Auteur/autrice : Éric

  • Le bureau assis-debout

    J’ai craqué il y a deux mois.

    C’est diffi­cile à traduire. Je le lève très peu et ça m’est indis­pen­sable. Disons que je le lève 1 à 2 fois par semaine, souvent les fins d’après-midi sur les jour­nées fati­gants à base de réunions en visio. C’est peu et je ne sais même pas mesu­rer ce que ça m’ap­porte objec­ti­ve­ment en confort de travail.

    Je ne revien­drais pas dessus pour autant. Peut-être qu’il y a un effet « j’ai envie de jouer avec mon nouveau gadget » cumulé à un peu d’ef­fet placébo, mais au final je sais que je peux le monter quand j’ai besoin de chan­ge­ment, et ça fonc­tionne.

    Parfois un petit rien permet parfois de faire la diffé­rence entre une jour­née qui se termine en simple fatigue et une jour­née qui se termine en agace­ment, frus­tra­tion et ras le bol. J’ai l’im­pres­sion que ça a pu jouer ce rôle une ou deux fois en deux mois. Même si ce n’était que ça, ça mérite pour moi l’in­ves­tis­se­ment.

    Bon, il y a aussi un effet très mesu­rable de pouvoir mettre le bureau à la bonne hauteur (au lieu de régler la chaise en fonc­tion et se trou­ver dans une posi­tion qui fatigue à la longue) mais c’est plus un bonus : On trouve aussi des bureaux réglables sans la posi­tion debout.


    Il y a assez peu de choix sur les bureaux assis-debout. Je n’ai vu que trois critères perti­nents :

    • Un moteur élec­trique
    • Une fonc­tion pour mémo­ri­ser les hauteurs
    • Une bonne stabi­lité en posi­tion haute

    Je sais que le moteur et la mémo­ri­sa­tion semblent un truc de fainéant mais c’est juste indis­pen­sable. Je ne lève pas le bureau en fonc­tion d’un certain type d’ac­ti­vité qui me le rend néces­saire, je le fais pour des petits rien qui sont diffi­ciles à mesu­rer ou à perce­voir. Si lever le bureau n’avait pas un coût nul, je ne le ferais proba­ble­ment pas.

    J’in­siste d’au­tant plus faci­le­ment que c’est le retour quasi unique et géné­ral de tous ceux qui m’ont conseillé avant que je n’achète le mien. S’il est manuel ou sans mémo­ri­sa­tion, il risque de ne pas être utilisé.


    On trouve de tout et c’est cher. La struc­ture Ikea est vrai­ment très chère, et pas meilleure qu’ailleurs. De mon coté j’ai pris une struc­ture chez Flexis­pot. On la trouve parfois en promo­tion chez Amazon. J’y ai ajouté un plateau Ikea Linn­mon clair 150×75 et ça colle parfai­te­ment.

    310 € TTC l’en­semble, c’est large­ment abor­dable pour un free­lance qui ne paiera pas de TVA, d’IS, d’IR ou de coti­sa­tions sociales dessus. C’est forcé­ment un peu plus déli­cat pour un parti­cu­lier ou pour un auto-entre­pre­neur mais ça reste envi­sa­geable si c’est pour travailler plus de 40h par semaine dessus.

  • Sépa­rer les choses

    1. Je comprendre sans pour autant accep­ter.
    2. Je peux accep­ter sans pour autant comprendre.
    3. Je peux expliquer sans pour autant justi­fier
    4. Je peux critiquer les actions ou les paroles d’une personne dans un contexte précis ou sur un sujet précis sans pour autant reje­ter tout ce qu’elle a pu dire ou faire par ailleurs, ni aucu­ne­ment soute­nir ses oppo­sants.
    5. Je peux défendre les paroles, les actions ou les droits d’une personne dans un contexte précis ou sur un sujet précis sans pour autant accep­ter tout ce qu’elle a pu dire, faire ou repré­sen­ter par ailleurs, ni reje­ter ses détrac­teurs.
    6. Je peux reje­ter ou adhé­rer à des idées ou des propo­si­tions sans pour autant me sentir proche de tous ceux qui font de même.
    7. Je peux refu­ser un argu­ment, un moyen d’ac­tion ou une forme quel­conque tout en soute­nant le fond ou l’in­ten­tion.
    8. Je peux accep­ter ou refu­ser un élément sans forcé­ment avoir le même juge­ment sur tous les autres, fussent-ils liés ou partie d’un même tout.
    9. Je peux ne pas savoir, préfé­rer y réflé­chir, ou même ne pas souhai­ter m’ex­pri­mer sur un sujet sans que ce ne soit inter­pré­table comme un soutien ou un refus.
    10. Je peux avoir une posi­tion diffé­rente dans un cas géné­ral et dans un cas parti­cu­lier, ou même ne pas avoir de posi­tion du tout dans un des deux cas.
    11. Je peux avoir une opinion ou une posi­tion sur un point précis sans en avoir sur d’autres, quand bien même ils sont liés.
    12. Je peux être proche d’une personne sans parta­ger, soute­nir ou caution­ner ce qu’elle dit ou ce qu’elle fait.
    13. Je peux discu­ter avec quelqu’un et entendre ou comprendre ses opinions, sans pour autant les parta­ger.
    14. Je peux faire partie d’un groupe sans forcé­ment en parta­ger l’in­té­gra­lité des posi­tions ou consi­dé­rer qu’il est parfait.
    15. Je peux défendre une personne ou un groupe sans pour autant m’en sentir proche, m’y affi­lier ou en parta­ger les posi­tions.
    16. Je peux trou­ver quelque chose inté­res­sant sans pour autant l’ai­mer, le souhai­ter, le caution­ner ou le défendre.
    17. Ce que je pense, dis ou fais dans un certain contexte ne vaut pas toujours dans d’autres contextes, même si je n’ex­pli­cite pas toutes les limites en détail à chaque fois.
    18. Je peux mal m’ex­pri­mer, me trom­per, apprendre ou chan­ger d’avis. Ce que j’ai pu dire, faire ou penser ne reflète pas toujours ce que je dis, fais ou pense aujourd’­hui ni ce qu’il en sera demain.
    19. Je peux parler d’un cas précis sans me sentir obligé d’avoir à parler ou d’avoir parlé par le passé de tous les autres cas ou tous les autres sujets qui pour­raient être perti­nents ou simi­laires, et ce sans que cela ne cache une préfé­rence cachée quel­conque.
    20. Je peux accep­ter un argu­ment, un moyen d’ac­tion ou une forme quel­conque tout en reje­tant le fond ou l’in­ten­tion.

    Le monde est complexe, et moi aussi. Je me réserve le droit de ne pas toujours avoir une posi­tion simple ou simpliste, d’au­tant que j’ai moi aussi mes contra­dic­tions, même si elles ne me rendent pas toutes fier.


    Je suis agacé que tout ça doive être rappelé mais main­te­nant c’est fait.

    Si on évitait les amal­games par asso­cia­tion ou par oppo­si­tion, on évite­rait beau­coup de non-sens (et on gagne­rait un peu d’hon­nê­teté intel­lec­tuelle).

  • Recherche enceinte blue­tooth

    Je cherche une enceinte blue­tooth pour la maison. Quelques critères :

    • Un son de bonne qualité. Sans être un expert, c’est un point impor­tant.
    • Une puis­sance suffi­sante pour sono­ri­ser un grand salon (ce qui exclu d’of­fice les enceintes trop direc­tion­nelles)
    • Auto­nome sur batte­rie pour pouvoir la chan­ger de pièce ou la dépla­cer ailleurs ponc­tuel­le­ment (le poids et la taille ne sont pas des critères impor­tants)
    • S’il y a un assis­tant type Alexa/Google/Siri, il doit pouvoir être décon­necté (et je ne consi­dè­re­rai que les fonc­tions acces­sibles une fois l’as­sis­tant décon­necté)

    Pas indis­pen­sable mais peut être un critère de choix :

    • Pouvoir y connec­ter au moins deux appa­reils (histoire de ne pas courir après celui dont le smart­phone est resté connecté sans y diffu­ser de son)
    • Une latence accep­table pour regar­der un film (150ms maxi­mum)
    • Une auto­no­mie d’une dizaine d’heure
    • Une résis­tance au sable, pous­sières et liquide
    • Un câble de recharge stan­dard pour rechar­ger l’en­ceinte (type USB-C ou micro-USB par exemple)

    Qu’a­vez-vous à me recom­man­der ?

  • Éthique et Lima

    Le projet Lima s’éteint. C’est dommage. Je suis convaincu que les équipes de Lima ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour que ça n’ar­rive pas. Des fois « on n’y arrive pas ». C’est dommage mais c’est ainsi et on doit plutôt remer­cier les gens d’avoir essayé.

    Les appa­reils concer­nés vont à terme deve­nir inuti­li­sables. C’est un bon exemple de « n’uti­li­sez pas d’ap­pa­reils connec­tés qui dépendent d’un service centra­lisé » mais à mon sens la leçon n’est pas celle là.

    Je n’aime pas tirer sur l’am­bu­lance mais mon problème est un problème éthique.

    What happens if CGC dies ?

    What’s good with Lima is that it’s enti­rely private and decen­tra­li­zed. So Lima can work inde­pen­dently from any servers, and conti­nue mana­ging your data even if our star­tup dies (disclo­sure: we don’t plan anything like that)

    The only thing we manage on our side of the equa­tions are updates of our app and the web inter­face of Lima. In case of company crash, we’ll do our best to open source at least the most criti­cal parts of our code, so the commu­nity conti­nues impro­ving the solu­tion every night.

    FAQ sur la page Kicks­tar­ter, le 6 août 2013

    La dispa­ri­tion de l’en­tre­prise a été envi­sa­gée dès le début de l’aven­ture (c’est bien) et des éléments de réas­su­rance ont été posés (c’est bien aussi, même si ce n’est que du best effort).

    J’ai un problème éthique parce que toutes les équipes de Lima, des fonda­teurs jusqu’aux déve­lop­peurs ont accepté de poser ces éléments de réas­su­rance alors qu’ils semblent faux.


    En pratique le serveur de l’in­fra­struc­ture Lima est un compo­sant essen­tiel et les boitiers vont progres­si­ve­ment arrê­ter de fonc­tion­ner. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Lima eux-mêmes. Là on est dans la trom­pe­rie pure et simple par rapport à la promesse affi­chée.

    While your Lima product synchro­nises with your devices without servers, our servers are still needed to make your devices find each other and esta­blish a connec­tion.

    Unfor­tu­na­tely, as our services shut down, your Lima will progres­si­vely stop to work.

    This time, it’s Good­bye. Page d’ac­cueil Lima

    La promesse de l’open source est simi­laire. En pratique il est impos­sible de passer le code open source une fois la société en liqui­da­tion. C’est confirmé par les réponses sur Twit­ter.

    C’est simple­ment légal. Les action­naires perdent le contrôle de la société et le liqui­da­teur a l’obli­ga­tion légale de tirer le maxi­mum des posses­sions de la société. Ça inclut le code source et la propriété intel­lec­tuelle. Libé­rer le code source gratui­te­ment n’est léga­le­ment plus possible.

    Le problème c’est que ce n’est pas une surprise.

    Il aurait fallu s’y prendre avant le début des diffi­cul­tés. Il aurait fallu dépo­ser le code source régu­liè­re­ment chez un tiers de confiance et s’en­ga­ger contrac­tuel­le­ment avec lui sur une cession de droits qui ne devien­dra effec­tive qu’à certaines condi­tions pré-établies.

    Même si la FAQ parle de « do our best », on est dans la trom­pe­rie. Il n’est pas imagi­nable que la ques­tion ait été abor­dée dans la FAQ et que les colla­bo­ra­teurs de l’en­tre­prise aient pu igno­rer les enjeux ci-dessus. Ils semblent pour­tant ne rien avoir prévu, consciem­ment, et avoir parti­cipé là aussi à un déca­lage signi­fi­ca­tif entre le discours et les actions.


    J’en veux aux déve­lop­peurs qui ont parti­cipé à ça, et qui vont mettre le doute sur tous les autres.

    Déve­lop­peurs, vous ne devriez pas mettre l’éthique de côté. Vous ne devriez pas appor­ter votre concours à des socié­tés qui trichent, qui trompent, peu importe le degré de cooli­tude du produit ou du service.

  • Service ou produit

    Vendre ce qu’on réalise ou réali­ser ce qu’on vend.

    Oui, c’est binaire et cari­ca­tu­ral, mais ça repré­sente tout de même quelque chose à mes yeux. C’est faire la diffé­rence entre du service et du produit.


    Sur ce critère les belles paroles ne comptent pas. Ce qui importe c’est le compor­te­ment sous la pres­sion, quand le choix est contraint.

    L’équi­libre est parfois déli­cat mais si on promet trop, si les équipes courent après les promesses, si on suit plus les demandes du clients que ses besoins, si le plan­ning est plus dicté par le client que par l’in­terne, si on parle plus de dead­lines que de solu­tions, alors on a proba­ble­ment basculé dans le service.


    Parfois il est diffi­cile de garder son cap. On finit par se perdre, ou simple­ment de ne pas réali­ser qu’on a changé de route.

    Pas de juge­ment de valeur ni de reproche, mais il est essen­tiel de savoir dans quelle direc­tion on travaille, pour qui ou pour quoi. Je sais que le terme de mission est galvaudé, mais on parle bien de ça.

  • Les esti­ma­tions de petites tâches ne sont pas plus précises

    Un des premiers mensonges qu’on vous livre trop souvent avec SCRUM c’est qu’on peut esti­mer des petites tâches avec bien plus de préci­sion que des grandes, et qu’en consé­quence on peut être assez fiable dans l’es­ti­ma­tion des une à trois semaines de chaque itéra­tion.

    Foutaises !

    Combien de temps faut-il pour mettre les blou­sons avant d’al­ler à l’école ? Mettons 30 secondes si on ne se presse pas. La réalité c’est que ça mettra plus souvent 5 minutes que 30 secondes, et ça c’est si on n’a pas besoin de se battre.

    400% de marge d’er­reur ? Comment voulez-vous faire un plan­ning avec de telles esti­ma­tions. Pour­tant on est sur une tâche connue, répé­tée chaque jour. Seule solu­tion, on triche et on compte 2 minutes 30. Même ainsi on a une marge d’er­reur de 100%. Hallu­ci­nant !

    Ce n’est pas un exemple choisi. J’ai le même problème pour termi­ner la tartine, pour boire le verre d’eau ou pour passer aux toilettes avant de partir, pour descendre dans la rue, pour faire le trajet, pour trou­ver le badge et passer le portail de l’école, pour montrer ma carte au vigile, pour les 10 mètres dans l’école au milieu des copains et autres parents d’élèves, pour le bisou de bonne jour­née avant de pouvoir repar­tir…

    Ce n’est pas non plus la faute d’une mauvaise analo­gie. Esti­mer une petite tâche est juste impos­sible parce que le moindre aléa fait tout explo­ser.

    Ajou­ter un lien sur une page ça prend 30 secon­des… sauf si on vous dit de chan­ger l’URL au dernier moment et qu’il faut faire deux fois le travail, sauf si c’est le seul lien à cet endroit et qu’il faut retou­cher les règles de style, sauf si le lien passe à la ligne en plein milieu et que visuel­le­ment ça ne le fait pas du tout sur ce compo­sant, sauf si l’es­pace pris fait glis­ser le bouton qui suit sous le clavier sur un smart­phone une fois le clavier déplié, sauf s’il faut partir à la chasse de la bonne URL parce que c’était « ça n’a pas d’im­pact, on donnera le lien au dernier moment », sauf si on se rend compte qu’il faut mutua­li­ser ce lien avec autre chose ailleurs dans l’ap­pli­ca­tion, sauf si ajou­ter un lien casse le test end-to-end et qu’il faut le réécrire pour faire passer le serveur d’in­té­gra­tion conti­nue au vert, sauf si… pour un simple foutu lien !


    Et pour­tant, on n’est jamais en retard à l’école. Malgré les aléas infi­nis à chaque tâche, le projet « aller à l’école » prend 45 minutes à ±15 minutes. Pas plus.

    Ce n’est même pas qu’es­ti­mer le projet dans son ensemble permet de lisser les risques de déra­pages, c’est que le temps que prend chaque tâche dépend de toutes les tâches précé­dentes et des options qu’il nous reste pour les suivantes.

    S’il faut lutter pour termi­ner le crois­sant alors on active sérieu­se­ment la suite. Si les toilettes s’éter­nisent je prépare le blou­son et le bonnet pendant ce temps. S’il le faut on presse un peu le pas. À l’école, si on arrive dans les derniers, aucun parent d’élève ou cama­rade ne nous retient dans les dix derniers mètres et le bisou sera vite fait. Si vrai­ment on est super en retard on peut toujours sortir le vélo ou prendre le tram.


    En réalité si SCRUM estime les fonc­tion­na­li­tés unitaires ce n’est pas pour s’en­ga­ger sur un résul­tat donné à l’avance, ni même pour mesu­rer si l’ité­ra­tion a été une réus­site ou un succès lors de la rétros­pec­tive. C’est unique­ment pour savoir où on va dans la boîte de temps qu’on s’est donnée. Rien de plus.

    Quand on vous dit que ça permet d’être plus fiable, derrière se cache l’hydre du « on va trans­for­mer vos esti­ma­tions en enga­ge­ment » voire du « on va ajou­ter vos esti­ma­tions une à une et ça donnera la dead­line de fin de projet si rien ne change ».

  • Ne fais pas atten­tion au débit de ta fibre

    Ami, tu viens d’être éligible à la fibre ou de démé­na­ger là où la fibre est présente. Tu cherches un opéra­teur.

    Ne fais pas atten­tion au débit. Si tu viens de l’ADSL ça va être le jour et la nuit quoi que tu choi­sisses comme offre fibre. Tu auras des offres allant de 200 Mb/s à 10 Gb/s, à compa­rer à ton ADSL qui se situe quelque part entre 8 et 20 Mb/s en descen­dant et au mieux 1 Mb/s en montant.

    En réalité tu ne verras pas de diffé­rence signi­fi­ca­tive au jour le jour entre les offres à 300 Mb/s et les offres à 1 Gb/s. Tu n’at­tein­dras de toutes façons que rare­ment de tels débits de toutes façons. Ne parlons même pas du 10 Gb/s, là on est dans du marke­ting.

    Regarde tout le reste : la qualité de la box, regarde le prix initial mais aussi si ce n’est pas une offre promo­tion­nelle pour les 12 premiers mois qui va doubler au bout d’un an, regarde les frais d’ins­tal­la­tion ou de rési­lia­tion, regarde s’il y a une offre TV qui te corres­pond, regarde les délais habi­tuel de l’opé­ra­teur pour les instal­la­tions, regarde la qualité de leur support client, etc. Tout ça a bien plus d’im­por­tance que le débit des offres fibre, et te touchera de façon bien plus forte.


    La réalité est plus complexe que le dépliant du four­nis­seur d’ac­cès

    On a tous envie de se dire qu’entre 10 Gb/s (10 000 Mb/s) et 300 Mb/s, ça se voit un peu quand même. La réalité est plus complexe. Ce chiffre ne reflète que le débit théo­rique entre la box et le four­nis­seur d’ac­cès.

    Déjà chez toi : Si tu es sur WIFI, tu peux oublier l’idée d’al­ler à plus de 500 Mb/s en pratique même en t’as­seyant juste à côté de ta box. Pour aller plus loin il faudrait un câble ether­net. Ils sont déjà loin les 10 Gb/s. En réalité sur un appar­te­ment un peu bruité, avec un peu de distance, c’est déjà très bien si on arrive à faire du 300 Mb/s en pratique. Ne parlons même pas d’avoir un mur entre le poste infor­ma­tique et la box. Si c’est pour travailler à partir d’une carte SD tu n’ap­pro­che­ras de toutes façons même pas les 100 Mb/s.

    Ensuite en face : Non le serveur d’en face ne te permet­tra géné­ra­le­ment pas d’échan­ger en Gb/s de toutes façons. Même 300 Mb/s tu ne le trou­ve­ras pas si souvent. On en est au point où régu­liè­re­ment il y a des bisbilles avec Youtube, Netflix et les autres parce que les échanges entre eux et les four­nis­seurs d’ac­cès ne dépassent pas la dizaine de Mb/s aux heures de pointe.

    Et de toutes façons sur l’usage : Les hauts débits se trouvent quand tu télé­charges un gros contenu de façon soutenu. Tu envoies des fichiers de quelques Mo ou moins ? le temps sera plus dépen­dant du nombre de fichiers que de la bande passante dispo­nible. Tu fais de la navi­ga­tion web ? à ces vitesses le temps d’af­fi­chage dépend bien plus du déve­lop­peur du site que de la capa­cité de ta ligne.

    Et fais atten­tion à SFR : Si tu démé­nages dans un appar­te­ment exis­tant et que ni Orange ni Free ne proposent pas d’offre fibre pour ton appar­te­ment, il est probable que ton immeuble soit câblé et non fibré (oui, même si SFR conti­nuera à te dire que c’est de la fibre). Tu peux le véri­fier faci­le­ment : Si ça ressemble à une prise d’an­tenne TV, que ça a un diamètre plus proche d’un câble d’an­tenne TV que d’un petit cable USB, c’est du câble coaxial et pas de la fibre.

    Là (coaxial SFR) toutes les instal­la­tions ne sont pas équi­va­lentes. Certaines montent effec­ti­ve­ment jusqu’à 1 Gb/s, d’autres non. Tu auras souvent toutes les peines du monde à obte­nir le vrai chiffre de la part de leur service commer­cial qui te servira du « jusqu’à 1 Gb/s » ad libi­tum . Bref, ache­ter une offre plus chère afin d’avoir un plus haut débit théo­rique et remarquer que c’est fina­le­ment bridé par l’ins­tal­la­tion en place, ça serait dommage.


    Je ne dis pas que tu ne dépas­se­ras jamais les 300 Mb/s mais ça ne repré­sen­tera pas ton quoti­dien. Même s’il t’ar­rive de télé­char­ger des conte­nus vidéos ou des grosses archives à partir d’un ordi­na­teur bran­ché par câble, la diffé­rence entre 300 Mb/s et 1 Gb/s, c’est télé­char­ger un DVD complet en envi­ron 100 secondes au lieu de 30. Je doute que l’at­tente supplé­men­taire soit de nature à influen­cer sur le choix de l’offre Inter­net.

    Si vrai­ment tu veux regar­der le débit, regarde le débit montant

    Le débit descen­dant c’est celui que tu utilises pour télé­char­ger quelque chose en prove­nance d’In­ter­net. C’est celui qui est géné­ra­le­ment mis en avant parce que le plus gros des deux.

    Celui qui peut t’in­té­res­ser c’est le second, qui sert à envoyer des conte­nus vers Inter­net. Il doit t’in­té­res­ser parce qu’il est géné­ra­le­ment bien plus petit.

    Ce n’était pas impor­tant sur ADSL parce que le débit ne te permet­tait pas grand chose d’autre que du descen­dant. Avec la fibre tu vas proba­ble­ment bran­cher un Google Drive, un Drop­box, peut-être un logi­ciel de sauve­garde. Tu vas vouloir envoyer d’énormes photos voire des vidéos ou de mons­trueux docu­ments bureau­tiques pas opti­mi­sés. Bref, l’usage va chan­ger et ce serait dommage d’avoir un débit trop ridi­cule en montant.

    Entre le 200 (descen­dant) / 50 (montant) de SFR et le 300 (descen­dant) / 300 (montant) de Sosh, tu as beau­coup plus de chances de ressen­tir la diffé­rence de débit montant que la diffé­rence de débit descen­dant (même si 50 Mb/s en montant ça reste 50 fois mieux que ce que tu avais en ADSL, et pas ridi­cule du tout, donc pas forcé­ment le critère).

  • Sommes-nous une démo­cra­tie ? Le test

    Il est diffi­cile de se déta­cher de nos croyances alors je vais propo­ser de discu­ter d’un critère rela­ti­ve­ment simple et diffi­ci­le­ment contes­table.

    Démo­cra­tie : Régime poli­tique, système de gouver­ne­ment dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l’en­semble des citoyens.

    Défi­ni­tion via le CNRTL

    Je m’en tiens à la défi­ni­tion et n’ex­clus aucu­ne­ment ici la notion de démo­cra­tie repré­sen­ta­tive. Le peuple peut tout à fait exer­cer le pouvoir via des repré­sen­tants. L’im­por­tant est que ce soit lui qui l’exerce.

    Atten­tion donc à diffé­ren­cier le peuple qui exerce son pouvoir via des repré­sen­tants, et les repré­sen­tants qui exercent leur pouvoir au nom du peuple. La seconde formule pour­rait vali­der une bonne partie des monar­chies et régimes dicta­to­riaux. Oui, la ligne entre les deux est parfois fine, c’est bien tout le sujet. Que les repré­sen­tants soient élus ne résout pas toute la ques­tion.


    Bref. Il est diffi­cile de défi­nir « le peuple » ou ce qu’il veut alors pour éviter tout débat inter­mi­nable on va se poser dans la situa­tion théo­rique la plus favo­rable imagi­nable :

    Imagi­nons une mesure souhai­tée par la quasi tota­lité de la popu­la­tion, dans les mêmes termes, et que nous puis­sions là aujourd’­hui le déter­mi­ner de façon incon­tes­tée.

    Dans ce scéna­rio on ne peut plus favo­rable, la mesure souhai­tée par le peuple serait-elle forcé­ment prise, dans les termes souhai­tés et dans un temps raison­nable ?

    Si nous ne pouvons pas répondre « oui » sans mettre de condi­tions, sans délai qui se compte en années, sans impo­ser l’ac­cord de telle personne ou de tel groupe de personnes, alors c’est que le peuple n’a pas le pouvoir et en consé­quence que nous ne sommes pas en démo­cra­tie.

  • Modèle d’or­ga­ni­sa­tion

    Et si on mettait des squads ?

    Le modèle d’or­ga­ni­sa­tion à la Spotify semble être l’apha et l’omega des équipes tech­niques.

    Oui, c’est aussi ce que j’ai tendance à mettre partout mais vous voulez que je vous dise ? Je ne le trouve pas si perti­nent pour la plupart des cas que j’ai rencon­tré.

    Modèle clas­sique Spotify

    Dans les struc­tures françaises que j’ai vu ça revient à isoler les équipes avec chacune leur propre product owner. Ça a certai­ne­ment énor­mé­ment de sens pour des socié­tés struc­tu­rées avec des groupes produit vrai­ment distincts qui peuvent avan­cer rela­ti­ve­ment isolé­ment, chacune sur un unique enjeu ou un unique produit dédié.

    Pour des star­tup et socié­tés de taille raison­nable, je vois plus de dérives que de béné­fices. Certaines ressources sont parta­gées ou sous-dimen­sion­nées, il y a plus de produits à gérer que d’équipes dispo­nibles et les enjeux qui arrivent sont répar­tis sur chaque équipe en fonc­tion des dispo­ni­bi­li­tés.

    Cette orga­ni­sa­tion matri­cielle revient rapi­de­ment à guider chaque équipe via sa propre road­map et faire du puzzle dans les back­log pour remplir chaque itéra­tion. Les équipes se marchent sur les pieds, les ressources centrales sont surchar­gées, les product owners bataille­ment pour avoir la prio­rité — ou pour comprendre laquelle est-ce — et chacun est écar­telé entre plusieurs demandes contra­dic­toires dont aucune ne cadre parfois avec sa valeur ajou­tée person­nelle.

    Vous connais­sez le « ce projet est prio­ri­taire, mais n’ou­bliez pas que [l’autre] est tout aussi urgent et qu’on ne peut pas manquer la date de [celui dont on parlait la semaine dernière] ou arrê­ter de travailler sur [la tâche de fond] pour autant » ? Tout est prio­ri­taire, parce que tout est sur une road­map d’une des équipes ou d’un des grands enjeux, ou un sujet d’at­ten­tion de tel ou tel direc­teur, et qu’on s’est entraî­nés à ne pas prio­ri­ser les sujets entre eux.

    Souvent ça se traduit par lancer plein de projets en paral­lèle à l’in­té­rieur même de chaque équipe, puis les lais­ser en sommeil avant de les finir.

    Là dedans les projets trans­ver­saux sont à élimi­ner parce qu’ils occupent les ressources des diffé­rentes road­map. On a à la fois l’im­pres­sion de ne pas assez inves­tir et d’y passer trop de temps, parce que les équipes tentent de faire tout à la fois, parfois en sous-marin.


    Mon modèle idéal ne ressemble pas à celui de Spotify, du moins pas quand l’en­vi­ron­ne­ment ne repré­sente qu’une poignée d’équipes et qu’elles jonglent chacune avec plusieurs projets et produits. J’ima­gine, à l’ins­tar des tribes de Spotify, que sur des envi­ron­ne­ments plus impor­tants il suffit géné­ra­le­ment de décou­per en mini socié­tés mais je n’ai pas envie de trop m’avan­cer sur ce point.

    Dans chaque société où je suis passé, le moment le mieux vécu à la fois par la direc­tion et par les sala­riés, de très loin, est celui où tout le monde a travaillé en même temps sur la même prio­rité.

    Tout le monde. Réel­le­ment, équipes support, marke­ting et direc­tion inclus. Je ne parle pas ici que de la R&D.

    Mon modèle c’est un gros kanban, idéa­le­ment avec un mini­mum de colonnes — souvent trois suffisent. S’il fallait cari­ca­tu­rer, je préfère faire un kanban de kanban qu’un tableau de kanban à plusieurs dimen­sions

    Graphique de John Cutler, sur twit­ter

    Le kanban global c’est une prio­ri­sa­tion commune, c’est permettre à quelqu’un de travailler sur le sujet le plus impor­tant où il appor­tera quelque chose plutôt que là où c’est indiqué dans le joli puzzle construit de façon macro.

    Tout le monde n’est pas perti­nent sur tous les sujets, mais chacun connait l’or­don­nan­ce­ment des sujets. Chacun sait qui est prio­ri­taire s’il y a un coup de main à donner ou une ressource à mono­po­li­ser. Chacun peut visua­li­ser où il est le plus perti­nent sans se repo­ser sur des comi­tés de pilo­tage et autres respon­sables projet pour faire proxy.


    On reprend les clas­siques. Une file de grands et petits enjeux, prio­ri­sés sans jamais deux projets au même niveau. Oui c’est compliqué, d’au­tant plus qu’il va falloir prio­ri­ser entre eux des enjeux marke­ting et des enjeux R&D, mais ne pas le faire c’est juste se bander les yeux. Avan­cer c’est choi­sir.

    Pas besoin de lancer des études sur ces sujets, pas besoin d’es­ti­ma­tions détaillée de charges ou de délais. On n’en fait que le strict néces­saire à savoir les prio­ri­ser.

    Je n’ai même pas besoin de savoir si quelque chose est faisable pour le prio­ri­ser. S’il s’avère que ce n’est pas faisable et bien on réagira quand on le saura, soit en reti­rant l’enjeu soit en prio­ri­sant une recherche d’al­ter­na­tive. Entre temps avan­cer dessus est ou n’est pas la prio­rité.


    Sur chaque sujet ouvert, on a un joli petit kanban habi­tuel limité aux inter­ve­nants qui permet de suivre et pilo­ter le projet.

    L’idée c’est de gérer le nombre d’enjeux en gardant un degré de liberté suffi­sant. Il faut que le nombre de sujets ouverts soit trop restreint pour que tout le monde ait une affec­ta­tion effi­cace.

    Les quelques uns qui ne sont pas sur un des sujets en cours feront avan­cer les tâches de fond, le support, la docu­men­ta­tion, les explo­ra­tions, les réso­lu­tions d’ano­ma­lie, l’ad­mi­nis­tra­tif… tout ce qui est essen­tiel mais qui ne se forma­lise pas en tant que tel.

    C’est ce qui va permettre aux gens de ne pas être quelque part par besoin mais parce que c’est là qu’ils sont le plus perti­nent. C’est aussi ce qui va permettre que l’équipe d’un projet qui se ferme ne soit pas forcé­ment la même que celle du sujet qui s’ouvre pour le rempla­cer.

    Enfin, comme dans toute gestion de back­log, c’est la limite qui va forcer les gens à avan­cer, à colla­bo­rer et à clôtu­rer les sujets.


    Mais alors pourquoi est-ce j’ai dit mettre encore partout ce vieux modèle Spotify ?

    Parfois ça reste ce qui est adapté aux besoins mais souvent c’est surtout que pour mettre en place le grand Kanban il faut que les gens soient prêts.

    Il faut que les colla­bo­ra­teurs soient prêts à aban­don­ner leurs habi­tudes, à s’im­pliquer là où ils sont néces­saires même si ça ne les botte pas toujours sans qu’on ne vienne les cher­cher. Il faut que tout le monde soit impliqué à prendre des respon­sa­bi­li­tés.

    Mais surtout il faut que la direc­tion soit prête à lâcher les road­map puzzle, à assu­rer son rôle de prio­ri­sa­tion. Il faut qu’elle soit prêt à lâcher le côté rassu­rant des plan­nings détaillés et des affec­ta­tions de ressources pour passer sur un pilo­tage par le produit et les besoins.

    Pire, il faut que le mana­ge­ment soit prêt à lâcher le contrôle et faire confiance. Toute l’or­ga­ni­sa­tion se base sur l’idée que chacun va choi­sir où aller en fonc­tion des besoins et de la colla­bo­ra­tion. Il faut tuer dans l’œuf toute idée de chef d’or­chestre qui va bouger ses pions avec suffi­sam­ment d’agi­lité.

    Bref, il faut que tout le monde soit prêt à chan­ger radi­ca­le­ment. Quand tout va bien on ne voit pas trop l’in­té­rêt (à raison). Quand ça commence à aller mal on prend rare­ment le risque, d’au­tant que la confiance néces­saire est souvent en perdi­tion à ce moment là.

    Au mini­mum il faut un mandat pour tout chan­ger, et la confiance qui va avec.

  • Une liseuse pour la nouvelle année 2019

    Ça fait plusieurs fois que je dis « c’est le dernier billet à ce sujet ». Je n’ai plus toujours en main toutes les liseuses qui sortent, et pas toujours pour y lire plusieurs romans, or lire un livre ça n’est pas le même ressenti que jouer avec un gadget pendant une demi-heure.

    Et pour­tant, on me pose encore la ques­tion et je n’ai pas trouvé de texte en ligne à jour avec une analyse sérieuse des liseuses. Faute de mieux, je préfère écrire ici ce que je sais plutôt que de lais­ser les gens lire moins informé ailleurs.

    Recom­man­da­tion confort

    Ma recom­man­da­tion par défaut c’est la TEA Touch HD Plus. La robe bronze est peu discrète mais on a une bonne liseuse 6″ inter­opé­rable avec un bon logi­ciel de lecture, une librai­rie française pour les achats, et le meilleur écran du marché ainsi qu’un très bon éclai­rage. 149 € mais il n’y a aucun risque de se trom­per en prenant celle là.

    L’équi­valent chez Kobo est la Clara HD. Le confort de lecture (écran, éclai­rage, rendu logi­ciel) est simi­laire. J’ai tendance à préfé­rer la TEA sur la posi­tion des touches pour chan­ger les pages, la présence de boutons physiques dans certaines situa­tions, et pour quelques détails d’in­té­ro­pé­ra­bi­lité.

    En face vous trou­ve­rez aussi la Cybook Muse HD et la Kobo Aura H2O. Toutes deux sont de très bonnes liseuses de l’an­née dernière donc ne seront pas des mauvais choix mais elles n’offrent pas vrai­ment d’avan­tage par rapport aux deux déjà citées, pas même sur le prix, tout en ayant un système d’éclai­rage avec une géné­ra­tion de retard.

    Premier prix quali­ta­tif

    Si c’est une ques­tion de prix, on trouve encore des TEA Touch Lux 3 à 100 €. L’écran et l’éclai­rage datent de la géné­ra­tion précé­dente mais ça reste une bonne liseuse de qualité.

    J’ai quand même envie de parler ici de la Bookeen Saga. On est sur une gamme simi­laire à la TEA Touch Lux 3 mais avec une couver­ture inté­grée à un boitier plas­tique agréable. L’en­semble fait moins « sérieux » mais est très réussi à l’usage. Le prix la met plutôt en confron­ta­tion du haut de gamme TEA Touch Lux HD Plus mais il faut comp­ter qu’elle intègre une couver­ture qui s’achète sépa­ré­ment pour une ving­taine d’eu­ros sur les autres modèles

    Toutes les liseuses quali­ta­tives vendues en France l’ont toujours été à partir de 100 €. C’est encore vrai cette année et je décon­seille de descendre en dessous de ce palier. Ça n’a aucun inté­rêt si c’est pour finir par ne pas l’uti­li­ser.

    En face vous trou­ve­rez aussi la Kobo Aura édition 2, la Cybook Muse Front­light 2 et la TEA Touch Lux 4. Toutes trois sont très simi­laires à la Touch Lux 3 mais aucune ne justi­fie à mes yeux les 20 € supplé­men­taires qu’elles demandent. D’au­tant que quitte à se rappro­cher du prix de la Touch Lux HD Plus, autant prendre cette dernière.

    Haut de gamme 8″

    Malgré son prix raison­nable, vous ne trou­ve­rez pas meilleure liseuse 6″ que la TEA Touch HD Plus citée en haut de billet.

    Si vous utili­sez votre liseuse de façon séden­taire ou si la taille de l’écran est un vrai critère, vous pouvez toute­fois loucher vers la Kobo Forma ou la Kobo Aura One (*). Les écrans et éclai­rages sont top et vous béné­fi­ciez d’une surface de 8″ plus proche d’un livre grand format que d’un livre de poche. Les prix sont par contre en consé­quence et on monte entre 230 et 280 €. Ça commence à faire cher même pour du haut de gamme.

    (*) Je parle de la Kobo Aura One, j’in­siste, pas la Kobo Aura édition 2, qui est une liseuse simi­laire à la Touch Lux 3 mais pour plus cher.

    En face vous aurez aussi l’Ink­pad 3 de TEA. Je n’ai pas assez joué avec pour avoir un avis quali­fié mais elle m’a moins convaincu et les géné­ra­tions d’Ink­pad précé­dentes ne justi­fiaient à mon avis pas ce prix. À ces montants je joue la sécu­rité, sinon autant rester sur la Touch Lux HD Plus.

    Ça vaut le coup ?

    Le confort d’avoir ses livres partout avec soi, de les sortir faci­le­ment, de ne pas avoir 3 kg dans la valise, de pouvoir régler la taille des carac­tè­res… Je ne connais pas tant de monde qui soit revenu en arrière après avoir utilisé une liseuse de qualité pour quelques romans.

    C’est un budget mais ça finit par se rembour­ser sur le prix des livres (comp­tez envi­ron 20% de moi,s), sans comp­ter le fait que vous achè­te­rez proba­ble­ment aussi des livres diffé­rents moins cher que les nouveau­tés grand format des librai­ries, voire que vous télé­char­ge­rez gratui­te­ment des clas­siques libres de droits ou des livres numé­riques depuis le site de votre biblio­thèque muni­ci­pale.

    Mon seul critère : Une liseuse de qualité avec éclai­rage. Les gens que j’ai vu aban­don­ner leur liseuse sont surtout des gens qui avaient eu un modèle bas de gamme. Si c’est pour que l’ex­pé­rience soit mauvaise, que la liseuse reste au placard, mieux vaut ne rien ache­ter.

    Et les autres marques ?

    Je fuis Kindle qui ne présente pas l’in­te­ro­pé­ra­bi­lité mini­mum et qui n’est désor­mais avan­ta­geux ni côté qualité ni côté prix.

    Il y a d’autres marques, en géné­ral c’est de l’im­port avec un SAV que je ne connais pas. Sauf excep­tion on est sur une qualité maté­rielle et logi­cielle signi­fi­ca­ti­ve­ment plus faible que les trois marques que je mets en avant ici (Kobo, TEA, Bookeen).

    Pas de secret : Les marges ne sont pas énormes sur les ventes de liseuses. Ceux qui arrivent à s’en sortir jouent à la fois sur les volumes de vente et le fait de prendre une commis­sion sur les livres ache­tés via l’ap­pa­reil. Pour offrir un prix concur­ren­tiel, il faut sinon rogner signi­fi­ca­ti­ve­ment sur les compo­sants et sur l’as­sem­blage.

    Et enfin, je le dis pour ceux qui lisent mes recom­man­da­tions pour la première fois : Fuyez les tablettes LCD qui se font passer pour des liseuses. Le confort de lecture à l’écran n’a rien à voir, l’au­to­no­mie non plus.