Parmi ces engagements, 7 500 alternants en 2021 essentiellement sur des métiers techniques, soit 10% des effectifs français (77 000 salariés) de l’industriel énergétique, contre 7% en 2019. Cela représentera un doublement de la proportion d’alternants par rapport à 2016 (4,5%). « Après leur alternance, nous nous engageons à recruter la moitié de ces jeunes en CDI, déclare Pierre Deheunynck, mais le problème est d’accéder à eux. »
Pour en avoir 10 %, que fait-on des alternants quand ils prennent de l’expérience ?
Parce que dans la vie d’un salarié passé par l’alternance, cette alternance représente entre 4 et 7 % de la vie professionnelle (2 à 3 ans d’alternance puis 42 à 45 ans de travail post alternance). Même en considérant que tout le monde fait 3 ans d’alternance – ce qui est évidemment faux – et que le gouvernement renonce à l’âge pivot – pas de commentaire – on ne devrait pas dépasser les 7 %.
Arriver à 10 %, surtout si on promet les embauches, veut dire ne pas garder les plus vieux et trouver un moyen de s’en débarrasser.
Comptant que de plus on est très loin d’avoir 100% de parcours en alternance en France, ça veut clairement dire un énorme déséquilibre où les plus vieux n’ont pas d’existence.
À un moment il va falloir qu’on fasse des choix de société, savoir si on veut faire travailler les gens plus vieux ou pas.
— La fortune de Bernard Arnault est estimée à 117 milliards. Vous vous rendez compte de combien ça fait ? Ça permet de redistribuer […] euros à […] pendant […] ans !
— Ça n’est pas comparable ! Ça ne permet pas de manger. On ne mange pas des actions !
Diable ! Bien sûr que ça se compare. C’est même tout le principe de la monnaie.
Non on ne mange pas les actions, pas plus qu’on ne mange les billets et les pièces (enfin pas moi). On est juste en train de définir une valeur d’échange commune qui permettra ensuite d’obtenir de la bouffe (ou autre chose).
C’est un peu comme la fameuse comparaison de 1 kg de plomb à 1 kg de plumes. Certes ça fait beaucoup de plumes, mais on peut bien comparer les deux et ça pèse bien autant.
Ici c’est la même chose. La monnaie c’est la mesure pivot. Si on a pour 117 milliards d’euros d’actions, ça « vaut » par définition autant que 117 milliards d’euros de petits pois ou 117 milliards d’euros en résidences secondaires. C’est exactement ce que ça veut dire.
Tant qu’il y a à la fois des gens qui veulent vos actions et des gens qui veulent se séparer de bouffe, réfrigérateurs, machines à laver & co, l’économie permet d’échanger tout ça.
— Ce sont des titres, pas des espèces ! Ça n’a rien à voir !
Je crois que c’est la réponse la plus WTF qu’on m’ait faite.
Nous payons avec des titres tous les jours, pour acheter le pain à la boulangerie ou nos légumes au marché.
Ça fait longtemps que la manipulation d’espèces n’est plus le seul moyen de paiement. Aujourd’hui on utilise massivement des CB, encore un peu des chèques, mais aussi des tickets restaurants, des bons d’achat, des cartes prépayées, etc.
Tout ça est lié à des comptes en banques, qui eux même ne sont pas des gros coffres avec la même valeur en billets et en pièces.
Et d’ailleurs, même quand on paye avec des billets et des pièces, ce n’est plus la valeur du papier ou du métal qui compte, mais ce qu’il y a écrit dessus. Oui, on a bien un titre, qui peut être échangé ailleurs contre autre chose.
Refuser de considérer la valeur des titres dans notre société moderne, c’est vraiment un argument insensé. On peut éventuellement appliquer une décote liée l’absence de liquidité mais on parle là uniquement d’un coefficient sur la valeur qu’on attribue au patrimoine, ça ne remet nullement en question le principe.
— On ne peut pas acheter du pain et du fromage avec !
Non, on ne peut pas, ou pas facilement. L’époque du troc est terminée depuis longtemps.
Par contre on peut vendre une action à quelqu’un qui veut l’acheter, et acheter du pain et du fromage avec ce qu’on a eu en échange. La monnaie et l’économie moderne c’est exactement ça.
Est-ce qu’on peut vendre 117 milliards d’euros d’actions ? Le volume d’échange trimestriel est bien au-delà de 30 000 milliards d’euros. Ça passe inaperçu.
Est-ce qu’on peut vendre les 117 milliards d’euros d’actions LVMH de Bernard Arnault ? En considérant que tout est en actions LVMH, ce qui est probablement faux, ça représente la 50% de la société. En une fois ça parait impossible.
Il s’échange toutefois 60 milliards d’euros d’actions LVHM chaque année. Mettons qu’on peut augmenter les échanges de 5% sans provoquer une panique, on peut tout solder en 40 ans. Évidemment on peut aller plus vite si on accepte d’avoir une influence notable sur les cours (certainement à la baisse).
Maintenant, si on veut s’acheter du pain et du fromage, on peut aussi se contenter des dividendes. De 2012 à 2018 LVMH a distribué des dividendes chaque année, pour une somme représentant quelque chose comme 3,5% de la valeur moyenne de l’action sur l’année (je n’ai pas le chiffre exact, j’ai un ordre de grandeur moyen calculé au jugé à partir de courbes).
Sur 117 milliards ça fait 4 milliards par an, en espèces sonnantes et trébuchantes cette fois ci. Un sacré plateau de fromages.
— Mais c’est volatile, ça peut ne rien valoir demain !
Les investisseurs n’étant pas fous, ils tiennent compte de ça dans la valorisation qui fonde leurs intentions d’achat et vente, donc dans le cours de bourse. Bref, c’est déjà intégré dans le calcul (en même temps que les espoirs de gains, parce qu’en ce moment LVMH semble plutôt au contraire croitre vite).
Mais, surtout, allez dire ça aux fonctionnaires qui voient leur point d’indice gelé. Ils vous expliqueront que même les euros n’ont pas une valeur si constante que ça en vue d’une conversion en pains et fromages.
Allez aussi voir les Espagnols, qui vous expliqueront la variation de la valeur de leur maison. Allez voir les Chypriotes, qui ont vu une ponction massive sur tous leurs comptes en banque pour éviter la faillite de ces dernières. Tiens, parlez aussi aux grecs (d’un peu tout).
Bref, oui, les valeurs associées aux choses changent avec le temps. La bourse est plus volatile que certains autres biens ou services mais ce n’est pas comme si le reste était stable. Les probabilités sont différentes mais les espoirs aussi. Comme nous disions, la valorisation tient déjà compte de tout cela.
Et bon, on parle de vendre, donc les risques futurs concernent surtout les acheteurs, pas le vendeur. Si vraiment ça ne valait rien, je suppose que de toutes façons Bernard Arnault n’aurait pas de quoi se plaindre si on l’en spoliait ;-)
Note : Bien entendu qu’on ne propose concrètement pas de spolier Bernard Arnaud et liquider arbitrairement son patrimoine de 117 milliards d’euros là comme ça de but en blanc. La citation générique d’origine permet de prendre conscience de ce que représentent les nombres, puis discuter de répartition et accumulation des richesses, de mérite individuel, et du modèle de société que nous voulons.
Ça fait depuis fin août que ça dure. Oh, ça évolue, mais c’est pire à chaque étape, de plus en plus dangereux. Petite rétrospective pour rire (ou pas) :
1er septembre – Celui de droite débouche sans prévenir à contresens au milieu d’une voie de circulation automobile 😱11 septembre : On connait désormais l’intention de l’urbaniste. Le cycliste de droite doit bel et bien faire 10 mètres à contresens au milieu de la circulation puis tourner pour prendre le passage piéton afin de traverser les rails et rejoindre l’autre sens de circulation 😱, sans signalisation 😱26 novembre : Il y a eu deux étapes. 1/ Ajouter un joli poteau au milieu de la piste, dont la couleur se confond totalement avec les noir et blanc du bitume 😱 2/ Prolonger le séparateur de la voie de droite pour la couper sans prévenir et avec un marquage qui incite à se le prendre en plein avec le risque de tomber sous les roues de la voiture en face 😱😱 2 décembre : La voie de gauche n’était pas assez dangereuse alors on a déplacé le poteau en plein milieu, toujours aussi invisible 😱😱 Maintenant il y a égalité, on risque l’accident grave quel que soit le sens de circulation 😱6 décembre : Ce long séparateur sans terre-plein était dangereux aussi pour les voitures alors eux on leur a mis une signalisation. Ce n’est malheureusement pas une solution pour les cyclistes, quand bien même on le verrait sur fond de passage piéton.
Entre trois et quatre mois pour ça… Oui les collectivités et le responsable des travaux ont été alertés. On voit d’ailleurs bien qu’ils agissent.
Cela dit, comme ils réussissent à faire de plus en plus dangereux à chaque étape, j’en viens presque à me demander s’il n’est pas mieux de tout laisser en l’état.
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Alors j’ai fouillé et ce n’est pas beau à voir. Chaque point est à ma connaissance une violation du RGPD.
Les fautes sont graves et massives. Elles nécessitent probablement au moins de supprimer toutes les données dont on ne peut pas prouver qu’elles ont été obtenues sans vice de consentement. Il est aussi possible que considérant l’ampleur des données concernées, un signalement officiel de l’anomalie à la CNIL soit nécessaire de la part du responsable de traitement.
Ce qui suit concerne France Info et France Television, et probablement une majorité des sites du même groupe.
1/ Manque de consentement préalable
Lors de l’accès à la page d’accueil de France Info, sans réaliser aucune interaction clavier ni aucune interaction souris (pas de clic, pas de déplacement de souris au dessus d’éléments, pas de défilement de la page), le site fait des appels à xiti, chartbeat, urbanair, et facebook avec des identifiants uniques.
Cela veut dire qu’ils opèrent au minimum des collectes et traitements de mesures d’audience (et probablement des collectes en vue de personnalisation futures) avant d’avoir un quelconque consentement, qu’il soit implicite ou explicite.
Depuis mai 2018, le RGPD impose pourtant un consentement préalable avant tout traitement de données personnelles, hors certains cas légitimes qui ne peuvent pas inclure la mesure d’audience ou la personnalisation de contenus, ni la participation à du pistage par des tiers (Facebook).
Je ne prends pas en compte ici les appels aux régies de publicité et autres bases de données de relation client. Il est possible (voire probable) que ces services fassent du pistage et/ou de la personnalisation mais je ne peux pas m’en assurer.
2/ Manque de consentement explicite
Un bandeau apparait à la première visite avec l’information suivante :
« En poursuivant votre navigation sur ce site de France Télévisions, vous acceptez l’utilisation de cookies et traceurs servant à mesurer l’audience, à personnaliser votre expérience et vous consentez à recevoir de la publicité et des offres adaptées à votre profil. »
Sur meta-media.fr j’ai un message similaire :
« En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l’utilisation de cookies pour vous permettre de partager du contenu via les boutons de partage de réseaux sociaux, pour vous proposer des publicités ciblées adaptées à vos centres d’intérêts et pour nous permettre de mesurer l’audience. »
Tout ou partie des usages décrits nécessitent un consentement explicite et éclairé de la part des personnes concernées depuis la mise en place du RGPD en mai 2018.
La poursuite de navigation ne peut être considérée comme un consentement explicite et éclairé suivant les termes du RGPD. Les collectes correspondantes sont donc viciées.
3/ Impossibilité de refus de consentement
Quand on souhaite configurer ses consentements, l’outil proposé n’offre pas de refus possible pour la catégorie « réseaux sociaux », quand bien même ils sont « susceptibles d’identifier les données de connexion et de navigation de l’internaute ».
Cette information a été confirmée par les conseillers gérant le compte twitter :
Bonjour, en effet, les technologies utilisées sur nos sites ne nous permettent pas de vous opposer aux cookies de partage sur les réseaux sociaux depuis le lien « Gérer mes cookies ». 1/2
Cette impossibilité de refuser des traitements annexes les met là aussi très certainement en violation du RGPD mais ce n’est pas tout :
4/ Faux à l’enregistrement des consentements
Si l’utilisateur ne se voit pas proposer d’option pour refuser le consentement, cette option est bien présente. Elle est juste cachée.
Comme elle est activée par défaut, la validation de la page de consentement, même pour ceux qui ont consciencieusement tout désactivé, enverra un consentement positif explicite au registre des consentement.
Plus qu’une absence de choix explicite, France Television produit un faux consentement positif. On dépasse à mon sens les erreurs d’implémentations. Il y a là tromperie et production de faux.
5/ Absence d’information
Vous ne pouvez pas vous opposer au traitement des réseaux sociaux dans l’outil, il enregistrera tout de même un consentement positif explicite alors que vous ne l’avez pas donné, mais il y a une information qu’on pourrait s’opposer à certains de ces cookies sur la page « politique de gestion des cookies et sdk ».
Sur cette longue page, on voit effectivement en défilant qu’il existe un « sdk » pour Twitter. Aucun lien ou procédure n’est toutefois donné pour s’y opposer.
Ce défaut d’information est d’autant plus gênant que les équipes connaissent ces liens et savent les donner quand une personne sait que c’est un problème et le signale :
6/ Collecte et traitement malgré refus de consentement
Après avoir refusé explicitement tous les consentements sur les interfaces, France Info et France Television continuent pourtant la collecte et le traitement des données.
Ainsi, bien que les mesures d’audience soient explicitement refusées, des appels partent encore à Xiti, New Relic (la partie audience et mesures), Global Stats counter, Outbrain et Google Tag.
Ici encore, je ne prétends pas faire une liste exhaustive et je ne prends pas en compte plusieurs prestataires du domaine publicitaire dont il m’est impossible de confirmer s’ils font ou pas du pistage par identifiant unique et/ou de la personnalisation (même si c’est probable).
Le DPO de France Television a été informé par email.
Mouais… Pauvre Benoît Pelletier… Il y a un peu de différence entre l’autopromotion et la réalité.
Réponse de France Television
J’ai eu une réponse le 14 février. Je ne vais pas dire que c’est rapide, mais j’ai tellement de réponses qui prennent parfois 2 mois quand je parle données personnelles, que j’en viens presque à trouver ça positif.
La réponse l’est moins. Extrait :
Les décalages observés dans la gestion des cookies et autres traceurs sur les sites visés (meta-media.fr, francetvinfo.fr, francetelevisions.fr) par rapport aux nouvelles lignes directrices de la CNIL en la matière ont bien été identifiés, et les corrections nécessaires intégrées à notre plan de mise en conformité dans les délais requis par la CNIL.
Lors de la présentation de son plan d’action sur le ciblage publicitaire pour l’année 2019–2020, la CNIL a en effet indiqué que son ancienne recommandation du 5 décembre 2013 relative aux cookies et autres traceurs était devenue obsolète suite à l’entrée en application du RGPD, en ce qu’elle permettait le recueil du consentement de l’utilisateur via la simple poursuite de sa navigation. Sa délibération du 4 juillet 2019 prévoit ainsi la fin de la poursuite de la navigation comme moyen d’expression du consentement. Afin toutefois de laisser aux éditeurs de sites le temps nécessaire à l’adaptation technique de leurs sites, la CNIL prévoit une période de mise en conformité à ses nouvelles règles, qui prendra fin à l’expiration d’un délai de six mois suivant l’adoption définitive de sa recommandation sur les modalités pratiques de recueil du consentement, dont le projet est actuellement soumis à consultation publique jusqu’au 25 février 2020.
Cette position de la CNIL est un vrai problème. Elle n’a aucun pouvoir ni législatif ni judiciaire et son pouvoir administratif ne l’autorise en rien à donner un sauf-conduit sur l’application de la loi française ou européenne (et donc du RGPD qui est applicable depuis mai 2018 au niveau européen et entériné dans la loi française en juin 2018).
Ce qui est en violation du RGPD reste illégal et punissable auprès des tribunaux, quand bien même la CNIL renoncerait à faire diligence sur sa propre mission administrative.
Malheureusement les éditeurs se servent des lenteurs de la CNIL et d’un texte de 2013, pré-RGPD, comme paravent pour s’exonérer de leurs obligations. Ces fumisteries doivent prendre fin très rapidement !
Je ne compte même pas la mauvaise foi :
Dans cet intervalle, nous continuons à travailler sur l’amélioration de la gestion des traceurs utilisés sur nos sites. Celle-ci se heurte à certaines contraintes techniques imposées par des tiers comme Facebook, dont les cookies font l’objet d’une information des utilisateurs sur les moyens de s’opposer à leur utilisation via les liens présents dans notre politique de gestion des cookies, et non directement dans notre gestionnaire de cookies.
Je tiens aussi à vous informer que pour remédier à certaines de ces difficultés, et protéger davantage les données personnelles de nos utilisateurs, nous avons pris la décision de mettre un terme à l’usage du « social login » (le dispositif permettant de créer un compte utilisateur via son compte de réseau social) avec Facebook et Google sur les sites francetvinfo.fr et france.tv.
Il y a peu de chances que le retrait des création de compte via un fournisseur d’identité tiers (Facebook, Google) ait été motivé pour limiter la collecte de données personnelles. En tout cas retirer une fonctionnalité qui ne peut être que ponctuelle, volontaire et explicite de la part du visiteur et en parallèle laisser les traceurs invisibles de la même source sans donner de moyen simple de s’y opposer… j’appelle ça être hypocrite.
J’ai reçu un email de prospection commerciale d’Engie et je me suis fendu un courrier pour savoir d’où venaient mes données personnelles et quel usage il en était fait.
6 décembre : Envoi du courrier. Ils ont légalement un mois pour répondre. 27 décembre : Accusé de réception de la demande (oui, 3 semaines pour ça). 6 janvier : Toujours aucune réponse, expiration du délai légal.
Ils viennent de me faire un refus implicite de réponse à une requête formelle d’accès aux données, reçue et actée par eux. #aie
Aujourd’hui, 13 janvier, j’ai un appel téléphonique lié à ma requête. J’y obtiens les informations suivantes :
Mes données viennent de mon ancien contrat GDF, résilié en janvier 2017 (avant l’entrée en vigueur du RGPD, donc).
Ils gardent les données des anciens clients pendant 5 ans après résiliation, pour raisons comptables.
Ils justifient l’absence de suppression de mes données (qui devrait être la norme) en arguant d’obligation comptables et légales. Pourquoi pas.
Je sens venir le hic et il est confirmé explicitement dans la suite de la conversation :
Les anciens clients sont gardés en base et transformés en prospects.
L’email commercial que j’ai reçu a été envoyé aux prospects. Je l’ai reçu à ce titre.
Engie refuse donc suppression des données et profite de cette rétention pour en faire un usage commercial bien que les finalités ne sont en rien corrélées. #aie bis
On discute un peu plus utilisation des données personnelles. Ils me confirment explicitement que :
J’ai bien refusé la transmission de mes données à des tiers.
J’ai bien refusé l’utilisation de mes données pour des offres de partenaires.
S’ils m’ont envoyé cet email de prospection commerciale c’est parce que la case « contact possible pour des contrats énergie » était dans sa valeur « par défaut ».
Et là je tique une seconde fois.
Je ne sais pas pourquoi ma coche « contact possible pour des contrats énergie » était dans l’état par défaut. Je ne suis même pas capable de savoir si cette coche m’était accessible. Comme je n’ai plus de contrat chez eux, je n’ai plus accès à une quelconque interface pour le savoir – et encore moins pour le modifier.
Ils disent par contre implicitement qu’ils s’autorisent les contacts commerciaux tant qu’ils n’ont pas un refus explicite. Hors relation contractuelle et à défaut de tout compte actif (il ne l’est pas, j’ai essayé de m’identifier sur le site et ça m’est refusé cause résiliation), le RGPD impose pourtant exactement l’opposé. #aie ter
J’ai demandé à avoir leur réponse par écrit, on verra.
Engie, entre temps, tu as un problème avec le respect le plus basique des données personnelles de tes anciens clients.
Réponse par écrit le 20 février
Soit deux fois et demi après le délai légal. La réponse est plus courte que celle obtenue par téléphone mais pas meilleure :
1/ Ils y listent mes coordonnées personnelles mais aucune autre information. Lors de l’échange téléphonique ils avaient pourtant au minimum des détails sur mes contrats passés, mes échanges avec eux, une catégorisation clientèle, ainsi que les dates et statuts des différents consentements. Il y a refus implicite de me donner l’intégralité des données demandées.
Je les soupçonne d’avoir aussi d’autres historiques de connexion, de consommation, et d’autres informations de profilage mais ça je ne peux pas le prouver aujourd’hui.
2/ Ils considèrent la prospection commerciale comme un intérêt légitime permettant de se passer de consentement explicite au sens du RGPD, quand bien même je ne suis pas/plus client de leurs services.
« Comme mentionné dans cette politique, le traitement de vos données personnelles à des fins de prospection commerciale est fondé sur l’intérêt légitime du responsable du traitement et ne requiert donc pas le recueil du consentement des personnes concernées. »
À ma connaissance, c’est totalement hors périmètre du RGPD pour ce qui est des prospects. C’est d’autant plus vrai pour les données collectées avant l’application du RGPD, dont le consentement peut difficilement être considéré comme implicite.
3/ Ils m’envoient le lien vers leur politique de protection des données personnelles. Malheureusement elle indique explicitement « Vous pourrez toujours gérer les sollicitations commerciales que vous souhaitez recevoir ou non […] En plus, sur tous les canaux digitaux (mail, SMS),Nous vous demandons systématiquement votre accord via des consentements. »
Indépendamment de la protection légale minimale, le fait de se passer de consentement entre donc une violation explicite de la politique de confidentialité déclarée auprès des tiers.
On a parlé ((trop) longuement) des l’impact du financement de la RATP suite aux grèves.
Discussion de départ : Le service étant non rendu, serait-il légitime de rembourser le versement transport aux entreprises pour les mois concernés* ? ou plus généralement de diminuer les subventions et paiement de la collectivité à la RATP.
Et ma grande question : Pourquoi et qu’en attendrait-on ?
Pour une entité publique comme la RATP ça me parait plus difficile. La réduction du financement peut avoir plusieurs effets :
On créé une dette sans rien toucher par ailleurs (et la dette reste donc à vie, gonflant avec les intérêts).
On améliore la gestion et la productivité pour compenser la perte ;
On diminue le service, idéalement d’abord là où ça coûte cher par rapport au service rendu ;
On fait un report sur les tarifs des périodes hors grèves de façon à ce que ça compense les moindres financement quand il y a grève.
Je mets d’office de côté le (1) qui n’a aucun sens.
Le (2) me gêne aussi. Chercher des améliorations est un travail permanent, forcément déjà en cours. Réduire le budget n’y changera rien et peut même limiter les marges de manoeuvre nécessaires à la transformation. Si on pense que la contrainte budgétaire peut forcer la transformation, cette politique peut être menée indépendamment des grèves actuelles (et l’est déjà, c’est comme ça que fonctionnent nos politiques publiques, avec des effets pas toujours heureux). Les sujets ne sont donc pas liés.
Même réflexion avec le (3). Si on pense que le ratio bénéfice/coût de certains services est trop faible, on peut déjà prendre les décisions adéquates indépendamment de la grève. Réduire le service apporté hors grève n’aidera ni à terminer la grève actuelle ni à éviter une future grève. Ce d’autant moins que la grève n’est pas liée à un conflit interne à la RATP
Reste le (4) mais si ce sont les mêmes personnes qui paient en temps normal et qui évitent de payer en cas de service non rendu lors des grèves, même indirectement, j’échoue à voir l’intérêt de l’artifice comptable.
Alors quoi ? J’entends ceux qui veulent responsabiliser, mettre des limites et des sanctions, mais j’échoue à voir quelle est la rétro-action qui soit limiterait soit la grève actuelle soit de futures grèves nationales similaires en cas de réduction de financement de la RATP.
Les principes c’est bien mais il ne faut pas en perdre le sens.
Sanctionner une entité publique est déjà difficile à la base. Vu que l’entité est censée être pilotée par nous et à notre unique bénéfice, ça revient vite à se tirer dans le pied.
C’est encore plus vrai ici. On parle d’une grève, donc de salariés dont on retire déjà le salaire des jours concernés et qui sont (à raison) protégés par la loi contre toute autre action à leur encontre. On manque de leviers sur les acteurs.
On parle en plus d’une grève nationale liée à une réforme nationale. L’entité de transport à peu de moyens d’action. Elle ne peut même pas promettre des conditions plus favorables vu que c’est justement ce qu’on leur retire. On manque de leviers sur les causes.
Au final j’échoue à comprendre comment retirer des moyens financiers à la RATP va permettre aux usagers de moins sentir les effets de cette grève ou d’une future grève nationale liée à des enjeux hors RATP.
Le seul levier que j’envisage côté RATP est d’accélérer fortement les automatisations de lignes pour éviter de futures baisses de financement lors des grèves.
Malheureusement, impossible de mener une telle politique avec des baisses de financements. Il faudrait au contraire des augmentations massives.
Et quand bien même, c’est un faux calcul. Jamais on ne laisse une entité publique avec le fruit de ses investissements. Si les marges de manœuvres s’améliorent, on les réinvestira ailleurs (et potentiellement dans des baisses de subventions).
Si le sujet est intéressant, une baisse de financement aujourd’hui ne sera pas un réel moteur (par contre un espoir de meilleur service ou d’économies futures, oui).
S’il y a des leviers ça peut être entre la région (qui paye) et l’État (qui gère). On peut envisager la baisse des financements de la région et des entreprises à la RATP incite l’État soit à abandonner sa réforme actuelle soit à investir massivement pour réduire les effets d’une future grève.
Le premier effet me semble totalement irréaliste. Le second serait réaliste si l’État n’avait pas de toutes façons moyen de contraindre les montants des financements et si les investissements d’automatisation n’étaient pas déjà en cours. Bref, choux blanc
Où fais-je erreur ? Voyez-vous une rétroaction possible ?
(*) On parle de la contribution des entreprises locales de plus de 11 salariés au financement des transports en commun, pas du remboursement de la moitié des abonnements transports aux salariés.
Je veux des volets qui se ferment automatiquement la nuit après avoir vérifié que je ne suis pas sur le balcon ou l’été en journée à certaines heures quand la température extérieure dépasse les 30°.
Je veux pouvoir commander les prises et les interrupteurs, ouvrir ma porte d’entrée et mon garage avec mon smartphone, mesurer ma consommation d’eau et d’électricité, asservir mes radiateurs, programmer mes machines à laver pour quand je ne suis pas là.
Je veux mes courbes de consommation d’eau et d’électricité, mes utilisations de transports en commun, mais aussi croiser mes passages à la station services avec les différents déplacements que je fais en voiture. Je rêve de pouvoir tracer mes différents déplacements avec des points GPS quasi permanents.
J’aimerais même avoir des taux utilisation des appareils et des pièces, savoir combien de temps je suis devant la TV et sur quelles chaînes, combien de temps et jusqu’à quelle heure je lis avec ma lampe de chevet allumée.
Moi aussi j’aimerais savoir si je dors bien, tôt ou tard, en me levant ou pas la nuit, si je me réveille bien ou si je traine, et croiser ça avec les autres données de température, horaires de travail, activité physiques, horaires de repas…
Je n’imagine même pas comment on pourrait être trop connecté.
J’aimerais.
La technologie est là, depuis des années, partout. On en est à connecter les aspirateurs et les brosses à dents. Même moi je reste circonspect sur la pertinence.
Je veux des appareils qui fonctionnent avec un stockage local. Ce peut-être une carte mémoire, un disque dur sur port usb. Ce peut même être un stockage réseau via FTP, Webdav, CIFS ou autre tant que je suis celui qui décide où je stocke.
Je veux des données lisibles. Idéalement elles sont dans un format standard et normalisé. À défaut il s’agit d’un format documenté, ou au moins quelque chose que je peux explorer comme du JSON ou du XML. Dans tous les cas, je ne veux rien qui m’empêche d’accéder à mes données.
Je veux être autonome. Je ne veux pas être dépendant de la création d’un compte, de la maintenance d’un serveur en ligne par le constructeur, ou d’un logiciel qui finira pas ne plus être mis à jour. Si un tel élément est indispensable, il faut une garantie de fonctionnement qui se chiffre en décénies, ou un engagement de documenter les interfaces de façon à permettre à un tiers de refaire ce qui manque le jour où ça manquera.
Oui, ça remet en cause toute la startup nation qui fait payer des abonnements et qui se rémunère via la donnée des utilisateurs.
En échange je suis prêt à payer plus cher, mais je veux des objets à moi.
Informaticiens, ne contribuez pas à mettre vos utilisateurs en situation de dépendance.
La dernière était il y a plus d’un an. J’avais 2 portables et un NAS, tous trois sous Crashplan.
Au delà de la sauvegarde, un des portables avait un Dropbox gratuit pour la synchronisation en ligne, l’autre un Tresorit payant à 200 Go.
3 appareils crashplan indépendants plus un abonnement à la première offre tresorit, ça allait finir par faire cher à la fin des offres promotionnelles de nouvel abonné.
En parallèle le Dropbox et le Tresorit commençaient à être plus qu’à l’étroit sur leurs offres respectives donc il y avait quelque chose à changer. Sur le papier ça allait passer de moins de 20 € à plus de 40.
Au lieu de gérer 3 postes indépendants, j’ai profité de la synchronisation et installé Tresorit sur le NAS.
L’idée c’est que si tout ce qui est synchronisé en ligne se retrouve aussi synchronisé sur le NAS, on peut se contenter de sauvegarder le NAS et retirer Crashplan des portables.
Je ne m’en sors pas pour moins cher, parce qu’au final j’ai basculé sur l’offre supérieure de Tresorit (afin d’avoir plus d’espace) et que je risque aussi de lancer une offre Tresorit payante pour remplacer le Dropbox gratuit du second portable. Au final ce que je vais payer c’est du stockage synchronisé en ligne.
Si vous avez des besoins plus légers ou que vous êtes prêts à ne pas avoir de chiffrement côté client sur l’offre de synchro de fichier, il y a des offres moins chères que Tresorit.
Pour l’instant je garde Crashplan sur le NAS. J’ai plusieurs To et Crashplan est le seul fiable que j’ai vu à me proposer ça sans des prix délirants et sans solution bricolée à la main.
Si toutefois vous avez d’autres propositions à moins de 10 € par mois pour un petit NAS sous Linux (2 To grand minimum, chiffrement côté client), je suis toute ouie.
On parle tant des mots de passe qu’on en oublie l’essentiel.
Quiconque a accès à votre disque dur a accès à toute votre vie numérique, vos logiciels et vos documents.
Il peut relire votre l’attestation de sécu téléchargée le mois dernier, votre feuille de calcul avec votre compta, vos photos de vacances mais aussi celles que vous gardez privées, la lettre à mamie, le testament de grand père, votre carnet d’adresse complet.
Il a accès aussi à votre historique de navigation internet des 30 ou 90 derniers jours, votre compte facebook, votre compte email avec l’intégralité de vos échanges passés.
Si vous êtes enregistré sous Google et que vous avez un Android, il y a toutes les chances qu’il puisse accédez à tout l’historique de géolocalisation et retracer dans le détail tous vos déplacements depuis plusieurs mois.
Via le navigateur il a aussi accès à tous les sites sur lesquels vous êtes enregistré, ceux pour lesquels vous avez enregistré le mot de passe. Vu qu’il a accès à vos emails, il pourra de toutes façons réinitialiser les mots de passe qu’il lui manque.
Si on parle de votre téléphone, ça inclut aussi tous vos SMS, votre historique d’appel, vos conversations snapchat, whatsapp et autres outils de communication.
Ça fait peur, non ?
Ça arrivera si quelqu’un de malveillant vous en veut personnellement, mais aussi vous êtes la cible aléatoire d’un cambriolage, que ce soit par le cambrioleur ou par la personne chez qui se retrouve avec votre disque une fois remis en circulation.
Non, il n’y a pas besoin de votre mot de passe de session windows ou mac pour cela. Il suffit d’accéder au disque directement. Tout est dessus, en clair.
Ok, comment on chiffre le disque alors ?
Sous Windows ça s’appelle BitLocker. Sous Mac ça s’appelle FileVault. Sous Android ça s’appelle simplement « Chiffrer l’appareil » ou « Chiffrez vos données » quand ce n’est pas activé par défaut, et vous avez en plus un « Cryptage de la carte SD » pour la carte SD si vous en avez ajouté une.
Vous trouverez ça à chaque fois dans la section « sécurité » des préférences de votre système.
La procédure est normalement assez simple (windows, mac). Assurez-vous simplement de ne pas oublier votre mot de passe.
Voilà, c’est fait. Toutes vos données sont chiffrées, illisibles par un tiers.
Bien entendu ça ne fonctionne que si vous avez aussi activé un déverrouillage manuel obligatoire au réveil de votre PC et de votre téléphone, et que vous n’avez pas laissé le mot de passe sur un post-it juste à côté. Il ne sert à rien d’avoir une porte qui ferme à clef si vous laissez la clef sous le paillasson ou si vous la laissez toujours ouverte.
C’est quoi le piège ?
Désormais votre cambrioleur ne peut pas accéder à vos données sans le mot de passe. Votre voisin ne peut pas accéder à vos données sans le mot de passe.
Vous non plus… Le piège est là. Sans le mot de passe vos données sont perdues, même pour vous.
Apple vous propose de retenir une clef chez lui et de la sécuriser avec votre compte Apple. Je crois que Microsoft fait pareil. Sur Android à ma connaissance il n’y a rien de tout cela.
En réalité ça n’est qu’un (mauvais) filet de sécurité.
1/ N’oubliez pas le mot de passe.
2/ Faites de sauvegardes (même si vous avez le mot de passe, le disque lui-même peut casser, et au pire vous pourrez récupérer vos données sur la sauvegarde)
3/ Donnez un moyen à vos proches d’accéder aux données qui les concernent (photos de famille par exemple) si jamais il vous arrive quelque chose.