Catégorie : Uncategorized

  • RGPD avec Docto­lib

    J’ai lu des choses pas très roses vis à vis de Docto­lib, sur ce à quoi les prati­ciens solli­ci­tés via Docto­lib peuvent avoir accès. Des méde­cins qui auraient des compor­te­ments ou remarques dépla­cés en connais­sant le nom ou le rôle des autres prati­ciens consul­tés.

    Je ne me base pas sur des récits lus sur twit­ter et j’avais une raison person­nelle supplé­men­taire d’en cher­cher plus alors j’ai fait une requête RGPD pour deman­der des infor­ma­tions ainsi que tout ce qu’ils peuvent déte­nir sur moi.

    Ce (long) billet tente de résu­mer l’état en cours. Je le mettrai proba­ble­ment à jour si ça avance signi­fi­ca­ti­ve­ment.

    Bonjour,  

    Confor­mé­ment aux règle­men­ta­tions en vigueur, je souhaite (1) un éclair­cis­se­ment sur l’usage poten­tiel que s’au­to­rise Docto­lib avec mes données, et (2) la commu­ni­ca­tion de l’in­té­gra­lité des données atta­chées à ma personne qui sont trai­tée ou déte­nues par Docto­lib ainsi que de ses filiales ou pres­ta­taires.

    1. Éclair­cis­se­ment

    Votre poli­tique de protec­tion des données person­nelle indique dans les trai­te­ments « Données appar­te­nant au dossier médi­cal que le Profes­sion­nel de Santé souhaite parta­ger avec l’Uti­li­sa­teur ou un autre Profes­sion­nel de Santé appar­te­nant à l’équipe de soins du patient »

    a- Des données person­nelles ou de santé qui me sont ratta­chées peuvent-elles être échan­gées entre deux prati­ciens via Docto­lib ?

    Si oui, b- Ces trans­ferts se feront-ils unique­ment avec mon consen­te­ment préa­lable expli­cite ou peuvent-ils se faire sous un autre régime ? lequel ?

    c- Serai-je systé­ma­tique­ment averti ? par quels moyens ?

    d- Aurai-je via la plate­forme en ligne ou un autre moyen une visi­bi­lité sur les infor­ma­tions me concer­nant qui sont échan­gées et avec qui ?

    e- Quelle est l’éven­tuelle procé­dure pour s’y oppo­ser ?

    2. Commu­ni­ca­tion

    Je vous prie de me commu­niquer sous forme élec­tro­nique et dans les délais légaux l’in­té­gra­lité des données person­nelles qui sont en votre posses­sion ou en celles d’une de vos filiales ou d’un de vos pres­ta­taires. Cela inclut, sans s’y limi­ter, tout histo­rique, tout jour­nal de connexion, ainsi que toute quali­fi­ca­tion dans des caté­go­ries. Cela inclut aussi toute donnée médi­cale me concer­nant.

    Les infor­ma­tions me concer­nant sont celles se ratta­chant direc­te­ment ou indi­rec­te­ment à une ou plusieurs des données nomi­na­tives suivantes :

    – Nom: « xxxxxxx xxxxxxxx »
    – Télé­phone : « xxxxxxxx »
    – Numéro de sécu­rité sociale: « xxxxxxxxxx »
    – Adresse : « xxxxxxxxxx »

    Si vous n’étiez pas en mesure tech­nique­ment ou léga­le­ment de me commu­niquer certaines données deman­dées, je vous prie de me commu­niquer les données restante ainsi que, pour chaque donnée que vous ne me commu­niquez pas, la nature de cette donnée et la raison de la non-commu­ni­ca­tion.

    En vous remer­ciant d’avance,

    Email de requête initial, 10 septembre 2020

    Leur réponse initiale :

    Bonjour, 

    Nous accu­sons bonne récep­tion de votre email et vous en remer­cions.

    1. Sur le partage d’in­for­ma­tions à un autre profes­sion­nel de santé appar­te­nant à l’équipe de soins du patient, le profes­sion­nel de santé n’a pas besoin d’in­for­mer le patient ni de recueillir son consen­te­ment préa­lable car les infor­ma­tions sont répu­tées confiées par le patient à l’en­semble de son équipe de soins.

    En revanche,  l’échange d’in­for­ma­tions à un profes­sion­nel de santé ne faisant pas partie de la même équipe de soins requiert le consen­te­ment préa­lable du patient.

    Article L1110–4 du Code de la santé publique. : https://www.legi­france.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000036515027/2018–01–19 

    Si vous souhai­tez obte­nir plus d’in­for­ma­tions sur les trans­ferts de données réali­sés par votre profes­sion­nel de santé dans ce cadre, nous vous invi­tons à vous rappro­cher de ce dernier.

    2. Concer­nant l’ac­cès à vos données person­nelles : 

    Afin de préser­ver la sécu­rité de vos données person­nelles, nous favo­ri­sons leur accès direct. Aussi, nous vous invi­tons à vous connec­ter à votre compte Docto­lib. Vous y trou­ve­rez l’en­semble des données pour lesquelles nous sommes respon­sable de trai­te­ment. Ces données seront conser­vées jusqu’à la suppres­sion de votre compte Docto­lib. Veuillez noter que votre prati­cien est suscep­tible de conser­ver ces données plus long­temps dans son propre système infor­ma­tique.

    Cordia­le­ment, 
    Service juri­dique
    Docto­lib

    Première réponse de Docto­lib, le 24 septembre 2020

    En gros leur réponse c’est « niet ». Niet ils ne me diront rien sur le 1 et rien sur le 2. Ça ne me convainc sur aucun des deux.

    Tout d’abord sur le 1 il répondent à côté. Ils ne me disent pas ce qu’ils permettent, et rejettent la requête sur d’autres. Je veux savoir ce qui passe ou pas par eux. Je pres­sens la suite, qu’ils vont jouer sur la notion d’équipe de soin. Je vais donc poser de nouveau la ques­tion plus expli­ci­te­ment :

    1.a. Le fait d’avoir pris rendez-vous sur Docto­lib ne suffi­sant pas à répondre à la défi­ni­tion de l’« équipe de soin » au sens de L1110–12, me confir­mez-vous que les diffé­rents méde­cins que je contacte via Docto­lib n’au­ront *pas* accès par défaut à la liste des autres prati­ciens que j’ai rencon­tré ou des autres rendez-vous que je peux avoir pris ?

    1.b. Si toute­fois votre inter­pré­ta­tion diffère et que Docto­lib consi­dère tous les prati­ciens ratta­chés à un compte de patient comme formant de fait une équipe de soin tel qu’ex­primé par L1110–12, merci de m’en infor­mer expli­ci­te­ment.

    Première partie de la relance suite à la première réponse, 24 septembre 2020

    Idem pour l’in­for­ma­tion. Je ne suis pas convaincu par le « circu­lez, rien à voir, allez deman­der ailleurs ». Ce n’est pas mon inter­pré­ta­tion du RGPD.

    1.c Votre réponse est aussi incom­plète. Si le méde­cin n’a pas à m’en infor­mer, il doit, ainsi que tous les respon­sables de trai­te­ment, répondre à mes demandes au sens du RGPD. Les deux ne sont pas exclu­sifs et l’ar­ticle L1110–12 ne retire expli­ci­te­ment aucune obli­ga­tion du RGPD hors de la ques­tion des consen­te­ment. J’ai donc au moins droit à ces infor­ma­tions sur demande.

    En tant qu’o­pé­ra­teur vous êtes aussi liés par ces mêmes obli­ga­tions. Si un tel trans­fert ou un tel échange passe par Docto­lib, consi­dé­rant qu’il s’agit de données person­nelles au sens du RGPD, quelle est la procé­dure pour obte­nir commu­ni­ca­tion de ces échanges de votre part ?

    Si la procé­dure est une requête manuelle et expli­cite à la présente adresse, merci de consi­dé­rer cet email comme une demande expli­cite et me commu­niquer les partages qui ont pu avoir lieu via votre inter­mé­diaire, ou de m’in­for­mer de l’ab­sence de dits partages par votre inter­mé­diaire.

    La possi­bi­lité d’avoir l’in­for­ma­tion via une demande aux méde­cins n’est pas exclu­sive de votre obli­ga­tion de répondre vous-même à une telle requête.

    Seconde partie de la relance suite à la première réponse, 24 septembre 2020

    Sur le 2 j’ai la même impres­sion de « circu­lez il n’y a rien à voir ». Il est évident qu’ils détiennent plus sur moi. Au grand mini­mum je suis dans des caté­go­ri­sa­tions, avec une date d’ins­crip­tion, un grou­pe­ment par cohorte, une date de dernière connexion et certai­ne­ment tout un histo­rique dans le jour­nal de connexions.

    Ils ne me donnent pas tout ce qu’ils ont malgré ma demande sur l’in­té­gra­lité. Ça s’ap­pelle un refus impli­cite. Comme j’ai très expli­ci­te­ment nommé les jour­naux de connexion, je ne peux pas croire à une erreur, ce refus est certai­ne­ment volon­taire. Assez mécon­tent de cette tenta­tive de viola­tion de mes droits, je relance donc aussi là dessus.

    L’ab­sence d’une simple donnée comme la date d’ins­crip­tion du compte rend évident que le compte en ligne ne présente pas toutes les infor­ma­tions que vous déte­nez. N’avez-vous pas au moins des jour­naux rele­vés de connexion, infor­ma­tions telles que le nombre de recherches ou tenta­tives de prises de rendez-vous, quali­fi­ca­tion dans des caté­go­ries ou cohortes, etc. ?

    Je vous confirme donc ma demande de me commu­niquer sous forme élec­tro­nique *l’en­sem­ble* de mes données person­nelles et données ratta­chées, y compris celles mention­nées au para­graphe précé­dent *mais sans s’y limi­ter*.   En vous remer­ciant,

    Troi­sième et dernière partie de la relance suite à la première réponse, 24 septembre 2020

    Je reçois ce jour (1er octobre) une seconde réponse suite à ma relance.

    Ils citent mes ques­tions, les ques­tions (légè­re­ment grisées) sont donc de moi et les réponses d’eux :

    1.a. Le fait d’avoir pris rendez-vous sur Docto­lib ne suffi­sant pas à répondre à la défi­ni­tion de l’« équipe de soin » au sens de L1110–12, me confir­mez-vous que les diffé­rents méde­cins que je contacte via Docto­lib n’au­ront pas accès par défaut à la liste des autres prati­ciens que j’ai rencon­tré ou des autres rendez-vous que je peux avoir pris ?

    Confor­mé­ment à l’ar­ticle L1110–12 du code de la santé publique : « Pour l’ap­pli­ca­tion du présent titre, l’équipe de soins est un ensemble de profes­sion­nels qui parti­cipent direc­te­ment au profit d’un même patient à la réali­sa­tion d’un acte diagnos­tique, théra­peu­tique, de compen­sa­tion du handi­cap, de soula­ge­ment de la douleur ou de préven­tion de perte d’au­to­no­mie, ou aux actions néces­saires à la coor­di­na­tion de plusieurs de ces actes, et qui : […]  2° Soit se sont vu recon­naître la qualité de membre de l’équipe de soins par le patient qui s’adresse à eux pour la réali­sa­tion des consul­ta­tions et des actes pres­crits par un méde­cin auquel il a confié sa prise en charge« . En prenant rendez-vous sur Docto­lib avec vos profes­sion­nels de santé, vous vous adres­sez à eux pour la réali­sa­tion de consul­ta­tions médi­cales, ces derniers font donc bien partie de votre équipe de soin au sens de la loi.

    Première partie de la seconde réponse de Docto­lib, 1er octobre 2020

    J’ai initia­le­ment pris ça comme une réponse « ils ont accès à la liste des rendez-vous » mais après discus­sion sur Twit­ter je me rends compte qu’ils évitent encore une fois de répondre expli­ci­te­ment en ce conten­tant de dire que tous les prati­ciens que je consulte font de fait partie de l’équipe de soin.

    Le fait de volon­tai­re­ment ne pas répondre à la ques­tion, par deux fois, tout en justi­fiant que ça pour­rait léga­le­ment, me fait dire que « oui », ou qu’ils veulent éviter de dire « non ». Je vous laisse vous faire votre idée.

    Pour ma part je serais très étonné que cette inter­pré­ta­tion soit l’es­prit de la loi. Si la notion d’équipe de soin couvre tout le monde, y compris des prati­ciens consul­tés pour des éléments tota­le­ment diffé­rents, la notion d’équipe de soin n’a pas grand sens.

    C’est d’au­tant plus vrai que le 2° qu’ils citent inclut « se sont vus recon­naître […] par le patient » et je n’ai rien reconnu du tout.

    Toujours est-il que j’ai leur inter­pré­ta­tion. Je n’ai aucune chance de faire chan­ger d’in­ter­pré­ta­tion leur dépar­te­ment juri­dique via retour de mail donc je laisse ce point. Je me contente de leur préci­ser mon inten­tion, pour qu’ils ne puissent plus se récla­mer d’une recon­nais­sance impli­cite ou d’in­ter­pré­ter mon inten­tion :

    […] Il me semble abusif de consi­dé­rer une recon­nais­sance de membre de l’équipe de soin du 2° de façon impli­cite.

    Toute­fois, plutôt que de débattre du passé, allons au plus simple : Merci donc de noter que, jusqu’à nouvel ordre, je déclare expli­ci­te­ment que je ne recon­nais PAS une équipe de soin unie dans les diffé­rents prati­ciens que je consulte. Je refuse donc tout partage et toute visi­bi­lité entre prati­ciens qui ne serait pas impo­sée par la loi.

    Cette infor­ma­tion vous étant connue à partir de ce jour, merci donc de prendre désor­mais les mesures néces­saires à la protec­tion de mes données person­nelles, et de me confir­mer quand ces actions auront été prises.

    Première partie de la relance suite à la seconde réponse de Docto­lib, 1er octobre 2020

    On verra s’ils m’in­forment de quoi que ce soit de changé.

    1.c […] Si un tel trans­fert ou un tel échange passe par Docto­lib, consi­dé­rant qu’il s’agit de données person­nelles au sens du RGPD, quelle est la procé­dure pour obte­nir commu­ni­ca­tion de ces échanges de votre part ? Si la procé­dure est une requête manuelle et expli­cite à la présente adresse, merci de consi­dé­rer cet email comme une demande expli­cite et me commu­niquer les partages qui ont pu avoir lieu via votre inter­mé­diaire, ou de m’in­for­mer de l’ab­sence de dits partages par votre inter­mé­diaire. La possi­bi­lité d’avoir l’in­for­ma­tion via une demande aux méde­cins n’est pas exclu­sive de votre obli­ga­tion de répondre vous-même à une telle requête.

    Docto­lib n’agit qu’en qualité de sous-trai­tant pour le compte des profes­sion­nels de santé, respon­sables de trai­te­ment. Il s’agit d’in­for­ma­tions liées à votre prise en charge par votre profes­sion­nel de santé et il appar­tient donc à ce dernier de vous infor­mer du poten­tiel trans­fert de vos données à d’autres membres de votre équipe de soin. Nous vous invi­tons à vous rappro­cher de votre profes­sion­nel de santé afin d’ob­te­nir l’in­for­ma­tion recher­chée. 

    Seconde partie de la seconde réponse de Docto­lib, 1er octobre 2020

    Bref, là j’ai un refus expli­cite de me commu­niquer des infor­ma­tions qu’ils peuvent avoir sur moi. Étran­ge­ment (ou pas), cette non commu­ni­ca­tion n’était pas signa­lée dans leur première réponse, bien que je l’ai demandé expli­ci­te­ment dans ma requête. De quoi m’aga­cer.

    Toujours est-il que je ne sous­cris pas à leur analyse qu’en tant que sous-trai­tant il n’ont pas à répondre à mes requêtes directes. J’en doute très fort, d’au­tant que j’ai créé un compte direc­te­ment chez eux avant de prendre un rendez-vous chez le méde­cin. La rela­tion que j’ai avec eux est directe.

    J’ai acté expli­ci­te­ment leur refus de commu­ni­ca­tion, en leur deman­dant de me préve­nir s’ils chan­geaient d’avis avant la fin du délai légal (parce que bon, un refus expli­cite de commu­ni­ca­tion, je ne vais pas lais­ser passer).

    2. […] Je vous confirme donc ma demande de me commu­niquer sous forme élec­tro­nique *l’en­sem­ble* de mes données person­nelles et données ratta­chées, y compris celles mention­nées au para­graphe précé­dent *mais sans s’y limi­ter*.

    Pour accé­der aux jour­naux et rele­vés de connexion, merci de bien vouloir nous four­nir tout élément permet­tant de confir­mer votre iden­tité : copie d’une carte d’iden­tité, passe­port, ou tout autre élément prou­vant votre iden­tité. 

    Troi­sième et dernière partie de la seconde réponse de Docto­lib, 1er octobre 2020

    Ce type de requête contre­dit expli­ci­te­ment les décla­ra­tions de la CNIL :

    Exer­cice de mes droits « Infor­ma­tique et Liber­tés » : dois-je four­nir obli­ga­toi­re­ment une copie de ma carte d’iden­tité ?

    – En prin­cipe, non !  Pour exer­cer vos droits « Infor­ma­tique et Liber­tés », il vous suffit de « justi­fier de votre iden­tité ».                                   

    Comment « justi­fier de votre iden­tité » ?

    Par exemple, en :

    – Commu­niquant votre numéro de client ou d’abon­ne­ment en plus de votre iden­tité et de votre adresse.

    – Exerçant vos droits à partir d’un compte en ligne sur lequel vous vous êtes préa­la­ble­ment authen­ti­fié (iden­ti­fiant et mot de passe).

    Posez votre ques­tion, la CNIL vous répond : Exer­cice de mes droits « Infor­ma­tique et Liber­tés » : dois-je four­nir obli­ga­toi­re­ment une copie de ma carte d’iden­tité ?

    En dehors de ça ça n’a aucun sens. Mes données sont ratta­chées au compte en ligne créé, à l’email utilisé pour cela, et aux infor­ma­tions que j’y ai rempli. S’ils ont validé mon email, ils n’ont jamais validé mon état civil. Avoir copie de mon passe­port ne leur donne aucune infor­ma­tion fiable leur permet­tant de savoir si ce sont mes données.

    Ils ont déjà la preuve que nous échan­geons via l’email utilisé pour enre­gis­trer le compte, qui permet aussi de récu­pé­rer un mot de passe et donc l’ac­cès au compte. Ils ont aussi mon télé­phone s’ils veulent une confir­ma­tion par un second canal. Ils peuvent aussi me deman­der une authen­ti­fi­ca­tion sur mon compte en ligne. Il est hors de ques­tion que leur donne des infor­ma­tions person­nelles en plus (la preuve de mon état civil, dont ils n’ont aucun besoin).

    Ils commencent par me dire qu’ils m’ont tout donné alors que ce n’est pas le cas, puis après relance me refusent certaines infor­ma­tions et me demandent des condi­tions pour les autres (que fina­le­ment ils avaient). Ça commence à bien faire !

    J’ai donc recon­firmé ma demande et mon refus de leur donner plus d’in­for­ma­tions person­nelles que ce dont ils ont besoin pour l’exé­cu­tion de ma demande. On verra le résul­tat.


    Mis à jour 1 : Mes aven­tures sur Twit­ter ont attiré l’at­ten­tion de la CNIL qui m’a demandé de créer une plainte chez eux, ce que j’ai fait. J’ai eu très peu après une noti­fi­ca­tion que le dossier a été ouvert chez eux, avec un point de contact.

    Ça peut être long, ou ne rien donner du tout. J’es­saie­rai de penser à mettre à jour ici si/quand j’ai des nouvelles concrètes.


    Mise à jour 2 (février 2021) : Aujourd’­hui je repère un encart « Mon équipe soignante » en bas de ma page Docto­lib. Y sont deux méde­cins que j’ai consulté et un labo auprès duquel j’ai fait des analyses.

    (il n’y a qu’une entrée sur l’image parce que je n’ai pensé à faire la capture d’écran qu’a­près avoir retiré les deux premières)

    Note : Je ne sais pas de quand date cet encart. Je ne l’avais pas repéré en septembre dernier et suis assez confiant qu’il n’était pas présent. Nos discus­sions avaient tourné en bonne partie autour de cette notion et la présence de cette fonc­tion­na­lité n’a jamais été mentionné, ni n’a fait partie des données person­nelles commu­niquées lors de la demande d’ac­cès.

    Cette asso­cia­tion n’est évidem­ment pas de mon fait et n’a pas été faite avec mon accord ou même en m’en infor­mant. C’est juste­ment le sujet sur lequel je deman­dais des éclair­cis­se­ment et contre quoi je me battais.

    J’en conclus que :

    • J’avais raison d’avoir des craintes à ce propos. Ils ont fini par expli­ci­te­ment défi­nir une équipe de soin à partir des diffé­rentes consul­ta­tion.
    • Ils dépassent le statut de sous-trai­tant puisqu’ils font d’eux-mêmes des asso­cia­tions entre prati­ciens impos­sible à faire si chaque prati­cien n’a accès qu’à ses propres données.
    • Ils consti­tuent cette équipe auto­ma­tique­ment sans demande ni consen­te­ment alors qu’elle peut avoir des impli­ca­tions légales fortes en termes de partage de données (voir leurs réponses d’oc­tobre à ce sujet)
    • Ils ont consti­tué une équipe pour moi malgré un refus expli­cite de ma part.

    Bonjour,

    Lors d’une requête d’in­for­ma­tion au titre du RGPD en octobre 2020, vous m’aviez fait quelques réponses sur la notion d’équipe de soin et de votre inter­pré­ta­tion à ce niveau.

    Aujourd’­hui j’ai constaté un encart en bas de ma page Docto­lib nommé « Mon équipe soignante ». Cet encart était rempli avec deux prati­ciens et un labo­ra­toire. Cette « équipe » n’est pas un simple histo­rique : Elle ne contient pas tout mon histo­rique, consul­table par ailleurs, et j’ai pu en reti­rer des items.

    A. Je n’ai pas jamais fait consti­tué ou donné mon accord à la consti­tu­tion d’une telle équipe ou à la notion même d’équipe

    B. La consti­tu­tion de cette équipe ne peut rele­ver de votre acti­vité de sous-trai­tant au regard du RGPD puisque vous m’aviez vous-même expli­ci­te­ment répondu que

    > « Sur Docto­lib, chaque profes­sion­nel de santé avec lequel vous prenez rendez-vous dispose de sa propre fiche patient. Cette fiche reste atta­chée à un profes­sion­nel de santé et n’est pas direc­te­ment consul­table par un autre profes­sion­nel de santé avec lequel vous auriez pris rendez-vous via Docto­lib. »
    Seuls vous avez donc pu faire le lien entre les diffé­rents prati­ciens pour créer cette entrée et la main­te­nir, et êtes le respon­sable de trai­te­ment à ce titre.
    C. Suite à ma requête précé­dente, voyant l’am­bi­guité de certaines de vos réponses sur ce sujet et le risque asso­cié pour mes données, je vous avais informé d’un refus expli­cite :

    > « Merci donc de noter que, jusqu’à nouvel ordre, je déclare expli­ci­te­ment que je ne recon­nais PAS une équipe de soin unie dans les diffé­rents prati­ciens que je consulte. »
    Pour autant vous avez choisi de créer, après ce refus, une telle équipe sans m’en infor­mer expli­ci­te­ment et sans mon consen­te­ment.
    * * *

    Cette notion d’équipe soignante peut avoir des consé­quences lourdes sur le trai­te­ment et le partage de mes données person­nelles, dont des données médi­cales sensibles. Vous avez-vous même cité les passages légis­la­tifs concer­nés dans nos précé­dents échanges, ainsi que les possi­bi­li­tés qu’ils offrent.
    Aussi, je vous demande de :

    1. Puisqu’elle comporte mes données person­nelles, me confir­mer de quand date la consti­tu­tion de cette notion d’équipe soignante au sein de Docto­lib. Par exemple la date de créa­tion de la fonc­tion­na­lité, ou la date du premier ajout dans cette liste

    2. Si vous vous consi­dé­rez respon­sable de trai­te­ment au titre du RGPD pour cette fonc­tion­na­lité, me commu­niquer :

    a. les règles d’ajout dans cette liste (puisqu’elle ne contient pas tout l’his­to­rique de mes prati­ciens)

    b. que les preuves de mon consen­te­ment ou les motifs pour vous dispen­ser de ce consen­te­ment

    c. l’ex­pli­ca­tion sur la non prise en compte de mon refus préa­lable expli­cite, tel que le prévoit le RGPD

    3. Si vous vous consi­dé­rez sous-trai­tant au titre du RGPD pour cette fonc­tion­na­lité, me commu­niquer :

    -a. quel prati­cien exact en serait respon­sable de trai­te­ment dans mon cas person­nel

    -b. confir­ma­tion que vous ne lui avez pas trans­mis d’in­for­ma­tion qui ne vien­drait pas de lui-même (c’est à dire qu’il a dû obte­nir de lui-même par un autre moyen le fait que j’ai consulté deux autres prati­ciens et qu’il les a lui-même entré dans une inter­face auquel il a accès en tant que respon­sable de trai­te­ment)

    -c. ou à défaut les motifs et consen­te­ments qui vous ont auto­risé à lui trans­mettre ces infor­ma­tions sans mon accord et malgré un refus préa­lable expli­cite

    Je vous prie de me trans­mettre l’en­semble de ces infor­ma­tions par écrit en détaillant l’en­semble des points (1, 2.a à 2.c, 3.a à 3.c), ce dans le délai légal d’un mois à comp­ter de cette demande du 4 février 2021.

    Les données néces­saires à répondre à ma demande sont les suivantes:
    – Iden­ti­fiant de compte : xxxxx.xxxx@xxxxx.xx

    Requête du 4 février 2021

    Cordia­le­ment,Eric Daspet

  • Barre de navi­ga­tion sur navi­ga­teur mobile

    Je voulais faire simple : Une page dont premier bloc doit occu­per l’in­té­gra­lité de l’écran.

    html, body { padding: 0; margin: 0; } 
    #first { width: 100vw; height: 100vh; }
    
    <div id="first">Hello</div>
    <div>World</div>

    Ça n’est *jamais* simple.

    Barres de défi­le­ment

    Alors déjà vw et vh prennent en compte les barres de défi­le­ment. J’ai perdu l’ha­bi­tude sous mac mais elles prennent encore de la place à l’af­fi­chage sous windows.

    Du coup, comme ma page est plus longue que l’écran, j’ai une barre de défi­le­ment verti­cale sur le côté. 100vw + la barre de défi­le­ment, c’est plus que l’écran. Mon bloc dépasse donc sur le côté.

    J’ai deux solu­tions : 100%, qui regarde la taille d’af­fi­chage dispo­nible (donc sans les barres de défi­le­ment) ou window.innerWidth en javas­cript qui fait la même chose.

    Dans les deux cas je ne veux pas que la taille de mon contenu « saute » en fonc­tion de la longueur de ma page. Le plus simple est de forcer l’af­fi­chage de la barre de défi­le­ment verti­cale même dans les très rares cas où je n’en aurai pas besoin.

    html, body { padding: 0; margin: 0; overflow-y: scroll; } 
    #first { width: 100%; height: 100vh; }
    
    <div id="first">Hello</div>
    <div>World</div>

    Je ne me préoc­cupe pas de la barre de défi­le­ment hori­zon­tale. Norma­le­ment je ne devrais jamais en avoir sur une page web.

    La barre de navi­ga­tion

    Sur les smart­phones les navi­ga­teurs proposent désor­mais une barre de navi­ga­tion esca­mo­table. Elle est visible quand on arrive sur la page, dispa­rait quand on défile vers le bas, réap­pa­rait quand on défile vers le haut.

    C’est un bon compro­mis entre le besoin d’un écran sans rien au milieu et le besoin d’avoir accès à la barre de navi­ga­tion. Reste que « tout l’écran » peut vouloir dire trois choses :

    1. Tout l’écran de départ, quand il y a la barre, quitte à ce que ça ne prenne plus tout l’écran quand la barre dispa­rait.
    2. Tout l’écran possible, quitte à ce que ça dépasse de l’écran quand la barre est visible.
    3. Tout l’écran dispo­nible, et donc une taille qui change suivant que la barre est visible ou non.

    Mon bloc doit prendre tout l’écran au démar­rage de la page, et je ne veux pas que quoi que ce soit bouge dans la page simple­ment parce qu’on défile verti­ca­le­ment. Je cherche donc dans la solu­tion 1.

    J’ai deux outils pour ça :

    • 100vh en CSS, qui corres­pond à la taille n° 2 (sans la barre)
    • window.innerHeight en Javas­cript, qui corres­pond à la taille n°3 (adap­ta­tif) avec un événe­ment « resize » quand la barre appa­rait ou dispa­rait

    Idéa­le­ment ma solu­tion c’est « 100vh moins la taille de la barre ».

    Malheu­reu­se­ment la taille de la barre ne fait pas partie des variables d’en­vi­ron­ne­ment CSS. On a la taille des encoches des écrans iPhone mais pas la taille de la barre qui concerne pour­tant quasi­ment tout le monde.

    La seule solu­tion que j’ai trou­vée c’est au démar­rage faire un <div> de 100vh, regar­der la taille qu’il a, retran­cher window.innerHeight, et stocker ça dans une variable CSS.

    <script>
    const div=document.createElement('div');
    
    div.setAttribute('style', 'height:100vh;width:0;position.absolute;top:0');
    
    const barSize = div.scrollHeight - window.innerHeight;
    
    document.documentElement.style.setProperty('--bar-height', barSize+'px');
    </script>
    
    
    html, body { padding: 0; margin: 0; overflow-y: scroll; } 
    #first { 
      width: 100%; 
      height: calc(100vh - var(--barSize, 0px); 
    }
    
    <div id="first">Hello</div>
    <div>World</div>

    Si vous trou­vez mieux, je suis preneur.

  • Choosy

    Je ne crois pas vous avoir déjà parlé de Choosy et pour­tant je ne saurais plus m’en passer.

    Ce petit utili­taire remplace le navi­ga­teur par défaut dans la confi­gu­ra­tion système et se charge de redi­ri­ger vers le bon navi­ga­teur en fonc­tion des règles que vous lui aurez donné.

    Chez moi ça me permet de sépa­rer effi­ca­ce­ment le pro et le perso.

    Le lien vient de slack ? navi­ga­teur pro. Le lien est vers twit­ter ? navi­ga­teur perso. Le lien est vers un domaine pro ? navi­ga­teur pro. Le lien contient le nom de la boite ? navi­ga­teur pro. Ça vient du termi­nal ? je l’uti­lise pour les deux, ça lais­sera le choix du navi­ga­teur à chaque fois (mais rien que l’écrire me fait dire que ça méri­te­rait que j’uti­lise deux app de termi­nal diffé­rentes pour faci­li­ter la sépa­ra­tion).

    On peut filtrer en fonc­tion du lien (domaine, mots clefs, expres­sion ration­nelle), de l’ap­pli­ca­tion source, de la présence d’une touche appuyée lors de l’ap­pel sur le lien, des navi­ga­teurs déjà en train de tour­ner… et si vrai­ment on le souhaite il est possible de présen­ter les diffé­rents navi­ga­teurs possible pour lais­ser choi­sir au cas par cas.

    Si ce n’est pas deux navi­ga­teurs, Choosy est capable de lancer le lien sur des profils diffé­rents dans Chrome.

    Un paie­ment unique de 10 $ pour ne pas avoir des onglets persos dans les onglets pro parce que j’ai cliqué sur un lien pendant la pause, ça les vaut large­ment.

  • Augmen­ta­tion et salaires d’em­bauche

    Quelle est l’aug­men­ta­tion annuelle stan­dard pour un déve­lop­peur qui travaille correc­te­ment mais pas excep­tion­nel­le­ment, avec une progres­sion de carrière clas­sique ? 2 %, 4 %, 6 %, 8 % ?

    J’ai demandé autour de moi, 3 à 5 % semble des esti­ma­tions raison­nables. Les augmen­ta­tions de 8 à 10 % sont consi­dé­rées comme des mérites excep­tion­nels.

    À vous de trou­ver les chiffres de votre entre­prise. Vous pouvez lisser via une moyenne sur plusieurs années mais pas exclure les années « excep­tion­nelles » où l’en­tre­prise a été en diffi­culté finan­cière.

    Et à dans la grille d’em­bauche ?

    Si vous avez une grille de salaire de réfé­rence à l’em­bauche, même si le nombre d’an­nées d’ex­pé­rience n’y est qu’in­di­ca­tif, quelle augmen­ta­tion annuelle serait néces­saire pour passer de 0 à 5 ans d’ex­pé­rience en respec­tant cette grille ?

    Ajou­tez-y l’in­fla­tion (prenons 1 % pour simpli­fier). Si votre grille des salaires à l’em­bauche a tendance à être rééva­luée plus vite que l’in­fla­tion à cause d’un marché en tension, prenez-le aussi en compte (c’est très proba­ble­ment le cas sur les métiers d’in­gé­nie­rie logi­cielle, je ne serais pas étonné qu’il faille ajou­ter 1 point de % en plus).

    Atten­tion, on parle là d’aug­men­ta­tion annuelle, toutes les années. Si vous n’aug­men­tez qu’une fois tous les deux ans, il faut doubler ce chiffre. S’il n’y a pas ou peu d’aug­men­ta­tion les années diffi­ciles, il faut l’aug­men­ter propor­tion­nel­le­ment les autres années.

    Compa­rons…

    Si, après correc­tions liés à l’in­fla­tion et à l’évo­lu­tion du marché, le chiffre que vous obte­nez à partir des salaires à l’em­bauche est plus grand que celui de vos augmen­ta­tions annuelles moyennes, vous avez un problème.

    Si, toujours après correc­tion, il est équi­valent ou supé­rieur à ce que vous consi­dé­rez comme une augmen­ta­tion excep­tion­nelle, votre problème est critique.

    Une simple ques­tion d’iné­ga­li­tés…

    Vous avez un problème parce que vous géné­rez une inéga­lité entre les nouveaux (qui s’alignent à la grille d’em­bauche) et les anciens (plus faible­ment augmen­tés).

    Vous géné­rez un senti­ment d’injus­tice pour les anciens. Comme en paral­lèle ces mêmes déve­lop­peurs vont rece­voir des offres qui, elles, s’alignent sur le marché, l’in­sa­tis­fac­tion ne va pas pouvoir être igno­rée et ne va que gran­dir avec le temps.

    Dans le meilleur des cas les anciens sont inci­tés à démis­sion­ner plus vite que prévu pour pour­suivre leur carrière. Dommage, ce sont eux qui ont la connais­sance de votre l’en­tre­prise et recru­ter coûte cher.

    Dans dans le pire des cas ces anciens restent, insa­tis­faits, géné­rant une défiance et un pessi­misme latents vis à vis de la direc­tion, en entrai­nant aussi les nouveaux dans le sillage.


    En regar­dant ce que je consi­dère le marché de l’in­gé­nie­rie logi­cielle et ce que je vois dans diffé­rentes entre­prises où je suis passé, l’aug­men­ta­tion légi­time devrait appro­cher les 6 à 7 % les 5 premières années en plus de l’in­fla­tion (donc 7 à 8% avec l’in­fla­tion du moment). Ça décroit après les premières années mais reste proba­ble­ment encore dans les 3 à 4 % hors infla­tion (donc 4 à 5 % avec) pendant les 10 ans suivants.

    Bien évidem­ment, je parle de moyenne. Pour suivre 7 à 8 % en moyenne année après année, il devrait être fréquent de voir des augmen­ta­tions de 10 % et plus.


    Vous avez fait tenté l’ex­pé­rience ? Je suis curieux de vos chiffres.

    Que consi­dé­riez-vous une augmen­ta­tion « normale » avant de faire le calcul ? Quelle augmen­ta­tion est néces­saire d’après votre grille à l’em­bauche et en y ajou­tant au moins 1% d’in­fla­tion ?

  • Encore des agen­ce­ments de photos

    Je cherche toujours la grille idéale pour présen­ter des photos avec des formats arbi­traires de façon à ce que ça passe bien et sur mobile et sur écran de bureau.

    Il n’existe pas de solu­tion passe-partout. J’avais listé l’état de l’art il y a quelques temps. Il y a de rares acteurs qui font des petits plus pour rompre la mono­to­nie ou mettre en avant des images parti­cu­lières mais dans l’en­semble on se contente d’un agen­ce­ment par carré (Insta­gram), par lignes (Flickr) ou par colonnes (Tumblr) suivant ce qu’on vise comme type de photos et si elles sont prin­ci­pa­le­ment affi­chées sur des écrans de bureau ou des mobiles. C’est géné­ra­le­ment spécia­lisé et assez illi­sible dès qu’on y met une photo d’un format diffé­rent ou qu’on visua­lise sur un écran non adapté.

    Diffé­rents types d’agen­ce­ment

    J’avais tenté quelque chose d’un peu diffé­rent en m’au­to­ri­sant des confi­gu­ra­tions un peu plus limi­tées mais qui conti­nuent à respec­ter le rapport largeur/hauteur de chaque image : Des séries d’agen­ce­ments de 1 à 4 photos, empi­lés les un au dessus des autres. Ça permet d’avoir un rendu plus divers, plus riche et adapté au format de chaque image (une image format portrait peut être mise en regard d’images format paysage).

    Agen­ce­ments prédé­ter­mi­nés

    Trois ans après, ça tient toujours et ça ne m’a jamais créé de résul­tat qui jure visuel­le­ment. Du coup j’ai ajouté quelques agen­ce­ments plus complexes à la liste, ainsi que les varia­tions pour savoir si tel grand bloc va en haut ou en bas, à gauche ou à droite, etc.

    Ça donne des formules de 3 km pour trou­ver la taille de chaque image en fonc­tion de son ratio, de la taille hori­zon­tale dispo­nible et de la taille des espa­ce­ments, mais ça fonc­tionne.

    Nouveaux agen­ce­ments types

    J’ai aussi changé la formule de sélec­tion.

    Aupa­ra­vant je parcou­rais pas à pas en choi­sis­sant le bloc le plus adéquat au fur et à mesure du parcours. Ça me lais­sait parfois peu de choix sur les dernières images, avec par exemple une dernière image au format portrait à affi­cher en pleine largeur parce qu’il ne reste plus qu’elle et que je ne peux donc pas la mettre en regard d’une autre. Désor­mais je calcule toutes les combi­nai­sons possibles sur l’en­semble des images et je garde la meilleure combi­nai­son de blocs de façon globale.

    Le score d’une combi­nai­son c’est la somme des scores de chaque image. J’y compare la surface d’af­fi­chage à une surface cible « idéale » (aujourd’­hui c’est fixé à « ⅔ d’une photo au ratio 3:2 affi­chée en pleine largeur »).

    Initia­le­ment je comp­tais le nombre de pixels de diffé­rence mais ça a tendance à encou­ra­ger des photos plus petites (on retire peu de pixels) par rapport aux photos plus grandes (on ajoute beau­coup de pixels). Depuis je calcule un facteur « photo la plus grande des deux / photo la plus petite des deux ». Comme je préfère une petite varia­tion sur toutes les photos à une énorme varia­tion sur une unique photo, j’élève cette diffé­rence au carré.

    Le gros avan­tage de cette méthode c’est que je peux éven­tuel­le­ment faire varier la taille de réfé­rence. Une photo de moindre impor­tance sera compa­rée à une taille de réfé­rence plus petite. La photo prin­ci­pale sera compa­rée à une taille de réfé­rence plus grande. On arrive ainsi à mettre en valeur les bonnes images et mettre en retrait les autres.

  • Il arrive qu’ils se trompent

    « Quand on demande leur avis à des gens qui n’y connaissent pas grand-chose sur un sujet complexe, il arrive qu’ils se trompent »

    David Barroux
  • Recom­man­da­tion smart­phone

    Je vais très proba­ble­ment devoir chan­ger mon smart­phone et je suis perdu dans les marques et les modèles. J’ap­pré­cie­rais bien une recom­man­da­tion de quelqu’un qui connait bien le milieu.

    Je fais prin­ci­pa­le­ment du web, des réseaux sociaux, de la navi­ga­tion gps et des vidéos. Je cherche d’abord une très bonne auto­no­mie (je le solli­cite vrai­ment beau­coup) et un écran de bonne qualité qui n’est pas ébloui en exté­rieur (idéa­le­ment AMOLED).

    Je n’ai pas besoin d’un proces­seur dernier cri mais vu que ça influe beau­coup sur la navi­ga­tion web, on va dire que la puis­sance reste un critère secon­daire.

    Je n’ai que faire d’une taille d’écran gigan­tesque, d’une réso­lu­tion de folie, ou d’une puce graphique excep­tion­nelle pour les deux. Je n’ai aussi aucune utilité de trois zillions de capteurs photos super poin­tus.

    Pour un ordre d’idée, le précé­dent était un Samsung Galaxy A5 2017, celui d’avant un Sony Z3 Compact, les deux choi­sis parce qu’ils avaient une des meilleures auto­no­mies de leur époque.

    Auriez-vous des réfé­rences à me conseiller ?

  • Choix d’en­ga­ge­ment

    J’ai pris un peu de recul sur mes orien­ta­tions poli­tiques histoire de voir où et comment m’im­pliquer. Je suis arrivé avec quelques critères (donnés ici dans le désordre) :

    • Recherche une société meilleure, quitte à remettre en cause l’exis­tant et le passé
    • Écolo­gie et urgence clima­tique
    • Société soli­daire, basée sur du collec­tif et des communs
    • Fortes liber­tés civiles, droits de l’hu­main, liberté d’ex­pres­sion et vie privée
    • Idéal démo­cra­tique avec une vision pour nos insti­tu­tions
    • Euro­péen à tendance fédé­ra­liste, univer­sa­liste dans ses valeurs
    • Recherche de justice sociale et partage des richesses
    • Modèle de société qui revoit le rapport au travail, à l’éco­no­mie et à la produc­tion
    • N’ex­clut pas les choix poli­tiques forts ou radi­caux bases sur des opinions, mais ne contre­dit pas la science, les faits, le ration­nel et le prag­ma­tique

    Oui, j’en demande beau­coup.

    Typique­ment pour moi ça exclut proba­ble­ment une majeure partie des collec­tifs qu’on quali­fie­rait « de droite » en France : L’éco­no­mie, la souve­rai­neté, la liberté indi­vi­duelle, l’ordre, et la défense du système actuel y priment en géné­ral sur les critères que j’ai listé plus haut. Ce ne sont aussi pas eux qui vont remettre en cause le système.

    Mon dernier point m’em­pêche très nette­ment d’en­vi­sa­ger EELV, au moins tant qu’ils restent dans des actes entre deux chaises vis à vis des vaccins, du nucléaire, et ce genre de choses.

    Le PS j’ai trop de défiance après l’avoir vu amener Valls, suivre les tenants de l’ordre et renon­cer à tout ce pourquoi je vote­rai pour eux. Je retiens le mariage pour tous, c’est énorme, mais d’autres à gauche avaient ce même projet. Ça ne suffit pas à contre­ba­lan­cer.

    LFI je n’ac­croche pas à la vision popu­liste et natio­na­liste. La base mili­tante est très diverse, amal­ga­mant tous ceux qui en ont marre, allant parfois sur le brun. Le chef est lui a tendance auto­cra­tique et mégalo. Ça fait trop et j’ai même peur de ce qu’il se passe­rait s’ils arrivent au pouvoir avant d’avoir fait le ménage. C’est un no go indé­pen­dam­ment de ce que je pense du programme.

    J’ai beau­coup d’af­fi­ni­tés avec Géné­ra­tion-s, notam­ment parce que Benoît Hamon ose avan­cer sérieu­se­ment sur la ques­tion du travail et du revenu de base, mais pas que. Ils parlent social, société, communs, démo­cra­tie, etc.

    Malheu­reu­se­ment ils ont des posi­tions offi­cielles très marquées sur la fin du nucléaire. Pour­tant, s’il y a un seul enjeu sur notre géné­ra­tion, c’est le climat. Et là, honnê­te­ment, je n’ai vu aucun scéna­rio crédible qui permette de se passer du nucléaire. L’ur­gence est de construire, pas détruire.

    On m’a proposé Place Publique, mais le site ne présente que de très vagues valeurs, qui pour­raient être dites par une majo­rité des partis français. Avec trop d’af­fi­ni­tés au PS et pas de vrai programme concret, je passe mon tour.

    Nouvelle Donne… Le programme a des valeurs proches des miennes des idées inté­res­santes, quelques trous (toujours rien, ni pour ni contre ni analyse, à propos du nucléaire ? Vrai­ment ?) mais.. j’ai déjà donné. Il paraît que ça s’est amélioré sur certains points qui posaient problème en interne mais il n’en sort toujours pas grand chose à part des alliances à chaque élec­tion. C’est d’ailleurs peut être ça le problème. Je ne veux pas d’un parti qui soit un moyen pour les têtes d’af­fiches d’ob­te­nir un mandat aux élec­tions. Les élec­tions c’est le moyen, pas le but.

    Du coup j’ai fait un tour ailleurs.

    J’avais un souve­nir du Parti Pirate quasi­ment unique­ment orienté culture, réseaux et liber­tés civiles, ainsi qu’une conno­ta­tion très « libe­ra­tienne et liber­tés indi­vi­duelles » que je ne partage à priori pas.

    Peut-être que ça a changé, peut être que mes souve­nirs ou préju­gés étaient faux. Toujours est-il que j’y ai trouvé des posi­tions pas si éloi­gnées de ce que je cherche avec mes critères.

    C’est en construc­tion. Il me manque beau­coup de prises de posi­tion, notam­ment sur la partie « Société soli­daire, basée sur du collec­tif et des communs ». J’ai toujours peur que la tendance libe­ra­tienne puisse s’y retrou­ver et donc faire partie du bateau. Pour autant, si j’au­rais parfois pris d’autres choix, rien de ce que j’ai vu ne m’a fait sauter au plafond ou même gêné.

    Ma vraie rete­nue à plutôt été sur la capa­cité de l’as­so­cia­tion à avoir un vrai impact. J’étais prêt à faire de gros compro­mis pour avan­cer avec une struc­ture qui a un vrai impact… mais pas rien.

    Avec un peu de recul, si on ne se limite pas à la France, le Parti Pirate a eu et à encore un impact. Le fait que ce ne soit pas un parti avec un leader tête d’af­fiche laisse aussi penser qu’on pourra imagi­ner des choses diffé­rentes. La taille peut sur ce point aussi être un avan­tage.

    Bref, me voilà parti avec le Parti Pirate pour tenter l’aven­ture.

  • Le passé c’est le passé

    Le passé c’est le passé darling, ça para­site le présent !

    Edna Mode, Les indes­truc­tibles

    Si vous saviez combien elle est impor­tante pour moi profes­sion­nel­le­ment cette maxi­me… Edna je t’adore.


    Sans cette règle, impos­sible de se mettre à nu, de parler de ses erreurs, de deman­der de l’aide, d’oser échouer. Comment espé­rer résoudre les problèmes et s’amé­lio­rer si chaque erreur sera rete­nue contre nous pour l’éva­lua­tion annuelle, pour la prime, pour le futur poste, ou si simple­ment on se fait passer un savon ?

    Le passé c’est le passé darling. Occu­pons nous du présent. Peu importe les erreurs, les respon­sables et mêmes les consé­quences. Ce qui importe c’est ce qu’on fait main­te­nant et comment on influence l’ave­nir : Répa­rer les erreurs, obte­nir de l’aide, progres­ser, mettre en œuvre ce qui permet­tra d’évi­ter de futures occur­rences à l’ave­nir.

    Juger, râler, reti­rer des respon­sa­bi­li­tés, ne pas donner une prime ou une augmen­ta­tion, c’est inci­ter à ne pas parler. On s’oc­cupe du passé, on para­site le présent et on ne résout rien pour l’ave­nir.


    Cette règle c’est aussi un fonde­ment très fort de ma vision de l’agi­lité.

    On est en retard, les esti­ma­tions étaient mauvaises, on a pris le mauvais chemin et on a fait explosé la dead­line. Quelle impor­tance ?

    Le passé c’est le passé. On ne pourra de toutes façons pas reve­nir en arrière. L’im­por­tant c’est regar­der le plan qu’on peut construire à partir d’aujourd’­hui, avec la situa­tion d’aujourd’­hui, même si ce n’est pas celle qu’on avait voulu.

    Peu importe le rythme, on se pose et on rééva­lue. Le plan­ning passé n’est d’au­cune impor­tance, savoir si on a réussi l’objec­tif non plus. Tout ça ne fait que para­si­ter le présent darling.


    Quand je tombe sur des mana­gers qui sont dans le contrôle et le reproche, on me regarde avec de grands yeux. « Je ne peux quand même pas lais­ser passer ! », « À eux de rattra­per main­te­nant ! »

    Para­si­tage contre-produc­tif du présent. Si les colla­bo­ra­teurs ne sont pas impliqués et ne cherchent pas à faire de leur mieux pour atteindre la réus­site, on a de toutes façons un problème majeur. Râler ou mettre la pres­sion ne fonc­tion­nera pas, ou mal et pas long­temps.

    On ne peut pas travailler avec des gens qui ne cherchent pas à bien faire. On ne peut pas non plus travailler avec celui qui pense que vous ne cher­chez pas à bien faire. Au diable les objec­tifs et les erreurs. Alerte rouge ! C’est l’équipe ou sa direc­tion qu’il faut corri­ger ou déman­te­ler immé­dia­te­ment, toutes affaires cessantes. Le reste ne compte pas.

    Et si tout le monde cherche à avan­cer, alors peu importe le passé. Il ne nous sert qu’à apprendre pour gérer le présent. La ques­tion n’est pas le respon­sable mais comment on peut éviter de recom­men­cer. La ques­tion n’est pas de comp­ter les échecs mais de comment on peut réus­sir.


    Pitié, arrê­tez le mana­ge­ment par la sanc­tion et par la peur, même si ça ne se traduit que par le juge­ment d’un histo­rique d’in­di­ca­teurs au rouge.

    Le passé c’est le passé darling, ça para­site le présent.

    Honnê­te­ment ce n’est pas une posture facile. Ça demande des efforts et le retour des mauvaises habi­tudes est fréquent au début, mais ça apporte telle­ment de séré­nité et d’ef­fi­ca­cité une fois que le collec­tif est sur cette même longueur d’on­de…

  • Critères pour les entre­prises tech

    Je me souviens qu’il y a quelques années on m’a parlé du Joel Test pour quali­fier une entre­prise tech qui recrute des ingé­nieurs. En rédi­geant ce billet on m’a donné aussi le lien vers une grille de compé­tences pour les entre­prises tech.

    C’est inté­res­sant mais je me rends compte que je m’at­tache beau­coup plus aux valeurs et à l’or­ga­ni­sa­tion géné­rale. Le reste en découle, ou pourra être changé si les critères de plus haut niveau sont au vert. Inver­se­ment, je ne me senti­rai pas bien sans ces critères de haut niveau même si les outils tech­niques sont bons.

    J’ai tenté, la liste va bouger, mais voici 10 de mes critères prin­ci­paux pour juger d’une entre­prise qui recrute des tech :


    1. Le meilleur maté­riel et les meilleurs logi­ciels qui me sont utiles pour mon travail. Ça repré­sente proba­ble­ment au moins dans les 200 € mensuels en abon­ne­ments et amor­tis­se­ments, et une auto­no­mie budgé­taire locale jusqu’à un certain niveau.

    2. Des locaux qui permettent de travailler effi­ca­ce­ment. On parle de liai­sons de trans­port en commun, d’abris fermés pour les vélos, de capa­cité à y manger et de commerces autour.
    Évidem­ment ça veut dire des bureaux de taille raison­nable, non inuti­le­ment bruyants, qui ne mélangent pas des équipes diffé­rentes, des projets diffé­rents, des gens qui ne travaillent pas « ensemble sur la même chose là main­te­nant ».
    Ajou­tez-y des espaces de repos, ainsi que des pièces supplé­men­taires en nombre suffi­sant pour des réunions ad hoc, des visio ou coups de télé­phone impromp­tus, et des discus­sions à deux ou trois.
    Pour ceux qui sont en télé­tra­vail choisi c’est forcé­ment déjà à moitié rempli mais vous pouvez ajou­ter le fait que l’em­ployeur vous aide à avoir de bonnes condi­tions (chaise, casque anti-bruit, indem­ni­sa­tion correcte du coût d’une pièce dédiée, possi­bi­lité d’al­ler dans un espace de co-working adapté, rencontres fréquentes avec les collègues, temps possibles pour discu­ter, etc.).

    3. Du temps et des moyens de forma­tion conti­nue, même dans les années « avec des objec­tifs de produc­tion impor­tants » (spoi­ler: on est toujours dans ces années là, je n’ai jamais connu d’an­née où la direc­tion dise « cette année on va pouvoir se repo­ser un peu »). Ça veut dire une culture qui promeut la veille tech­nique, la présence aux confé­rences tech­niques, voire des forma­tions externes de temps en temps, le tout sur au moins 5 % du temps en moyenne.
    Plus globa­le­ment, l’or­ga­ni­sa­tion tient à faire progres­ser les gens dans leur propre plan de carrière.

    4. Une orga­ni­sa­tion du travail flexible avec une large dose de confiance et d’au­to­no­mie tant que les résul­tats sont là et que ça reste compa­tible avec le collec­tif, notam­ment sur les horaires, le télé­tra­vail ou la prise de congés. Il y a des métiers dont le résul­tat est essen­tiel­le­ment dépen­dant du temps de présence. Ce n’est pas le cas de la plupart des travaux intel­lec­tuels, et pas le cas du mien.

    5. Une chaîne de mana­ge­ment dédiée à donner les moyens, appor­ter de l’aide, et globa­le­ment mettre en capa­cité plutôt que pour déci­der, faire exécu­ter et contrô­ler.
    Ce n’est pas qu’une ques­tion de confiance, c’est une façon de penser les rôles de chacun. Si vous avez l’im­pres­sion que les condi­tions et l’écoute sont propor­tion­nels au niveau hiérar­chique, on n’y est proba­ble­ment pas.

    6. Des équipes auto­nomes sur leurs objec­tifs, leurs orga­ni­sa­tions, l’uti­li­sa­tion de leur budget, mais aussi leurs choix tech­niques, leur stra­té­gie produit, et globa­le­ment quoi faire quand et comment. Des respon­sables plus que des exécu­tants.

    7. Une grille de rému­né­ra­tion trans­pa­rente, qui permet de savoir comment on se posi­tionne par rapport aux autres, quels sont les écarts entre les diffé­rents rôles, exper­tises et expé­riences.

    8. Des valeurs qui font passer l’hu­main en prio­rité avant le reste. Ce critère ne doit pas s’ef­­fa­­cer lors des périodes diffi­­ciles, c’est juste­­ment quand il y a tension et besoin de faire des choix tous mauvais qu’on voit ce qui compte vrai­ment. Ça se voit au niveau des arbi­trages, des prio­ri­tés, et à la sécu­rité psycho­lo­gique des employés.

    9. Une recherche d’éthique et d’im­pact social posi­tif. Pas de « c’est le busi­ness ». Refu­ser d’être toxique ou néga­tif pour les clients, pour les four­nis­seurs, pour les sala­riés, et globa­le­ment aussi pour le reste de la société. Ça passe aussi par des stan­dards moraux plus indi­vi­duels de ne pas trom­per, pas mentir, pas cacher, pas faire de mal, faire ce qu’on dit et dire ce qu’on fait, que ce soit en interne ou en externe. Enfin, ça passe par une atten­tion parti­cu­lière à l’in­clu­sion de chacun, dont une réflexion sur les mino­ri­tés et les biais sociaux.
    Les valeurs et les prio­ri­tés se mesurent là aussi parti­cu­liè­re­ment quand faire le bien « coûte » quelque chose et que le choix ne va pas de soi.

    10. Une vision de l’agi­lité qui passe par une façon d’abor­der les choses plus que les rituels et l’ap­pli­ca­tion d’une méthode. Réflé­chir à la prochaine étape réaliste à partir de la situa­tion actuelle plutôt que de savoir où on en est par rapport au plan prévu.

    11. Être fier·e ou enthou­siaste de où on travaille, à quoi on travaille collec­ti­ve­ment, comment on y travaille, et avec qui. Le critère est forcé­ment subjec­tif mais l’idée est de placer la barre haute, notam­ment en termes d’uti­lité sociale.


    J’ai tenté de noter mes postes précé­dents avec cette grille de 0 à 33, en attri­buant de 0 (il y a peut être des choses mais c’est vrai­ment insuf­fi­sant) à 3 (pas forcé­ment parfait mais il n’y a globa­le­ment rien à redire). Volon­tai­re­ment il n’y a pas de case « neutre », pour forcer à choi­sir quand même.

    Ce n’est pas toujours ce qu’on croit qui arrive en premier. L’es­sen­tiel arrive entre 15 et 20. Les hauts scores ne sont pas toujours où on les attend. Souvent le score à la dernière ques­tion masque une forte pauvreté à d’autres, et rétros­pec­ti­ve­ment c’est même justi­fié ainsi dans les discours.

    J’y suis resté trop peu de temps donc peut-être que je n’ai pas eu le temps de crever quelques illu­sions mais l’OCTO d’il y a 10 ans s’en sort parti­cu­liè­re­ment bien.

    Retour sur le passé, cette grille montre aussi très bien ce que j’ai mal vécu dans la start-up que j’ai cofondé. Avoir un rôle de direc­tion n’a aucun sens si on n’a aucune liberté d’ac­tion sur l’or­ga­ni­sa­tion, et c’est encore pire quand en plus il y a conflit de valeurs.

    Note : Mes notes sont forcé­ment liées à mon contexte person­nel (donc mon propre enca­dre­ment, mes liber­tés). Il ne s’agit pas de juge­ments abso­lus sur les socié­tés elles-mêmes, et j’es­père par exemple que j’ai contri­bué à donner de meilleures condi­tions aux personnes que j’ai moi-même enca­drées.

    Et vous ? Tentez l’exer­cice. Où situez-vous votre entre­prise actuelle et les précé­dentes ? Je vous ai fait un petit formu­laire par curio­sité pour les résul­tats.