Quels crédits ?

Je crédite peu. Je ne nomme géné­ra­le­ment pas la personne par qui j’ai obtenu une infor­ma­tion. Je nomme pas l’au­teur d’une photo­gra­phie qui n’a aucune origi­na­lité artis­tique (*). Je ne souhaite pas nommer la personne qui a numé­risé une œuvre.

Je n’aime simple­ment pas la maxi­mi­sa­tion du droit d’au­teur qui s’in­filtre depuis des années. Je ne souhaite pas contri­buer à l’idée qu’une infor­ma­tion appar­tient à celui qui la diffuse. Je ne cautionne pas l’idée d’une pater­nité attri­buée à celui qui trans­met, tel un second droit d’au­teur s’ad­di­tion­nant au premier.

Je n’ap­pré­cie pas plus la monnaie de célé­brité avec une course au nombre de like et de suivis sur les réseaux sociaux. Si c’est humain, et je m’y laisse parfois prendre aussi, je ne souhaite pas l’en­cou­ra­ger.


Si quelqu’un mérite d’être mentionné, c’est par ce qu’il réalise, pour la valeur qu’il peut appor­ter à des tiers par le futur, pas parce que j’ai trouvé telle ou telle donnée chez lui.

Parfois je remer­cie, souvent ou paral­lèle ou par un autre canal, mais je ne crédite pas. La forme, l’in­ten­tion et les desti­na­taires sont diffé­rents.

Si je mentionne un inter­mé­diaire ou un auteur qui n’est pas source d’ori­gi­na­lité, c’est souvent que cette mention a du sens en elle-même. Ce peut être pour que cette personne puisse accé­der aux discus­sions qui s’en suivent, pour inci­ter les lecteurs à aller cher­cher un complé­ment d’in­for­ma­tion ou d’autres infor­ma­tions simi­laires à la source, ou encore pour lais­ser le lecteur juger de la crédi­bi­lité de ce que je diffuse.


Petite note de fin de billet pour rappe­ler que si la pater­nité est une compo­sante essen­tielle du droit d’au­teur, le droit d’au­teur lui-même ne s’ap­plique ni aux infor­ma­tions ni aux créa­tions sans origi­na­lité, et ce peu importe le travail qui a été néces­saire ou la rareté de ce dont on parle.

(*) J’en­tends la notion d’ori­gi­na­lité artis­tique au sens du droit d’au­teur. Il ne s’agit pas de juger de la valeur ou de la réus­site de l’image, ni de si elle ressemble à une autre. Il s’agit de grosso modo de savoir si c’est un œuvre intel­lec­tuelle qui dénote une inten­tion et une person­na­lité de l’au­teur, si elle a une parti­cu­la­rité créa­tive recher­chée.

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2 commentaires

  1. Plutôt en désaccord, citer la source m’a offert de belles découvertes : quand qqn balance une information et spécifie le « via Bidule », il m’arrive souvent d’aller voir le blog (ou le compte, le flux, etc.) de Bidule, et de me mettre parfois à suivre Bidule, avec qui j’ai des centres d’intérêts communs.

  2. Et peut-être que je me sens très concernée par : « Si quelqu’un mérite d’être mentionné, c’est par ce qu’il réalise, pour la valeur qu’il peut apporter à des tiers par le futur, pas parce que j’ai trouvé telle ou telle donnée chez lui. » car je produis peu de choses, par contre, je partage énormément de contenu que je n’ai pas créé. Je fais de la curation (je déteste ce mot) de contenu, car j’en vois un intérêt pour moi, en premier, et je le partage me disant que ça pourrait intéresser d’autres personnes. Mon apport est ce filtrage de contenu par rapport à la masse.

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