C’est difficile à traduire. Je le lève très peu et ça m’est indispensable. Disons que je le lève 1 à 2 fois par semaine, souvent les fins d’après-midi sur les journées fatigants à base de réunions en visio. C’est peu et je ne sais même pas mesurer ce que ça m’apporte objectivement en confort de travail.
Je ne reviendrais pas dessus pour autant. Peut-être qu’il y a un effet « j’ai envie de jouer avec mon nouveau gadget » cumulé à un peu d’effet placébo, mais au final je sais que je peux le monter quand j’ai besoin de changement, et ça fonctionne.
Parfois un petit rien permet parfois de faire la différence entre une journée qui se termine en simple fatigue et une journée qui se termine en agacement, frustration et ras le bol. J’ai l’impression que ça a pu jouer ce rôle une ou deux fois en deux mois. Même si ce n’était que ça, ça mérite pour moi l’investissement.
Bon, il y a aussi un effet très mesurable de pouvoir mettre le bureau à la bonne hauteur (au lieu de régler la chaise en fonction et se trouver dans une position qui fatigue à la longue) mais c’est plus un bonus : On trouve aussi des bureaux réglables sans la position debout.
Il y a assez peu de choix sur les bureaux assis-debout. Je n’ai vu que trois critères pertinents :
Un moteur électrique
Une fonction pour mémoriser les hauteurs
Une bonne stabilité en position haute
Je sais que le moteur et la mémorisation semblent un truc de fainéant mais c’est juste indispensable. Je ne lève pas le bureau en fonction d’un certain type d’activité qui me le rend nécessaire, je le fais pour des petits rien qui sont difficiles à mesurer ou à percevoir. Si lever le bureau n’avait pas un coût nul, je ne le ferais probablement pas.
J’insiste d’autant plus facilement que c’est le retour quasi unique et général de tous ceux qui m’ont conseillé avant que je n’achète le mien. S’il est manuel ou sans mémorisation, il risque de ne pas être utilisé.
On trouve de tout et c’est cher. La structure Ikea est vraiment très chère, et pas meilleure qu’ailleurs. De mon coté j’ai pris une structure chez Flexispot. On la trouve parfois en promotion chez Amazon. J’y ai ajouté un plateau Ikea Linnmon clair 150×75 et ça colle parfaitement.
310 € TTC l’ensemble, c’est largement abordable pour un freelance qui ne paiera pas de TVA, d’IS, d’IR ou de cotisations sociales dessus. C’est forcément un peu plus délicat pour un particulier ou pour un auto-entrepreneur mais ça reste envisageable si c’est pour travailler plus de 40h par semaine dessus.
Je peux critiquer les actions ou les paroles d’une personne dans un contexte précis ou sur un sujet précis sans pour autant rejeter tout ce qu’elle a pu dire ou faire par ailleurs, ni aucunement soutenir ses opposants.
Je peux défendre les paroles, les actions ou les droits d’une personne dans un contexte précis ou sur un sujet précis sans pour autant accepter tout ce qu’elle a pu dire, faire ou représenter par ailleurs, ni rejeter ses détracteurs.
Je peux rejeter ou adhérer à des idées ou des propositions sans pour autant me sentir proche de tous ceux qui font de même.
Je peux refuser un argument, un moyen d’action ou une forme quelconque tout en soutenant le fond ou l’intention.
Je peux accepter ou refuser un élément sans forcément avoir le même jugement sur tous les autres, fussent-ils liés ou partie d’un même tout.
Je peux ne pas savoir, préférer y réfléchir, ou même ne pas souhaiter m’exprimer sur un sujet sans que ce ne soit interprétable comme un soutien ou un refus.
Je peux avoir une position différente dans un cas général et dans un cas particulier, ou même ne pas avoir de position du tout dans un des deux cas.
Je peux avoir une opinion ou une position sur un point précis sans en avoir sur d’autres, quand bien même ils sont liés.
Je peux être proche d’une personne sans partager, soutenir ou cautionner ce qu’elle dit ou ce qu’elle fait.
Je peux discuter avec quelqu’un et entendre ou comprendre ses opinions, sans pour autant les partager.
Je peux faire partie d’un groupe sans forcément en partager l’intégralité des positions ou considérer qu’il est parfait.
Je peux défendre une personne ou un groupe sans pour autant m’en sentir proche, m’y affilier ou en partager les positions.
Je peux trouver quelque chose intéressant sans pour autant l’aimer, le souhaiter, le cautionner ou le défendre.
Ce que je pense, dis ou fais dans un certain contexte ne vaut pas toujours dans d’autres contextes, même si je n’explicite pas toutes les limites en détail à chaque fois.
Je peux mal m’exprimer, me tromper, apprendre ou changer d’avis. Ce que j’ai pu dire, faire ou penser ne reflète pas toujours ce que je dis, fais ou pense aujourd’hui ni ce qu’il en sera demain.
Je peux parler d’un cas précis sans me sentir obligé d’avoir à parler ou d’avoir parlé par le passé de tous les autres cas ou tous les autres sujets qui pourraient être pertinents ou similaires, et ce sans que cela ne cache une préférence cachée quelconque.
Je peux accepter un argument, un moyen d’action ou une forme quelconque tout en rejetant le fond ou l’intention.
Le monde est complexe, et moi aussi. Je me réserve le droit de ne pas toujours avoir une position simple ou simpliste, d’autant que j’ai moi aussi mes contradictions, même si elles ne me rendent pas toutes fier.
Je suis agacé que tout ça doive être rappelé mais maintenant c’est fait.
Si on évitait les amalgames par association ou par opposition, on éviterait beaucoup de non-sens (et on gagnerait un peu d’honnêteté intellectuelle).
Je cherche une enceinte bluetooth pour la maison. Quelques critères :
Un son de bonne qualité. Sans être un expert, c’est un point important.
Une puissance suffisante pour sonoriser un grand salon (ce qui exclu d’office les enceintes trop directionnelles)
Autonome sur batterie pour pouvoir la changer de pièce ou la déplacer ailleurs ponctuellement (le poids et la taille ne sont pas des critères importants)
S’il y a un assistant type Alexa/Google/Siri, il doit pouvoir être déconnecté (et je ne considèrerai que les fonctions accessibles une fois l’assistant déconnecté)
Pas indispensable mais peut être un critère de choix :
Pouvoir y connecter au moins deux appareils (histoire de ne pas courir après celui dont le smartphone est resté connecté sans y diffuser de son)
Une latence acceptable pour regarder un film (150ms maximum)
Une autonomie d’une dizaine d’heure
Une résistance au sable, poussières et liquide
Un câble de recharge standard pour recharger l’enceinte (type USB-C ou micro-USB par exemple)
Le projet Lima s’éteint. C’est dommage. Je suis convaincu que les équipes de Lima ont fait tout ce qu’elles pouvaient pour que ça n’arrive pas. Des fois « on n’y arrive pas ». C’est dommage mais c’est ainsi et on doit plutôt remercier les gens d’avoir essayé.
Les appareils concernés vont à terme devenir inutilisables. C’est un bon exemple de « n’utilisez pas d’appareils connectés qui dépendent d’un service centralisé » mais à mon sens la leçon n’est pas celle là.
Je n’aime pas tirer sur l’ambulance mais mon problème est un problème éthique.
What happens if CGC dies ?
What’s good with Lima is that it’s entirely private and decentralized. So Lima can work independently from any servers, and continue managing your data even if our startup dies (disclosure: we don’t plan anything like that)
The only thing we manage on our side of the equations are updates of our app and the web interface of Lima. In case of company crash, we’ll do our best to open source at least the most critical parts of our code, so the community continues improving the solution every night.
La disparition de l’entreprise a été envisagée dès le début de l’aventure (c’est bien) et des éléments de réassurance ont été posés (c’est bien aussi, même si ce n’est que du best effort).
J’ai un problème éthique parce que toutes les équipes de Lima, des fondateurs jusqu’aux développeurs ont accepté de poser ces éléments de réassurance alors qu’ils semblent faux.
En pratique le serveur de l’infrastructure Lima est un composant essentiel et les boitiers vont progressivement arrêter de fonctionner. Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Lima eux-mêmes. Là on est dans la tromperie pure et simple par rapport à la promesse affichée.
While your Lima product synchronises with your devices without servers, our servers are still needed to make your devices find each other and establish a connection.
Unfortunately, as our services shut down, your Lima will progressively stop to work.
La promesse de l’open source est similaire. En pratique il est impossible de passer le code open source une fois la société en liquidation. C’est confirmé par les réponses sur Twitter.
C’est simplement légal. Les actionnaires perdent le contrôle de la société et le liquidateur a l’obligation légale de tirer le maximum des possessions de la société. Ça inclut le code source et la propriété intellectuelle. Libérer le code source gratuitement n’est légalement plus possible.
If there’s any way, we will. But unfortunately the complexity of IP law makes it difficult: it is no longer up to us.
Il aurait fallu s’y prendre avant le début des difficultés. Il aurait fallu déposer le code source régulièrement chez un tiers de confiance et s’engager contractuellement avec lui sur une cession de droits qui ne deviendra effective qu’à certaines conditions pré-établies.
Même si la FAQ parle de « do our best », on est dans la tromperie. Il n’est pas imaginable que la question ait été abordée dans la FAQ et que les collaborateurs de l’entreprise aient pu ignorer les enjeux ci-dessus. Ils semblent pourtant ne rien avoir prévu, consciemment, et avoir participé là aussi à un décalage significatif entre le discours et les actions.
J’en veux aux développeurs qui ont participé à ça, et qui vont mettre le doute sur tous les autres.
Développeurs, vous ne devriez pas mettre l’éthique de côté. Vous ne devriez pas apporter votre concours à des sociétés qui trichent, qui trompent, peu importe le degré de coolitude du produit ou du service.
Vendre ce qu’on réalise ou réaliser ce qu’on vend.
Oui, c’est binaire et caricatural, mais ça représente tout de même quelque chose à mes yeux. C’est faire la différence entre du service et du produit.
Sur ce critère les belles paroles ne comptent pas. Ce qui importe c’est le comportement sous la pression, quand le choix est contraint.
L’équilibre est parfois délicat mais si on promet trop, si les équipes courent après les promesses, si on suit plus les demandes du clients que ses besoins, si le planning est plus dicté par le client que par l’interne, si on parle plus de deadlines que de solutions, alors on a probablement basculé dans le service.
Parfois il est difficile de garder son cap. On finit par se perdre, ou simplement de ne pas réaliser qu’on a changé de route.
Pas de jugement de valeur ni de reproche, mais il est essentiel de savoir dans quelle direction on travaille, pour qui ou pour quoi. Je sais que le terme de mission est galvaudé, mais on parle bien de ça.
Un des premiers mensonges qu’on vous livre trop souvent avec SCRUM c’est qu’on peut estimer des petites tâches avec bien plus de précision que des grandes, et qu’en conséquence on peut être assez fiable dans l’estimation des une à trois semaines de chaque itération.
Foutaises !
Combien de temps faut-il pour mettre les blousons avant d’aller à l’école ? Mettons 30 secondes si on ne se presse pas. La réalité c’est que ça mettra plus souvent 5 minutes que 30 secondes, et ça c’est si on n’a pas besoin de se battre.
400% de marge d’erreur ? Comment voulez-vous faire un planning avec de telles estimations. Pourtant on est sur une tâche connue, répétée chaque jour. Seule solution, on triche et on compte 2 minutes 30. Même ainsi on a une marge d’erreur de 100%. Hallucinant !
Ce n’est pas un exemple choisi. J’ai le même problème pour terminer la tartine, pour boire le verre d’eau ou pour passer aux toilettes avant de partir, pour descendre dans la rue, pour faire le trajet, pour trouver le badge et passer le portail de l’école, pour montrer ma carte au vigile, pour les 10 mètres dans l’école au milieu des copains et autres parents d’élèves, pour le bisou de bonne journée avant de pouvoir repartir…
Ce n’est pas non plus la faute d’une mauvaise analogie. Estimer une petite tâche est juste impossible parce que le moindre aléa fait tout exploser.
Ajouter un lien sur une page ça prend 30 secondes… sauf si on vous dit de changer l’URL au dernier moment et qu’il faut faire deux fois le travail, sauf si c’est le seul lien à cet endroit et qu’il faut retoucher les règles de style, sauf si le lien passe à la ligne en plein milieu et que visuellement ça ne le fait pas du tout sur ce composant, sauf si l’espace pris fait glisser le bouton qui suit sous le clavier sur un smartphone une fois le clavier déplié, sauf s’il faut partir à la chasse de la bonne URL parce que c’était « ça n’a pas d’impact, on donnera le lien au dernier moment », sauf si on se rend compte qu’il faut mutualiser ce lien avec autre chose ailleurs dans l’application, sauf si ajouter un lien casse le test end-to-end et qu’il faut le réécrire pour faire passer le serveur d’intégration continue au vert, sauf si… pour un simple foutu lien !
Et pourtant, on n’est jamais en retard à l’école. Malgré les aléas infinis à chaque tâche, le projet « aller à l’école » prend 45 minutes à ±15 minutes. Pas plus.
Ce n’est même pas qu’estimer le projet dans son ensemble permet de lisser les risques de dérapages, c’est que le temps que prend chaque tâche dépend de toutes les tâches précédentes et des options qu’il nous reste pour les suivantes.
S’il faut lutter pour terminer le croissant alors on active sérieusement la suite. Si les toilettes s’éternisent je prépare le blouson et le bonnet pendant ce temps. S’il le faut on presse un peu le pas. À l’école, si on arrive dans les derniers, aucun parent d’élève ou camarade ne nous retient dans les dix derniers mètres et le bisou sera vite fait. Si vraiment on est super en retard on peut toujours sortir le vélo ou prendre le tram.
En réalité si SCRUM estime les fonctionnalités unitaires ce n’est pas pour s’engager sur un résultat donné à l’avance, ni même pour mesurer si l’itération a été une réussite ou un succès lors de la rétrospective. C’est uniquement pour savoir où on va dans la boîte de temps qu’on s’est donnée. Rien de plus.
Quand on vous dit que ça permet d’être plus fiable, derrière se cache l’hydre du « on va transformer vos estimations en engagement » voire du « on va ajouter vos estimations une à une et ça donnera la deadline de fin de projet si rien ne change ».
Ami, tu viens d’être éligible à la fibre ou de déménager là où la fibre est présente. Tu cherches un opérateur.
Ne fais pas attention au débit. Si tu viens de l’ADSL ça va être le jour et la nuit quoi que tu choisisses comme offre fibre. Tu auras des offres allant de 200 Mb/s à 10 Gb/s, à comparer à ton ADSL qui se situe quelque part entre 8 et 20 Mb/s en descendant et au mieux 1 Mb/s en montant.
En réalité tu ne verras pas de différence significative au jour le jour entre les offres à 300 Mb/s et les offres à 1 Gb/s. Tu n’atteindras de toutes façons que rarement de tels débits de toutes façons. Ne parlons même pas du 10 Gb/s, là on est dans du marketing.
Regarde tout le reste : la qualité de la box, regarde le prix initial mais aussi si ce n’est pas une offre promotionnelle pour les 12 premiers mois qui va doubler au bout d’un an, regarde les frais d’installation ou de résiliation, regarde s’il y a une offre TV qui te correspond, regarde les délais habituel de l’opérateur pour les installations, regarde la qualité de leur support client, etc. Tout ça a bien plus d’importance que le débit des offres fibre, et te touchera de façon bien plus forte.
La réalité est plus complexe que le dépliant du fournisseur d’accès
On a tous envie de se dire qu’entre 10 Gb/s (10 000 Mb/s) et 300 Mb/s, ça se voit un peu quand même. La réalité est plus complexe. Ce chiffre ne reflète que le débit théorique entre la box et le fournisseur d’accès.
Déjà chez toi : Si tu es sur WIFI, tu peux oublier l’idée d’aller à plus de 500 Mb/s en pratique même en t’asseyant juste à côté de ta box. Pour aller plus loin il faudrait un câble ethernet. Ils sont déjà loin les 10 Gb/s. En réalité sur un appartement un peu bruité, avec un peu de distance, c’est déjà très bien si on arrive à faire du 300 Mb/s en pratique. Ne parlons même pas d’avoir un mur entre le poste informatique et la box. Si c’est pour travailler à partir d’une carte SD tu n’approcheras de toutes façons même pas les 100 Mb/s.
Ensuite en face : Non le serveur d’en face ne te permettra généralement pas d’échanger en Gb/s de toutes façons. Même 300 Mb/s tu ne le trouveras pas si souvent. On en est au point où régulièrement il y a des bisbilles avec Youtube, Netflix et les autres parce que les échanges entre eux et les fournisseurs d’accès ne dépassent pas la dizaine de Mb/s aux heures de pointe.
Et de toutes façons sur l’usage : Les hauts débits se trouvent quand tu télécharges un gros contenu de façon soutenu. Tu envoies des fichiers de quelques Mo ou moins ? le temps sera plus dépendant du nombre de fichiers que de la bande passante disponible. Tu fais de la navigation web ? à ces vitesses le temps d’affichage dépend bien plus du développeur du site que de la capacité de ta ligne.
Et fais attention à SFR : Si tu déménages dans un appartement existant et que ni Orange ni Free ne proposent pas d’offre fibre pour ton appartement, il est probable que ton immeuble soit câblé et non fibré (oui, même si SFR continuera à te dire que c’est de la fibre). Tu peux le vérifier facilement : Si ça ressemble à une prise d’antenne TV, que ça a un diamètre plus proche d’un câble d’antenne TV que d’un petit cable USB, c’est du câble coaxial et pas de la fibre.
Là (coaxial SFR) toutes les installations ne sont pas équivalentes. Certaines montent effectivement jusqu’à 1 Gb/s, d’autres non. Tu auras souvent toutes les peines du monde à obtenir le vrai chiffre de la part de leur service commercial qui te servira du « jusqu’à 1 Gb/s » ad libitum . Bref, acheter une offre plus chère afin d’avoir un plus haut débit théorique et remarquer que c’est finalement bridé par l’installation en place, ça serait dommage.
Je ne dis pas que tu ne dépasseras jamais les 300 Mb/s mais ça ne représentera pas ton quotidien. Même s’il t’arrive de télécharger des contenus vidéos ou des grosses archives à partir d’un ordinateur branché par câble, la différence entre 300 Mb/s et 1 Gb/s, c’est télécharger un DVD complet en environ 100 secondes au lieu de 30. Je doute que l’attente supplémentaire soit de nature à influencer sur le choix de l’offre Internet.
Si vraiment tu veux regarder le débit, regarde le débit montant
Le débit descendant c’est celui que tu utilises pour télécharger quelque chose en provenance d’Internet. C’est celui qui est généralement mis en avant parce que le plus gros des deux.
Celui qui peut t’intéresser c’est le second, qui sert à envoyer des contenus vers Internet. Il doit t’intéresser parce qu’il est généralement bien plus petit.
Ce n’était pas important sur ADSL parce que le débit ne te permettait pas grand chose d’autre que du descendant. Avec la fibre tu vas probablement brancher un Google Drive, un Dropbox, peut-être un logiciel de sauvegarde. Tu vas vouloir envoyer d’énormes photos voire des vidéos ou de monstrueux documents bureautiques pas optimisés. Bref, l’usage va changer et ce serait dommage d’avoir un débit trop ridicule en montant.
Entre le 200 (descendant) / 50 (montant) de SFR et le 300 (descendant) / 300 (montant) de Sosh, tu as beaucoup plus de chances de ressentir la différence de débit montant que la différence de débit descendant (même si 50 Mb/s en montant ça reste 50 fois mieux que ce que tu avais en ADSL, et pas ridicule du tout, donc pas forcément le critère).
Il est difficile de se détacher de nos croyances alors je vais proposer de discuter d’un critère relativement simple et difficilement contestable.
Démocratie : Régime politique, système de gouvernement dans lequel le pouvoir est exercé par le peuple, par l’ensemble des citoyens.
Je m’en tiens à la définition et n’exclus aucunement ici la notion de démocratie représentative. Le peuple peut tout à fait exercer le pouvoir via des représentants. L’important est que ce soit lui qui l’exerce.
Attention donc à différencier le peuple qui exerce son pouvoir via des représentants, et les représentants qui exercent leur pouvoir au nom du peuple. La seconde formule pourrait valider une bonne partie des monarchies et régimes dictatoriaux. Oui, la ligne entre les deux est parfois fine, c’est bien tout le sujet. Que les représentants soient élus ne résout pas toute la question.
Bref. Il est difficile de définir « le peuple » ou ce qu’il veut alors pour éviter tout débat interminable on va se poser dans la situation théorique la plus favorable imaginable :
Imaginons une mesure souhaitée par la quasi totalité de la population, dans les mêmes termes, et que nous puissions là aujourd’hui le déterminer de façon incontestée.
Dans ce scénario on ne peut plus favorable, la mesure souhaitée par le peuple serait-elle forcément prise, dans les termes souhaités et dans un temps raisonnable ?
Si nous ne pouvons pas répondre « oui » sans mettre de conditions, sans délai qui se compte en années, sans imposer l’accord de telle personne ou de tel groupe de personnes, alors c’est que le peuple n’a pas le pouvoir et en conséquence que nous ne sommes pas en démocratie.
Le modèle d’organisation à la Spotify semble être l’apha et l’omega des équipes techniques.
Oui, c’est aussi ce que j’ai tendance à mettre partout mais vous voulez que je vous dise ? Je ne le trouve pas si pertinent pour la plupart des cas que j’ai rencontré.
Dans les structures françaises que j’ai vu ça revient à isoler les équipes avec chacune leur propre product owner. Ça a certainement énormément de sens pour des sociétés structurées avec des groupes produit vraiment distincts qui peuvent avancer relativement isolément, chacune sur un unique enjeu ou un unique produit dédié.
Pour des startup et sociétés de taille raisonnable, je vois plus de dérives que de bénéfices. Certaines ressources sont partagées ou sous-dimensionnées, il y a plus de produits à gérer que d’équipes disponibles et les enjeux qui arrivent sont répartis sur chaque équipe en fonction des disponibilités.
Cette organisation matricielle revient rapidement à guider chaque équipe via sa propre roadmap et faire du puzzle dans les backlog pour remplir chaque itération. Les équipes se marchent sur les pieds, les ressources centrales sont surchargées, les product owners bataillement pour avoir la priorité — ou pour comprendre laquelle est-ce — et chacun est écartelé entre plusieurs demandes contradictoires dont aucune ne cadre parfois avec sa valeur ajoutée personnelle.
Vous connaissez le « ce projet est prioritaire, mais n’oubliez pas que [l’autre] est tout aussi urgent et qu’on ne peut pas manquer la date de [celui dont on parlait la semaine dernière] ou arrêter de travailler sur [la tâche de fond] pour autant » ? Tout est prioritaire, parce que tout est sur une roadmap d’une des équipes ou d’un des grands enjeux, ou un sujet d’attention de tel ou tel directeur, et qu’on s’est entraînés à ne pas prioriser les sujets entre eux.
Souvent ça se traduit par lancer plein de projets en parallèle à l’intérieur même de chaque équipe, puis les laisser en sommeil avant de les finir.
Là dedans les projets transversaux sont à éliminer parce qu’ils occupent les ressources des différentes roadmap. On a à la fois l’impression de ne pas assez investir et d’y passer trop de temps, parce que les équipes tentent de faire tout à la fois, parfois en sous-marin.
Mon modèle idéal ne ressemble pas à celui de Spotify, du moins pas quand l’environnement ne représente qu’une poignée d’équipes et qu’elles jonglent chacune avec plusieurs projets et produits. J’imagine, à l’instar des tribes de Spotify, que sur des environnements plus importants il suffit généralement de découper en mini sociétés mais je n’ai pas envie de trop m’avancer sur ce point.
Dans chaque société où je suis passé, le moment le mieux vécu à la fois par la direction et par les salariés, de très loin, est celui où tout le monde a travaillé en même temps sur la même priorité.
Tout le monde. Réellement, équipes support, marketing et direction inclus. Je ne parle pas ici que de la R&D.
Mon modèle c’est un gros kanban, idéalement avec un minimum de colonnes — souvent trois suffisent. S’il fallait caricaturer, je préfère faire un kanban de kanban qu’un tableau de kanban à plusieurs dimensions
Le kanban global c’est une priorisation commune, c’est permettre à quelqu’un de travailler sur le sujet le plus important où il apportera quelque chose plutôt que là où c’est indiqué dans le joli puzzle construit de façon macro.
Tout le monde n’est pas pertinent sur tous les sujets, mais chacun connait l’ordonnancement des sujets. Chacun sait qui est prioritaire s’il y a un coup de main à donner ou une ressource à monopoliser. Chacun peut visualiser où il est le plus pertinent sans se reposer sur des comités de pilotage et autres responsables projet pour faire proxy.
On reprend les classiques. Une file de grands et petits enjeux, priorisés sans jamais deux projets au même niveau. Oui c’est compliqué, d’autant plus qu’il va falloir prioriser entre eux des enjeux marketing et des enjeux R&D, mais ne pas le faire c’est juste se bander les yeux. Avancer c’est choisir.
Pas besoin de lancer des études sur ces sujets, pas besoin d’estimations détaillée de charges ou de délais. On n’en fait que le strict nécessaire à savoir les prioriser.
Je n’ai même pas besoin de savoir si quelque chose est faisable pour le prioriser. S’il s’avère que ce n’est pas faisable et bien on réagira quand on le saura, soit en retirant l’enjeu soit en priorisant une recherche d’alternative. Entre temps avancer dessus est ou n’est pas la priorité.
Sur chaque sujet ouvert, on a un joli petit kanban habituel limité aux intervenants qui permet de suivre et piloter le projet.
L’idée c’est de gérer le nombre d’enjeux en gardant un degré de liberté suffisant. Il faut que le nombre de sujets ouverts soit trop restreint pour que tout le monde ait une affectation efficace.
Les quelques uns qui ne sont pas sur un des sujets en cours feront avancer les tâches de fond, le support, la documentation, les explorations, les résolutions d’anomalie, l’administratif… tout ce qui est essentiel mais qui ne se formalise pas en tant que tel.
C’est ce qui va permettre aux gens de ne pas être quelque part par besoin mais parce que c’est là qu’ils sont le plus pertinent. C’est aussi ce qui va permettre que l’équipe d’un projet qui se ferme ne soit pas forcément la même que celle du sujet qui s’ouvre pour le remplacer.
Enfin, comme dans toute gestion de backlog, c’est la limite qui va forcer les gens à avancer, à collaborer et à clôturer les sujets.
Mais alors pourquoi est-ce j’ai dit mettre encore partout ce vieux modèle Spotify ?
Parfois ça reste ce qui est adapté aux besoins mais souvent c’est surtout que pour mettre en place le grand Kanban il faut que les gens soient prêts.
Il faut que les collaborateurs soient prêts à abandonner leurs habitudes, à s’impliquer là où ils sont nécessaires même si ça ne les botte pas toujours sans qu’on ne vienne les chercher. Il faut que tout le monde soit impliqué à prendre des responsabilités.
Mais surtout il faut que la direction soit prête à lâcher les roadmap puzzle, à assurer son rôle de priorisation. Il faut qu’elle soit prêt à lâcher le côté rassurant des plannings détaillés et des affectations de ressources pour passer sur un pilotage par le produit et les besoins.
Pire, il faut que le management soit prêt à lâcher le contrôle et faire confiance. Toute l’organisation se base sur l’idée que chacun va choisir où aller en fonction des besoins et de la collaboration. Il faut tuer dans l’œuf toute idée de chef d’orchestre qui va bouger ses pions avec suffisamment d’agilité.
Bref, il faut que tout le monde soit prêt à changer radicalement. Quand tout va bien on ne voit pas trop l’intérêt (à raison). Quand ça commence à aller mal on prend rarement le risque, d’autant que la confiance nécessaire est souvent en perdition à ce moment là.
Au minimum il faut un mandat pour tout changer, et la confiance qui va avec.
Ça fait plusieurs fois que je dis « c’est le dernier billet à ce sujet ». Je n’ai plus toujours en main toutes les liseuses qui sortent, et pas toujours pour y lire plusieurs romans, or lire un livre ça n’est pas le même ressenti que jouer avec un gadget pendant une demi-heure.
Et pourtant, on me pose encore la question et je n’ai pas trouvé de texte en ligne à jour avec une analyse sérieuse des liseuses. Faute de mieux, je préfère écrire ici ce que je sais plutôt que de laisser les gens lire moins informé ailleurs.
Recommandation confort
Ma recommandation par défaut c’est la TEA Touch HD Plus. La robe bronze est peu discrète mais on a une bonne liseuse 6″ interopérable avec un bon logiciel de lecture, une librairie française pour les achats, et le meilleur écran du marché ainsi qu’un très bon éclairage. 149 € mais il n’y a aucun risque de se tromper en prenant celle là.
L’équivalent chez Kobo est la Clara HD. Le confort de lecture (écran, éclairage, rendu logiciel) est similaire. J’ai tendance à préférer la TEA sur la position des touches pour changer les pages, la présence de boutons physiques dans certaines situations, et pour quelques détails d’intéropérabilité.
En face vous trouverez aussi la Cybook Muse HD et la Kobo Aura H2O. Toutes deux sont de très bonnes liseuses de l’année dernière donc ne seront pas des mauvais choix mais elles n’offrent pas vraiment d’avantage par rapport aux deux déjà citées, pas même sur le prix, tout en ayant un système d’éclairage avec une génération de retard.
Premier prix qualitatif
Si c’est une question de prix, on trouve encore des TEA Touch Lux 3 à 100 €. L’écran et l’éclairage datent de la génération précédente mais ça reste une bonne liseuse de qualité.
J’ai quand même envie de parler ici de la Bookeen Saga. On est sur une gamme similaire à la TEA Touch Lux 3 mais avec une couverture intégrée à un boitier plastique agréable. L’ensemble fait moins « sérieux » mais est très réussi à l’usage. Le prix la met plutôt en confrontation du haut de gamme TEA Touch Lux HD Plus mais il faut compter qu’elle intègre une couverture qui s’achète séparément pour une vingtaine d’euros sur les autres modèles
Toutes les liseuses qualitatives vendues en France l’ont toujours été à partir de 100 €. C’est encore vrai cette année et je déconseille de descendre en dessous de ce palier. Ça n’a aucun intérêt si c’est pour finir par ne pas l’utiliser.
En face vous trouverez aussi la Kobo Aura édition 2, la Cybook Muse Frontlight 2 et la TEA Touch Lux 4. Toutes trois sont très similaires à la Touch Lux 3 mais aucune ne justifie à mes yeux les 20 € supplémentaires qu’elles demandent. D’autant que quitte à se rapprocher du prix de la Touch Lux HD Plus, autant prendre cette dernière.
Haut de gamme 8″
Malgré son prix raisonnable, vous ne trouverez pas meilleure liseuse 6″ que la TEA Touch HD Plus citée en haut de billet.
Si vous utilisez votre liseuse de façon sédentaire ou si la taille de l’écran est un vrai critère, vous pouvez toutefois loucher vers la Kobo Forma ou la Kobo Aura One (*). Les écrans et éclairages sont top et vous bénéficiez d’une surface de 8″ plus proche d’un livre grand format que d’un livre de poche. Les prix sont par contre en conséquence et on monte entre 230 et 280 €. Ça commence à faire cher même pour du haut de gamme.
(*) Je parle de la Kobo Aura One, j’insiste, pas la Kobo Aura édition 2, qui est une liseuse similaire à la Touch Lux 3 mais pour plus cher.
En face vous aurez aussi l’Inkpad 3 de TEA. Je n’ai pas assez joué avec pour avoir un avis qualifié mais elle m’a moins convaincu et les générations d’Inkpad précédentes ne justifiaient à mon avis pas ce prix. À ces montants je joue la sécurité, sinon autant rester sur la Touch Lux HD Plus.
Ça vaut le coup ?
Le confort d’avoir ses livres partout avec soi, de les sortir facilement, de ne pas avoir 3 kg dans la valise, de pouvoir régler la taille des caractères… Je ne connais pas tant de monde qui soit revenu en arrière après avoir utilisé une liseuse de qualité pour quelques romans.
C’est un budget mais ça finit par se rembourser sur le prix des livres (comptez environ 20% de moi,s), sans compter le fait que vous achèterez probablement aussi des livres différents moins cher que les nouveautés grand format des librairies, voire que vous téléchargerez gratuitement des classiques libres de droits ou des livres numériques depuis le site de votre bibliothèque municipale.
Mon seul critère : Une liseuse de qualité avec éclairage. Les gens que j’ai vu abandonner leur liseuse sont surtout des gens qui avaient eu un modèle bas de gamme. Si c’est pour que l’expérience soit mauvaise, que la liseuse reste au placard, mieux vaut ne rien acheter.
Et les autres marques ?
Je fuis Kindle qui ne présente pas l’interopérabilité minimum et qui n’est désormais avantageux ni côté qualité ni côté prix.
Il y a d’autres marques, en général c’est de l’import avec un SAV que je ne connais pas. Sauf exception on est sur une qualité matérielle et logicielle significativement plus faible que les trois marques que je mets en avant ici (Kobo, TEA, Bookeen).
Pas de secret : Les marges ne sont pas énormes sur les ventes de liseuses. Ceux qui arrivent à s’en sortir jouent à la fois sur les volumes de vente et le fait de prendre une commission sur les livres achetés via l’appareil. Pour offrir un prix concurrentiel, il faut sinon rogner significativement sur les composants et sur l’assemblage.
Et enfin, je le dis pour ceux qui lisent mes recommandations pour la première fois : Fuyez les tablettes LCD qui se font passer pour des liseuses. Le confort de lecture à l’écran n’a rien à voir, l’autonomie non plus.