Assu­mer ses choix

J’avoue avoir été très agacé dans des discus­sions récentes par la fréquence de la réponse « je ne suis pas respon­sable, c’est un tiers qui m’a demandé de le faire ».

Je ne comprends pas comment je peux trou­ver chez des ingé­nieurs, déve­lop­peurs et travailleurs du web au sens large ce que je n’ac­cep­te­rais pas chez mon fils du haut de ses 7 ans.

C’est trop faci­le…


Il est vrai­ment temps que notre corps de métier arrête de se croire étran­ger et sans respon­sa­bi­lité par rapport au monde.


Ne pas remon­ter un problème ou un désac­cord, ne pas se battre est un choix. Parfois nous n’ob­te­nons pas gain de cause, mais parfois ça fonc­tionne aussi.

Et si ça ne fonc­tionne jamais, ou rare­ment, ou pas sur ce qui est impor­tant, rester et conti­nuer quand même est un choix. C’est d’au­tant plus vrai dans nos métiers de travailleurs du web. D’autres profes­sions n’ont pas ce confort.

Vous n’avez pas le couteau sous la gorge.

Ces choix nous en sommes respon­sables, quand bien même ils sont contraints et diffi­ciles à prendre. Bien­ve­nue dans la vie, on n’a pas toujours ce qu’on souhaite.


Je ne vous dis surtout pas de démis­sion­ner dès qu’il y a une source d’in­sa­tis­fac­tion. Je ne vous dis pas de faire blocage sur tout au point d’en deve­nir toxique. Vrai­ment, ne faites pas ça.

Nous faisons tous des compro­mis. Nous avons tous nos prio­ri­tés et nos combats, pas toujours les mêmes.

Faites ces compro­mis. Faites vos choix mais assu­mez les. Ce à quoi vous consen­tez, par choix, vous en êtes respon­sables. Ni plus, ni moins.


Assu­mer ses choix ce n’est pas entrer dans une culpa­bi­li­sa­tion perma­nente.

Il s’agit de prendre conscience de son impact, de ne pas s’en déres­pon­sa­bi­li­ser, et peut-être en consé­quence de faire d’autres choix à l’ave­nir.

(je n’ai jamais dit que c’était facile)

Rejoindre la conversation

2 commentaires

  1. Et j’ajouterais que quand vraiment c’est trop important, qu’il n’y a pas de compromis possible, que ce qu’on nous demande est vraiment trop inacceptable, alors plutôt que de démissionner (et donc laisser quelqu’un d’autre le faire) il me semble plus judicieux de passer par l’action collective : s’organiser avec ses collègues, aller voir un syndicat, éventuellement faire grève, …

    Parce qu’avec l’action collective on peut inverser le rapport de force et parfois faire reculer la direction sur ces choses inacceptables qu’ils nous demandent.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

À propos de ce site, du contenu, de l'auteur
Je poste parfois ici des humeurs ou des pensées. Parfois je change, parfois je me trompe, parfois j'apprends, et souvent le contexte lui-même évolue avec le temps. Les contenus ne sont représentatifs que de l'instant où ils ont été écrits. J'efface peu les contenus de ce site, merci de prendre du recul quand les textes sont anciens. Merci

À toutes fins utiles, ce site est hébergé par Scaleway, ONLINE SAS, joignable par téléphone au +33 (0)1 84 13 00 00 et joignable par courrier à l'adresse BP 438 - 75366 Paris Cedex 08.