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« Comment ça va ? »

La ques­tion est telle­ment dans l’usage que le « bien est toi ? » en devient auto­ma­tique, il sort avant même que j’ai réalisé la ques­tion.

On répond « oui » quand ça va. On répond « oui » aussi quand ça ne va pas. La seule alter­na­tive c’est quand ça va mais qu’on a un petit tracas du quoti­dien, le « pas trop je suis enrhumé » ou le « j’ai mal dormi hier ». Et encore, ne le faites pas trop souvent faute de vous voir repro­cher de casser l’am­biance. Ne le faites pas avec un mauvais mana­ger au boulot si vous ne voulez pas qu’on vous déleste de la confiance qu’on a en vous.

Quand est la dernière fois qu’on vous a répondu sérieu­se­ment « non, ça ne va pas » sans que la personne ne soit déjà au fond du trou avec 10 mètres de terre bien tassées au dessus ? Même pour dire « ma famille est morte hier » on se sent obligé de rajou­ter « mais je vais bien ».

Et quand parfois, quand on a quelqu’un en qui on a confiance, on s’ou­blie et on répond. La personne en face n’est pas prête, ne comprend pas, ne s’y attend pas, ne sait pas, n’a pas le contexte. Rien de bon n’en sort.

S’il vous plait, rempla­cez votre « ça va ? » par un « ça va ». Venez prendre des nouvelles. Dites que vous vous allez bien, si c’est vrai­ment le cas. N’obli­gez pas votre inter­lo­cu­teur à dire comment il va s’il n’en a pas l’in­ten­tion, à vous mentir poli­ment si fina­le­ment tout ne va pas. S’il le veut, s’il le peut, peut-être vous le dira-t-il de lui-même, mais ce sera choisi.

Je suis certain que pour les amis la ques­tion part d’un bon senti­ment, que vous voulez être là. Ce n’est pas un reproche, les bonnes inten­tions ne se reprochent pas, mais la ques­tion est aussi toxique quand juste­ment ça ne va pas.

Être obligé de répondre « ça va », à la longue, faire semblant d’avoir la joie de vivre, faire des sourires forcés, ce sont autant de poisons qui s’in­si­nuent douce­ment et pèsent chaque jour un peu plus sur les épaules. Non seule­ment ça ne va pas mais il faut faire semblant.

* * *

Toi, ça va ?

Et je revois le jeu de l’amie Delphine il y a quelques années. Pour me défi­nir, il n’y avait rien de mieux qu’un « toi, ça va ? ». Il faut que je change mes habi­tudes moi aussi. Ça ne va pas être simple.

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Aphan­ta­sie

Aphan­ta­sie. C’est le mot de cette fin de semaine.

Je pour­rais vous dire que je découvre ma diffé­rence mais ce serait mal résu­mer la situa­tion. Je réalise que *vous* pensez diffé­rem­ment.

Je réalise que vous avez des images en tête, plus ou moins précises, parfois même de la musique. Je réalise que quand on vous dit de visua­li­ser une plage dans votre tête, c’est à prendre au sens litté­ral et pas une figure de style. Je réalise que l’ex­pres­sion « voir » quelque chose dans le sens de « comprendre » ou « imagi­ner » ne vient pas de nulle part. Je me rends compte que les films ou séries TV avec le héros qui se fait des films comme Scrub ou Ally McBeal ne sont pas autant un exer­cice narra­tif que je l’ima­gi­nais.

Bref, j’ai pris une bonne claque dans la figure et ça va révo­lu­tion­ner ma vision de beau­coup de choses. Je découvre juste que 98% des gens réflé­chissent autre­ment. Pas unique­ment diffé­rem­ment au niveau du proces­sus, mais aussi presque avec d’autres sens que les miens. Imagi­nez un dalto­nien à qui vous appren­driez à 38 ans qu’en fait il y a deux couleurs distinctes derrière le rouge et le vert, et que c’est juste évident pout tout le reste du monde.

Tout est parti de Sara qui m’a donné le récit de quelqu’un qui faisait la même décou­verte. Lisez-le. Je crois que je pour­rais quasi­ment l’avoir écrit à sa place. Comme on m’a posé plein de ques­tions, je vais tenter de résu­mer plus ou moins (mais lisez le lien tout de même) :

Non, quand on me demande de visua­li­ser une plage, je ne visua­lise pas une image de plage. Je sais ce qu’est une plage. Si on me demande de dire de quelle couleur est le sable, je vais simple­ment choi­sir arbi­trai­re­ment une couleur dans les couleurs que je sais possibles pour le sable d’une plage. Je peux construire tous les éléments un à un, les avoir à l’es­prit, les mani­pu­ler, mais je n’au­rais pas plus d’image (ou de son). Je gère des concepts et des infor­ma­tions, mais pas une image. Jamais, quand bien même je le voudrais (du coup j’ai essayé).

Ce n’est pas une cécité intel­lec­tuelle pour autant. Je peux garder la dernière image en tête quelques centièmes de secondes voire quelques secondes en me concen­trant quand je ferme les yeux, comme en persis­tance réti­nienne. Je suis cepen­dant inca­pable de reve­nir en arrière même d’une seconde ou de voir un autre angle, c’est une image fixe.

Je peux aussi, en me concen­trant, visua­li­ser une image, une photo, un panneau, un dessin fixe que je vois régu­liè­re­ment ou dans une situa­tion forte. J’ai l’im­pres­sion de pouvoir le faire avec un nombre extrê­me­ment limité d’images, mais j’at­tri­bue plutôt ça à ma mauvaise mémoire qui filtre très fort tout ce qui n’est pas jugé « utile » (donc tout ce qui n’est pas pure infor­ma­tion). Je vois ces images sans préci­sion (je pour­rais dire de façon floue mais ce serait une descrip­tion trop imagée de ce qu’il se passe) et géné­ra­le­ment pas long­temps mais je les visua­lise quand même.

En consé­quence je ne sais pas visua­li­ser les paysages, les bâti­ments ou les visages, même des personnes très proches ou les lieux que je vois tous les jours, parce qu’ils n’ont pas une image fixe unique et forte­ment impri­mée.

Je devrais nuan­cer un peu : De mes expé­riences j’ai l’im­pres­sion de pouvoir avoir quelque chose si j’es­saye de visua­li­ser le couloir ou l’es­ca­lier de la maison de mes parents. Ca reste telle­ment évanes­cent et peu clair que je n’ose pas dire que j’y arrive mais il y a quelque chose. Je pense que c’est juste­ment parce que le plan de vision est toujours le même, assez pour que ça puisse s’im­pri­mer comme une image fixe.

Du coup je n’ai pas le visage des gens, leurs expres­sions, même de ma femme et de mon fils, mais je peux me rappe­ler une photo où ils sont, parce que cette dernière était sur ma table de nuit pendant long­temps. C’est assez pertur­bant de me dire ça.

Pour la même raison, je sais visua­li­ser un triangle (j’ai du essayer long­temps et plusieurs fois pour que ça vienne). Toujours de la même façon : Si je force, je peux voir un tracé géomé­trique. Il est toujours le même, avec les sommets notés A B et C. Ça ne fonc­tionne pas avec les autre formes géomé­triques et je n’ai aucune possi­bi­lité de le colo­rer ou de le défor­mer. Du coup je suppose que je me rappelle surtout un dessin vu mille fois à l’école, plutôt qu’une mise en image de mes pensées.

Hier je disais que je n’ai pas l’im­pres­sion de rêver en images non plus. Je n’ai pas tendance à me rappe­ler mes rêves, et surtout je ne m’étais jamais posé ce genre de ques­tions – n’ima­gi­nant pas que les autres puissent être diffé­rents. Est-ce que je récolte des infor­ma­tions qui me donnent une émotion ou est-ce que j’ai des images ? L’en­dor­mis­se­ment d’hier me laisse la ques­tion ouverte. Peut-être que les rêves ont un peu plus que l’in­ven­taire d’in­for­ma­tions brutes que j’ai dans mon flux de pensée conscient. Diffi­cile à dire.

Je n’ai pas plus de musique, d’odeurs ou de paroles. Je sais avoir des « ta ta tata » dans ma tête si je veux me rappe­ler une musique, mais pas diffé­rem­ment de si j’es­saye de fredon­ner (ne me le deman­dez jamais, c’est horrible). En fait c’est un peu comme si j’es­saye de me parler dans ma tête. En aucun cas je ne peux rejouer ce que j’ai entendu, ou me le remé­mo­rer ainsi (mais je saurais recon­naitre si ce qu’on me joue est la même musique que j’ai déjà entendu).

Je n’ai pas non plus de senti­ments qui reviennent en surface. Ou plutôt ils ne sont pas rejoués ou visua­li­sés. Me rappe­ler d’une situa­tion (mal)heureuse ne me rend pas (mal)heureux. En fait je ne comprends même que ça puisse être le cas.

Je peux repen­ser à quelque chose qui me stresse ou qui me rend triste et ressen­tir cette émotion, mais ce ne sera pas un rappel de l’émo­tion passée : Ce sera que la situa­tion me stresse ou me rend triste encore main­te­nant. Ce sera le senti­ment présent d’une réflexion présente.

Je me rends compte que vous êtes capables, à des degrés divers, de vous rappe­ler le visage d’un être aimé, une situa­tion heureuse. Je peux me rappe­ler les détails, les concepts, l’in­for­ma­tion que j’ai été heureux, je ne peux pas rejouer le passé. Quelque part, de ça je suis un peu jaloux.

* * *

Mais comment tu fais pour dessi­ner ? pour prépa­rer tes photos ?

Je dessine. Je sais où est placé l’oreille d’un chat alors je l’y mets. Je n’ai pas besoin d’un modèle mental pour ça. Je n’ai pas d’image mentale à reco­pier. Peut-être que ça peut expliquer en partie pourquoi je suis inca­pable de faire des dessins qui ressemblent à quelque chose mais je crois surtout que si je dessine mal c’est suite à un manque de pratique et d’exer­cice quand j’étais jeune. Je crois assez peu au « don » : Les gens qui dessinent bien ont surtout beau­coup de pratique, ou de la pratique très jeune.

Pour les photos j’es­saye. J’ima­gine des choses, je teste, je vois ce que ça donne. Ça peut aussi expliquer pourquoi je sors des centaines de photos par séance mais là aussi je me garde­rais bien de sauter aux conclu­sions et aux excuses faciles.

Et quand tu lis un roman ?

Même chose. J’ai des infor­ma­tions, pas une image. Si tu ne me dis pas comment est habillé le héros, je ne comble pas ce manque. En fait je ne le vois pas même pas comme un manque. Ça peut aussi tenir au fait que j’ai une lecture plus proche de ce qu’on appelle la lecture rapide que d’une lecture séquen­tielle. Je scanne plus que je ne lis, je prends les infor­ma­tions qui me semblent utiles à ma compré­hen­sion. Je ne lis même pas toujours les pages de haut en bas (oui, il m’ar­rive de scan­ner de bas en haut, quitte à reprendre un passage plus clas­sique­ment ensuite), et il m’ar­rive de lire très vite une page, puis d’y reve­nir le temps d’un coup d’oeil tant de repar­tir vers l’avant, incons­ciem­ment. Le résul­tat c’est qu’il est tout à fait possible que je ne sache pas que le person­nage est roux alors que c’est marqué partout, simple­ment parce que ça n’a pas servi dans l’his­toire. Géné­ra­le­ment je ne sais même pas comment s’ap­pelle le héros (mais je saurais recon­naitre le mot s’il est écrit quelque part).

Ne vous trom­pez pas. J’ai de l’ima­gi­na­tion. Plein (trop). Je lis d’ailleurs essen­tiel­le­ment de la SF et de la fantasy, et j’aime ça. Je dévore les livres quand je suis dans mes périodes « lecture ». Visi­ble­ment (le terme est amusant) j’in­tègre juste ça diffé­rem­ment de vous. Savoir ce qui tient de ma façon de lire et de l’aphan­ta­sie est diffi­cile à dire. Possible d’ailleurs que les deux ne soient pas tota­le­ment indé­pen­dants mais là aussi je me garde­rai bien de sauter aux conclu­sions.

* * *

Je crois que la ques­tion la plus diffi­cile c’est « mais comment fais-tu ? ». Je pour­rais la retour­ner : Comment faites-vous ? Comment faites-vous pour visua­li­ser des images, mais aussi comment faites-vous pour ne pas conce­voir des choses sans y attri­buer d’image, de son ou d’émo­tion ? Si je vous donne un concept mathé­ma­tique ou intel­lec­tuel, comment faites-vous ? Quelle image vous vient quand je vous parle d’aphan­ta­sie ? Si vous y arri­vez, pourquoi avez-vous besoin d’une image pour tout le reste ? Comment ce fait-ce que ça ne perturbe pas votre pensée ? Est-ce que ça ne vous donne pas en perma­nence des biais sur tout et tout le temps puisque vous avez déjà une image construite de ce dont vous parlez ?

Allez décrire la vision à un aveugle, la diffé­rence entre rouge et vert à un dalto­nien… Pire, deman­dez à un dalto­nien de décrire ce qu’il voit à la place du rouge. Ça n’a juste pas de sens. Qui sait, peut-être que déjà à la base chacun met le même nom sur la couleur mais la perçoit de façon diffé­rente.

Vous voyez la diffi­culté à décrire ? Je ne suis pas plus capable de vous expliquer comment je pense que vous n’êtes capables de me l’ex­pliquer. Il faudrait avoir vécu les deux situa­tions pour savoir réel­le­ment pous­ser les choses loin.

D’ailleurs je ne me place pas forcé­ment dans la posi­tion du dalto­nien. Si j’osais, j’ai plutôt l’im­pres­sion de vous ranger dans ces élèves qui ont besoin de bouger les lèvres pour orali­ser ce qu’ils lisent quand un adulte peut inter­na­li­ser sa lecture sans même subvo­ca­li­ser.

Fina­le­ment, n’est-ce pas ce qu’il se passe ? Vous êtes obli­gés de garder un support visuel ou audi­tif là où j’en suis aux concepts (ou pas ; peut-être que c’est une façon fantas­mée pour me sentir un peu excep­tion­nel dans un sens posi­tif ; il faut bien y trou­ver un avan­tage :-)).

Si vous avez des ques­tions, cepen­dant, n’hé­si­tez-pas, mais pensez bien qu’il va aussi vous falloir expliquer comment vous vous pensez, et ne pas simple­ment voir ça comme un manque chez moi. C’est diffé­rent, pas juste quelque chose en moins.

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Vie personnelle

Au nom de la cause

Je peux contes­ter un argu­ment d’une thèse globa­le­ment inté­res­sante. Je peux refu­ser un enchaî­ne­ment logique d’une cause que je soutiens. Je peux refu­ser certaines actions tout en en parta­geant les moti­va­tions ou objec­tifs. Je peux trou­ver mauvaise une solu­tion sans nier le problème sous-jacent. Je peux argu­men­ter et avoir un désac­cord avec une personne que j’ap­pré­cie énor­mé­ment.

Bref, c’était vrai en poli­tique et sur les sujets tabous, mais c’est plus large que ça. Je ne signe pas de chèque en blanc et je n’ac­com­pagne personne les yeux bandés.

Pour dire vrai, je fais même d’au­tant plus atten­tion aux détails et refuse d’au­tant plus faci­le­ment une erreur ou une argu­men­ta­tion bancale quand je crois à ce qu’il y a derrière. Le reste ne mérite pas toujours d’y passer du temps.

Peut-être parce que j’ai l’im­pres­sion que sinon la personne parle aussi pour moi. Peut-être parce que je ne veux pas voir s’écrou­ler une bonne cause derrière un discours contes­table. Peut-être simple­ment parce que je ne peux accep­ter de me ranger derrière quelqu’un ou quelque chose en sachant que ça se base aussi sur du faux.

Non, je ne cache­rai pas mes réac­tions sous prétexte qu’en parler peut faire du mal à la cause. J’ai tendance à croire que c’est au contraire d’ac­cep­ter de ne rien dire qui peut faire mal aux causes qu’on défend, aux valeurs dans lesquelles on croit.

Je ne suis simple­ment pas celui qui accepte tout au nom de la cause. Je n’ai jamais cru à l’idée que la fin justi­fie les moyens.

Chacun fait ses choix. Les vôtres sont peut-être diffé­rents et ne n’ai pas à vous dicter quoi que ce soit. Vous pouvez contes­ter les miens mais n’al­lez pas nier mes convic­tions ou mes inten­tions simple­ment parce que je refuse de fouler qui je suis. C’est insul­tant pour vous comme pour moi.

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Stockage de fichiers dans le nuage — solu­tions

J’aime bien faire des suites aussi rapides. J’ai publié ma problé­ma­tique de stockage de fichiers en ligne tout juste avant-hier et j’ai déjà des retours à faire.

Mon choix va proba­ble­ment être entre Seafile et Trea­so­rit mais j’en liste d’autres en fin de billet.

Les deux ont un chif­fre­ment côté client et des clients Mac, Windows, Android, iOS *et* Linux. Les deux savent synchro­ni­ser plusieurs réper­toires, faire de la syncho­ni­sa­tion sélec­tive (je veux le sous-réper­toire X du partage Y), monter un disque virtuel sans avoir besoin de tout synchro­ni­ser en local (dans ce cas on passe par le réseau à chaque accès) et faire des partages sur les fichiers stockés.

Seafile

Seafile c’est la partie open source. Il y a une version commu­nau­taire et une version « pro » payante à partir de trois utili­sa­teurs. J’ai testé la pro parce que la doc indique que c’est la seule à avoir de la synchro­ni­sa­tion sélec­tive, mais il parait que la commu­nau­taire le fait aussi. À tester.

Il faut instal­ler un serveur maître, et donc avoir un disque à soi en ligne quelque part, avec suffi­sam­ment d’es­pace libre. Visi­ble­ment ça fonc­tionne sur mon NAS avec un ATOM mais c’est un peu lent. Je ne sais pas si ça ne va pas m’ex­plo­ser à la figure quand j’au­rais mon To dessus et je reste dubi­ta­tif sur la version Rasp­berry qu’ils proposent pour le serveur.

L’ins­tal­la­tion du serveur est moche et pénible (j’ai l’im­pres­sion de reve­nir 20 ans en arrière) mais ça fonc­tionne. L’in­ter­face du client Mac n’est pas moche mais on a là l’exemple type du soft déve­loppé par des infor­ma­ti­ciens sans penser à l’UX. Je ne serais pas étonné que ce soit du Java en dessous.

La synchro­ni­sa­tion sélec­tive permet de sélec­tion­ner un dossier précis dans un partage, et de le consi­dé­rer comme un partage à part entière. On est donc plus limi­tés qu’un Drop­box ou Google Drive (par exemple) qui eux permettent de cocher réper­toire par réper­toire ceux qui doivent être synchro­ni­sés ou non, mais ça reste accep­table si vous voulez juste prendre un truc précis dans un grand espace (ce qui est mon cas).

Autre limi­ta­tion : Les partages à des tiers hors Seafile ne se font qu’en lecture, et ne sont pas possibles pour des réper­toires chif­frés.

Pas top, mais ça fait le job, surtout que ça le fait sans coût mensuel.

Treso­reit

Conseillé par l’ami David, Treso­reit c’est la trou­vaille d’hier. Il y a tout et c’est bien fait.

Par rapport à Seafile, je n’ai pas de serveur à instal­ler, l’UX est au top, ça réagit au quart de tour, la synchro­ni­sa­tion sélec­tive permet de gérer fine­ment dossier par dossier, et je peux faire les partages qu’il faut sans remettre en ques­tion le chif­fre­ment des fichiers.

Seul défaut, le client Linux n’a pas d’in­ter­face en ligne de commande aujourd’­hui. Ils ont posté un message il y a moins d’un mois pour dire que ça vien­dra – sans dire quand – mais le client Linux a déjà plusieurs années et leurs promesses passées peuvent visi­ble­ment mettre des années à arri­ver. Je ne retiens pas mon souffle.

En atten­dant certains proposent de passer par Xpra. Pas idéal mais je ne connais­sais pas l’ou­til et j’aime assez l’idée pour dire « pourquoi pas ».

Pas de secret. On passe par un serveur chez l’édi­teur, il faudra donc aussi passer à la caisse, et c’est cher. On parle de 120 € TTC annuels pour 200 Go et de presque 290 € TTC annuels pour 2 To. En soi 0,3 € le Go annuel ce n’est pas cher payé, mais un parti­cu­lier le sentira passer quand même…

Oui, je sais, il y a la mention « paten­ted encryp­tion » qui donne envie de fuir sur la page d’ac­cueil. En fouillant les docs, le chif­fre­ment des fichiers dépo­sés se fait sur des bases très clas­siques sans bidouille privée. Rien d’hor­rible.

La mention de la page d’ac­cueil fait réfé­rence à un module option­nel qui permet de faire des partages de fichiers Office en y ajou­tant des DRM et sans rompre le chif­fre­ment côté client. Bref, un truc que je n’uti­li­se­rai de toutes façons pas, et qui est proba­ble­ment casse-gueule voire infai­sable à faire en totale sécu­rité. Ça ne remet pas en cause l’ou­til de synchro et son chif­fre­ment.

Les autres

Le troi­sième sérieux préten­dant c’est Sync. L’in­ter­face a l’air top, il semble avoir le niveau de Treso­rit pour un prix trois fois plus faible. De quoi donner envie. Malheu­reu­se­ment… pas de client Linux malgré les demandes depuis bien long­temps. Je doute donc que ça arrive à court terme et c’est disqua­li­fiant pour moi. Je ne suis pas allé beau­coup plus loin mais si Linux n’est pas un problème pour vous, c’est peut-être la bonne solu­tion à tester.

J’ai aussi vu pCloud, qui a l’air plutôt bien et qui me faisait de l’oeil, surtout avec les promos et la sous­crip­tion « à vie » (grosso modo pour un an de treso­rit, on avait pcloud à vie avec le même espace disque). Malheu­reu­se­ment la synchro­ni­sa­tion sélec­tive est encore plus limi­tée que Seafile (on peut choi­sir unique­ment les réper­toires de premier niveau). Si ça ne vous gêne pas, jetez-y un oeil.

Oui j’ai aussi regardé Owncloud, Next­cloud et les autres. Ceux qui ont du chif­fre­ment côté client l’ont sur un réper­toire seule­ment, distin­gué du reste, avec des accès limité. Pour moi c’est un point impor­tant si je veux sortir de Google ou Drop­box et ne pas trop m’inquié­ter.

Quant à SpiderOak, l’in­ter­face était louche, pas pratique. On a l’im­pres­sion que la synchro est une fonc­tion­na­lité acces­soire de l’ou­til, et ça ne m’a pas donné confiance. Bref, pour l’ins­tant j’écarte.

 

 

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Reprendre le contrôle de mes données

La démarche est longue mais je veux passer un palier ces prochains mois. J’ai listé tout ce qui me gêne, quelques pistes, et j’es­père que vous m’ai­de­rez à complé­ter.

Note : Je cherche à contrô­ler mes données et mes iden­ti­fiants, pas forcé­ment à m’auto-héber­ger. Au contraire, je privi­lé­gie plutôt les solu­tions externes tant qu’elles m’ap­portent les bonnes garan­ties. En échange, je suis prêt à payer.

Email

Ça va être le plus diffi­cile. Aujourd’­hui je profite tota­le­ment de Gmail. J’adore le système boite de récep­tion -> archive, sans clas­se­ment avec juste des étiquettes souples quand j’en ai besoin.

Le résul­tat c’est que j’uti­lise énor­mé­ment la recherche. Il n’est pas rare que je fasse une recherche complexe de type « from:xxx (to:yyy OR to:zzz) has:atta­che­ment -label:toto -label:titi facture is:star­red ». Je ne retrou­ve­rai proba­ble­ment pas aussi bien mais il me faut une recherche évoluée et rapide.

Le second point parti­cu­lier c’est que je fouille assez fréquem­ment sur ton mon histo­rique. Encore la semaine dernière j’ai recher­ché un email de 2007. Il me faut donc une recherche effi­cace, mais aussi un quota d’en­vi­ron 30 Go.

Enfin, je veux accé­der à mes emails de partout, desk­top comme mobile, boite de récep­tion comme recherche dans les archives.

Sauf à ce qu’on me montre quelque chose de vrai­ment top et clef en main, je ne veux pas auto-héber­ger mes emails. Trop de boulot et je ne veux pas d’in­ter­rup­tion de service.

J’ai l’im­pres­sion que le seul qui corres­pond à peu près est Fast­mail. On m’a aussi proposé Proton­mail mais le prix pour 30 Go est trop dissua­sif.

Fichiers

Aujourd’­hui j’uti­lise un mix de Drop­box, Google Drive et d’un NAS perso. Il n’y a quasi que les télé­char­ge­ments et les fichiers tempo­raires qui sont en dehors de ces trois entre­pôt.

Tous les fichiers courants sont sur le Drop­box, un peu moins de 10 Go. C’est acces­sible offline et ça synchro­nise tout seul quand ça peut. Pouvoir ajou­ter de nouveaux fichiers ou accé­der aux exis­tants en lecture depuis le web et depuis le télé­phone fait désor­mais partie de mon quoti­dien. Je n’uti­lise pas si fréquem­ment les fonc­tion­na­li­tés de partage par lien mais je pour­rais diffi­ci­le­ment m’en passer.

Les archives et les gros fichiers sont sur le NAS. Je garde tout, et ça fait aujourd’­hui dans les 1.3 To. Aujourd’­hui je partage ça via CIFS, non acces­sible depuis Inter­net. La synchro­ni­sa­tion entre les fichiers en travail sur mon post et archi­vés sur le NAS est manuelle, avec des erreurs de temps en temps. Bref, très insa­tis­fai­sant. Le seul point posi­tif c’est que le NAS permet d’avoir un espace commun avec la famille tout en gardant d’autres espaces person­nels.

Idéa­le­ment je veux un espace en ligne avec au moins 1.5 To de quota, choi­sir ce que je synchro­nise ou pas sur mon poste local, pouvoir parta­ger des liens à volonté (juste des liens, pas néces­sai­re­ment des accès authen­ti­fiés), un chif­fre­ment côté client des fichiers stockés en ligne, ainsi que des clients Android, Mac, Web et Linux.

Si je n’ai pas cet idéal, je suis prêt à conti­nuer à divi­ser mes fichiers entre les fichiers en cours (10 à 20 Go) et les archives (1.5 To). Ça serait toute­fois top de pouvoir gérer les synchro entre les deux.

Je suis prêt à m’auto-héber­ger pour ça. Ou à utili­ser une app ouverte au dessus d’un espace type S3. Ma seule contrainte est que pour la plupart des fichiers, j’im­pose un chif­fre­ment côté client s’ils sont sur un serveur ouvert sur Inter­net.

Je vois Owncloud mais c’est sans chif­fre­ment côté client, ou Next­cloud qui permet de sélec­tion­ner quelques dossiers en chif­fre­ment côté client. J’ai toute­fois beau­coup de mal à m’ima­gi­ner confier mes fichiers, leur sécu­rité et la perfor­mance de tout ça à une webapp PHP.

Docu­ments

Je ne sais pas trop comment nommer ça, mais je fais un usage assez inten­sif de Google Doc et Google Spread­sheet. Ce sont mes espaces de travail et je n’uti­lise quasi­ment pas les outils hors ligne type Libreof­fice. L’in­te­rêt est de tout retrou­ver en lecture et édition depuis mon télé­phone, et de pouvoir parta­ger mes docu­ments en cours d’édi­tion.

Je me moque que ce soit Google Doc, Office 365, Drop­box Paper ou un autre. Je suis toute­fois loin d’avoir un bon feed­back avec Ether­pad dès qu’il s’agit de poser plus que quelques notes textes (ne parlons même pas de Ether­sheet qui lui n’a pas le mini­mum requis).

Peut-être que Drop­box Paper est moins inva­sif que Google Doc mais j’au­rais l’im­pres­sion de ne faire que margi­na­le­ment mieux. Bref, je sèche sur par quoi rempla­cer.

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Que se passe-t-il le jour où je ne suis plus là ? (bis)

J’avais écrit quelques lignes par le passé mais le sujet se fait de plus en plus présent avec quelques conver­sa­tions et les histoires autour de moi.

Je n’ai pas de croyance spiri­tuelle sur la mort, ni de dernières volon­tés. J’ai toujours trouvé ça égoïste et présomp­tueux. Si je ne suis plus là, ce n’est plus moi qui compte. D’autres déci­de­ront, en fonc­tion de leurs besoins et de leurs croyances à eux. Mon problème est ailleurs.

Pour les biens maté­riels, c’est plus compliqué

Marié en commu­nauté de biens j’ima­gi­nais une conti­nuité assez simple, ma femme récu­pé­rant à son seul nom le patri­moine autre­fois commun. Malheu­reu­se­ment, je me trom­pais lour­de­ment.

Le patri­moine n’est pas réel­le­ment commun, il est juste partagé. Me revient ce qui est acquis avant mariage ou par héri­tage, plus la moitié de ce qui reste. Cette somme sera divisé pour l’hé­ri­tage puis taxée.

Aujourd’­hui je me rends compte que la taxe peut impliquer de devoir revendre la maison commune. Je me rends compte que les reve­nus communs viennent essen­tiel­le­ment de mon salaire. Léga­le­ment mon fils obtien­dra au moins la moitié de mon héri­tage et l’usage de ces fonds avant sa majo­rité est très règle­menté.

Comment vivront ma femme et mon fils après moi ? Je n’ai pas encore la réponse à cette ques­tion et c’est en soi assez terri­fiant.

L’es­pé­rance de vie est un chiffre traitre. J’ai déjà perdu des amis plus jeunes que moi. Je peux vivre encore 50 ans comme avoir un acci­dent dès demain. Il devient impor­tant pour moi de me préoc­cu­per d’as­su­rance vie et de prévoyance. Urgent même.

L’en­fer admi­nis­tra­tif

Parfois il suffit d’une anec­dote. Mon père à l’hô­pi­tal. Un paie­ment d’im­pôt qui tombe et qui doit être fait sans attendre. Cher­cher les papiers de la banque, des impôts, comment faire… Un peu de stress à une période où on souhaite tout sauf ça.

À la maison l’ad­mi­nis­tra­tif n’est pas partagé ; il est réparti. Oups. Cher­cher la mutuelle, les impôts. Ma conjointe saura-t-elle que j’ai la porta­bi­lité de mon ancienne prévoyance profes­sion­nelle et comment la contac­ter ? Pensera-t-elle à l’as­su­rance du crédit ? Et les actions de la star­tup que j’avais fondé ?

Au delà des simples papiers, c’est aussi moi qui ait la clef de tout ce qui est numé­rique. Une amie a perdu son mari infor­ma­ti­cien il y a un an. Tout n’est pas simple. Je vois encore la messa­ge­rie gmail du disparu passer au vert à chaque fois qu’elle se sert de leur boite email commune.

Quid du NAS avec toute la mémoire fami­liale quand il tombe en panne ? Je me rends compte que l’ac­cès aux fichiers ne se relance même pas tout seul après une coupure élec­trique. Ce sont les 5 premières années de mon fils que je lui dénie­rais.

Il faudrait une docu­men­ta­tion à jour, et que je ne laisse pas les choses à moitié fina­li­sées. Je peux faire semblant de croire que je m’y tien­drais mais je nage là en plein instant théo­rique. Une option plus crédible est de ne pas avoir trop de sécu­rité (genre un mot de passe unique partagé simple et connu, ou au moins ne pas chif­frer les disques) et qu’un ami infor­ma­ti­cien fasse le relai à ma dispa­ri­tion – Stéphane, Corinne, Delphine, je compte sur vous. Très insa­tis­fai­sant.

Les mots de passe

Le conjoint en soins inten­sifs, vous vous voyez devoir à la fois lui dire que ça va s’ar­ran­ger – et le croire vous-même – et essayer de lui dire que ça serait bien qu’il vous dicte tous ses mots de passe, juste au cas où ? Moi non. En tout cas je ne veux pas l’im­po­ser à ma femme. Sérieu­se­ment, ça me semble une vraie torture. Et encore, ça c’est le scéna­rio opti­miste où il est encore temps de deman­der les mots de passe.

Je n’ai pas encore de réponse à ça. Je ne peux pas écrire mes mots de passe en clair ou prétendre qu’ils ne chan­ge­ront pas avant ma mort.

Je vois par contre aussi que chif­frer le trous­seau n’est pas si évident que ça. Aujourd’­hui je n’ima­gine même pas que l’em­pla­ce­ment et le moyen d’ac­cès au trous­seau seront rete­nus des années. Une clef d’ac­cès complexe relève de la science fiction.

« retiens cette clef d’ac­cès bien complexe qui donne accès à mon trous­seau de mots de passe au cas où ; tu ne dois pas l’écrire et tu ne t’en servi­ras peut-être pas pendant 10 ans mais il te sera indis­pen­sable à ce moment là… enfin si je n’ai pas oublié de te donner la nouvelle quand je la mettrai à jour »

Dash­lane propose quelque chose mais je crains que ça ne veuille dire qu’ils stockent mes mots de passe de façon déchif­frable sur leurs serveurs, ce qui me gêne énor­mé­ment (pour ne pas dire plus).

Pour l’ins­tant mon option la plus réaliste est d’uti­li­ser le méca­nisme d’inac­ti­vité de Gmail. Ils savent aler­ter et donner accès à ma boite email à un tiers dési­gné si je suis inac­tif pendant un certain temps. Comme c’est ma boite email prin­ci­pale, ma femme pour­rait en théo­rie récu­pé­rer n’im­porte quel compte en ligne à partir de là.

Je me vois cepen­dant mal propo­ser un déclen­cheur après juste une semaine, et si je mets un mois la plupart des infor­ma­tions arri­ve­ront trop tard. La balance entre l’in­ti­mité et la sécu­rité du conjoint me parait diffi­cile à trou­ver, sans comp­ter que rester sur Gmail n’est pas forcé­ment mon plan long terme.

Je crains même que le nom de domaine perso ne puisse être un problème à ma dispa­ri­tion. S’il expire au mauvais moment et est acheté par un tiers, c’est toute une série d’iden­ti­fiants qui seront perdus… et poten­tiel­le­ment des comptes en ligne inac­ces­sibles pour la même raison. Je ne pense pas que Google donne­rait accès à ma boite email si le nom de domaine a été racheté par un tiers et si la personne qui me survit ne connait même pas le mot de passe. Il faudrait que je note ça aussi dans les quelques lignes à trans­mettre après ma dispa­ri­tion.

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Geek Vie personnelle

Détails de vélo à assis­tance élec­trique, boitiers de vitesses et trans­mis­sion

Je lorgne les vélos à assis­tance élec­trique. Ce n’est pas la première fois, mais si le prochain taf est à distance accep­table en vélo, je pense que je vais craquer. La seule chose qui me retien­drait, outre le prix, ce n’est ni la pluie ni le froid mais les usagers en voiture ou en scoo­ter qui sont un risque de sécu­rité.

Du coup je fouille. De ce que je vois je retiens quelques trucs. Je les pose ici au cas où ça serve à d’autres, mais aussi pour collec­ter vos retours si vous en avez.

  1. Assis­tance élec­trique
  2. Moteur dans le péda­lier
  3. Capteur d’ef­fort et pas seule­ment un capteur de rota­tion
  4. Cadre bas ou inter­mé­diaire
  5. Boitier de vitesse dans le moyeu arrière
  6. Freins hydrau­liques sur la jante ou sur disque
  7. En fonc­tion du prix : une batte­rie Li-Po , sinon une Li-Ion
  8. En fonc­tion du prix : pas plus de 25kg batte­rie incluse
  9. Éven­tuel­le­ment un boitier de vitesse auto­ma­tique ?
  10. Éven­tuel­le­ment une trans­mis­sion à cour­roie ?

Défaut de tout ça : Ça coute cher, très cher.  Proba­ble­ment même trop cher si je suis ce cahier des charges.

Pour l’ins­tant je suis surtout inté­ressé par des retours d’ex­pé­rience sur les deux derniers points (mais n’hé­si­tez pas à commen­ter sur le reste, même si c’est pour confor­ter les choix)

Boitier de vitesse dans le moyeu et boitier auto­ma­tique

Le boitier de vitesse inté­gré au moyeu c’est une révo­lu­tion depuis que j’ai testé il y a quelques années sur un vélo clas­sique. Pas de dérailleurs, moins d’en­tre­tien, possi­bi­lité de chan­ger de vitesse à l’ar­rêt, etc. Certains rétro­gradent même auto­ma­tique­ment quand le vélo s’ar­rête pour redé­mar­rer plus faci­le­ment. Les Nuvinci ont aussi un système progres­sif avec un nombre de vitesse infini, sans paliers prédé­ter­mi­nés.

Le seul défaut est dans le poids du boitier mais ce n’est pas forcé­ment le critère le plus impor­tant sur un vélo élec­trique.

La dernière fois j’avais vu passer les Nuvinci Harmony. En plus du système progres­sif, ils savent choi­sir auto­ma­tique­ment le rapport idéal en fonc­tion de la vitesse de péda­lage choi­sie. Si on va moins vite parce qu’on force, le rapport d’al­lège. Si on va trop vite parce que c’est trop facile, le rapport se durcit.

Outre le confort d’être en perma­nence au bon rapport, c’est sacré­ment utile en VAE où le moteur compense partiel­le­ment les mauvais rapports. Les boitiers auto­ma­tiques permettent de moins le faire forcer inuti­le­ment, et donc d’avoir plus d’au­to­no­mie.

Depuis Shimano a aussi couplé les boitiers Alfine Di2 avec ses moteurs pour lui aussi faire des passages de vitesse auto­ma­tique. Nuvinci a aussi étendu son système pour le coupler avec le moteur Bosh et la console du VAE.

Outre le poids et le prix (oui, c’est cher), on m’a pointé que le boitier ne peut évidem­ment pas anti­ci­per les montées. Il faut donc quelques tours de pédales un peu moins agréables au début des montées. Est-ce vrai­ment gênant à l’usage ?

L’idée me plait, d’au­tant que je veux passer à l’au­to­ma­tique aussi sur la voiture, mais je ne sais pas si ça apporte un vrai confort ou si c’est gadget.

Trans­mis­sion à cour­roie

J’ai appris ce soir qu’il exis­tait des vélos avec une trans­mis­sion par cour­roie plutôt que par chaîne. Une fois le dérailleur écarté pour un boitier dans le moyeu, c’est vrai qu’on peut imagi­ner utili­ser autre chose qu’une chaîne bien lourde.

Main­te­nant je ne sais pas si le gain de poids est réel, s’il y a de nouveaux défauts pour contre­ba­lan­cer, ou si c’est plus cher (pour l’ins­tant je ne le vois que sur quelques modèles haut de gamme, mais c’est peut être juste que l’in­no­va­tion est récente).

Photo d’en­tête sous licence CC BY-NC-SA par Rob Chan­da­nais

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Les doudous

Je ne sais plus qui nous avait donné l’as­tuce : Dès que le petit a choisi son doudou, on essaye de ache­ter deux autres iden­tiques et de les faire tour­ner pour qu’ils s’usent à la même vitesse.

On évite le drame en cas de perte mais l’ef­fet prin­ci­pal est de pouvoir en lais­ser un à demeure chez la nounou ou à l’école sans nuit diffi­cile à chaque oubli. Même chose pour les lavages.

* * *

Ça c’est la théo­rie.

En pratique, même s’il pouvait dormir avec n’im­porte lequel, il n’a pas mis très long­temps à recon­naitre les marques d’usure des diffé­rents doudous et à parfois en récla­mer un précis.

Ça jusqu’à une soirée où nous les avions tous à demeure et qu’il nous a dit « je les veux tous les trois ». À partir de là on est un peu coincé :-)

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« Le don pour ça »

Personne n’a « le don pour ça ». Tout est acquis, avec le temps, avec l’ex­pé­rience. Personne n’a « l’es­prit fait pour ça ». On a juste un vécu diffé­rent qui donne à notre esprit une expé­rience plus ou moins forte de certaines façons de penser ou certaines maitrises dans les gestes.

Parfois ça vient de loin, dès l’en­fance ou la petite enfance. L’es­prit se forme en fonc­tion des besoins et des feed­backs, des oppor­tu­ni­tés et des tenta­tives.

Quand on est jeune, « je n’ai pas le don » est une excuse pour dire « je n’ai pas envie de passer du temps à apprendre ». Plus vieux ça veut aussi dire « mon esprit est trop soli­di­fié sur d’autres appren­tis­sages, je n’ai plus la force, l’en­vie ou le temps de désap­prendre et recom­men­cer à zéro ».

L’agi­lité mentale ne se dégrade pas aussi rapi­de­ment que l’on croit, c’est surtout qu’elle se spécia­lise. On apprend toujours, mais à partir de ce qu’on a déjà construit.

Des fois je me dis qu’il est un peu tard pour moi sur beau­coup de choses, faute de temps ou de courage. En même temps à chaque fois qu’on se limite on se spécia­lise encore plus, rendant plus diffi­cile l’ap­pren­tis­sage suivant.

Enfant on apprend très vite, l’es­prit n’a pas encore figé tout son mode de pensée. On peut en faire des petits génies et des virtuoses en les spécia­li­sant tôt sur n’im­porte quoi. Je plains ces enfants pour plus tard. J’en veux aux adultes qui se laissent embarquer là dedans sans voir ce que ça implique.

Je vois par contre toute la néces­sité d’ou­vrir l’es­prit de mon fils sur le plus de choses possibles pour qu’il ait les portes ouvertes plus tard, pour qu’il ne s’en­ferme pas son esprit trop tôt sur une seule route.

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Les petits et grands conforts du quoti­dien

Je n’en aurais jamais acheté un moi-même mais avec les hautes tempé­ra­tures, le frigo améri­cain avec distri­bu­teur d’eau fraiche et de glaçons en façade, c’est juste magique.

C’est un des petits ou grands conforts que je découvre au fur et à mesure. Je me rappelle l’ar­ri­vée de la machine à laver la vais­selle la première fois. On avait tenu des années à deux en se disant que c’était du luxe et qu’on pouvait bien faire la vais­selle à la main. Combien nous avions été idiots de nous en passer…

Plus récem­ment il y a eu le sèche linge, les volets roulants auto­ma­tiques, le blue­tooth pour l’au­dio… Tout ça est du luxe. On peut s’en passer, mais quand ça arrive ça fait partie des conforts du quoti­dien qui rendent tout plus facile.

Je crois que le prochain passage c’est la clima­ti­sa­tion dans la voiture. Là aussi on a toujours vu la voiture comme utili­taire et la clima­ti­sa­tion comme du confort super­flu mais l’été pour les longs trajets aura proba­ble­ment raison de mes réti­cences.