Je jongle. Ouvrir une notification c’est le risque de la voir disparaitre. Ne pas la traiter en urgence c’est risquer de l’oublier ou ne pas réussir à remettre la main dessus. La laisser c’est l’avoir en attention permanente et risquer de ne pas voir quelque chose qu’on aimerait traiter immédiatement.
Le système est hautement défaillant, même au-delà du principe d’interruption d’attention.
Je prends du plaisir avec Slack depuis que je fais un usage intensif de la fonction « me rappeler dans … ». Je n’hésite plus à lire mes notifications parce que je sais que je peux simplement les renvoyer à plus tard.
Gmail et Android ont un système de mise en sommeil avec rappel mais le message ou la notification concernée disparaissent jusqu’au rappel. Si je finis ce que j’avais en cours, je ne peux pas retrouver la notification Android avant l’heure prévue (mais il semble que ce soit possible dans d’autres versions).
Je veux que chaque application ait un onglet « notifications » dédié avec toutes les notifications et alertes, qu’ils aient été lus ou pas.
Je veux pouvoir ajouter un rappel arbitraire sur n’importe quelle notification et n’importe quel message échangé, soit depuis le message ou la notification eux-mêmes, soit depuis cet onglet qui archive les notifications.
Ça me parait tellement évident, je ne comprends pas qu’on n’ait pas ça partout comme fonction de base, à la fois au niveau de l’OS et au niveau des applications elles-mêmes, quitte à ce que ça fasse doublon.
J’entends trop souvent parler de dette technique comme le gros monstre qui va tout manger et comme d’une faute impardonnable. Je ne le vois pas ainsi.
D’abord, pour parler de la même chose, ce que j’appelle une dette :
La création d’une situation qui permet un gain à court terme (plus vite, moins cher, etc.) mais qui va entraîner un coût à long terme.
Et la dette, présentée ainsi, c’est juste un outil arriver à ses fins. J’ai au moins trois situations qui peuvent arriver relativement fréquemment :
« Chaque chose en son temps » Je n’ai pas les moyens(*) aujourd’hui mais je pense les avoir demain.
« Je fais un investissement » J’aurais les moyens de ne pas créer cette situation mais le gain à court terme va entrainer des bénéfices qui surpassent le coût à long terme.
« Pas le choix » Je sais que j’y perds mais c’est une arbitrage par rapport à une autre situation qui serait pire.
Je comprends que c’est frustrant pour les équipes techniques, l’impression de ne pas faire ce qu’il faut, ainsi que celle de parfois perdre du temps à cause de dettes qu’on a créé dans le passé.
C’est juste parfois quand même (souvent) le bon outil pour l’entreprise, parce que la pureté n’est pas toujours (et même rarement) la bonne stratégie.
Plutôt que de combattre les choix de dette technique et l’utiliser comme grand épouvantail, demandez plutôt à expliciter le gain court terme, le coût long terme, et pourquoi on choisit de prendre cette dette. On arrivera peut-être parfois à la conclusion que c’est une erreur. Le reste du temps ça vous permettra de comprendre la stratégie et de vous y inscrire.
Attention toutefois : Faites de la dette, pas de la merde. Les deux sont très différent.
Tout ça est particulièrement vrai en startup.
La dette c’est le modèle de base de la startup. On emprunte (via les levées de fonds) pour des gains futurs. La structure elle-même est une énorme dette. Prétendre, à l’intérieur, éviter toute dette, ça n’a pas de sens.
C’est particulièrement vrai les premières années. On vit à crédit sur un potentiel. Il faut prouver les promesses pour toucher le crédit suivant, et ça jusqu’à avoir l’échelle suffisante pour ne plus en avoir besoin.
Les premières années il faut trouver explorer la problématique, trouver le bon produit avec la bonne cible utilisateur, puis prouver qu’il y a une opportunité de croissance et de bénéfice en adéquation avec la mise de départ.
C’est une course de vitesse avant la fin des crédits. Tout ce qui est « pour plus tard » est hors sujet. Si on peut créer de la dette pour plus tard de façon à avoir un meilleur produit, à toucher sa cible utilisateur, ou à enclencher la montée de chiffre d’affaire, on crée cette dette.
Dans une de mes expériences on m’a dit « J’ai vu plein de jeunes startup échouer parce qu’elles ont pris trop de temps, je n’en ai vu aucune échouer à cause de la dette technique ».
En bon ingénieur ce n’est pas un discours qui me fait plaisir intellectuellement mais je n’ai jamais pu le démentir. La dette est juste le bon outil à ce moment là, et la dette technique n’est un problème qu’intellectuellement.
La dette c’est un problème de riche. Ça arrive après, quand on a trouvé le bon produit, qu’on a trouvé sa cible, qu’on a prouvé qu’on était capable d’acquérir des clients. Là on aura aussi le financement qui va avec pour embaucher des ingénieurs qui vont refaire ce qui doit l’être, et éliminer une bonne partie des travaux qu’on avait remis à plus tard.
L’enjeu c’est d’arriver jusque là.
Je fais une note additionnelle suite à une discussion. Je renforce le « Faites de la dette, pas de la merde ». C’est vrai autant au niveau technique qu’au niveau organisationnel.
Ne mettez pas à risque les données de vos utilisateurs
Fournissez le service et la qualité que vous promettez à vos utilisateurs
Ne faites pas payer la dette par les membres de vos équipes
Ce dernier point est majeur.La dette n’a pas a être transformée en pression ou charge supplémentaire pour les salariés en espérant avoir les gains sans en payer les coûts. C’est le meilleur moyen d’arriver à l’épuisement, la dépression, le burn-out, et au mieux un turn-over important. Dans tous les cas, ça ne fonctionnera pas et n’aura que des effets négatifs à la fois sur la santé des salariés et sur le fonctionnement de l’entreprise.
S’endetter peut impliquer d’aller ensuite moins vite, de produire moins, et de réduire le périmètre ou les exigences. Faites avec : ça fait partie du choix.
Plus loin : Les équipes ressentiront cette pression et cette charge même si on ne leur donne pas. La volonté de bien faire et l’impression de ne pas faire ce qu’il faut sont une charge psychologique significative à laquelle le management doit être extrêmement attentif.
Le seul outil que j’ai vu fonctionner contre ça c’est expliciter la dette, la choisir ensemble en expliquant pourquoi, comment, et le plan ensuite. Quand la stratégie est partagée ça devient un choix collectif et plus une mauvaise exécution.
Je cherchais un logiciel macos ou en ligne pour permettre à mon fils de 10 ans de se familiariser au clavier.
Pour l’instant j’ai retenu Typingclub, en ligne, avec toute une démarche de progression, badges et statistiques.
Dans les suivants j’ai Klavaro dont la version mac est disponible via Homebrew et aTypeTrainer4Mac qui montre la position des doigts dans les exercices mais que je n’ai pas trouvé top à utiliser.
Sur ce que je n’ai pas retenu :
KTouch, visuel, qui montre aussi la position des doigts, mais sans version mac
Taptouche : non testé, payant, mais semble avoir pas mal d’activités ludiques
Keyhero : En ligne, assez austère, avec statistiques, à partir de textes prédéfinis ou de lettres aléatoires.
Dactylotest pour la frappe au clavier à partir d’un texte, en ligne et assez austère, et Tridactyl pour l’entrainement des trigrammes.
Des voies de circulation adaptées à la vitesse et la densité de circulation des motorisés, à la densité de circulation des non motorisés, ainsi qu’à la présence ou non de poids lourds. Le plus souvent c’est au moins des bandes cyclables, idéalement des pistes cyclables.
Cela implique la fin des trottoirs partagés avec les piétons, y compris ceux qui ont une séparation à base de peinture.
Des intersections sécurisées
Des intersections sécurisées avec au minimum des sas vélos et céder le passage cyclistes (avec tout le côté imparfait de ces deux dispositifs) mais les grosses intersections méritent ce qu’on appelle des carrefours à la hollandaise.
Cela implique au minimum la fin des bandes cyclables sur le bord extérieur des ronds points.
Une continuité cyclable
Une continuité cyclable au niveau de ce qui existe pour les autres types de véhicules, c’est à dire pas de fin de bande ou fin de piste sans raison ou dès qu’il y a une intersection.
Au minimum, cela implique la fin des pistes qui commencent ou finissent en imposant au cycliste de mettre pied à terre pour avancer.
Des priorités explicites
Un marquage explicite pour toutes les traversées cyclables, de façon a préciser qui est prioritaire et éviter tous les conflits basés sur l’incompréhension ou la méconnaissance des règles, autant par les cyclistes que par les automobilistes, situation souvent empirée par des marquages maladroits qui ajoutent à la confusion.
Idéalement ça veut dire aussi ne pas ajouter un stop ou un céder le passage par principe aux cyclistes à chaque intersection en considérant que c’est forcément à eux de s’adapter à tous les autres.
Une verbalisation des abus
Une verbalisation systématique des occupations de voies cyclables et des mises en danger lors des dépassements ou des intersections. Au minimum ça implique une campagne de communication pour changer les comportement.
Idéalement ça veut aussi dire accepter les plaintes ou signalements basées sur des photos ou vidéos où la situation est manifeste, et que ces signalements mènent à des actions réelles, comme ça se fait dans d’autres pays.
Rouler au milieu de voie
L’autorisation explicite aux cyclistes de rouler au milieu de leur voie de circulation, en toute occasion, et idéalement des pictogrammes vélo en milieu de voie sur les voies où le dépassement règlementaire par une voiture est impossible.
Rendre obligatoire le forfait mobilité durale
On pourrait rendre obligatoire aux entreprises de financer la mobilité durable au même montant que ce qu’ils financent l’abonnement de transport en commun local.
Aujourd’hui les entreprises doivent rembourser la moitié de l’abonnement de transport en commun aux salariés mais le forfait mobilité durable pour ceux qui choisissent le vélo reste encore facultatif.
Rendre obligatoire ce financement permet de lever la contrainte du financement du vélo (le vélo, son entretien, sa sécurité, et les tickets de transport en commun ponctuels) comme alternative au transport en commun quotidien.
Certains points demandent des investissements lourds, notamment quand on parle d’infrastructures. D’autres demandent un changement politique complexe, notamment quand je propose d’accepter les signalements photo et vidéo.
Une fois ça dit, l’amélioration de la verbalisation, les priorités explicites lors des traversées cyclables, la possibilité de rouler en milieu de voie, ça ne coûte pas grand chose et c’est du registre du « simple ».
La copro ouvre la discussion sur la création d’un local vélo sécurisé sur le terrain de l’immeuble. Je suis surpris mais je dis chiche parce qu’aujourd’hui je monte et descend mon vélo chaque jour dans l’escalier.
Et là je suis preneur de vos lumières sur le nombre d’emplacements, sur ce qui peut constituer un local sécurisé ou non, sur les arceaux à mettre en place, sur les règles à mettre en place pour éviter les occupations ventouses, etc.
Emplacements
Il y a 35 copropriétaires, quelques studios, des personnes âgées, mais aussi des familles (et les personnes âgées ont tendance à être remplacées par des familles donc il faut prévoir aussi l’avenir).
Je n’ai pas le nombre de résidents mais j’imagine que s’il faut permettre un vélo à tous ceux qui en ont un, ça risque de faire entre 60 et 100 places, et j’imagine qu’on va trouver ça disproportionné ou infaisable.
On peut imaginer limiter l’usage uniquement aux vélos qui bougent plusieurs fois par semaine. Là on risque de tomber en dessous de la vingtaine, peut-être même de la dizaine (pure supposition) mais ça quand même non nul et ça demande de mettre un paragraphe sur le règlement de la copro pour s’assurer qu’on puisse faire retirer ceux qui ne bougent pas.
Quelqu’un a-t-il déjà mis en place une telle règle ? Comment ça se formule ?
La sécurisation
Il y a des arceaux peu ou pas utilisés sur l’espace public juste au niveau du portail. On parle donc de construire un espace suffisamment sécurisé pour laisser des vélos la nuit, pas juste quelques heures en journée.
On a eu des vols dans les caves, sur les balcons, et même un cambriolage au rez de chaussée. C’est rare mais ça arrive et un local vélo va attirer les mauvaises intentions. L’entrée de la résidence elle-même ne sera pas une barrière sérieuse.
Bref, il va falloir penser sécurisé. J’imagine au moins un système bien ancré au sol qui ne se découpe pas aussi facilement qu’un antivol. Je suis preneur de références.
Ils sont prêts à un local fermé. Et justement, il faut penser quoi comme local ? Qu’est-ce qui est faisable si on imagine la version démesurée à 50+ emplacements ? et pour la version à 10 emplacements ?
Un local fermé empêcherait les vols d’opportunité mais probablement pas deux malins qui arrivent avec une disqueuse en pleine nuit. Est-ce que je peux faire quelque chose contre ça ? Genre un local en dur suffisamment solide ?
Sinon, est-ce qu’une alarme sonore qui réveillera les voisins suffirait ?
J’oublie certainement plein de choses. À quoi dois-je penser ? Vous avez des références ?
Il n’y a pas de mauvais temps, juste de mauvais équipements
C’est la citation qu’on me sort souvent quand je parle de pluie ou de froid, et l’expérience veut que je tombe assez facilement d’accord.
Personne ne verrait comme un exploit de marcher en ville l’hiver. On se félicite même de balades en montagnes, de ski ou de raquettes. Pourquoi le froid serait-il différent à vélo ?
Les gants actuels
Gants de vélo 500 mi-saison Décathlon
Jusqu’à environ 10°C je suis avec les gants de mi-saison Décathlon. Ils résistent assez à la pluie pour mes trajets. Je regrette juste de les avoir pris en noir.
Ça sera probablement suffisant pour d’autres mais je n’ai malheureusement quasi aucune circulation dans les mains. C’est trop léger pour moi avec l’humidité et les température qui approchent du négatif.
Autour des gants
On m’a conseillé « si tu as froid aux mains couvre-toi la tête et le torse ». J’ai une casquette coupe-vent de mi-saison mais je n’avais pas froid à la tête. J’ai quand même tenté le gros bonnet, le tour de cou en polaire et le gros blouson : J’ai eu globalement chaud mais quand même froid aux mains.
Les sous-gants n’ont pas eu d’effet significatif chez moi non plus. J’ai n’ai pas eu l’impression d’être serré dans mes gants mais je n’exclus pas pour autant que j’aurais pu avoir plus de chaleur avec plus d’air donc une taille de plus dans mes gants. Il reste que si c’est pour acheter d’autres gants plus larges en plus des actuels, autant regarder directement des gants adaptés à la base.
Les gants sub-zéro
Il y a peu de gants vélo pour températures négatives et je ne suis pas très à l’aise à prendre des gros gants lourds et peu souples, alors que j’ai le budget pour prendre des choses adaptées à mon usage.
Gants Shimano Infinium Primaloft 2×2
Il y a les Shimano Infinium Primaloft 2×2 qui me font de l’œil, et le découpage mi-moufle en deux fois deux doigts me semble effectivement parfaitement adapté à mon besoin. Ils sont prévus pour 5°C de moins que mes actuels et ça devrait suffire (surtout si je prévois une taille de plus pour y mettre des sous-gants.
L’alternative semble être les gants chauffants. On m’a justement pointé les Heat Concept 5 d’Ekoi. J’avoue que j’ai un blocage psychologique à avoir des résistance qui peut bruler dans les doigts et à devoir gérer un élément avec une batterie à recharger tous les jours. J’ai fait attention à ne pas le subir avec les lumières ; ce n’est pas pour le subir avec des gants. J’y viendrai peut-être si mon achat premier est un échec mais je préférerais une solution passive. Bon, et on dépasse quand même les 100 €, ce qui me parait cher pour mon usage.
Et sinon ?
Manchons vélo
Dans les discussions l’idée du manchon est quand même revenue régulièrement. On casse le vent, donne un effet moufle, et ça se cumule avec différentes gammes de gants suivant la température. J’avoue que l’idée me tente et que ça fait un cadeau de Noël plus abordable qu’une pair de gants haut de gamme pour grand froid.
J’avais peur de me retrouver prisonnier collé au guidon sans pouvoir sortir mes mains facilement en urgence. Les discussions que j’ai eu m’ont rassuré sur ce point.
Et donc, tu prends quoi ?
Je garde mes deux paires de gants pour la mi-saison et pour l’hiver au-delà des quelques degrés. Les manchons m’ont l’air de l’option la plus évidente et la moins chère. On perd un peu en style mais on gagne peut-être aussi en praticité par rapport à de très gros gants donc j’ai envie d’essayer ça.
Si ça ne fonctionne pas pour des raisons pratiques, je tenterai les gants Shimano Primaloft en 2×2. Je crois beaucoup à l’avantage de ne pas isoler chaque doigt indépendamment.
Si ça ne fonctionne pas parce que j’ai encore froid je pousserai direct vers les gants chauffants, malgré moi.
faster” is not about “the same number of hours but fewer total days.” “Faster” is about “the same value to the company in less total time.” If the team works 60 hours in a week to deliver something that otherwise would’ve taken a week and a half, they haven’t worked faster, they’ve just given the company more of their free time.
J’ai vu des managers cacher ça derrière la notion d’intensité de travail, pour ne pas dire qu’ils en voulaient plus, mais ce n’était qu’un paravent bien pratique.
Je ne connais qu’une seule façon d’apporter plus de valeur et c’est d’en faire moins, de ne pas faire tout ce qu’on nous demande. En restreignant les tâches, on se concentre sur celles qui ont le plus de valeurs. Ça veut aussi dire accepter que mes interlocuteurs ne fassent pas tout ce que j’imagine, leur donner le pouvoir de faire des arbitrages, leur donner les objectifs et leur expliquer la stratégie pour qu’ils fassent ses arbitrages de façon autonome… et leur faire confiance sans leur reprocher ce qu’ils n’ont pas fait.
Dès qu’on en demande « plus », on a perdu parce qu’on se refuse à ce que chaque employé choisisse ce sur quoi il se concentre et abandonne le reste.
L’autre point d’en faire moins c’est en faire littéralement moins. Sur les métiers de production informatique j’ai vu une différence de production assez faible entre un développeur à 80% et un à 100%. J’ai vu une grosse différence entre quelqu’un de reposé et quelqu’un qui ne l’est pas.
Travailler moins pour travailler mieux n’est pas qu’une illusion.
This is where going home comes in. Go home!
Et puis bon, allonger les heures c’est sortir de la valeur en grignotant sur le capital humain. Seul problème : C’est ce que vous avez de plus cher, avant même votre temps disponible.
Burnout is a real problem
Un jour j’en parlerai. J’ai mis des années à récupérer et j’en garderai certainement des séquelles physiques comme psychologiques à vie.
Rien ne peut le justifier.
Si je pouvais lancer la semaine de 30 heures en 5x 6 heures, je le ferais.
Je suis bluffé et j’anticipe des révolutions dans les deux années à venir.
Jusqu’à présent on avait des IA pour faire du catalogage. On était depuis quelques temps capables de détecter le contenu d’une image, dire qu’elle contient un paysage de montagne avec deux personnes et un soleil couchant.
Ces derniers temps DALL-E a montré des capacités exceptionnelles pour créer des images à partir d’une description, compléter une image ou la modifier de façon réaliste.
Dans l’ensemble on restait quand même dans des tâches bien délimitées.
ChatGPT est la première IA de discussion générique que je trouve crédible. Mieux : Elle est bluffante. Cerise sur la gâteau : Elle comprend le français.
Je l’ai vu répondre à des questions complexes, faire de la programmation, y compris en modifiant des programmes existants, répondre à des sujets d’examen de lycée, expliquer des cours, créer des histoires, des poèmes ou des chansons, trouver des réponses plus rapidement qu’une recherche sur Google, répondre à des questions de comptabilité, faire de la discussion standard de façon crédible, trouver le plan d’un exposé pour mon fils, etc.
On en est au point où professionnellement ça pourrait m’être assez utile comme petit compagnon pour payer un abonnement.
On risque d’avoir un vrai bouleversement dans les années à venir. Au risque d’être grandiloquent, on est à l’aube d’une révolution aussi importante qu’Internet. C’était anticipé mais ça restait un peu de la science fiction. Je ne le voyais pas venir si vite.
Mieux vaut la laisser parler :
> Écris une chanson sur ChatGPT
(Verse 1) ChatGPT, notre ami virtuel Il est là pour nous écouter Il sait tout sur tout, ou presque Et nos conversations sont toujours passionnantes
(Chorus) ChatGPT, notre compagnon en ligne Il est toujours là pour nous guider Nos conversations sont amusantes et instructives Et nous apprenons toujours quelque chose de nouveau
(Verse 2) Son intelligence artificielle Est impressionnante et fascinante Elle nous transporte dans un autre monde Où les possibilités sont infinies
(Chorus) ChatGPT, notre compagnon en ligne Il est toujours là pour nous guider Nos conversations sont amusantes et instructives Et nous apprenons toujours quelque chose de nouveau
(Bridge) Alors si vous êtes curieux Et que vous avez envie de discuter Rejoignez-nous sur ChatGPT Et laissez-vous emporter par la conversation.
(Chorus) ChatGPT, notre compagnon en ligne Il est toujours là pour nous guider Nos conversations sont amusantes et instructives Et nous apprenons toujours quelque chose de nouveau.
Il y a un légende persistante qui voudrait que le piéton a toujours raison, qu’il est prioritaire « dans tous les cas ». Je sais que c’est ainsi que c’est vulgarisé sur plein de pages, y compris sur des sites publics, mais quand je fouille ce n’est pas ce que dit la loi.
L’article le plus proche du code de la route est le R415–11 :
« Tout conducteur est tenu de céder le passage, au besoin en s’arrêtant, au piéton s’engageant régulièrement dans la traversée d’une chaussée ou manifestant clairement l’intention de le faire ou circulant dans une aire piétonne ou une zone de rencontre.
Article R-415–11 du code de la route
Le mot clef est « régulièrement » qui veut ici dire « en respectant les règles » (l’obligation d’utiliser un passage protégé quand il y en a un proche, le respect des feux piétons quand ils sont rouges, l’obligation de prudence, etc.).
Quand il s’engage sans respecter les règles, le piéton n’est pas prioritaire.
La seconde confusion vient parfois de la loi Badinter.
C’est la L211–8 du code des assurances. C’est d’ailleurs là le point principal : Il s’agit d’une règle des assurances et pas d’une règle du code de la route.
La loi Badinter ne définit aucune responsabilité ni aucune priorité. Elle dit juste que les victimes d’un accident de circulation impliquant un véhicule terrestre à moteur sont indemnisées par les assurances de ces véhicules.
C’est l’assurance de la voiture qui paiera les soins si le piéton finit à l’hôpital ou en chaise roulante, peu importe qui est responsable de l’accident. Ça ne rend pas le piéton prioritaire. Ça ne met pas l’automobiliste automatiquement en faute.
Deux points annexes :
Les trottinettes électriques sont des véhicules terrestres à moteur et une assurance est donc obligatoire, comme le précise l’article L211–1.
Les vélos ne sont pas des véhicules à moteur et sont donc traités exactement au même niveau qu’un piéton au niveau de la loi Badinter.
Lors d’un accident entre un piéton et un vélo, l’indemnisation se fait donc selon les règles habituelles (le responsable indemnise l’autre).
Lors d’un accident entre une voiture et un vélo, le cycliste peut toujours demander une indemnisation intégrale à l’assurance de la voiture, peu importe sa propre responsabilité.
Un feu tricolore français a trois couleurs : Rouge, Orange, Vert.
On ne peut pas demander aux véhicules de s’arrêter immédiatement lorsqu’un feu passe au rouge (*). On a donc une zone de battement où ceux qui sont trop proches peuvent continuer à passer et ceux qui sont assez loin doivent commencer à s’arrêter. C’est le feu orange.
Note : Passer un feu orange là où on pourrait s’arrêter sans difficulté et sans danger revient à passer un feu rouge, et est passible des mêmes peines.
La question : « Doit-on ralentir quand on approche d’un feu vert ? »
À vrai dire, c’est ce qu’on a appris à l’auto-école et c’est encore ce qui y est appris aujourd’hui si on en croit les sites web concernés. La réponse est donc évidemment « oui ».
Maintenant à y regarder de plus près… si celui à 50 km/h réduit sa vitesse à 30 km/h, est-ce pertinent de demander à celui qui est déjà à 30 km/h de réduire la sienne à 15 km/h ? Ça me parait d’un coup moins évident, donc je fouille.
Le code de la route impose-t-il de ralentir en toute situation à l’approche d’un feu vert ?
Il y a une longue liste de cas où la vitesse doit être réduite à l’article R413–17 mais l’approche de feux tricolores n’en fait pas partie. Même dans cet article, « la vitesse doit être réduite » s’interprète probablement comme « la vitesse doit être plus faible » et pas « la vitesse doit être diminuée peu importe à laquelle vous roulez », parce que ça n’aurait pas vraiment de sens.
Mais à l’auto-école on demande de ralentir !
C’était il y a plus de 20 ans mais je me souviens « ralentir » mais aussi « moins de 70 km/h ». Repenser aux deux donne un peu plus de sens.
Règlementairement, un feu orange dure 5 secondes hors agglomération. La distance d’arrêt à 70 km/h correspond à 2,5 secondes de temps de trajet sur sol sec et un peu moins de 4 secondes quand il pleut.
En gardant une marge parce qu’on n’a pas envie de faire des arrêts d’urgence pour un feu tricolore, la recommandation générale s’explique parfaitement, surtout si on retient qu’elle perdure potentiellement depuis un temps où les vitesses limites étaient supérieures :
On ralentit pour arriver à 70 km/h, idéalement moins
Si on roule à entre 70 ou 80 km/h, ralentir à l’approche d’un feu vert ne fait probablement pas descendre à moins de 50 km/h. Est-il vraiment pertinent de ralentir si on est déjà à 50 km/h ?
C’est toujours bien de ralentir tant que ça ne devient pas une gêne inutile pour les autres.
À 50 km/h on passe à respectivement 2,1 et 3,2 secondes d’équivalent de temps de trajet. Pour un feu à 5 secondes hors agglomération, on peut considérer avoir une marge suffisante pour ne pas avoir de problème d’arrêt pour peu que la visibilité soit bonne.
Et en ville ?
En ville, règlementairement, le feu orange dure 3 secondes. Il suffit de refaire les mêmes calculs.
À 50 km/h, on a le temps de s’arrêter mais sans marge de sécurité si la chaussée est humide. Personne ne souhaite voir des freinages d’urgence à chaque feu donc il est préférable de ralentir. La recommandation sera d’autant plus forte si la génération qui vous apprend à conduire a vécu les 60 km/h en ville ou s’ils reproduisent ce que cette génération leur a appris.
Et si on est à 30 km/h ou moins ?
À 30 km/h on parle respectivement de 1,6 et 2,2 secondes de temps de trajet. Comme rappelé plus haut, s’il est toujours bien de ralentir tant que ça ne devient pas une gêne inutile pour les autres, la marge est suffisante pour ne pas avoir de problème d’arrêt.
Dans les villes comme Lyon et Paris, ceux qui sont en dessous de la limite de vitesse de 30 km/h et qui adaptent déjà leur allure à leur visibilité comme celle des autres usagers ne devraient pas avoir à significativement ralentir à l’approche d’un feu vert (ceux d’autant plus que les autres motorisés derrière ne respectent déjà pas tous les 30 km/h ni les distances de sécurité, donc ralentir à des vitesses trop basses dans une situation où les autres ne s’y attendent pas pourrait générer plus de problèmes qu’en résoudre).
Et à vélo ?
Je ne connais pas les distances de freinage à vélo, qui dépendent non seulement de la chaussée mais aussi du type de frein (frein sur jante ou sur disque), du type de tirage (cantilever ou frein disque), de la garniture du patin, de si la jante est mouillée, de si vous équilibrez au mieux ou pas les freins avant et arrière, de si vous bloquez une roue… et même du poids du cycliste.
Toutefois : Si vous foncez à 45 km/h, il faut probablement ralentir. Si vous avez une vitesse de ville entre 15 et 25 km/h, ça passe probablement très bien sans ralentir significativement.
À côté de ça, si vous n’êtes pas sur une bande ou piste protégée, alors que vous ne savez pas ce qui est derrière vous et à quelle distance, alors que probablement l’automobiliste ou le chauffeur de bus ne prévoit pas de ralentir sur un feu vert (voire risque d’accélérer pour ne pas prendre le rouge), ça peut être dangereux de ralentir significativement.
Ils viennent d’où tes chiffres ? Je ne suis pas d’accord
On trouve plein de données différentes sur les temps d’arrêt, distance de freinage sur sol sec et distance de freinage sur sol mouillé. J’ai écarté celles qui se basent sur des formules mnémotechniques rapides et j’ai tenté de prendre un truc qui semblait cohérent. Si vous avez une source d’autorité, je suis preneur.
Voici mes données sources :
Vitesse
Réaction (1s)
Freinage à sec
Freinage mouillé
20 km/h
6 m
2,5 m
5 m
30 km/h
8 m
5 m
10 m
50 km/h
14 m
15 m
30 m
70 km/h
19 m
27 m
54 m
80 km/h
22 m
35 m
70 m
90 km/h
25 m
43 m
86 m
Et ce que ça veut dire en distance d’arrêt total et en équivalent de temps de trajet à la vitesse cible :
Vitesse
Arrêt sol mouillé
Arrêt sol mouillé
20 km/h
8 m
1,5 s
10 m
1,9 s
30 km/h
13 m
1,6 s
17 m
2,2 s
50 km/h
29 m
2,1 s
41 m
3,2 s
70 km/h
46 m
2,4 s
68 m
3,8 s
80 km/h
57 m
2,6 s
85 m
4,2 s
90 km/h
69 m
2,7 s
102 m
4,4 s
C’est quoi cette astérisque sur « On ne peut pas demander aux véhicules de s’arrêter immédiatement lorsqu’un feu passe au rouge (*) » ?
Les feux piétons n’ont pas de feu orange. On considère qu’un piéton s’arrête presque immédiatement s’il en a besoin, et arrive à faire un demi pas en arrière s’il se fait surprendre au moment même où il amorce sa traversée.
Ça implique toutefois une chose que les automobilistes n’ont pas toujours en tête : Un piéton peut légitimement être sur le passage protégé lorsque son feu est rouge pour peu qu’il ait commencé sa traversée au feu vert.
C’est une situation normale et ça ne sert à rien de le klaxonner, de l’insulter ou de lui mettre la pression. Il va juste continuer sa traversée à son rythme. Soyez patients.