Catégorie : Uncategorized

  • Quelques conseils de mana­ge­ment

    Il y en a certains que j’ai appris sur le tard en faisant des erreurs et que j’au­rais bien aimé comprendre plus tôt. Je vous propose quelques conseils de mana­ge­ment qui me semblent main­te­nant essen­tiels. Peut-être qu’ils vous servi­ront aussi.

    • Dire ce qui ne va pas, immé­dia­te­ment
    • Dire ce qui est bien fait, régu­liè­re­ment
    • L’ex­pli­cite est toujours mieux que l’im­pli­cite
    • Garder un 1–1 hebdo­ma­daire avec son propre chef
    • Les proces­sus sont une assu­rance, vous en avez besoin
    • Ne pas recru­ter quelqu’un sans en être abso­lu­ment certain
    • L’hu­main est plus impor­tant que tout le reste

    Pour être honnête on me les avait quasi­ment tous donné dès le départ mais seuls les deux derniers me semblaient évidents à l’époque.

    C’est une ques­tion de carac­tère. Je n’aime pas les conflits. Mon penchant natu­rel est de les éviter, voire de lais­ser les choses un peu floues pour ne pas forcer, pas brusquer, rester souple. Je suis certain de ne pas être le seul. C’est proba­ble­ment le cas de tous les empa­thiques et intro­ver­tis.

    Et pour­tant, il faut se forcer. Se forcer à faire du feed­back et à dire les choses même quand c’est néga­tif, même si c’est « pas grand chose ». Il faut se forcer à le faire immé­dia­te­ment, quand c’est un cas concret et pas un ressenti diffus sur un événe­ment passé.

    C’est quand c’est dit long­temps après, de façon agrégé, que ce n’est pas compris ou pas accepté. Sur le moment la personne peut ne pas être d’ac­cord mais ce sera entendu sans prêter à débat. Parfois ça permet­tra de lever des incom­pré­hen­sions. Le reste du temps ça permet­tra à l’in­ter­lo­cu­teur de corri­ger le tir.

    Le seul point d’at­ten­tion c’est de le faire aussi dans l’autre sens. On dit aussi ce qui va, sans attendre que ce soit excep­tion­nel ni le dire unique­ment pour modé­rer ce qu’on a a dire de néga­tif. Idéa­le­ment on ne mélange d’ailleurs pas les deux afin d’évi­ter de brouiller le message.


    C’est aussi vrai vis à vis de vous. Mes périodes diffi­ciles vivres ont toutes, sans excep­tions, celles où les 1–1 avec ma propre hiérar­chie étaient manquants, que ce soit tempo­rai­re­ment ou dura­ble­ment.

    Je n’ai­mais pas ces points. J’avais l’im­pres­sion de rendre des comptes, d’être jugé. Au fur et à mesure j’ai compris : Ils sont là pour moi.

    C’est la fréquence et la trans­pa­rence qui sont les points essen­tiels. Plus c’est fréquent et trans­pa­rent, moins il y a de choses en tête et de crainte d’éva­lua­tion, vu que tout est partagé dès le départ. En prime j’ai du feed­back qui me permet éven­tuel­le­ment de corri­ger le tir.

    Je ne vous le cache pas, ça fonc­tionne d’au­tant mieux que l’in­ter­lo­cu­teur est lui aussi un bon mana­ger, qu’il est là en soutien et pas en juge­ment. Cela dit, même le juge­ment d’un mauvais chef vaut mieux que rien. Au pire c’est dit et on peut passer à autre chose l’es­prit dégagé.

    J’ai encore besoin de me forcer pour parta­ger, mais au moins je sais que le résul­tat est posi­tif pour moi. C’en est devenu un vrai critère avant d’ac­cep­ter un emploi : Est-ce que j’au­rai un temps dédié régu­lier avec mon propre réfé­rent, pendant lequel il sera à ma dispo­si­tion ?


    Les proces­sus c’est le mal, non ?

    C’est ce qu’on dit, mais ce ne sont que des assu­rances. C’est ce qui évite qu’un jour quelque chose dérape, et ça c’est une très bonne chose.

    Mieux, le proces­sus c’est ce qui permet aux personnes impliquées d’avoir elles-mêmes confiance . C’est essen­tiel pour les nouveaux, pour les périodes de fatigue, pour les périodes de stress, pour les périodes de pres­sion, etc.

    Quand quelqu’un vous dit « ça nous ralen­tit », pensez « j’en ai marre de payer mon assu­rance alors que ma maison ne brûle pas ». C’est tota­le­ment inepte comme calcul de risque.

    La vraie ques­tion c’est le coût du risque, le coût du proces­sus, et la propen­sion du proces­sus à éviter le risque. Spoi­ler alert : C’est parfois effec­ti­ve­ment trop cher mais c’est plus souvent rentable qu’on ne le croit. Ce n’est pas pour rien que les proces­sus de cock­pit d’avion, d’hé­li­co­ptère ou de sous-marin sont si verbeux pour ce qui n’est qu’une simple check­list de boutons à pous­ser et voyants à véri­fier.

    Le process est d’ailleurs mieux qu’une assu­rance parce qu’il évite le risque, il ne fait pas que payer les dégâts.


    J’ai réservé les deux conseils les plus impor­tants pour la fin.

    « L’hu­main avant tout le reste »

    Peu importe que vous le fassiez pour des raisons éthiques (l’hu­main avant l’argent) ou pour des raisons produc­ti­vistes (l’hu­main est le capi­tal le plus précieux), la règle est la même.

    Peut être qu’il en va autre­ment dans d’autres domaines — même si j’en doute — mais, au moins en déve­lop­pe­ment infor­ma­tique, tout est basé sur l’hu­main. Faire passer le busi­ness avant les personnes, c’est toujours perdant sur le long terme, peu importe ce que ça coûte.

    « S’il y a un doute c’est qu’il n’y a pas de doute »

    Le corol­laire c’est le recru­te­ment. Au delà des personnes déjà là, recru­ter est la tâche la plus impor­tante, bien avant les road­map, le mana­ge­ment, l’exé­cu­tion, le commerce ou les factures.

    Je ne saurais appuyer assez fort. La réus­site dépend d’abord des personnes recru­tées. Il vaut mieux aller trop lente­ment, devoir renon­cer à des contrats ou être en posi­tion très déli­cate que de recru­ter les mauvaises personnes.

    S’il y a un doute, peu importe lequel, même si c’est juste un mauvais feeling, alors mieux vaut passer son tour.

    Le coût d’un mauvais recru­te­ment, que ce soit en lui-même ou via son impact sur le reste des équipes, est bieeeeen supé­rieur à tout ce qu’on risque de louper si on ne recrute pas.


    Et vous ? Quels sont vos conseils de mana­ge­ment ?

  • [code] Liste des imports v2

    Oui, je suis du genre à imagi­ner le langage avec la syntaxe parfaite. Je me demande si la majo­rité des déve­lop­peurs avec un peu d’ex­pé­rience ne sont pas comme ça en fait.

    Je me suis remis à Ruby après un moment en Javas­cript et je confirme mon impres­sion précé­dente : Je veux des imports expli­cites en début de fichier pour chaque chose que j’uti­lise et qui est défini en dehors, pas d’es­pace de nom global créé par ailleurs.

    J’ai repris mes anciennes notes et voilà où j’en suis :


    L’im­port se fait par défaut par rapport à la racine du projet/paquet courant.

    import MonComposant
    import Module/SousModule/MonComposant

    Même chose pour les imports rela­tifs, pour peu qu’ils commencent par un point. Oui, ce sont des chemins mais je tiens à ce que les déli­mi­teurs soient facul­ta­tifs (qui s’amuse à mettre autre chose que de l’al­pha­nu­mé­rique dans ses chemins internes ?)

    import ./Module/SousModule/MonComposant
    import ../Module/SousModule/MonComposant

    Les paquets externes (gem, npm, packa­gist, cpan…) sont réfé­ren­cés par une arobase, et une table de corres­pon­dance à la racine du projet/paquet courant :

    
    import @Paquet
    import @Paquet/Module/SousModule/MonComposant

    L’im­port utilise par défaut la dernière partie de la chaîne d’im­port comme nom local (on évite l’obli­ga­tion de se répé­ter qu’on trouve dans trop de lignes d’im­port Javas­cript).

    Pour éviter les conflits de nom et faci­li­ter des noms plus adap­tés au code local, on ajoute des alias :

    import MonComposant as AliasLocal
    import Module/SousModule/MonComposant as AliasLocal
    
    import @Paquet as AliasLocal
    import @Paquet/Module/MonComposant as AliasLocal

    J’aime bien les exports nommés de Javas­cript, qu’un point d’en­trée puisse réfé­ren­cer plusieurs compo­sants.

    Je récu­père ici la syntaxe Python qui permet de toujours placer l’ori­gine en première posi­tion. Ça se discute, on pour­rait aussi le faire dans l’autre sens.

    from Module/SousModule import MonComposant
    from ./Module import MonComposant
    from @Paquet/Module import MonComposant
    
    from Module import Composant1, Composant2
    from Module import Composant1, Composant2 as MonAlias

    Quitte à faire des alias, c’est bien de pouvoir récu­pé­rer une méthode ou un sous objet sans qu’il n’y ait d’ex­port nommé.

    C’est toujours la dernière partie de ce qui est importé qui défi­nit le nom local par défaut/

    from Module/MonComposant import .maMethode
    from MonComposant import .SousModule.maMethode
    from ./MonComposant import .Foo.bar, .maMethode
    from @Paquet/MonComposant import .Foo.bar as alias
  • Ma vie sans papier (1)

    Ça fait des années que j’ai­me­rais pouvoir mettre la pile de cour­rier admi­nis­tra­tifs dans le scan­ner, que ça scanne, annote et classe chaque PDF au bon endroit.

    Plus qu’à mettre la pile dans « cour­riers trai­tés le … ». Si j’ai vrai­ment besoin d’un origi­nal (ça n’ar­rive en réalité jamais) il suffit de récu­pé­rer la date de trai­te­ment du PDF pour récu­pé­rer le docu­ment.


    En réalité ça n’a jamais eu lieu. Je n’ai jamais vu passer de logi­ciel qui tente de préclas­ser les PDF en fonc­tion de leur contenu.

    De mon côté je n’avais qu’un scan­ner à plat et… ça prenait des plombes quoi que je fasse. Je trai­tais de toutes façons chaque cour­rier à la main donc faire le clas­se­ment ne me coûtait pas beau­coup plus cher.

    Depuis j’ai changé d’im­pri­mante et j’ai mis les quelques dizaines d’eu­ros supplé­men­taires pour avoir un char­geur auto­ma­tique avec scan­ner recto-verso. Je suis paré.


    Je ne déses­père pas de voir un logi­ciel qui fasse déjà tout ce que j’es­père. À défaut j’ai déjà en tête un début de procé­dure :

    1. Passer le bloc de cour­riers dans le scan­ner, récu­pé­rer un fichier PDF unique.
    2. Passer le PDF à l’OCR pour avoir le contenu de chaque page indé­pen­dam­ment.
    3. À partir de quelques règles simples, faire une préclas­si­fi­ca­tion (« banque » et « société géné­rale » parce qu’il y a l’en­tête de la sogé, puis « compte courant » et « éric » parce qu’il y a le numéro de mon compte person­nel, puis trou­ver la date du relevé). Le plus complexe sera d’as­so­cier les diffé­rentes pages d’un même cour­rier, mais des règles de base pour­ront proba­ble­ment être suffi­santes. J’ai l’im­pres­sion que je peux faire 80% du boulot ainsi en auto­ma­tique.
    4. Présen­ter une GUI avec chaque page (ou groupe de pages) sous forme de vignettes, les clas­si­fi­ca­tions trou­vées, et permettre de corri­ger rapi­de­ment si néces­saire.
    5. En sortie, décou­per le PDF, ajou­ter le texte d’OCR sur chaque page pour permettre l’in­dexa­tion, opti­mi­ser, redres­ser, et sauve­gar­der chaque fichier au bon endroit avec une conven­tion de nommage.

    Je ne sais pas si j’irai jusque là. J’es­père que d’autres ce seront tapés le boulot avant moi.

    Pour l’ins­tant j’ai une première étape : extraire le texte, opti­mi­ser et redres­ser le PDF.

    ocrmypdf --output-type pdf --rotate-pages  -l fra --deskew --clean --skip-text --optimize 1 test.pdf test.pdf

  • Vrac du 5 avril 2020

    Arts et culture

    Poli­tique et société

    Hôpi­tal et moyens adap­tés

    https://twit­ter.com/MTGpho­to­graphe/status/1246771117546770432

    Confiance

    C’est déjà cité dans un vrac précé­dent et le sujet est tout sauf neuf même indé­pen­dam­ment de la crise actuelle, mais j’ai un vrai problème de confiance qui ne fait que gran­dir.

    Ils consi­dèrent que l’image d’un gouver­ne­ment fort et assuré de son cap doit primer sur la vérité. Je ne sais pas s’ils mesurent qu’on finira par ne plus croire en rien, et là leur marge de manœuvre poli­tique devien­dra quasi inexis­tante.

    On n’en est déjà plus si loin. Ce qui carac­té­rise une partie de LFI, du RN ou de EELV c’est déjà la défiance à l’égard de la parole offi­cielle.

    Comment accep­ter un gouver­ne­ment collec­tif quand on est entraîné à ne pas croire ou à être trompé ?

    Choix poli­tiques

    https://twit­ter.com/gblar­done/status/1246731544934469632

    Discri­mi­na­tions

    https://twit­ter.com/Kozlika/status/1246709449265381378

    Si je retire les contrôles aux fron­tières (la fron­tière suisse est ma kryp­to­nite, j’y suis arrêté à chaque fois, mon record est de quatre contrôles dont une fouille sur un même passage de fron­tière), je n’ai jamais été contrôlé que deux fois : un contrôle routier aléa­toire et un vigile en super­mar­ché qui cher­chait quelque chose de très spéci­fique (je suppose sur descrip­tion d’un vigile de surveillance, en me confon­dant avec quelqu’un).

    Le reste du temps non seule­ment je ne suis pas contrôlé mais il m’ar­rive d’être sorti de la file de contrôle systé­ma­tique pour me faire passer sans contrôle.

    Je relis les cas les plus violents de mon inven­taire de verba­li­sa­tions de confi­ne­ment, tous ou presque sont des raci­sés de quar­tiers dits « diffi­ciles ». La logique shadok : Si on veut faire le moins de mécon­tents, on tape toujours sur les mêmes.

    Rien de neuf, non, mais c’est peut-être ça le problème, juste­ment.

    Esprit star­tup nation

    Je suis certain que vous vous souve­nez de ce délire des hacker house où on profite du fantasme des star­tup pour faire crava­cher des jeunes jour et nuit dimanche inclus. Voilà la suite :

    « Aujourd’­hui c’est la deuxième fois que l’on me refuse une direc­tion de thèse en me mention­nant cet article. Et c’est dur à vivre, surtout en ce moment, et ça me colle à la peau.

    Ça dérape rapi­de­ment, montrant le visage du bonhomme avec une jolie menace en post-scrip­tum (toujours le même auteur, le fonda­teur de ces hackers house).

    « Vous êtes un grosse merde humaine alors. A l’ins­tar des outils pour­ris que vous propo­sez. Demain un blog néonazi powe­red par dotclear ne sera pas retiré par vous. Pathé­tique bouton­neux raté.

    Cordia­le­ment.

    PS : pour infor­ma­tion l’ar­ticle parle des hackers houses en France. Vous risquez d’avoir du travail de sécu a faire sous peu 🧡

    Enchaîne ensuite

    « Trans­met­tez le a qui de droit, en hacking on ne donne pas d’ordre, des personnes libres réagissent a des actes qu’ils jugent immo­raux. Je vais simple­ment trans­mettre cette discus­sion a ce type de personnes, et ce n’est pas une menace, bien évidem­ment.

    Mais il y a sûre­ment d’autres voies, des coups de fil a des amis de la CNIL pour bien véri­fier que tout est parfait, ou autres. La moindre faille je la trou­ve­rai (et là j’en donne l’ordre en interne).

    « Esprit star­tup nation », 5 avril 2020

    Il y a des gens qui ne savent pas masquer leur façon d’être plus de quelques lignes.

    https://twit­ter.com/biou/status/1246709326410063877

    Surveillance

    Capi­ta­lisme

    Santé

    Bd en trois parties, la dernière fait vrai­ment mal;

    Détente

    Volley

    Dentelle

    Humour

    Tech­nique

    Node.js

    --enable-source-maps

    Added in: v12.12.0

    Enable expe­ri­men­tal Source Map V3 support for stack traces.

    Node.js v13.12.0 Docu­men­ta­tion
  • Vrac du 4 avril 2020

    Poli­tique et Société

    Écono­mie

    Commu­ni­ca­tion

    https://twit­ter.com/edasfr/status/1246182473538646018

    Éduca­tion

    Impact de la (non) conti­nuité éduca­tive

    https://twit­ter.com/mixla­ma­lice/status/1246184317967126532
    https://twit­ter.com/mixla­ma­lice/status/1246344327640559617
    https://twit­ter.com/mixla­ma­lice/status/1246344976478412800

    Je ne mets que des extraits mais c’est à lire en entier. Arrê­tons la vision apoca­lyp­tique.

    https://twit­ter.com/mixla­ma­lice/status/1246346686605246466

    Valeur des diplômes

    Une note rédi­gée par les écono­mistes Eric Maurin et Sandra McNally sur « les béné­fices de long terme de 1968 » démontre que la simpli­fi­ca­tion et la désor­ga­ni­sa­tion des examens après la crise ont permis à un nombre impor­tant de jeunes d’in­té­grer l’Uni­ver­sité, alors qu’ils n’y seraient jamais parve­nus dans des condi­tions normales. Ces mira­cu­lés de Mai ont eu une carrière profes­sion­nelle et des reve­nus large­ment supé­rieurs à ce qu’ils pouvaient attendre. Et, près de quarante ans plus tard, il appa­raît que leurs enfants ont moins redou­blé à l’école.

    Le Monde, « Le destin ines­péré des « mira­cu­lés » de Mai 68 », 29 mars 2005

    Santé

    Inéga­li­tés

    « Ici plein de gens ne savent même pas envoyer un e-mail, alors vous imagi­nez télé­char­ger et impri­mer une, puis deux attes­ta­tions ? Certains préfèrent sortir sans, au risque de prendre une amende. Mais jamais ils ne vous diront : je suis bloqué, je n’y arrive pas, je n’ai pas d’or­di­na­teur »

    […]

    « Alors que commu­niquer via Inter­net paraît quasi incon­tour­nable dans le monde profes­sion­nel et person­nel, un peu plus de 21 % de la popu­la­tion [de plus de 15 ans] ne dispose pas de cette capa­cité », rele­vait une enquête de l’In­see en 2019.

    Le Monde, « « Plein de gens ne savent pas envoyer un e-mail, vous imagi­nez télé­char­ger une attes­ta­tion ? » : la frac­ture numé­rique aggra­vée par le confi­ne­ment », le 4 avril 2020

    Repris d’un compte privé : « Combien de telles personnes parmi les sanc­tion­nés et ce chiffre dont se garga­rise le gouver­ne­ment ? »

    Culture, Arts et créa­tions

    Déli­rant et poétique

    https://twit­ter.com/Limpor­tant_fr/status/1246316151946334208

    Super­cop­ter

    Paris Première ressort les épisodes de super­cop­ter. Je ne me souve­nais pas que c’était mal joué à ce point. Sérieu­se­ment, c’est inima­gi­nable. La musique est par contre toujours aussi entraî­nante.

  • Vrac du 3 avril 2020

    Poli­tique et société

    Écono­mie

    L’image animée est à regar­der jusqu’au bout.

    Fisca­lité

    Notez bien ce qu’il dit pour « des limites à ne pas dépas­ser ». Il parle de ne pas être imposé du tout sur ce qu’il gagne (les royal­ties) pendant 10 ans. Rien que ça…

    https://twit­ter.com/edasfr/status/1180387884559486976

    Choix poli­tiques

    Parole offi­cielle

    https://twit­ter.com/Kozlika/status/1246022584694603777

    C’est un vieux sujet. On se moque de l’équipe de Trump mais on a une porte-parole qui affirme ne pas hési­ter à mentir pour proté­ger le président, et qui n’est toujours pas exclue par la presse.

    Le règne de la vérité alter­na­tive c’est aussi chez nous quand le ministre affirme que non il n’y a pas eu pénu­rie de masques alors que hôpi­taux, ehpad et méde­cins indé­pen­dants se plaignent de pénu­rie.

    Le problème c’est que c’est sur tout, même ce qui est évident. Affir­mer avec suffi­sam­ment de force et de répé­ti­tion suffit. Par contre on casse tota­le­ment la confiance dans la parole, et ça c’est très dange­reux sur long terme, surtout en cas de crise.

    Si vous vous deman­diez pourquoi autant de gens cherchent un sauveur en Raoult malgré un consen­sus assez large, c’est juste­ment parce que la parole offi­cielle n’a aucune valeur, voire parfois une valeur néga­tive.

    On se moque du ministre Blanquer qui à chaque annonce avait déclaré avec aplomb expli­ci­te­ment l’op­posé une dizaine d’heures avant, mais c’est le même problème.

    Comment accep­ter une situa­tion et des déci­sions quand on n’a plus confiance dans la parole offi­cielle ?

    Liber­tés

    https://mamot.fr/@cer­veaux­non­dis­po­nibles/103934076408431459

    Pénu­rie

    Police

    La tendance auto­ri­taire du préfet de police qui se voit dans un camp opposé aux mani­fes­tant n’est pas neuve. Là on atteint des records. Je ne comprends déjà pas qu’on l’ait mis à un tel poste, mais encore moins qu’on l’y main­tienne.

    Justice

    Éduca­tion

    Je n’ai pas mieux à propo­ser mais jouer son bac sur les notes en classe sur la première moitié de l’an­née, c’est assez moche. Je ne comprends pas non plus comment on peut main­te­nir l’oral mais pas l’écrit. Soit on annule tout, soit on laisse tout, quitte à adap­ter le contenu.

    On a beau parler de jurys d’har­mo­ni­sa­tion, les diffé­rences entre lycées vont aussi jouer à plein.

    Le bac tran­si­tionne de plus en plus d’une épreuve de niveau à un concours qui ne dit pas son nom avec un quota où les X premiers % d’une classe d’âge doivent obte­nir le diplôme.

    Égalité

    Tech­nique

    Crypto

    Langages infor­ma­tique

    Tech­nos web

  • Et la suite ?

    J’avais initia­le­ment privi­lé­gié une simple page web pour Verba­lisé (parce que). Il y a la simpli­cité de publi­ca­tion et, pour des non-tech, me joindre par commen­taire ou sur twit­ter était certai­ne­ment plus simple que je ne sais quelle machi­ne­rie.

    La page commence à deve­nir trop longue pour être facile à lire, surtout avec le préam­bule obli­ga­toire. On m’in­ter­pelle avec des ques­tions sensées et des invec­tives qui le sont moins.

    Ça me force a expli­ci­ter le pourquoi je retiens tel ou tel témoi­gnage, pourquoi j’ex­clus tel ou tel autre. C’est en soi une bonne chose mais je n’ai pas l’es­pace adéquat pour ça.

    Il n’y a pas non plus d’iden­ti­fiant, pas de moyen de consul­ter l’his­to­rique, peu de suivi pour voir les chan­ge­ments et nouveau­tés, et la zone de commen­taires est illi­sible.

    À côté de ça ça prend aussi du temps de rece­voir, lire, trier, répondre, argu­men­ter. C’est assez morti­fère et je n’ai pas envie de baigner dedans toutes mes jour­nées et soirées.

    Bref, je commence à toucher les limites de l’exer­cice tel que je l’ai conçu au début.


    J’en­tre­vois plusieurs pistes, par ordre de préfé­rence :

    1/ Un jour­na­liste ou un groupe de profes­sion­nels reprennent l’in­ven­taire. Ils s’en­gagent à en faire un vrai travail jour­na­lis­tique, avec prises de contact des auteurs, véri­fi­ca­tions et recroi­se­ments, mis en contexte, etc.

    Ce serait top. Si c’est le cas je lais­se­rai proba­ble­ment quelques anec­dotes de mon choix et reri­di­ge­rai avec plai­sir vers la page de contact qu’ils me donne­raient en atten­dant qu’ils publient quelque chose.

    2/ Un groupe motivé tente d’in­dus­tria­li­ser un peu ce que je fais à la main, avec moi ou sans moi. Ça veut dire un peu d’ou­tillage, une façon de gérer les données un peu plus sérieuses, de pouvoir y rece­voir des critiques et des discus­sions sur chaque histoire indé­pen­dam­ment, etc.

    Ça peut être avec moi ou sans moi, mais je ne ferai de redi­rec­tion vers quelque chose que je ne contrôle pas que si ça me semble sérieux.

    Idéa­le­ment ça serait même top s’il y avait un jour­na­liste et/ou un membre des forces de l’ordre dans le groupe, pour avoir un débat un peu plus riche que ma subjec­ti­vité à moi tout seul, mais j’en demande peut-être un peu trop et ça n’em­pêche pas d’avoir une personne ou un tout petit groupe qui tranche au final pour garder une ligne de conduite cohé­rente.

    3/ Je conti­nue comme aujourd’­hui mais en faisant un blog dédié, un billet par témoi­gnage, avec sa zone de commen­taire dédiée, des caté­go­ries pour s’y retrou­ver, etc.

    Ce n’est pas forcé­ment une mauvaise idée mais c’est un peu de boulot et je ne sais pas si j’au­rai le courage d’ini­tia­li­ser ça seul.

    4/ Je gèle la chose, je conti­nue poten­tiel­le­ment d’in­clure ce qui m’in­té­resse mais je nettoie pour ne garder qu’une sélec­tion. Tant pis pour l’in­ven­taire.

    Ça me gêne un peu parce que l’in­ven­taire a une force en soi, mais le message est aussi déjà passé et ce qui est listé illustre déjà plei­ne­ment la situa­tion.


    Vous avez des avis ?

  • Protégé : Quand on se jette à l’eau, et que la marée descend

    Cette publi­ca­tion est proté­gée par un mot de passe. Pour la voir, veuillez saisir votre mot de passe ci-dessous :

  • Peut-on arrê­ter de se battre ?

    On est en train de tout chan­ger, radi­ca­le­ment, de façon abrupte, de façon rare­ment vue dans notre monde occi­den­tal moderne.

    Bien entendu qu’il y a et aura de la résis­tance, des expli­ca­tions à répé­ter et répé­ter, et une prise de conscience qui ne se fera pas dans l’ins­tant. C’est vrai pour tout chan­ge­ment, celui là comme un autre. Encore plus celui là, vu l’im­por­tance du chan­ge­ment et le court délai sans vraie prépa­ra­tion.

    Ce n’est pas que (et proba­ble­ment pas majo­ri­tai­re­ment) de la mauvaise foi et des gens qui s’en foutent.

    Et si ce sont simple­ment des gens qui n’ont pas le même niveau d’in­for­ma­tion, de prise de conscience ou de compré­hen­sion : insul­ter, moquer et mépri­ser n’ap­por­tera rien sauf se déchi­rer entre nous.

    Commen­cer ainsi n’a aucun sens. On ne créera pas de soli­da­rité sur ces bases.

    Ça ne veut pas dire lais­ser faire, mais un peu de bien­veillance dans l’ap­proche ne fera pas de mal.


    Acces­soi­re­ment, on peut repro­cher aux pari­siens de faire la fête dans les bars le vendredi 13 au soir avant la ferme­ture, mais sans oublier que deux jours avant, le 11 mars, notre président a fait de grandes phrases sur la France qui « [ne renonce pas] aux terrasses, aux salles de concert, aux fêtes de soirs d’été ». On beau savoir que c’était dans le cadre d’un événe­ment commé­mo­ra­tif, quand on sait que quatre jours jours encore avant, le 7 mars, il fait une opéra­tion de commu­ni­ca­tion pour inci­ter les gens à sortir le soir malgré la situa­tion, forcé­ment, ça soli­di­fie la résis­tance.

    Bref, plutôt que cher­cher qui est idiot, on pour­rait être un peu plus construc­tif.

    Quelque part le gouver­ne­ment, en étalant les paliers sur quelques jours, me semble avoir bien compris la problé­ma­tique du chan­ge­ment.

  • « Ils ont été trop lents »

    Oh comme c’est facile, après coup, dans notre canapé, à mani­pu­ler de simples cause à consé­quence binaires à un seul para­mètre.

    Il aurait aurait fallu tout fermer plus vite ? Peut-être. Ou pas. À fermer trop vite on risque de le faire trop bien et de juste repor­ter le problème à quand on sortira des mesures de confi­ne­ment. C’est typique­ment ce qu’on craint pour la Chine. On risque aussi de le faire trop long­temps, ou juste par précau­tion, et ça aussi ça tue même si c’est moins immé­dia­te­ment visible comme effet.

    On a déjà atteint la satu­ra­tion ? Il semble que oui dans certaines zones. Est-ce que c’était évitable ? Peut-être, mais je n’en sais honnê­te­ment rien. Ça ne me parait pas évident au point que l’in­tui­tion soit bonne conseillère et je préfère lais­ser les auto­ri­tés travailler avec ceux qui savent. Il est tout à fait possible que l’enjeu soit de choi­sir le « bon » niveau de satu­ra­tion parce que de toutes façons on en aura un. Il est aussi possible que les confi­ne­ments natio­naux soient préfé­rables à des confi­ne­ments par région et que du coup il soit néces­saire de faire une balance entre ce qu’il se passe entre diverses régions quitte à ce que une commence à satu­rer.

    Tel ou tel ponte dit qu’il aurait fallu faire autre­ment ? Possible. D’autres ont pu dire le contraire par le passé. Notez que certains ne se font vocaux publique­ment que main­te­nant. Pour eux aussi c’est plus facile de reve­nir sur le passé que de connaître l’ave­nir. Même eux ne connaissent en géné­ral que leur disci­pline. On ne gère pas qu’une courbe de conta­gion avec un nombre de lits. On gère tout un écosys­tème avec des dizaines ou des centaines de variables avec des impacts et enche­vê­tre­ments complexes, dont des dyna­miques humaines. Le respon­sable de réani­ma­tion dépassé devant la satu­ra­tion n’a pas à gérer les équi­libres entre acti­vité, soins, appro­vi­sion­ne­ments, régions, etc. Faites-lui confiance sur son métier, mais sur le reste il en sait poten­tiel­le­ment autant que tous les autres.

    Peut-être que je raconte plein de conne­ries. Proba­ble­ment au moins en partie. C’est d’ailleurs bien le sujet. Toi, moi, et quasi­ment tout le monde, y compris les experts sur tel ou tel sujet, n’avons pas tout sur la table, n’avons pas réflé­chi avec tout un comité inter­dis­ci­pli­naire dédié au sujet, ne savons pas ce qui est faisable et quels sont les risques à part « la satu­ra­tion des hôpi­taux » et « c’est la merde ».

    Ça ne veut pas dire qu’il faut s’ar­rê­ter de réflé­chir, de discu­ter, d’échan­ger, de critiquer même — je ne suis pas le dernier pour ça. — Par contre si on pouvait se foca­li­ser sur le présent et le futur plutôt que de repro­cher le passé, ça serait pas mal.

    Parlons de ce qu’on fait ou ne fait pas plutôt de ce qu’on a fait ou n’a pas fait. Il sera temps de reve­nir sur le passé quand tout ça sera fini.

    On réagit dans l’émo­tion, mais ayons un peu d’hu­mi­lité vis à vis de ceux qui ont du prendre ces déci­sions. Prendre ces déci­sions n’a certai­ne­ment pas du être facile, et ne l’est certai­ne­ment toujours pas. Je n’ai­me­rais pour rien au moindre avoir à les prendre à leur place. Je ne peux leur repro­cher d’avoir réflé­chi plusieurs fois avant de prendre des mesures lourdes inédites dans notre histoire moderne. Je trouve telle­ment facile de dire ce qu’il aurait fallu faire, après coup, depuis notre cana­pé…