Catégorie : Vie personnelle

  • Chalon – Lyon à vélo

    Ça fait long­temps que je veux emme­ner le fils de 10 ans en rando à vélo. On avait fait un petit test avec un aller retour entre Lyon et la grotte de La Balme avec une nuit de camping cet été. Il était temps de trans­for­mer un peu.

    Nous voilà, deux familles, 3 adultes et 4 enfants entre 7 et 12 ans, à descendre de Chalon-sur-Saone à Lyon en trois jours.

    Départ en train

    Petit trajet d’une demie-heure en ville de nuit pour rejoindre la gare Part Dieu et y attendre le TER.

    Prévoir une bonne demie-heure d’avance parce qu’une fois le train annoncé c’est la course. Deux places de vélo par voiture dans les premières et les dernières voitures. À 7 vélos nous sommes entrés dans les deux voitures de queue en forçant un peu mais il vaut mieux être dans les premiers. Même mi-novembre à 9h du matin, c’est pris d’as­saut et ce serait dommage de rester sur le quai. Partir plus tôt aurait été une bonne idée mais le 7h était complet quand nous nous avons voulu réser­ver.

    À noter que certains TER Bour­gogne ont une réser­va­tion vélo obli­ga­toire. Elle ne peut pas être prise depuis SCNF Connect (ce serait trop simple) et doit être prise direc­te­ment dans la section « voya­ger avec son vélo » du TER Bour­gogne.

    Tous les trains ne sont pas à réser­va­tion vélo mais ça n’a pas empê­ché le contrô­leur de nous le deman­der alors que notre train n’y était pas soumis. Si le votre y est soumis ou qu’il est un peu chargé, on vous le deman­dera forcé­ment. Notez que la réser­va­tion demande une procé­dure assez incom­pré­hen­sible donc lisez bien tout le texte en bas de la page concer­née.

    Arri­vée à Chalon-sur-Saone à 10h40, on a du partir vers 11h seule­ment et handi­ca­per une bonne partie de la jour­née.

    Point météo

    La tempé­ra­ture de 10° est plutôt clémente pour mi-novembre mais nous aurons un temps humide et brumeux quasi­ment tout le trajet. L’hu­mi­dité s’in­filtre assez bien et les haltes aux cafés après le pic-nique du midi n’étaient pas malve­nues.

    Le petit a bien tenu avec un petit tour de cou en tissu simple, un tshirt ther­mique damart, une grosse polaire, et sur la seconde moitié un petit pull fin en couche inter­mé­diaire. Les gants vélo hiver ont été trouvé au dernier moment mais ils étaient indis­pen­sables (atten­tion, les gants Décath­lon enfant taillent vrai­ment vrai­ment petit au niveau largeur).

    De mon côté ça a été un peu plus diffi­cile. J’avais un tour de cou en tissu simple, un sous-vête­ment ther­mique vélo, un tshirt tech­nique inter­mé­diaire, géné­ra­le­ment un petit pull fin en meri­nos sur la couche inter­mé­diaire, une polaire respi­rante au-dessus, et une paire de gants vélo hiver. Peut-être parce que l’ef­fort était faible mais dans l’en­semble l’hu­mi­dité m’a fait ressen­tir le froid.

    J’ai bien tenté d’ajou­ter le kway plusieurs fois mais la fois où je l’ai gardé trop long­temps il a fini trempé à l’in­té­rieur. Peut-être qu’une vraie veste n’au­rait pas été de trop.

    Le trajet

    Le trajet théo­rique c’est essen­tiel­le­ment de la piste proté­gée de Chalon jusque Lyon, avec quelques passages de route accep­tables. Le problème c’est que la pratique diffère parfois signi­fi­ca­ti­ve­ment de la théo­rie.

    Le second jour nous avons enchaîné les coupures de voie verte à cause de travaux, et donc les détours par la route ou par des voies cham­pêtres.

    On s’en sort, et peut-être que tout ça était indiqué sur un site web quel­conque, mais sur place à vélo c’est vrai­ment mal foutu. Et surtout, il est peu probable qu’on aurait traité le réseau routier de la façon dont on a traité le chemin cyclable. On a des progrès à faire en France sur la façon dont on consi­dère les voies vélo.

    J’ima­gine que les travaux se font la mauvaise saison pour libé­rer les pistes en été et que tout ça ne serait pas arrivé entre juin et août.

    Le trajet en novembre s’est donc révélé plus long, pénible voire dange­reux quand on passe sur des dépar­te­men­tales ou natio­nales, et vrai­ment pas top dans les champs en novembre. Le tunnel du bois clair fermé, nous avons même du monter par le petit col.

    La nuit tombe avant 17h30 et nous voilà à faire plusieurs heures de nuit tous les soirs à cause des détours. Le second jours nous avons pataugé dans des chemins boueux plus d’une heure de nuit avec les enfants, les vélos qui n’avancent plus telle­ment ils patinent ou quand la boue bloque les roues.

    Le dernier jour, pour éviter le stabi­lisé plein de flaques et de nids de poule, nous voilà sur le réseau routier. C’est à l’en­trée de Lyon que j’ai quand même croisé l’in­fra­struc­ture vélo la plus dange­reuse du trajet : Une piste bidi­rec­tion­nelle qui passe de droite à gauche d’une natio­nale, en traver­sant sans feu ni signa­li­sa­tion, à un endroit où les voitures sortent de l’au­to­route à toute allure. Je ne sais pas s’il y a eu des morts mais il y en aura.

    J’in­siste toute­fois, en été ça aurait proba­ble­ment été du protégé du début à la fin, sans diffi­cul­tés (et les extras auraient été moins pénibles au soleil qu’en pleine nuit).

    Les haltes

    Nous avons eu les haltes au café après le pic-nique du midi, le restau­rant le soir qui lui aussi permet de reprendre des forces, et la nuit en dur, une fois dans des dortoirs privés à Cluny, une fois chez l’ha­bi­tant à Mont­merle.

    Notre hôte du second jour est même venu cher­cher les enfants en remorque pour les 10 derniers kilo­mètres à 21 heures après un long parcours de nuit et dans la boue. Grâce lui soit rendue.

    Là aussi, en été je suppose que le camping aurait été une solu­tion plus facile. Il faut juste ajou­ter la tente, les duvets, les mate­las et le maté­riel de cuisine en plus sur les sacoches.

    L’ef­fort, les enfants

    Entre 160 et 175 km au total suivant d’où on part dans Lyon, ça fait quand même dans les 55 km par jour. Ça se fait mais en novembre il n’en fallait je pense pas plus pour les enfants.

    Il reste qu’entre 7 et 12 ans, il y en a toujours un pour dire qu’il n’en peut plus, qu’il veut arrê­ter le vélo, ou pas mettre un gant, une veste, etc. … chacun à tour de rôle.

    L’été la jour­née plus longue aurait permis plus de pauses sans débor­der sur la nuit et peut-être de mieux répar­tir l’ef­fort.

    Pour être complet toute­fois, j’ai retiré dès le premier jour la seule sacoche de mon fils. 2 kg quand on manque d’en­trai­ne­ment et qu’on peine dans les montées, même si le vrai problème c’est qu’il ne sait pas encore bien gérer ses passages de vitesses, ça reste 2 kg.

    Les vélos

    Honnê­te­ment, tant que ça roule, ça va bien. On avait deux vélos de trek­king, un gravel, un route, deux vtt, un vélo d’en­fant, et tout a tenu.

    Sur le vélo de mon fils le porte-bagage n’était pas fixé avec assez de force et est parti en vrac lors du passage dans les champs le second jour. Un réglage de la selle de quelques centi­mètres vers l’ar­rière a aussi tota­le­ment fait dispa­raitre son « j’ai mal aux fesses » (si j’avais su plus tôt…).

    De mon côté je ne regrette pas le VSF trek­king, la cour­roie, la dynamo (surtout avec les parties de nuit, les moyeux dynamo me semblent encore plus indis­pen­sables qu’a­vant). Je suis toujours mitigé sur l’Al­fine 11 pour les vitesses (ma seconde glisse régu­liè­re­ment) mais le Rohloff est hors de prix pour mon usage.

    Le char­ge­ment

    Le vrai poids ce sont les anti­vols. Pour le reste (en comp­tant ce qu’on a sur nous) :

    • Vête­ments : 1 panta­lon + 1 rechange, 1 sweat ou pull fin, 1 polaire, 1 tshirt ther­mique, kway ou veste imper­méable, sous-vête­ments, pyjama, serviette de bain, trousse de toilette, lunettes de soleil, bonnet ou sous-casque hiver, gants de vélo hiver, tour de cou léger.
    • Maté­riel : Chambre à air de rechange, mouchoirs, anti­vols, gilets réflé­chis­sants, gourdes, lumières avant et arrière bien rechar­gées et câbles de recharge, char­geur de télé­phone et câble, kit rustine, multi­tool, constat d’ac­ci­dent, stylo, pompe vélo, sac poubelles, attaches diverses (rouleau de scratch), phar­ma­cie, écou­teurs pour de la musique, support pour le télé­phone sur le guidon.
    • Qui n’a pas servi mais que je ne regrette pas d’avoir amené : Assiette et vais­selle plas­tique, livre pour les pauses, paire de gants vélo légers, jeu de carte pour les enfants, lunettes de soleil, batte­rie de voyage, panta­lons de pluie vélo.

    Je note d’ailleurs que j’au­rais bien aimé mais je n’ai pas pu rechar­ger les lumières de mon fils sur la batte­rie de voyage. Ça ne tire pas assez de courant et la batte­rie coupe après quelques minutes.

    J’au­rais bien troqué les Kway contre des vestes plus tech­niques et respi­rantes, et trouvé un moyen d’avoir moi une couche inter­mé­diaire plus chaude.

    Je n’étais pas celui qui guide, sinon un gps vélo qui tient la jour­née n’au­rait pas été de trop pour suivre la trace.

    En été j’au­rais pu allé­ger les vête­ments mais le camping m’au­rait fait ajou­ter la tente, le duvet, le mate­las, une lampe torche ou fron­tale, une paire de tongs, un réchaud et du maté­riel de cuisine, de quoi nétoyer la vais­selle.

  • Reco pour ordi­na­teur portable fami­lial

    Je cherche un ordi­na­teur portable pour mes parents.

    Ils vont y faire 80% de navi­ga­tion web, de bureau­tique (Word et Excel en local), et de mani­pu­la­tion de fichiers (sauve­gar­der les photos, synchro­ni­ser avec Drive).

    Bref, rien d’ex­tra­or­di­naire mais je veux éviter tout ce qui lais­sera un arrière goût de lent parce qu’il y a déjà eu des achats par le passé qui se sont révé­lés mauvais. À priori on part sur des gammes type i5 ou i7 avec 16 Go de RAM (oui, c’est surgon­flé pour l’usage, mieux vaut ça que l’op­posé).

    Les autres critères : 1 To de disque (il y a beau­coup de photos, qu’ils veulent pouvoir avoir en local et pas sur un disque externe), plutôt dans les 14″.


    On avait bossé cet été pour faire une sélec­tion mais c’est une vraie jungle et les réfé­rences ont changé depuis. J’ai­me­rais bien des retours ou recom­man­da­tions pour savoir quoi lui conseiller, éven­tuel­le­ment des alter­na­tives :

    1. Dell Inspi­ron 14 5420
    2. HP Pavi­lion Plus 14-eh0001nf
    3. HP Pavi­lion 14-dv2012nf
    4. Huawei Mate­book 14s
    5. ThinkPad E14 Gen 3
    6. ThinkPad E14 Gen 4
    7. ACER Swift 3 SF314–511 (disparu depuis)
  • Montage de tente par l’ex­té­rieur

    Je recherche une nouvelle tente. Je me suis étonné de voir qu’une majo­rité de tentes se montent encore par l’in­té­rieur et j’ai eu quelques remarques inter­ro­ga­trices. Voilà donc un peu plus d’ex­pli­ca­tions :

    Montage par l’in­té­rieur, avec une chambre inté­rieure expo­sée lors du montage jusqu’à ce qu’on puisse poser la toile imper­méable exté­rieure.

    Une tente a souvent une chambre inté­rieure en toile légère ou mous­tiquaire et une toile exté­rieure imper­méable contre les intem­pé­ries. Avoir ces deux niveaux permet de lais­ser la conden­sa­tion sur la toile exté­rieure et de rester au sec dans la chambre inté­rieure.

    Dans un montage par l’in­té­rieur on commence par monter la chambre inté­rieure avec la struc­ture puis on y attache la toile exté­rieure par dessus dans un second temps. Pendant le montage et le démon­tage, la chambre inté­rieure est donc momen­ta­né­ment expo­sée sans toile imper­méable. S’il pleut, vous venez de trem­pez votre chambre inté­rieure et vous dormi­rez toute la nuit dans l’hu­mi­dité voire trem­pe­rez votre duvet.

    Tente avec montage par l’ex­té­rieur. On voit les arceaux qui sont atta­chés sur la toile exté­rieure au lieu de porter la chambre inté­rieur

    Dans un montage par l’ex­té­rieure on déroule la toile exté­rieure imper­méable et c’est à elle qu’on attache la struc­ture. Parfois il faut monter la chambre inté­rieure en-dessous dans un second temps. Le plus souvent la chambre inté­rieure est dérou­lée en-dessous en même temps que la toile exté­rieure et déjà « prémon­tée » quand la tente prend forme. Dans tous les cas, seul l’ex­té­rieure de la toile imper­méable est soumise aux intem­pé­ries pendant tout le montage. Votre chambre inté­rieure reste toujours au sec.

    Dans les tentes avec montage exté­rieur on trouve par exemple les tentes tunnel ou sarco­phage. Il y a des arceaux en demi-cercles qu’on peut monter sur la toile exté­rieure tente à plat. On accroche ensuite un bout de la tente avec les piquets et on tire ensuite sur l’autre côté pour « monter » la tente. C’est facile et rapide à monter mais la tente n’est alors pas auto­por­tante.

    D’autres tentes se montent par l’ex­té­rieur en restant auto-portantes mais le montage n’est pas toujours aussi simple.

  • Lone­li­ness

    Je vois parler de lossi­ness (la perte, la propen­sion à être perdu) et je lis lone­li­ness (la soli­tude). Peut-être que ça dit quelque chose de moi.

    Je n’ai pas peur de la mort, j’ai peur d’être seul. Ça guide beau­coup de qui je suis et, malheu­reu­se­ment, j’ai le senti­ment d’être seul, immen­sé­ment seul, comme une souf­france perma­nente. La soli­tude n’est pas autant relié qu’on pour­rait le croire au nombre de personnes dans l’en­tou­rage.

  • Retour de vélo et tente

    Quelques retours de la petite rando en vélo de deux jours une nuit avec la tente sur le porte-bagage :

    Sur le projet

    • Si le fils va vite en petite balade, sur la distance on est plutôt entre 10 et 15 km/h seule­ment. Du coup on est allé plus lente­ment que je ne l’ima­gi­nais, 6h30 de trajet pauses incluses.
    • 10 ans, il tient mal sa droite et j’ai passé beau­coup de temps à lui dire de rester à droite. Il semble mal contrô­ler encore et je ne comprends pas pourquoi.
    • On a fait 55 km plutôt que 40 mais les 10 de la fin pour atteindre le camping étaient de trop. Il commençait à fati­guer et à faire des fautes et se décou­ra­ger forte­ment.
    • Il a du se faire mal en tombant vers la fin de l’al­ler à cause de la fatigue et il avait mal le lende­main. On a écourté au milieu du retour (option « appel d’une voiture pour le rame­ner »). 80 km quand même en deux jours et il aurait tenu les 110 s’il avait vrai­ment fallu 💪.
    • Les déni­ve­lés étaient faibles, 350 mètres sur 50 km, mais les montées restent diffi­ciles, à la fois pour moi (j’étais sur ma plus faible vitesse vélo chargé) et pour lui. Il a poussé plusieurs fois plutôt que monter à vélo et l’a vécu néga­ti­ve­ment. On n’est clai­re­ment pas prêts pour autre chose que la descente d’un fleuve ou d’un canal.
    • Malgré tout ça, il est à fond pour recom­men­cer. On fera proba­ble­ment plusieurs étapes mais plus courtes.
    • Le prix des camping a bien évolué depuis ma jeunesse. 30 € pour une nuit avec une tente et deux vélos sans accès élec­trique dans un petit camping sans trop de préten­tions, j’ai trouvé ça assez salé. Pour 15 € de plus on a le prix d’un hôtel Formule 1 ou équi­valent en zone de campagne.

    Sur l’iti­né­raire :

    • On est parti vers l’est sur la via rhona. Le trajet au nord semblait plus sympa mais je n’avais de retour au delà de 30 km. La via rhona me sécu­ri­sait un peu là dessus à l’est. Le sud commençait par de la dépar­te­men­tale jusqu’à Givors donc était exclu avec le petit de 10 ans qui tient mal la droite.
    • Geovelo m’a tracé un itiné­raire qui passe par beau­coup de route. J’ai fait confiance au GPS au début plutôt qu’aux panneaux via rhona. J’ai changé de stra­té­gie à la fin et j’ai bien fait. Je ne comprends pas qu’une trace aussi connue ne soit pas privi­lé­giée au moins quand on demande « itiné­raire touris­tique ».
    • Locus map m’a tracé un itiné­raire nette­ment meilleur au retour, plus proche de la via rhona, mais qui s’en éloigne quand même plusieurs fois. La via rhona fait beau­coup de détours, parfois en passant par des villages avec montée et descente là où Locus map avait un itiné­raire plus court et sans déni­velé.
    • Au final au retour on a suivi la via rhona et c’est quand même très bien fléché. Clai­re­ment, aucune appli d’iti­né­raire, même dédiée vélo (j’en ai testé plein le soir au camping), ne m’a convaincu. Après il semble aussi que le fléchage sur place bouge suivant les années. Parfois il semble y avoir des choses inco­hé­rentes ou des panneaux de voies qui se rami­fient. La carte ou le gps restent indis­pen­sable en complé­ment du fléchage.

    Sur l’équi­pe­ment

    • Les pneus mara­thon supreme en 42–622 passe beau­coup mieux sur les chemins que je ne le crai­gnais, rien à redire. Ils sont par contre clai­re­ment inadap­tés pour les pentes en gros cailloux. Le manque de cram­pons sur les côtés se fait sentir. Ça glisse et ça rend l’exer­cice périlleux.
    • La petite selle dure de VTT pour les trajets long n’était proba­ble­ment pas l’idéal pour le petit. Ça doit jouer sur son mal au derrière le second jour. Rétros­pec­ti­ve­ment c’est évident, d’au­tant que la mienne n’était pas forcé­ment beau­coup plus adap­tée.
    • La tente haut de gamme stockée 17 ans à la cave avait perdu son étan­chéité. Oui, ça parait évident là aussi après coup. On avait une bonne partie de la rosée sur la tente inté­rieure. Les coutures/collages de la toile exté­rieure commençaient à se désa­gré­ger quand on l’a faite sécher. Il va falloir rache­ter.
    • Les mate­las de sol auto-gonflants stockés roulés pendant 17 ans ont un peu mieux vécu mais ils ne tiennent plus la nuit sans perdre signi­fi­ca­ti­ve­ment eux non plus. Là aussi, il va falloir rache­ter.
    • Il fait 145cm, j’ai l’im­pres­sion que son VTT de 24″ était limite. Il faudra certai­ne­ment passer en 26″ l’an­née prochaine. Peut-être que la rando le fera réflé­chir sur savoir si c’est vrai­ment un VTT dont il a besoin.
    • La prochaine fois je lui trouve un porte bagage. Il sera content d’avoir des sacoches, quitte à lui mettre les duvets et mate­las de sol, donc volu­mi­neux mais pas lourd. Moi ça me permet­tra d’être un peu plus fin dans mon propre char­ge­ment.

    Sur les conseils vis-a-vis de mon char­ge­ment :

    • La batte­rie pour char­ger le télé­phone m’a bien été utile. J’uti­li­sais le GPS sur le télé­phone ; l’écran allumé en plein soleil a cramé 50% en une heure sur mon télé­phone haute auto­no­mie. J’ai changé de logi­ciel au retour, écran éteint sauf quand j’en avais besoin, et ça passait beau­coup beau­coup mieux. Pouvoir char­ger le soir sans prendre le forfait élec­trique me semble quand même rester une bonne idée.
    • Je n’ai pas utilisé ma bouteille de secours de 1.5L mais les gourdes étaient vides quand on est arri­vés au camping. Nous aurions été un peu plus loin que nous aurions entamé cette bouteille de secours. Il y aurait proba­ble­ment eu possi­bi­lité de remplir les gourdes en chemin en faisant atten­tion mais je garde­rai la bouteille de secours le prochain trajet aussi.
    • Il me manquait la crème solaire. C’était nuageux mais… j’ai cramé, genre vanille-fraise sur les bras et les mollets. Ça ne pardonne pas.
    • J’ai l’ha­bi­tude de ne pas mettre de gants vélos en été mais j’ai appré­cié de les avoir sur la durée. Je pense que ça a beau­coup aidé à ne pas avoir mal aux mains.
    • Le « au cas où sur le trajet de nuit » avec gilets fluo et lumière était clai­re­ment inutile. J’en ferais l’éco­no­mie la prochaine fois, même si ça ne pèse rien.
    • Les tongs était indis­pen­sables une fois arri­vés au camping et aérer les pieds. Il nous a manqué le maillot de bain pour la piscine.
    • Je n’en ai pas eu besoin mais vous avez bien fait de me dire d’em­me­ner de quoi chan­ger une chambre à air. Ça sera sur ma liste la prochaine fois.
    • Même chose, je n’en ai pas eu besoin non plus mais vous avez bien fait de me dire d’ajou­ter un anti­sep­tique et une trousse de premiers secours. Ça sera sur ma liste aussi.
    • Ne pas penser au déjeu­ner du retour alors qu’on le fait un dimanche ce n’était pas malin. On a croisé un Vival juste 10 minutes avant sa ferme­ture mais sinon on aurait été marrons.
  • Vélo et tente à 40 km

    Je rêve de voyage à vélo. À défaut je refe­rai peut-être la descente de la Loire avec mon fils de 10 ans pour lui montrer ce que c’est.

    Ça fait plusieurs années que j’en parle et on va commen­cer demain par un aller-retour vers un camping à 40 km de chez nous. Pour lui c’est déjà l’aven­ture et il saute de partout. Bonus de ce premier essai : On peut se faire secou­rir en voiture au moindre pépin de faible impor­tance.

    Je fais les sacoches et mon dieu… on ne part que deux jours et une nuit, sans même avoir besoin d’un réchaud ou de vais­selle, sans prendre tout l’at­ti­rail pour être auto­nome en cas de soucis, et mes sacoches sont déjà pleines à craquer.

    Même en poids, je compte 125 kg tout chargé (moi + le vélo + le char­ge­ment, eau comprise) et, même si je vois que le très haut de gamme d’aujourd’­hui est encore plus léger, tente duvet et mate­las de sol étaient du haut de gamme labé­lisé ultra­light à l’époque de l’achat.

    Le fait que je prenne tout dans mes sacoches et que mon fils ait un vélo vide joue aussi, mais ce n’est pas la seule expli­ca­tion. Du coup, pour ceux qui veulent m’ai­der reti­rer le super­flu, voilà ma liste :

    Pour lui :

    • Casque vélo
    • Gants vélo
    • Gourde 750ml
    • Gilet réflé­chis­sant
    • Lumières vélo
    • Lunettes de soleil
    • Casquette
    • Livre
    • Écou­teurs
    • Lampe fron­tale
    • Tongs
    • Kway
    • Tenue de rechange complète
    • Pyjama
    • Sweat

    Pour moi :

    • Casque vélo
    • Gants vélo
    • Gourde 1000 ml
    • Gourde 750 ml
    • Gilet réflé­chis­sant
    • Lunettes de soleil
    • Casquette
    • Liseuse
    • Écou­teurs
    • Batte­rie portable pour télé­phone
    • Kway
    • Tenue de rechange complète
    • Pyjama
    • Sweat

    En commun :

    • Tente (~3kg)
    • 2x duvets légers
    • 2x mate­las de sol
    • Outil vélo
    • Pompe vélo
    • Cade­nas vélo
    • Papier toilette
    • Néces­saire toilette
    • Serviette douche
    • Mouchoirs
    • Sacs poubelles
    • Couteau suisse
    • 2x four­chettes
    • 2x cuillères
    • Sand­wichs du midi
    • Diner froid préparé
    • Bouteille d’eau 1.5l
    • Compotes
    • Barres céréales

    Si vous voyez des choses super­flues, je suis preneur de vos commen­taires. Si vous voyez quelque chose qui manque aussi d’ailleurs, même si ça semble tomber sous le sens (c’est souvent l’évident qu’on oublie le plus faci­le­ment)

    Pour être franc, sur un vrai voyage j’ajou­te­rais de la vais­selle, un réchaud, de l’huile, du sel et ce genre de choses, au moins un paquet de pâtes de secours, une serviette de douche en plus, un peu de linge, une chambre à air de secours pour chaque vélo, un char­geur usb, et proba­ble­ment plein d’autres choses.

  • Je rêve de voyage à vélo

    Je rêve de voyage à vélo. Litté­ra­le­ment.

    J’ai envie de me perdre pendant des semaines avec juste la tente sur le porte-bagage et rouler jusqu’à la tombée de la nuit.

    J’ai fait deux balades en cyclo­tou­risme il y a 15 ans, une pour descendre la Loire et une pour suivre le canal du midi. Elles sont toujours dans mes souve­nirs.

    J’ado­re­rais me relan­cer. Je me retiens pour deux raisons : Ma condi­tion physique et le bivouac.

    J’ai en réalité fait le plus facile en France, ou pas loin. Je n’étais déjà pas spor­tif à la base mais je le suis encore moins, avec 15 kg de plus. Je crains chaque montée. Si je tiens les 500 mètres à 4% à vide au retour du boulot, je ne pense arri­ver à tenir un vrai déni­velé sur un vélo chargé. Je risque de ne pas pouvoir faire plus de 50 km hors de Lyon sans me retrou­ver devant un obstacle.

    Quant au bivouac, si tout ça me fait rêver et que le mauvais temps ne me fait pas peur, c’est savoir où plan­ter la tente qui est mon réel frein. J’au­rais peur de me faire délo­ger comme un squat­teur, ou au contraire de tomber sur quelqu’un de malveillant loin de tout. Je ne trou­ve­rai pas partout des campings tous les 20 km comme on peut en trou­ver pour la descente de la Loire.

    Et donc ? Je ne sais pas.

    J’ado­re­rais trou­ver quelqu’un qui part à l’aven­ture avec moi pour m’ini­tier mais ceux qui le font déjà n’ont proba­ble­ment aucun inté­rêt à se trim­ba­ler un lour­daud qui risque de ne pas passer la troi­sième étape du parcours.

    Je vais déjà commen­cer par emme­ner mon fils camper à vélo à 40 km d’ici.

  • Un cade­nas pour mon vélo (2022)

    J’avais déjà un peu écrit en 2017, et tout ce qui y était est toujours vrai : Mis à part le futur HipLock D1000, aucun anti­vol ne résiste plus de quelques dizaines de secondes à une disqueuse portable.

    La solu­tion ultime

    Oui, elle semble exis­ter. Le HipLock D1000 est un anti­vol U qui semble résis­tant aux disqueuses. Les tests en ligne montrent qu’il faut plusieurs dizaines de minutes avec de nombreux disques diamants pour décou­per l’an­ti­vol à la disqueuse dans de bonnes condi­tions en atelier. Autant dire que le voleur aura proba­ble­ment aban­donné avant.

    Même avec ça, la sécu­rité sera toujours du même niveau que son maillon le plus faible. Tous les points d’at­tache ne résis­te­ront pas à une disqueuse et un voleur pourra souvent quand même récu­pé­rer votre vélo dans une camion­nette pour décou­per l’an­ti­vol plus tard chez lui.

    Person­nel­le­ment je n’aime pas les solu­tions ultimes. N’im­porte quel gamin pourra mettre un chewing-gum dans la serrure par jeu ou par malice et je ne pour­rai plus moi non plus récu­pé­rer mon vélo. Gênant…

    Le lieu sécu­risé

    La solu­tion plus réaliste pour moi c’est d’at­ta­cher le vélo dans un lieu où la découpe d’un anti­vol U risque de faire inter­ve­nir des tiers pour l’em­pê­cher de repar­tir avec le vélo.

    Il faut un anti­vol U haut de gamme, ceux qui mettent au moins 30 secondes à être décou­pés.

    Pour le lieu, la pleine rue ne fonc­tionne malheu­reu­se­ment pas. Les passants n’in­ter­vien­dront proba­ble­ment pas, la police n’aura pas le temps d’ar­ri­ver jusque là même si elle était à deux blocs de là.

    Il faut un lieu privé, avec des personnes qu’on connait, ou une commu­nauté à laquelle on appar­tient. Un parking privé peut aussi faire l’af­faire si un vigile est juste devant (il peut inter­ve­nir en moins de 30 secondes) ou s’il peut bloquer les sorties.

    Les fameux parkings sécu­ri­sés avec juste des camé­ras ou plusieurs sorties libres ne servent pas à grand chose. On aura une vidéo d’un homme avec une capuche ou une casquette, mais plus de vélo.

    Deux anti­vols plutôt qu’un

    Parce que deux c’est toujours mieux qu’un mais aussi parce que deux U haut de gamme c’est autant à décou­per. Si le temps est un facteur impor­tant et que mon vélo n’est pas hors de prix, le voleur préfé­rera prendre celui d’à côté. L’autre avan­tage c’est aussi que ça permet de sécu­ri­ser les deux roues du vélo.

    Un anti­vol de cadre peut aussi être un bon anti­vol secon­daire à côté du U haut de gamme. Ça demande un peu plus de préci­sion à la disqueuse, proba­ble­ment trop pour que ce soit inté­res­sant. Il faut un gros coupe boulon à côté et ça met de côté les vols rapides avec un seul outil.

    Pour la même raison, un anti­vol à câble en plus du U est poten­tiel­le­ment une bonne idée. Ça ne sert à rien seul — ça se coupe instan­ta­né­ment — mais ça demande un outil diffé­rent de la disqueuse. Ça ne coûte (et ne pèse) rien à ajou­ter.

    La seule option qui me fait un peut douter, c’est le second U de faible section. Celui qui coupe un U haut de gamme aura déjà une disqueuse avec des disques adap­tés et un mauvais U lui pren­dra à peine 10 secondes de plus. Si le vélo vaut le coup, ça ne le gênera pas vrai­ment plus qu’un câble (et peut-être moins s’il n’a qu’une disqueuse à sa dispo­si­tion).

    Un anti­vol U haut de gamme

    À défaut, s’il n’y a qu’un seul anti­vol, le U de meilleure sécu­rité de n’im­porte quelle bonne marque connue devrait faire l’af­faire. Ce n’est pas le meilleur en résis­tance mais le Elops U 900 de Décath­lon a proba­ble­ment le meilleur rapport qualité/prix.

    Certaines assu­rances ne couvri­ront le dommage qu’a­vec une facture nomi­na­tive pour l’achat d’un U certi­fié 2 * par l’ART, 2 roues par la FUB, ou Gold par SoldSe­cure.

    Il faut juste penser à reti­rer les attaches rapides sur les roues si on ne peut pas sécu­ri­ser les deux. Un axe anti­vol est encore mieux. Certains attachent d’ailleurs un câble à leur U pour aller sécu­ri­ser la seconde roue. C’est une option peu chère aussi.

    Un anti­vol autre qu’un U haut de gamme

    « U » ne veut pas dire magique. Un mauvais U ou une mauvaise chaîne ne sont pas beau­coup mieux qu’un gros câble.

    Et, juste­ment, les anti­vols à câble ou les petites chaînes ne valent pas grand chose. Ça se découpe instan­ta­né­ment avec le bon outil.

    Les anti­vols plats pliants type Bordo ont la répu­ta­tion de se faire casser rela­ti­ve­ment faci­le­ment sans outils bien qu’A­bus en note certains à 15/15 en résis­tance. Par prin­cipe de précau­tion, je les mets dans la case « à éviter ».

    Et des acces­soires

    En plus des axes anti­vol, on peut aussi reti­rer l’at­tache rapide pour la selle. Tout ce qui s’at­tache avec une vis sur le cadre peut aussi proba­ble­ment être sécu­risé avec un bête serflex. Tout ça permet­tra au moins d’évi­ter les vols d’op­por­tu­ni­tés par quelqu’un de non équipé.

    Et le bicy­code

    Il est là d’of­fice sur les vélos de 2022 mais parfois il s’agit d’une bête étiquette. Un passage à la gravure opère poten­tiel­le­ment une meilleure dissua­sion chez ceux qui ne sont pas des profes­sion­nels du vol (oui, juste une dissua­sion, ça n’em­pêche pas le vol, ça rend juste légè­re­ment moins facile la revente des vélos de qualité).

    Faites graver vos anciens vélos. Pour 5€, ça serait dommage de se priver.

  • Not Alone

    Je recom­mande chau­de­ment Not Alone. Il m’a été offert par une amie et ne quitte plus mon podium depuis.

    2 à 7 joueurs. Souvent les jeux sont plus portés sur un faible nombre ou un grand nombre. Là il est excellent sans discon­ti­nuer sur toute l’éten­due et super pratique parce que ça passe partout. Je le trouve moins sympa à 2 joueurs parce qu’on perd en inter­ac­tions mais ça reste une vraie possi­bi­lité et pas un mode dégradé comme dans trop de jeux.

    tous contre un. C’est un équi­libre parfait entre le coopé­ra­tif (sur la table on a 2 à 6 joueurs en coopé­ra­tifs entre eux) et le fait d’avoir un vrai adver­saire humain. Ça permet aussi d’in­té­grer faci­le­ment des débu­tants à une table qui connait déjà le jeu vu que les coopé­rants peuvent parler libre­ment pour s’ex­pliquer la stra­té­gie et les enjeux du tour.

    program­ma­tion + bluff, mais limité en calcu­la­toire. La main de celui qui joue seul permet une dose d’aléa qui suffit à réunir sur la même table à la fois ceux qui aiment calcu­ler, réflé­chir ou faire des combo, et ceux qui jouent plus dans le fun de l’ins­tant. C’est un des seuls que je connais qui réus­sisse ça.

    simple à apprendre et à jouer. Il y a un peu à expliquer au début mais la méca­nique est simple et les cartes qui décrivent les phases de jeu suffisent. En réalité il suffit de choi­sir une carte parmi la poignée qu’on a en main, seules 10 diffé­rentes existent et ce qu’elles font est écrit dessus en 2 lignes. Comme c’est du coopé­ra­tif, on peut même expliquer le jeu en jouant sans lui faire perdre son inté­rêt.

    durée un peu longue mais limi­tée. La partie peut tirer jusqu’à 30 minutes, 45 quand on est beau­coup et que ça met du temps à jouer, mais le pion avance chaque tour donc ça ne peut pas s’éter­ni­ser dans une partie à rallonge.

    petite boite avec espace de jeu fixe. L’es­pace de jeu néces­site la place d’un carré de 5×5 cartes à jouer plus un petit espace devant chacun mais ça se joue sur une table basse à l’apéro sans trop de diffi­cul­tés.

    Une quin­zaine d’eu­ros d’oc­ca­sion, vingt à vingt-cinq neuf, ce serait dommage de se priver. Par contre je n’ai pas testé les exten­sions.

  • Dash­cam vélo

    Sans grande convic­tion, je cherche une camera vélo pour filmer les trajets.

    J’ima­gine un truc qui s’at­tache sur le guidon, sur le côté gauche ou en bas sur la branche gauche.

    • Qui peut se fixer sur le guidon, soit sur le côté gauche soit accro­ché en bas de la branche gauche (donc pas de perche sur le casque)
    • Qui filme à l’avant et à l’ar­rière (idéa­le­ment en un seul bloc)
    • Qui se retire faci­le­ment quand je pose le vélo
    • Avec une qualité et défi­ni­tion suffi­sante pour iden­ti­fier une plaque d’im­ma­tri­cu­la­tion voire une visage
    • Avec soit un système d’en­re­gis­tre­ment en boucle, soit un espace mémoire permet­tant de stocker plusieurs heures de trajet
    • Une auto­no­mie d’au moins 90 minutes (j’au­rais bien dit plusieurs heures, mais je vois que la réalité est loin de ça)
    • Une résis­tance à l’eau correcte pour ne pas la rendre HS dès qu’il commence à y avoir quelques gouttes de façon impromp­tue.
    • Pas trop chère

    Vous auriez des sugges­tions ?