Quand on se jette à l’eau, et que la marée descend

Je prends la suite du billet précédent. J’ai sauté dans le vide. Les discussions et retours de plusieurs d’entre vous ont confirmé mon choix (Merci <3). J’ai confirmé à chaque fois mon intention de continuer le processus. J’avais enfin réussi à faire taire mes questions et gagner de nouveau un peu de confiance.

On est en train de signer la rupture conventionnelle et autour de moi je vois des boites s’affoler et casser des périodes d’essai. Là où je vais ils ont gelé les embauches mais pas arrêté les programmées. Pas encore, pas pour le moment.

Je n’ai pu recevoir aucun engagement. Comment le pourraient-ils en cette période ? J’ai demandé explicitement ce qu’il en était et j’ai eu un « pour l’instant » et un « on itère avec le conseil d’administration ». Bref, tout peut arriver et je risque de finir en carafe entre deux.

J’ai encore le choix et la possibilité de renoncer, mais vraiment plus longtemps. Si je renonce cette opportunité va partir et je me dis que ça serait crétin de renoncer à la première incertitude. Ce n’est pas comme si la période avait une quelconque certitude, où qu’on aille.

Je me suis jeté à l’eau. Je n’ai pas touché l’eau que je vois la marée qui descend vite. Me voilà encore plus dans l’insécurité et dans l’incertitude que jamais, à me reposer encore et encore les mêmes questions.