Tous mes impôts

Parfois le sort s’acharne. Sur une période assez courte j’ai vu trois cancers lourds dans mon entou­rage plus ou moins proche. Ce sont des choses qui brassent.

Je peux vous dire qu’à ce moment là, savoir que deux sur les trois aient dû lancer des cagnottes en ligne pour payer leurs soins, pour juste conti­nuer à vivre, ça fait réflé­chir.

Ce n’était pas le cas du troi­sième : Savoir que mes proches avec un cancer n’ont pas besoin de lancer un appel à dons pour payer leurs soins, ça justi­fie toutes mes coti­sa­tions sociales, tous mes impôts.

J’irai plus loin : l’hô­pi­tal gratuit, l’école gratuite, les secours gratuits, les soins courants acces­sibles, le RSA et le mini­mum vieillesse, malgré toutes les critiques qu’on peut en faire, tout ça vaut vrai­ment large­ment tous mes impôts et toutes mes coti­sa­tions sociales.

C’est vital. Litté­ra­le­ment.

Avoir dans ses proches quelques personnes qui n’ont pas ces chances, qui en souffrent et dont la vie bascule, ça remet vite les pendules à l’heure. Ensuite on n’ou­blie pas. J’en pleure presque en écri­vant.

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4 commentaires

  1. Personnellement savoir que mes amis avec le cancer n’ont pas besoin de faire un crowdfunding pour payer les médoc ça vaut tous mes impôts.

    — Tweet effacé du 13 septembre 2015

    Voici donc

    1. “l’hô­pi­tal gratuit, l’école gratuite, les secours gratuits, les soins courants acces­sibles, le RSA et le mini­mum vieillesse… »
      Et on pourrait rajouter la justice.
      Je ne suis pas d’accord avec ta formulation. On pourrait voir ça comme du pinaillage mais c’est plus que ça.
      Rien de tout cela n’est gratuit. Et il ne fait surtout laisser croire et répandre l’idée que ça l’est. Tous ces services publics dont nous bénéficions ont un coût. Très élevé pour certains.
      Il faut que TOUT le monde en ait conscience, car c’est à ce prix que nous limiterons les abus (qui existent hélas…) et que nous parviendrons à préserver ce modèle et ce choix de société (car c’est un choix de société), financé comme tu le dis par la solidarité nationale et nos impôts.
      C’est ce qui permet que, quelque soit notre niveau de revenus, nous soyons tous égaux devant la possibilité d’être soignés quand il le faut et comme il le faut, que nos enfants soient éduqués, que justice nous soit rendue etc. Tous ces services NE DOIVENT PAS à la base, de mon point de vue, être conditionnés par notre niveau de ressources ou patrimonial ou autre. C’est ce qui nous rend égaux en tant que citoyens.
      En revanche, les contributions de chacun au financement des dits service doivent être calculées en fonction de nos ressources, mais on peut également imaginer d’autres sources de financement par exemple la taxation (pas seulement symbolique…) des transactions financières et qu’une partie de cet argent qui frotte profite à tous et non pas seulement à une toute petite minorité.

      Mais rien de tout ça n’est « gratuit ».

      1. On est d’accord. On le finance, d’une façon ou d’une autre. Je parle bien des impôts et contributions sociales. Il n’y a aucun doute dans mon esprit sur le fait que non seulement je le finance, mais je le finance même plus que la moyenne ou que ce que j’aurais payé à titre individuel sans la mise en commun.

        Tu as raison de le rappeler : Il ne s’agit pas de croire que tout vient du ciel. On le finance, juste réparti autrement.

        Pour autant j’ai du mal à revenir sur la notion d’école gratuite par exemple. L’école est financée en amont, évidemment, mais on ne paye rien (ou peu) individuellement à l’usage. Il y a des écoles « payantes » à côté où c’est le cas. On pourrait dire « école gratuite à l’usage » mais c’est long et pas plus clair.

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