Si vous voulez que la politique soit un jour meilleure, je vous propose de soutenir deux associations : Anticor et Regards Citoyens. Les deux s’occupent du contrôle des élus, la première contre les dérives, la seconde pour redonner le pouvoir aux citoyens sur leur représentation et leurs institutions.
Catégorie : Démocratie et institutions
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Systèmes de vote
La qualité est vraiment mauvaise mais l’écoute est intéressante pour ceux qui ne maitrisent pas encore les subtilités des différents systèmes de vote et qui crient au vol de démocratie avec le système français actuel :
Je diffère toutefois de la conclusion : Le fait que plein de systèmes de vote renvoient des résultats différents n’implique pas qu’il n’existe pas de bon système de vote. Tout ça veut juste dire qu’il nous faut définir nos critères pour déterminer ce qui est juste pour nous.
Sur les cinq systèmes, les trois derniers présentés ont tendance à exclure les candidats qui ne peuvent pas faire consensus. À l’inverse, si les votes majoritaires ont tendance à éviter les consensus mous mais l’élu pourrait ne convenir qu’une faible part des électeurs.
Dans une démocratie apaisée, j’ai tendance à penser que c’est la première alternative qui a du sens (et inversement : que la seconde alternative ne peut pas mener à une démocratie apaisée).
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Immunité – vote à main levée
Certains mécanismes institutionnels peuvent sembler lourds ou exagérés, mais ils sont là pour garantir nos libertés et notre démocratie en des jours plus sombres.
Malgré tout le mal que je pense de la non-levée de l’immunité de Serge Dassault, la dernière chose qu’il faudrait c’est lever le secret du vote du bureau du Sénat ou retirer globalement l’immunité des sénateurs.
Votes à bulletins secrets
L’immunité doit protéger des pressions, et là c’est ce qu’on vit. Cela m’incite encore plus à m’opposer au vote à main levée – Catherine Procaccia.
N’oublions pas que nous parlons ici de corruption et même de meurtre pour faire taire les alertes. Malgré tout nous sommes aujourd’hui dans un contexte relativement calme. Le jour où nous aurons à juger un problème de plus grand ampleur encore, où les sénateurs auront potentiellement peur pour leur vie, n’aimerions-nous pas qu’ils puissent voter à bulletins secrets ? J’irai même plus loin à demander que la répartition des votes elle-même soit confidentielle dans le bureau.
Si aujourd’hui nous instituons un vote à main levée par transparence, nous y perdons sur le long terme. Juger de nos procédures à l’aune des jours où tout est calme est de bien mauvais conseil.
La transparence de la part des élus n’est en soi pas illégitime, mais dans ce cas il faut leur permettre d’avoir de la force, et donc ici de voter en assemblée plénière (et sans votes de groupe). Il est bien plus difficile de faire taire personnellement par la menace physique 348 sénateurs qu’une poignée de gens dans un bureau.
Immunité
L’immunité part du même principe. Elle garantit la représentation du peuple contre l’arbitraire policier ou judiciaire. Aujourd’hui c’est un non-risque et nous devrions lever les immunités assez facilement sur simple demande raisonnablement justifiée – ce qui malheureusement n’a pas été fait.
Demain il est possible que ce soit la seule alternative pour éviter que des députés de l’opposition soient d’un coup mis en garde à vue opportunément avant un vote important, ou que coller des procès longs soient une manière de faire pression sur un représentant pour l’exclure ou le discréditer.
Pensez à l’Égypte et à tous ces pays qui ont fait leur révolution récemment, à ceux qui voient leurs députés emprisonnés. Ce n’est pas une question purement rhétorique, cela arrive dans d’autres pays et il s’agit d’un mécanisme pour limiter les problèmes si un jour notre pays est moins calme qu’aujourd’hui.
Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain. Même si cela nous coûte aujourd’hui, donne parfois un peu d’injustice ou quelques dérapages, voire des scandales comme celui de Serge Dassault, ils ne sont que temporaires et bien moins grave que ce que nous risquons à retirer cette immunité.
Et alors ?
Tout n’est pas beau dans le meilleur des mondes. Le système fonctionne si nos représentants agissent avec honnêteté, sérieux et droiture.
Je n’oserai pas demander qu’ils laissent l’aspect partisan de côté, mais c’est toujours Catherine Procaccia qui nous montre qu’il y a problème de ce côté là :
Cela m’incite encore plus à m’opposer au vote à main levée, car on ne regardera plus le dossier mais si c’est quelqu’un de droite ou de gauche qu’on protège.
Le secret du vote est un compromis vis à vis des exigences d’un représentant du peuple de façon à le sécuriser contre les pressions insurmontables. Ici on est juste en train de dire soit que le jeu des partis est une pression insurmontable pour la démocratie – ce qui en soit est sacrément grave si c’est vrai, et mériterait qu’on les dissolve rapidement – soit que les députés préfèrent agir par intérêt politique personnel avant toute autre considération même face à des problématiques qui impliquent corruptions massives et meurtres – ce qui est finalement tout aussi grave et mériterait qu’on change immédiatement l’intégralité des députés et sénateurs.
La remarque de Catherine Procaccia est d’autant moins pertinente qu’à une ou deux exceptions près, il est presque acquis que le vote s’est bien joué dans une opposition droite – gauche quand bien même le sujet ne s’y prêtait pas du tout et malgré le secret du vote.
Donc voilà notre problème : Nos représentants ont oublié leur rôle et leur charge, et se croient dans un jeu télévisé où l’objectif est de gagner personnellement puis par équipe.
Solutions ?
Retirer leur immunité ou leur imposer une transparence des votes fera légèrement reculer certains symptômes mais ne règlera en rien le problème de fond.
Une première solution serait de refondre certains systèmes qui donnent une trop forte prime au parti gagnant, et plus globalement aux très grands partis. Plus de partis implique plus de sensibilités différentes, plus d’options pour à la fois suivre son opinion et suivre son groupe.
Mais surtout limiter les mandats devient sacrément urgent, autant dans le cumul que dans la durée. Nous avons fait un premier pas, il est essentiel d’aller encore plus loin. Il faut retirer des incitations à voter en groupe et dans un intérêt personnel de réélection toujours grandissant.
Il y a d’autres mesures, comme regarder de plus près les conflits d’intérêts, surveiller les renvois d’ascenseur pour les nominations, limiter les parachutages lors des candidatures aux élections, et plus globalement retirer un maximum de possibilités de s’assurer une carrière au détriment de l’intérêt national.
Ce sera un combat permanent et jamais gagné, mais nous avons déjà des choses évidentes par lesquelles commencer. À commencer peut être déjà par arrêter d’élire tous ceux qui se contentent de voter en fonction du critère majorité / opposition et pas en fonction du contenu des textes.
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Réjouissons-nous, un candidat FN sera élu
Il semble que candidat FN ait fait au moins 40% sur la dernière cantonale partielle dans le Var. Au lieu de crier, menacer et faire peur, ne pourrait-on pas se réjouir ?
Non, je ne parle pas de sombre calcul destiné à réveiller les consciences ou provoquer un sursaut « républicain ». Il est simplement normal qu’il y ait des élus FN, et il devrait même y en avoir beaucoup plus. Ce serait juste et bien pour notre démocratie.
Le Front National fait régulièrement 15 voire 20% aux élections nationales, avec une concentration plus forte dans le sud proche de la Côte d’Azur.Avec un ancrage local fort, le FN n’a pour l’instant qu’un seul conseiller général sur 3900, et qu’un unique député sur 577 (trois si on compte les députés apparentés à un mouvement dont les idées sont proches).
Oui, c’est le jeu des élections majoritaires, c’est ainsi. Il n’empêche que je ne peux me réjouir du résultat actuel, et qu’un élu FN de plus reste un pas important dans la bonne direction. Comment donner l’impression à ces 20% que la classe politique est à même de les représenter si un tel mouvement ne mène à rien ? Pourquoi n’y-a-t-il pas de débat d’idées au lieu de ce rejet pur et simple ?
La démocratie c’est discuter avec son voisin, et pas seulement ceux avec qui on partage les idées. Auriez-vous simplement peur de la démocratie ? Croyez-vous que la démocratie ne se fait qu’entre gens qui s’apprécient ? Et si vous pensez que les électeurs FN votent uniquement par rejet, le meilleur moyen de les faire reprendre le jeu démocratique collectif, c’est bien de leur montrer qu’ils ont autant de voix que les autres.
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Publier la loi
Si quelques data geeks ont tenté d’explorer nos lois, ils ont vite vue la difficulté de suivre ce qu’il se passe. Legifrance met à disposition toutes les données souhaitées, mais allez-savoir ce qui est vraiment modifié par telle loi ou tel projet de loi…
Imaginez voir simplement les différences entre différentes versions d’un même code, de voir facilement l’intégralité des changements d’un projet de loi en cours ainsi que ce que donnerait le code résultant. Mieux, imaginez qu’on puisse dupliquer les données pour créer des projets de loi, discuter les amendements actuels, etc.
D’autres pays ont avancé. Les lois du Bundestag sont publiées sous github. Un projet débute aux US sur une loi particulière, plus dans l’esprit d’en proposer des modifications collaboratives.
Techniquement ce n’est pas si compliqué : mettre les articles de loi dans des fichiers textes, le tout dans un dépôt git ; chaque décret ou loi promulguée sous forme d’une nouvelle version du dépôt avec la référence qui va bien ; projets de loi ou amendements sous forme de branches et réintégration sous forme de pull-request. Le problème n’est pas là.
En France ça reste compliqué, pour des raisons non techniques. La loi est forcément un peu plus accessible que la moyenne des données publiques, mais on se heurte vite à la réalité. Nos institutions considèrent que le contenu des bases de Legifrance relève du droit des bases de données et que toute extraction automatique ou substancielle est soumise à licence… payante.
Bref, récupérer nos textes de loi pour les compiler dans un dépôt, c’est 4700 € pour l’historique, plus 1500 € (par an ?) pour les mises à jour. Ajouté aux 400 € de frais de dossier on peut compter près de 7000 € la première année, 1500 € les années suivantes. Est-ce que cela autorise toute forme de republication ? Le site n’indique en fait aucun terme précis quant à la licence et aux droits accordés.
Seul espoir : Dans la notice il est indiqué que le téléchargement des PDF intégraux n’est pas soumis à l’obtention d’une licence. Je ne sais pas si le téléchargement de tous les PDF, de façon automatisée et régulière, peut passer sous ce critère. Je ne sais pas non plus si cette exception autorise la rediffusion (mais en même temps une fois l’extraction autorisée, le droit lié aux bases de données ne devrait je pense plus faire obstacle à une republication). Dans tous les cas le résultat serait forcément dégradé puisqu’on peut voir les modifications successives mais pas les attribuer à tel décret ou telle loi.
J’aimerai bien que quelqu’un plus au fait de ces questions puisse m’aider à y voir clair. Suivant le cas ça peut vouloir dire tenter un financement participatif, ou faire un premier proto rapide pour vérifier que le projet a du sens. Qui se sent de participer à un peu d’exploration avant-projet ? Qui a déjà tenté ou exploré des choses ? Je louche vers les gens de Regards Citoyens par exemple. Je ne voudrai dupliquer aucun effort, et surtout ne pas réinventer la roue déjà abandonnée par d’autres pour de bonnes raisons. Tout contact, toute info et toute aide bienvenue.
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Changer le monde
- Redonner contrôle au citoyen sur sa démocratie
- Abattre la primauté des entreprises sur les individus
- Casser le modèle actuel de la propriété intellectuelle et assimilés
- Amener de la transparence dans le public et de l’opacité dans le privé
- Réformer la circulation de richesses entre les individus et avec l’état
Devenir maître du monde
Oui, le chemin est encore long, mais je suis preneur d’initiatives et de suggestions pour avancer dans la bonne direction. Pas juste des idées, des actions, utiles.
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Étonnant l’espionnage, vraiment ?
Ces jours ci on apprend que la NSA aurait un accès sur les données de Google, Apple, Yahoo, Microsoft, Facebook et d’autres via un projet nommé PRISM.
Je trouve très hypocrite tous ces gens qui se disent étonnés et d’un coup scandalisés.
Qui n’a pas entendu parler d’Echelon ? Même Jean-Pierre Pernot a du en parler à l’époque. Quel informaticien un peu âgé et travaillant dans les réseaux n’a pas entendu parler de Carnivore ? Quel geek n’a pas entendu parler de la pièce 614A utilisée par la NSA au milieu de AT&T ? Quel informaticien de plus de 30 ans n’a pas entendu parler de la polémique sur la clef NSA dans Microsoft Windows ?
Que les USA fouillent dans les communications en ligne, ce n’est même plus un sujet. D’ailleurs les autres pays non plus. On peut parler du Great Firewall of China, mais aussi de Amesys en Libye, la Suède, la Suisse, et bien entendu la France. En fait quasiment tous les pays espionnent les communications en ligne à leur niveau. Notre pays est même à la pointe sur ce genre d’outils d’interception à l’échelle de pays entiers.
L’interception des lignes téléphoniques est maintenant presque un outil du passé. Qui croit vraiment que les États n’ont pas fait évoluer leurs outils ? Aujourd’hui les polices et agences de renseignement ont très officiellement des batteries de virus et autres enregistreurs de frappe. Il y a même des lois pour cadrer tout ça (au moins aux USA, en France et en Allemagne, mais probablement aussi partout ailleurs).
Bref, oui c’est grave, oui il faut lutter, mais faire semblant de découvrir que les données privées sont probablement interceptées, c’est juste hypocrite. La seule chose qui change aujourd’hui c’est que nous avons un nom et des éléments pour poser des questions formelles.
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Quand le peuple veut hacker sa constitution…
C’est vrai qu’on n’entendait plus beaucoup parler de l’Islande et de sa nouvelle constitution. L’occasion de recommencer de zéro est rare. Il y a eu là bas un électrochoc qui aurait pu permettre de casser les résistances et de réformer le système. De loin on y a un peu cru.
[…] en réunissant une Assemblée constituante, formée de 25 citoyens « ordinaires » chargés de réécrire la Constitution islandaise. Mieux encore, chacun était invité à participer à cette réécriture collaborative sur le site web dédié. Cela ressemble fort à un conte de fées démocratique […]
C’était sous-estimer la résistance du corps politique pour éviter sa propre remise en cause. Si nous imaginons très bien qu’il puisse y avoir résistance, l’histoire nous donne un enseignement majeur :
Au contraire, le Parlement a décidé de bafouer ses propres déclarations publiques ainsi que la volonté du peuple exprimée par le référendum national, en gelant le projet de loi. De plus, pour couronner le tout, le Parlement a imposé à la hâte la nécessité pour tout changement constitutionnel sous la prochaine législature d’être approuvé par les deux tiers du parlement et 40% du vote populaire. Un taux de participation minimal de 80% sera nécessaire pour qu’une réforme constitutionnelle soit acceptée à la prochaine session du parlement.
Le problème n’est pas tant que le projet ait pu être rejeté, c’est qu’il a été simplement mis de côté, et que le corps politique au pouvoir a vite mis en place des gardes fous immenses pour empêcher toute remise en cause si jamais ils devaient être obligés d’en venir au vote.
Il faut dire que la pression populaire était forte, et que le besoin de créer autre chose était clairement incontestable vu le résultat du premier référendum :
le référendum national du 20 octobre 2012 sur cette loi, au cours duquel 67% de l’électorat a exprimé son soutien à ce projet de loi ainsi qu’à ses principales dispositions spécifiques, y compris la nationalisation des ressources naturelles (83% de Oui), la démocratie directe (73% de Oui), et « Une personne, un vote » (67% de Oui).
À ce niveau là il y a un tel mouvement que voter des lois pour freiner le changement ça ressemble ni plus ni moins à de l’obstruction.
Quand nous ne sommes plus capables de remettre en cause notre propre système politique, alors nous ne sommes plus en démocratie. Il semble que malgré une quasi révolution dans les esprits du peuple Islandais, ils n’en soient pas capables.
Parti de cette expérience, j’ai bien du mal à imaginer que notre système est plus démocratique que le leur. Il nous faudrait bien plus que leur propre élan pour renverser notre propre structure.
Alors, que fait-on ?
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Déclarons notre patrimoine, et voyons l’inutilité
La déclaration de patrimoine de Jean-Noël Guérini est magnifique. Elle nous offre un très bon exemple de l’absurdité de tout le système :
Notre élu gagne 94 250 € par an. Il faut y rajouter des probables très fortes indemnités de représentations et autres aides diverses liées à sa fonction.
En sortie il n’y a pas de mutuelle (le Sénat y pourvoit), peu de frais de transport (train gratuit, avion peu cher), pas de frais de logement (le premier a été hérité, le second est déjà remboursé – probablement depuis facile une quinzaine d’années vu la date d’achat. Bref, il y a la vie courante et tout ce qu’on a envie de se payer pour son plaisir, et éventuellement des économies.
Donc avec quasiment aucune sortie importante, et des entrées de l’ordre de 100 000 euros au moins… On compte moins de 30 000 € de possessions, 20 000 € de participation à une société qu’il a probablement créée (vu que non cotée) et … moins 4 000 € de liquidités. C’est tout, pas d’assurance vue, d’épargne, d’actions en bourse, rien.
Quel intérêt d’avoir de telles déclarations de revenus ? Vous imaginez qu’avec de tels revenus on enregistre si peu de possessions et des liquidités + épargne qui ne représentent qu’un demi revenu mensuel hors indemnités ?
Autant dire qu’au mieux tout fuit immédiatement dans les possessions familiales grâce à des accords, et que tout ceci n’a aucun sens. Au mieux.
Donc au mieux on vient de prouver par l’exemple la complète absurdité de ces déclarations si elles ne sont pas étendues au moins à la famille. Sauf que la famille n’a rien demandé et on voit mal au nom de quoi on leur imposerait des contraintes.
Quand bien même nous étudierions ce scénario le moins reprochable, il serait on ne peut plus intéressant de se poser la question du « pourquoi, actuellement, organiser la fuite de la totalité des capitaux vers d’autres personnes ? ». Donc plus que savoir si untel est riche ou pas, ce dont je me moque totalement, on voit bien qu’il y a de quoi réfléchir et de quoi inquiéter nos politiques.
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Des « entarteurs » encourent jusqu’à 9 ans de prison
Entarter est désormais assimilé à un attentat en Espagne. […] Ils sont accusés d’ « attentat contre une personne dépositaire de l’autorité publique », avec des demandes du procureur allant de 4 à 9 années de prison. […] La juridiction dépêche également une commission rogatoire auprès de la France pour qu’elle transfère les résultats de la recherche d’empreintes et d’ADN sur les emballages des tartes.
Le problème avec les lois d’exception, c’est qu’elles permettent justement des choses qu’on juge normalement inacceptables. Nous avons renié beaucoup de nos principes depuis une quinzaine d’années.