décembre en 2021 ? pas grand monde.
Si la base fuite, on pourrait identifier qui vous êtes à partir de vos habitudes, et connaitre tout ce qui manque sur vos autres achats : quelles pharmacies et donc où vous vous déplacez, quels achats et donc quelles affections de santé.
On pourrait aussi vous identifier en rejouant toute la chaîne de pseudonymisation (donc partir de vos identifiants publics jusqu’à créer l’entrée dans la base finale) et faire le lien ensuite. Des entités du niveau d’un État peuvent tout connaître de vous.
Pour finir l’histoire du cas réel, même si c’est le cas en théorie, en pratique vous n’avez malheureusement aucun moyen de savoir si la pharmacie participe à ce projet (plus d’une sur deux le fait) et aucun moyen d’accès pour voir après coup si vos données ont été envoyées. La CNIL a validé sur la base d’un devoir d’information qui n’est pas du tout présent dans la réalité et ça pose un vrai problème public.
9. Collecte statistique sur l’obésité avec : poids + taille + profession + ville + médecin traitant + date sans heure
On pourrait même probablement retirer un des items sans changer le résultat : Ces données permettent de vous identifier avec une granularité raisonnable et ce sont des données à caractère personnel.
Rien que le médecin + date, c’est de l’ordre de la vingtaine de personnes. Si on ajoute la profession, la taille ou le poids, on tombe à la poignée de personnes.
Même sans la date, la somme des données peut individualiser assez peu de personnes pour un même médecin. La date permet de tracer votre fréquence de visite et vos jours de visite chez le médecin. On est dans les données de santé.
10. journaux d’activité d’un aspirateur connecté pour permettre l’amélioration et la correction des anomalies avec : cartographie spatiale de l’appartement, date de dernier passage, date de dernier passage avec succès, date de dernier échec à retrouver la base pour se charger
La cartographie spatiale c’est un appartement et un seul, ou pas loin. Si on a le placement de la table du salon, ou la base de l’aspirateur, ou une date de passage, on peut vous individualiser et récupérer les autres données, qui peuvent dire des choses sur vous.
C’est assez peu sensible, il faut déjà bien vous connaitre pour vous identifier dans la base, et les informations annexes sont faibles, mais théoriquement on est bien dans la donnée à caractère personnel.
Le passé c’est le passé darling, ça parasite le présent
Edna, Les Indestructibles
Prendre ses décisions en fonction du passé est un très mauvais réflexe. Peu importe les faits passés, ils sont passés.
On prend les décisions en fonction du présent, éventuellement en se servant de ce qu’on sait du passé pour imaginer ce que pourrait être l’avenir.
La distinction est majeure mais elle demande une attention de tous les jours quand l’émotionnel et les jugements de valeur viennent s’en mêler.