Je suis attaché au patrimoine existant, à son entretien, à sa protection. Parfois je pleure le manque de moyens et je suis scandalisé qu’on imagine faire un « loto patrimoine » plutôt que de débloquer des fonds plus directement.
Et pourtant, je ne comprends pas j’entends parler de reconstruction suite à l’incendie de Notre Dame.
C’est un peu comme une boule à neige. Elle évoque des souvenirs, on s’y attache, on la nettoie quand elle prend la poussière ou on la met dans du papier à bulle pour qu’elle ne casse pas. S’il y a une fuite on peut remettre de l’eau et ajouter un point de colle mais ça n’a aucun sens de la reconstruire si elle casse. Ce ne sera plus la même chose, plus le même souvenir. On va de l’avant.
Je ne sais pas quel sens ça aurait d’avoir un faux souvenir reconstruit. Ce ne serait plus de la sauvegarde mais de la copie. Ce ne serait plus du patrimoine, mais au mieux une attraction touristique.
J’ai l’impression qu’on propose une reconstruction juste parce qu’on a du mal à se détacher, à se dire que quelque chose a disparu. On veut reconstruire parce que ça a toujours été là et qu’on imagine mal autre chose. Peut-être faut-il juste l’accepter, et rediriger tout cet argent vers tout le patrimoine qui lui existe toujours, argent qui y manque cruellement.
À l’heure où tant de monuments encore debout sont prêts à tomber en ruine faute de budget d’entretien, un appel à une reconstruction ne me semble pas anodin. À l’heure où il pleut dans les salles de classe et dans les tribunaux, ça l’est encore moins.
On a enfin les guillemets et apostrophes typographiques accessibles facilement. Les ouvrants et fermants sont côte à côte. Le ê est en accès direct et ça c’est un vrai gain.
Le clavier sait aussi gagner en richesse pour qui le souhaite. Il reprend là quelques bonnes idées des claviers Mac et Linux : Le à devient À et le é devient É avec les bonnes combinaisons. On gagne aussi plus de symboles et diacritiques européens. Rien ne semble manquer à première vue ; les ajouts sont bienvenus.
Une chose qui semble freiner c’est qu’on a affaire à une vraie refonte. Ils ont préféré les placements intelligents aux placements historiques.
Ça peut se justifier pour les symboles qu’on ajoute ou qu’on change de complexité d’accès mais était-ce vraiment nécessaire de déplacer ^ à – ) et quelques autres si c’est pour les laisser en accès direct ?
C’est plus logique ainsi mais le changement d’habitude n’est pas du tout à ignorer dans un nouveau clavier. Éviter les déplacements inutiles aurait à mon avis été préférable à une telle refonte.
Au delà de l’habitude, j’ai un vrai reproche : ç et ù perdent leur accès direct alors qu’ils sont extrêmement fréquents en français. Une fois tous les 2000 mots pour le ç d’après leur propre étude.
On les a déclassés au profit du guillemet-apostrophe culbuté ( ‘ ) — utilisé une fois tous les 238 000 mots en moyenne — et qui lui gagne un accès direct. C’est satisfaisant intellectuellement parce que son opposé était sur la touche adjacente, mais franchement peu raisonnable du point de vue des usages. Un peu de pragmatisme aurait été de bon aloi.
Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis et c’est mon avis depuis toujours
Coluche
J’ai toujours regardé avec dédain les tentatives des dev JS pour contourner l’écriture de CSS mais je commence à considérer que les outils de CSS-in-JS type Emotion sont la bonne solution pour les webapp React.
J’ai été intégrateur, à faire de la belle CSS séparée du code HTML. On finit quand même vite par construire des monstres ou se prendre les pieds dans le tapis dès qu’on fait plus de quelques pages types.
Pour résoudre le problème, éliminons le. C’est ce que proposent les conventions comme BEM. Si je caricature, il s’agit principalement de retirer les sélecteurs CSS un attribuant une ou plusieurs classes spécifiques à chaque contexte. C’est franchement moche mais ça fonctionne.
CSS-Modules va un peu plus loin. Le principe est le même mais on permet au développeur d’utiliser un nommage plus agréable. C’est l’outil de génération qui gère la complexité au lieu du développeur.
J’avoue que j’aime bien CSS-modules. C’était mon favori jusqu’à présent.
Ça revient à juste gérer un fichier par composant en se limitant à des sélecteurs très simples pour ne pas créer de conflits de spécificité. On reste sur du CSS standard et sur une approche proche de mes habitudes historiques. Mieux : L’intégration peut se faire indépendamment du langage de développement de l’applicatif.
C’est top mais ça se base sur des composants qui ne bougent pas beaucoup, dont on connait à l’avance tous les états.
Dès qu’il s’agit de cumuler plusieurs états, le résultat dépend de l’ordre d’écriture dans la CSS. Parfois c’est bien prévu, parfois non.
Dès qu’il s’agit de rendre des choses très dynamiques, il faut de toutes façons sortir des CSS modules. Vous voulez que dans la vue large les items de navigation se colorent au survol en fonction de la catégorie destination déterminée dynamiquement mais qu’ils utilisent la couleur neutre dans la vue réduite destinée aux mobiles ? Vous êtes à poil et il va falloir composer avec d’autres façons d’injecter des CSS, peut-être même tâtonner sur les priorités entre classes.
Les classes utilitaires et CSS atomiques à la Tachyon sont là pour industrialiser en poussant encore plus loin.
J’ai une classe par valeur à appliquer : .ms7-ns applique la septième valeur du catalogue (7) comme taille horizontale maximum (ms pour max-width) si la fenêtre a une taille supérieure au point de rupture « small » (ns pour non-small).
Ça n’offre quasiment aucune abstraction utile (uniformiser les valeurs on a déjà plein d’outils plus efficaces). C’est vite cryptique, lourd, et monstrueux dès qu’on multiplie les valeurs et les points de rupture possibles.
Le seul intérêt par rapport à écrire directement les attributs style c’est que ça permet d’accéder aux media query et aux pseudo-sélecteurs.
Malheureusement non seulement ça ne résout pas les conflits de priorités mais ça les empire. Si je spécialise un composant existant en y ajoutant une classe liée à une directive déjà présente, je joue à la roulette russe. Il faut absolument que mon composant initial prévoit lui-même tous les cas possibles pour savoir quelle classe injecter et ou ne pas injecter. Pas d’alternative.
J’ai vraiment l’impression d’un retour en arrière monstrueux avec ces CSS atomiques, cumuler les défauts sans aucun avantage, et c’est probablement ce qui m’a fait rejeter par principe les CSS-in-JS jusqu’alors.
Les CSS-in-JS c’est finalement pousser la logique de Tachyons un cran plus loin. Quitte à décider de tout dans le code HTML, autant écrire directement les styles à cet endroit là en utilisant la vraie syntaxe CSS et en y ajoutant la possibilité d’accéder aux media query et aux pseudo-sélecteurs.
Emotion c’est ça. On est à la croisée entre le « j’écris tout dans un attribut style » et le « j’attache un module CSS ».
En fonctionnement basique c’est comme un CSS module sans le sélecteur. Je donne les directives en CSS on ne peut plus classiques et j’ai accès aux media query, aux pseudo-sélecteurs et aux animations avec une syntaxe proche de ce que font les préprocesseurs habituels (et en phase avec la direction que prend la syntaxe CSS elle-même).
Je peux directement ajouter le résultat aux classes CSS de mon composant. Il se chargera de générer un nom de classe, de créer la CSS correspondante dans le document, et de lier les deux, comme avec CSS-Modules.
L’exemple est peu parlant. On a juste l’impression d’un CSS-Modules écrit dans le fichier JS.
L’avantage c’est que je ne suis pas limité aux valeurs en dur. Je peux avoir des valeurs dynamiques venant de mon Javascript ou de mon thème, et je n’en limite pas les effets à ce que me permettent les variables CSS.
Je peux aussi réutiliser, composer ou surcharger un élément ou un bloc de styles avec un autre sans risque de conflit de priorité.
Tachyons me donnait l’impression de cumuler les inconvénients, ici j’ai vraiment l’impression de cumuler les avantages.
La seule contrainte c’est que mon code CSS se retrouve dans mes fichiers JS. C’est moche quand c’est dit ainsi mais pour une app en React, on a de toutes façons un fichier par composant HTML et ça a du sens de grouper HTML, JS et CSS lié au composant ensemble quand ils sont fortement liés. C’est d’ailleurs le choix de VueJS.
Ce n’est forcément pas adapté à tout, et si vous voulez rester génériques les CSS-Modules sont à mon avis l’option la plus saine, mais pour un code React je crois que c’est là que je commencerai par défaut désormais.
Il ne sert à rien de comparer les violences. Les unes ne justifient jamais celles des autres. Les violences ne s’annulent pas l’une l’autre, elle s’additionnent.
Ça fonctionne avec n’importe quels préjudices, n’importe quelles actions malveillantes, n’importe quelles trahisons, …
Les maux ne s’annulent pas les uns les autres, ils s’additionnent entre eux.
J’ai déjà eu un ami dont la vie est partie dans un incendie. Je vois aujourd’hui un incident qui aurait pu sacrément mal tourner dans ma timeline Twitter.
Il faudrait que je vérifie l’alarme anti-incendie mais j’avoue craindre que si ça sonne dans l’entrée c’est que l’incendie est déjà au point de non-retour dans une autre pièce.
Extincteur à poudre, 2 Kg
Ikea vendait par le passé des petits extincteurs à poudre pour vraiment pas cher. J’en ai un dans l’entrée (oui, c’est le bordel dans le placard), un dans le garage.
Ça ne servira probablement jamais mais si ça a même une chance sur un million de sauver une catastrophe, ça vaut le coup.
J’ai fait il y a plusieurs années une formation « équipier incendie ». Ça change définitivement la façon de voir les feux. Deux minutes et tout ce qu’il y a de censé à faire, c’est courir et crier pour alerter tous les voisins.
Je vois que certaines entreprises tentent d’attirer les développeurs en offrant des abonnements Spotify ou des accès à la salle de sport.
J’avoue ne pas comprendre.
Un développeur c’est 2 000 à 4 000 € nets mensuels. Pensez-vous vraiment qu’il va choisir votre entreprise à cause d’un abonnement qui lui coûtera moins de 10 € alors qu’à ce moment là il a encore des incertitudes de plusieurs centaines d’euros sur ce que sera son salaire ?
Je ne sais pas quel est le sentiment des développeurs ciblés, mais moi ça me donnerait l’impression d’être acheté avec des cacahuètes.
Pire, je ne voudrais pas travailler avec des développeurs qui prennent des décisions importantes sur une base aussi peu pertinente. C’est assez mauvais signe sur leur sérieux et sur la qualité de l’organisation qui en découlera.
Abonnement Spotify, salle de sport, même les tickets restaurants, la prise en charge de la mutuelle par l’entreprise ou l’existence d’un intéressement sont sans intérêt à ce niveau.
Je ne dis pas que ce n’est pas intéressant en soi, mais un avantage financier n’a de sens qu’au regard du salaire pour calculer une rémunération globale. Reparlez-en quand vous ferez une offre chiffrée.
Il serait peut-être temps de revenir à des bases saines. Les développeurs sont peut-être passionnés mais s’ils viennent travailler pour vous c’est pour obtenir un salaire.
Offrez leur une vraie relation professionnelle. Parlez-leur de rémunération, de missions, de conditions de travail et de temps de travail.
Non, ce ne sont pas des concepts dépassés, c’est simplement la base de l’emploi que vous proposez.
Si vos employés ont des enfants ou risquent d’en avoir dans les années qui viennent, ils seront probablement intéressés pour connaitre le nombre de jours de congés et de RTT. Ça permet de savoir s’il faut faire garder le petit pendant les vacances scolaires, ou si on peut parfois le faire soi-même.
Dites aussi si leurs horaires sont flexibles pour aller amener le petit chez le médecin, assister à la fête de l’école, ou rentrer plus tôt à la maison le jour où le conjoint a un empêchement.
Et d’ailleurs, c’est quoi les horaires habituels ? Sera-t-il possible d’amener le petit à l’école avant d’aller au travail ou de le prendre à l’école après le travail ? Une heure de garde chaque soir ça chiffre bien plus que votre abonnement Spotify à 10 €.
Tout ça est infiniment plus important que tous vos petits avantages, même si c’est pour finalement dire que vous n’offrez pas de congés et qu’il faut s’attendre à ne pas compter ses heures ou avoir de convenances personnelles. Au moins les choses sont claires dès l’annonce et tout le monde évitera de perdre du temps.
Vous ne voulez pas parler salaire, ni congés, ni temps de travail ? Parlez au moins des conditions de travail.
Il y a mille questions possibles. Vous ne pouvez pas tout dire, ce n’est qu’une annonce, mais il y a forcément quelques points positifs à mettre en avant.
Voilà quelques idées :
Est-ce qu’on travaille dans un grand open space ou dans des petits bureaux ? De quel espace dispose chacun ? Est-ce qu’il y a des salles de réunion en nombre suffisant ?
Est-ce que les postes sont du haut de gamme ou des vieux tromblons pas chers ? A-t-on le choix entre windows, mac et linux ? Est-ce des postes portables ou fixes ? A-t-on un écran secondaire ? peut-être deux ? De quelle qualité ? Est-ce une chaise de bureau pas cher ou un fauteuil ergonomique ?
Qui prend les décisions techniques ? Comment sont fait les arbitrages fonctionnels ? Est-ce que le développeur intervient en bout de chaîne ou est-il impliqué dans la conception ?
Quel est le plan de formation ? Il y en a-t-il un ? Est-ce que l’entreprise permet ou incite à assister à des conférences ? En organise-t-elle ?
Quelle est la relation avec l’open source ? Est-ce que les codes sont reversés ? Selon quels critères ? Au nom de l’entreprise ou au nom du développeur ?
Quel seront les évolutions de poste possible ? Comment le plan de carrière est-il suivi ? Par qui ?
Bon, après si vous ne pouvez pas annoncer de salaire, que vous ne voulez pas parler de temps de travail et que vos conditions de travail sont à peine passables… vous avez un sérieux problème.
Oui, bon, dans ce cas tentez d’offrir un abonnement Spotify ou à la salle de sport. On ne sait jamais, sur un malentendu…
Dites lesnumeriques, quand je viens chez vous j’ai le droit à un superbe cadre pour demander mon consentement à plusieurs usages de mes données personnelles.
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Ça pourrait donner confiance dans votre respect de la loi mais…
J’ai soulevé le capot
Pourtant avant même que je consente, me voilà avec pile 139 cookies tous neufs (j’ai compté). La plupart contiennent des identifiants uniques de pistage publicitaires ou de mesure d’audience. Hallucinant !
Je ne compte pas là ceux qui exploitent des « technologies similaires ». Certains ont utilisé le localStorage du navigateur. Je serais étonné qu’aucun ne m’identifie via mon adresse IP, l’exploitation du cache du navigateur ou d’autres artifices. Pas vu pas pris, contentons-nous du certain.
Si je n’étais pas poli je dirais que vous vous foutez de ma gueule. D’autant qu’aucun de ces identifiants n’est supprimé si je refuse mon consentement par la suite. Une fois placés, ils seront utilisés pour recouper avec mes visites sur d’autres sites.
Et pourtant, avant même que je n’accepte ou ne refuse, me voilà déjà pisté par Estat (Mediamétrie), avec un identifiant unique qui expire en 2020. J’ai aussi du Google Analytics et du Weborama.
Rien que ça.
Ces services ne se contentent pas de m’identifier. Je n’ai pas encore pu accéder au contenu de lesnumeriques que j’ai déjà des actions de collecte dans mon audit réseau. Si je visite d’autres sites plus tard, tout ça sera relié sur mon profil chez eux.
J’ai compté, ce fut long. Je suis pisté par au moins 44 services publicitaires ou de profilage suite à mon accès initial à lesnumeriques. Je n’ai compté que ceux dont je suis certain qu’ils m’identifient pour me pister.
À ce stade je n’ai pourtant toujours consenti à rien, accédé à rien. Je suis encore sur la page qui me demande si j’accepte avant d’aller plus loin.
Ça ne s’arrête pas là.
Non seulement tout ça va relier ma visite sur lesnumeriques avec celles que je fais ailleurs, mais dans ces pisteurs j’ai aussi des centres d’échanges.
Il en existe plusieurs mais je peux au moins parler de celui d’Appnexus. Sur lesnumeriques il me relie directement aux identifiants et méthodes de pistages d’au moins 28 services parmi les 44, sachant que eux-même se relient souvent aux autres ensuite. Il ne doit y en avoir qu’une poignée qui refusent d’échanger des informations.
Appnexus est présent sur un tiers des sites majeurs sur le web, sachant que même là où il n’est pas, il suffit qu’un seul pisteur partenaire soit présent pour pouvoir ensuite tout relier. Il y avait une trentaine de partenaires directs rien que sur lesnumeriques.
À côté j’ai de toutes façons désormais un identifiant Google Analytics. Ce dernier est partagé avec Google Syndication, Google Ad Services, Google Tag Services / Manager, Doubleclick, Tradelab et Eversttech. Rien qu’avec ça ma visite sur lesnumeriques est relié à 80% des sites majeurs.
Comme ce n’est jamais assez, lors de ma visite sur lesnumeriques, mon identifiant Appnexus a été partagé à Google Syndication et Eversttech, eux-même liés à Google Analytics.
Tout ça alors que je n’ai toujours consenti à rien. Et me voilà irrémédiablement relié à toutes mes visites ailleurs sur le web.
Lesnumeriques je t’en veux
Je t’en veux parce que tout ça tu le décides toi. Il y a pas mal de choses qui viennent des régies publicitaires mais Appnexus et Google Analytics ont été chargés directement par tes pages, avant que j’aie consenti à quoi que ce soit.
Tu es responsable de tout ça. J’espère juste me tromper, avoir des explications, ou au moins voire des changements rapides.
Et après le refus ?
Après le refus c’est de toutes façons trop tard mais je suis allé jusqu’au bout des tests : J’ai refusé mon consentement, en bloc, sur toutes les options, avant de naviguer plus loin.
Lors de mes premiers tests j’ai simplement cliqué sur « tout refuser ». L’ensemble des coches de la page sont passées au rouge, tout va bien.
Plus tard je suis revenu pour voir les partenaires et j’en découvre un bon tiers au vert, autorisés !?!
Je refais le test avec un profil neuf et je suis capable de confirmer : Quand je clique « tout refuser » le lien tout en bas qui mène vers la page des partenaires me laisse encore actifs un bon tiers des partenaires.
Là on n’est plus dans une mauvaise interface, on est carrément dans la tromperie !
Je décoche tout ça et je continue. Les identifiants posés sont restés. Aucune requête réseau n’a été envoyée aux différents services pour leur dire que je refusais le pistage.
Lors des interactions suivantes les outils de mesure d’audience comme le profilage à visée publicitaire ont continué à envoyer des journaux de collecte, avec les mêmes identifiants de pistage. La plupart en tout cas.
Quelque part c’est le moins grave mais l’outil qui permet de choisir si je consens envoie lui-même des journaux d’audit identifiants à un tiers, avant et après mon choix, quel qu’il soit.
Ça montre juste à quel point tout ceci est une farce.
Peut-être qu’en interne j’ai eu de la publicité non-ciblée au lieu de la publicité ciblée. Peut-être que les traitements réalisés par les divers services se permettent des choses différentes. Je n’en sais rien. Ça ne changerait pas tous les problèmes déjà relevés.
Je ne vois juste pas comment on peut s’en sortir. Tout changement sera forcément jugé injuste, et demandera une armada de fiscalistes dès qu’on touche plusieurs paramètres.
Je pleure quand je vois la CSG. Un taux de base (9,2%), puis 3 catégories spécifiques (jeux, retraite, chômage), puis 3 paliers progressifs en fonction des revenus mais que pour une de ces catégories et pas les autres. Oh, et ce taux est déductible des impôts sur le revenu sauf 2,4 points qui ne le sont pas. Enfin sauf pour une des catégories où c’est intégralement déductible. Bien entendu sur les revenus d’activité ce taux ne se calcule que sur 98,25% des revenus. Oh, et pour les revenus du capital ce taux peut-être fusionné avec l’impôt progressif sur le revenu pour en faire un prélèvement forfaitaire de 30%, enfin sauf si vous optez pour l’ancien système.
Sérieusement…
Le pire c’est que nos politiques ne semblent pas avoir intérêt à simplifier tout ça. La complexité permet d’annoncer une augmentation de prime d’activité de 20 € tout en passant un taux de calcul de 62 à 61% pour que le résultat net soit uniquement de 8 €. Oh, il doit y avoir de très bonnes raisons pour ne pas avoir précalculé les bases de calcul pour y appliquer un taux de 100% mais au final ça masque tout. Tout ça ce n’est que le côté visible. C’est tout aussi complexe sur la redistribution des recettes dans les différentes caisses.
Même ce président qui s’est fait élire sur la simplification a au final énormément complexifié tout le système. Au niveau politique, « simplification » se traduit souvent par « régression sociale » ou « réduction fiscale », quitte à ce que ce soit via une complexité supplémentaire.
Oui, je sais, tout n’est pas illégitime mais ça reste incompréhensible et donc dangereux pour le consentement à l’impôt.
Oui, je connais aussi les tentatives de révolutions fiscales mais je n’ose imaginer personne faire un tel big bang. Les risques sont gigantesques, autant sur les prévisions de recette que sur les impacts dans l’économie, et là je ne compte pas le coût humain et matériel de tout changer.
J’ai toujours été gêné par l’intégration de grosses modifications dans git.
Dans l’idéal on fait une série de modifications autonomes, on les soumet à la revue des pairs puis on les intègre dans les branche principale qui peut partir en production à tout moment.
Ça c’est la théorie. En pratique je fais des erreurs que je ne vois qu’à la fin des modifications. Mes collègues auront de toutes façons des retours sur ce que j’ai poussé en ligne et me demanderont des modifications avant l’intégration finale. Si ce n’est pas le cas au moins une fois sur deux, c’est que nous travaillons mal.
Et là… les ennuis commencent.
Mes modifications ne sont plus autonomes. J’ai des correctifs à la fin. Potentiellement mes modifications précédentes sont donc incomplètes, de mauvaise qualité ou même défaillantes. Si j’intègre mon code à la fin de la revue, je casse toute la belle théorie.
La première pratique c’est d’intégrer le code tel quel sur la branche master. C’est ce qui m’apparait le plus cohérent. Le code de la branche est potentiellement instable mais tous les points d’étape de master sont de qualité. Pour parcourir les modifications de la branche master on ajoute --merges --first-parent histoire de ne pas voir les modifications internes des sous-branches. Ni vu, ni connu mais le débogage de la branche après coup en cas de besoin ne sera pas idéal.
L’alternative est de fusionner en une seule toutes les modifications de la branche lors de son intégration. On perd toute la granularité et ça peut rendre bien plus difficile de tracer l’origine d’une anomalie par la suite, ou de comprendre le pourquoi et le comment d’un changement. C’est encore viable sur 100 voire 200 lignes bien groupées mais ça devient franchement litigieux au delà.
La seule pratique que je réprouve totalement est celle du rebase sans squash. On importe tous les changements directement sur master et on perd totalement la capacité d’avoir un master stable. Ne faites pas ça.
La troisième voie c’est la réécriture de l’historique.
En théorie c’est mal, au moins pour les branches déjà publiées. En pratique tant qu’aucun autre code ne se base dessus, ça ne pose pas vraiment de problèmes. Sur des équipes en entreprise ça se maitrise assez bien. Sur du code open source ça me semble plus litigieux. Github le gère parfaitement dans les pull-request en cours de revue.
Les vrais, les purs, le font en ligne de commande. Je suis admiratif devant ceux qui savent découper une modification ou ajouter un correctif dix changements en arrière dans l’historique sans réfléchir ni tout casser. Techniquement ça ne pose pas vraiment de difficultés mais c’est long, propice aux erreurs, et le moindre faux pas peut faire de gros dégâts irrémédiables. Je ne trouve pas les interfaces graphiques inutiles pour tout ça.
Et là, merci Patrick, gitup vient désormais à ma rescousse. L’interface est simpliste, pas toujours pratique, mais elle fait ce que je n’ai pas vu ailleurs.
Je suis capable de séparer un changement en deux quelle que soit sa position dans l’historique ;
Je suis capable de déplacer un changement en haut ou en bas dans l’historique d’un simple raccourci clavier ;
Je suis capable de faire un correctif, le descendre dans l’historique, puis le fusionner avec le changement initial qu’il faut corriger.
Tout ça graphiquement, avec la possibilité de revenir en arrière quand je veux si jamais je fais des bêtises.
Forcément c’est mieux que ma chaise de cuisine en bois. Indéniable. Rien que pouvoir la régler à la bonne hauteur et avoir un peu de mousse sous les fesses est un vrai plus. Au delà… je ne sais pas. Peut-être n’ai-je simplement pas trouvé la bonne.
J’ai longuement cherché, plutôt regardé sur du haut de gamme : Steelcase Think, Steelcase Please, HermanMiller Embody, Autonomous ErgoChair. L’idée c’est qu’un haut de gamme d’occasion vaut mieux qu’un milieu de gamme ou qu’un bas de gamme neuf. On peut trouver des chaises allant de 20 à 40% du prix neuf, en bon état.
J’ai testé, trouvé quelque chose qui semblait me convenir avec une RH Logic 400, 2ndhnd la proposait à un prix raisonnable. Le support lombaire totalement réglable m’a plu.
À l’usage je suis plus mitigé. La chaise est formidable, mais pas forcément ce que je cherchais. Il est difficile en peu de temps de se faire une vraie idée lors des tests de comment on va se sentir sur le long terme. Aujourd’hui je ne sais au point où je ne suis pas forcément convaincu d’une différence significative par rapport à des chaises de bureau milieu de gamme ailleurs.
La frustration est d’autant plus grande que j’ai eu l’occasion de passer sur une chaise qui m’a beaucoup plu dans un bureau à partager récemment. L’arrière de l’assise montait en même temps qu’on appuyait sur le dossier. Ça donnait une assise dynamique qui pendant deux jours m’a semblé très agréable (mais peut-être que là aussi, ça serait très différent sur le long terme).
Pas de conclusion. Je reste convaincu qu’investir dans un vrai fauteuil de bureau ergonomique reste indispensable. Je n’ai pas forcément trouvé la bonne, à voir si j’essaie de la revendre pour en trouver une plus à mon goût.