Catégorie : Politique et société

  • Le mythe du modèle alle­mand

    À force de se servir du modèle alle­mand comme excuse pour lancer toutes les réformes qui posent un problème social, on oublie que l’Al­le­magne n’est pas un modèle, juste­ment.

    Il y a certai­ne­ment des choses bien, mais qui ne sont pas répli­cables telles quelles chez nous car tout ce qu’il y a autour n’est pas iden­tique, popu­la­tion comprise. Mais il y a aussi plein de défauts qu’on oublie, dont une partie de la popu­la­tion pauvre, au chômage, ou bloquée dans des emplois sous-payés qui est plus forte que chez nous. (suite…)

  • Guéant : les inté­gristes chré­tiens, eux, « ne brûlent pas ». Ah bon ?

    Il semble qu’une partie de nos poli­tiques croient vrai­ment à une hiérar­chie de valeurs entre les reli­gions et les cultures. Notre société a perdu bien des valeurs dont elle s’enor­gueillis­sait.

    Alors non monsieur Guéant, les inté­gristes chré­tiens ne sont pas meilleurs que les inté­gristes musul­mans.Il est très dange­reux et très symp­to­ma­tique que non seule­ment vous le croyiez mais qu’en plus vous vous fassiez la promo­tion d’une telle idée.

    J’ose­rai même deman­der qu’on parle ici d’ex­tré­miste. Je suis agacé à chaque fois qu’on pour­rit la racine « intègre » avec de si mauvaises conno­ta­tions. Inté­griste n’ac­cep­tera pas de compro­mis, mais n’a pas de raison de deve­nir agres­sif et de faire des atten­tats pour autant. Par contre l’ex­tré­miste, même s’il promeut un compro­mis, usera de tous les moyens.

  • Il faudra entre 9 et 10 milliards d’eu­ros d’éco­no­mie

    On nous dit qu’il faut faire de sacré écono­mies pour équi­li­brer les budgets. C’est vrai, mais c’est un seul côté du problème. On pour­rait aussi amélio­rer les recettes, ou faire un peu des deux. À la place on a fait des allè­ge­ments de charges, des exoné­ra­tions d’im­pôts et de taxes.

    Rien que l’exo­né­ra­tion des heures supplé­men­taires, quali­fié de pur effet par la cour des compte, et qui objec­ti­ve­ment n’a pas entrainé d’aug­men­ta­tion du nombre d’heures travaillées, fait la moitié de cette somme.

    Tout est une ques­tion de choix.

  • TVA à 7%, livre papier et réel problème de cette augmen­ta­tion

    Oui, c’est certain, une augmen­ta­tion de taxe ne fait plai­sir à personne. De là à dire que si la TVA du livre augmente de 5,5% à 7% les gens n’achè­te­ront plus, il y a un pas que je ne fran­chi­rai pas. Sur un livre à 15 € (ce qui déjà n’est pas petit), l’aug­men­ta­tion est de 20 centimes. Qui parmi vous refu­se­rait à 15,20 € le livre qu’il aurait acheté à 15 € ?

    J’irai même jusqu’à dire que globa­le­ment le prix n’est pas un des premiers critères pour un livre. Si je regarde toujours le prix sur la tranche, un livre qui me plait fera peu de diffé­rence entre 8 et 12 €.

    Certains feront plus atten­tion mais globa­le­ment, surtout avec le prix unique, la diffé­rence de 1,5 point de TVA sera proba­ble­ment indo­lore et je déteste ces chan­tages à l’em­ploi et ces visions catas­trophe « Si vous nous taxez alors le commerce dispa­rai­tra ». C’est d’au­tant plus vrai qu’ici fina­le­ment nous sommes déjà dans un modèle spon­so­risé par le citoyen à hauteur de 14,5 point de TVA. Le fait qu’ils soient à 5,5% est déjà un geste très impor­tant de la part de l’État.

    Mais tout n’est pas rose

    À l’in­verse, ce qui m’agace beau­coup c’est que cette annonce de chan­ge­ment de taux de TVA arrive comme un cheveu sur la soupe, et sans concer­ta­tion avec aucun acteur sur les consé­quences ou moda­li­tés de mise œuvre. Malheu­reu­se­ment les consé­quences sont impor­tantes :

    Imagi­nez que la boutique doivent ré-étique­ter l’in­té­gra­lité des objets en vente, en faisant atten­tion à couvrir l’an­cien prix qui était sur la couver­ture et en sachant que contrai­re­ment à un super­mar­ché ce sont énor­mé­ment d’objets en un seul exem­plaire qui méritent donc une étiquette dédiée. Il faudra aussi chan­ger les para­mètres du logi­ciel de caisse et du SI, et gérer les retours : À certaines dates il faudra faire des rembour­se­ments à l’an­cien taux de TVA et les ventes au nouveau, voire certains rembour­se­ment à l’an­cien taux et certains rembour­se­ments au nouveau taux, suivant la date d’achat. On ne peut même pas avoir une unicité un objet = un prix.

    Plus que l’aug­men­ta­tion du prix du livre, c’est ça qui peut mettre en danger quelques boutiques : l’idée d’an­non­cer le chan­ge­ment et de le mettre en œuvre en moins de deux mois, au pas de course, sans avoir pensé aux détails. On le met donc en oeuvre sur la période de Noël et de nouvel an qui sont les périodes les plus char­gées en vente (personne de dispo­nible pour ré-étique­ter) et en retour client (on se prend les problèmes de TVA sur les retours au moment où c’est impos­sible à gérer à la main).

    Il aurait suffit de faire des concer­ta­tion, de donner plus de temps, et de faire ça à une période moins critique que Noël pour l’oc­cu­pa­tion des boutiques et pour la quan­tité de retours, pour que d’un coup ça soit plus facile. Il aurait suffit d’une concer­ta­tion pour prendre en consi­dé­ra­tion le problème du stock lié au prix unique. Qu’on ne s’étonne pas ensuite des consé­quences.

  • Digi­tal no rights : 2Fast 2Furious

    Rien de neuf sous le soleil, les DRM sont une plaie pour les honnêtes gens, et n’ont toujours pas montrés une effi­ca­cité contre la contre­façon. Mais plus que ces évidences, l’anec­dote de Jean-Michel Planche montre à quel point plus que d’être inutiles et agaçants, ces DRM sont une inci­ta­tion au télé­char­ge­ment hors circuit légal.

    Le problème c’est que des anec­dotes du genre j’en ai entendu plus d’une, et j’en ai vécu moi-même. Même sans parler DRM, la poli­tique stupide de bande annonce et d’aver­tis­se­ments légaux des DVD monte défi­ni­ti­ve­ment le public contre les produc­teurs et éditeurs. Il sera diffi­cile de répa­rer ça.

    Et puis … emmer­der les honnêtes gens avec des protec­tions que n’uti­li­se­ront juste­ment pas les télé­char­geurs, qui donc a eu cette idée géniale ?

     

  • 30 grosses entre­prises US ne payent aucun impôt

    Rien de neuf, là où on nous parle de dette et d’éco­no­mies, il ne s’agit pas d’un manque de finances mais bien d’un problème de circu­la­tion des fonds et de répar­ti­tion. À lire : 30 grosses entre­prises [US] ne payent aucun impôt sur béné­fice tout en faisant 160 milliards de dollar.

    Le problème n’est pas celui des entre­prises contre les parti­cu­liers, mais bien celui de quelques parti­cu­liers qui détiennent la majo­rité du capi­tal et de comment on répar­tit les richesses et le patri­moine dans la société.

  • Pratiques douteuses du NYPD

    Mon déses­poir c’est que l’ac­tua­lité de ces jours ci justi­fie beau­coup des réac­tions citoyennes qu’on quali­fiait de para­noïaques jusqu’a­lors.

    Je vous invite à lire les pratiques douteuses du NYPD (dépar­te­ment de police de New York). (suite…)

  • Il faut mettre Papan­dreou en prison

    Avec la modi­fi­ca­tion de Google Reader et du système par lequel je parta­geais mes lectures, je vais désor­mais en parta­ger quelques unes par ici : un lien et un commen­taire court.

    Il faut mettre Papan­dreou en prison (contenu payant mais je vous incite à vous abon­ner à Media­part, c’est une des meilleurs sources de jour­na­lisme poli­tique actuelles)

    Cette histoire de refe­ren­dum grec m’agace forte­ment. Le vote est dange­reux, on peut penser qu’il aurait été plus simple de s’en passer, mais je ne peux défi­ni­ti­ve­ment pas adhé­rer à certaines analyses. (suite…)

  • Travaillons un peu plus (ou pas)

    Les vieilles rengaines ont la vie dure et le mythe du sala­rié français payé trop cher, avec des horaires de fonc­tion­naire à mi-temps et toujours en grève ou en vacances a la vie dure.

    Ne croyez pas ceux qui tentent de faire pres­sion avec ce genre d’ar­gu­ments. Voici quelques liens pour tordre le cou aux idées reçues. (suite…)

  • Réen­ga­gez-vous, vite, Free Mobile arrive

    On le sait, les opéra­teurs télé­pho­niques n’ont pas toujours été très clairs vis à vis des durées d’en­ga­ge­ment. Sous prétexte de vous offrir un cadeau fidé­lité, voilà qu’on vous réen­gage pour douze mois. Bien entendu on ne vous offre pas de nouveau mobile et si vous faites les comptes ça veut dire que votre cadeau vous fait payer encore plus cher vos minutes de commu­ni­ca­tions qu’a­vant.

    Tout ça s’est accé­léré avec les annonces de Free Mobile. On ne sait pas encore ce que ça sera, mais on nous promet du peu cher (ce qui n’est pas très diffi­cile si on ne finance pas le mobile, mais qui est inté­res­sant quand même). (suite…)