Je me pose encore quarante-treize questions alors je laisse mes réflexions ici pour ne pas repartir de zéro la prochaine fois et avec l’espoir que vous me guidiez un peu.
Contexte : Je suis parti la dernière fois avec le fiston. Il avait 2 sacoches Vaude de 20 L chacune. Moi j’avais des vieux trucs de 20 ans qui venaient de Decathlon, un système avec 2 sacoches arrières plus une troisième par dessus qui peut se transformer en sac à dos. Les quatre sacoches sur les côtés étaient remplies au maximum, les miennes assez lourdement ; la centrale ne contenait que la grande tente.Je ne connais pas le litrage de mes deux arrières mais j’en mettais nettement plus que dans les 20 L de Vaude, à la fois en poids et en volume. On va compter un bon 25 à 30 L.
Les miennes, déformées et sans vrai renfort ni accroche stable, finissaient fréquemment dans les rayons. Ça plus la galère systématique pour les accrocher et les décrocher avec ce système à base de scratch, j’ai prévu de les changer contre un système aussi pratique que les Vaude ou les Ortlieb.
Reste à savoir ce que je prends. Les deux contraintes : Simple et imperméable.
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Je pars visiblement plus chargé que la moyenne, que ce soit en poids ou en volume. Une simple paire de back-roller 2×20 L risque de faire vraiment juste.
La paire de back-roller pro en 2×35 L m’a fait de l’oeil. J’ai plus de volume, et une poche extérieure qui me semble pratique pour un sweat, une casquette, un truc acheté à manger, une serviette humide, etc. Le surpoids de 350 grammes est modéré face au volume ajouté. Le piège c’est que je peux y mettre plus de volume mais pas plus de poids.
En modulable j’ai aussi l’option de prendre les back-roller 2×20 L et d’ajouter un rack-pack central de 30 ou 50 L. Le 30 L n’ajoute que 500 grammes à la solution précédente mais avoir trois sacs sera plus sympa que deux pour le rangement, et je peux ajouter un peu de poids. Le 50 L ajouté encore 100 grammes de plus mais me permettrait d’y fourrer aussi ma tente au sec.
On m’incite très fortement à charger aussi l’avant pour équilibrer le vélo. Je peux prendre les back-roller 2×20 L à l’arrière et ajouter une paire de gravel-pack 2×12 L à l’avant. C’est déjà plus lourd en soi mais il me faut aussi ajouter un porte-bagages avant. Je sais que j’y gagnerai pas mal en praticité de rangement d’avoir 4 sacoches mais est-ce que ça vaut vraiment le surpoids de 1.5 kg par rapport aux 2×35 L alors que je vais déjà partir trop chargé ?
Évidemment on peut mélanger tout ça mais pour l’instant je risque de faire des voyages d’une à deux semaines sur des voies vélo connues, pas des tours du monde (même si en réalité je ne sais pas si j’emenerais vraiment beaucoup de choses en plus dans un tour du monde).
Bref, je sèche totalement entre les trois dernières options. Avez-vous un recommandation éclairée ?
« Mais pourquoi tous les cyclistes râlent à chaque message de prévention incitant à porter un casque ?
En fait le problème n’est pas dans le casque, ou pas que.
On a le même type de réaction sur l’incitation aux vêtements réfléchissants, la présence de catadioptres sur les roues et l’interdiction des oreillettes à vélo ⁽⁵⁾.
⁂
Le fond c’est qu’on a un vrai problème en France concernant la sécurité des cyclistes en ville et sur les routes. Ouest France se faisait encore l’écho il y a quelques jours d’un cycliste qui, caméra à l’appui, fait état en 1000 km parcourus, d’une mise en danger toutes les 9 minutes, 658 sur le seul mois de juin.
Là dessus nos autorités sont le plus souvent silencieuses. On adorerait des campagnes d’affichage pour le respect bandes cyclables ⁽¹⁾ et des sas vélo ⁽²⁾, pour le respect des distances lors des dépassements, pour informer de la priorité aux voies cyclables croisées lorsqu’un véhicule tourne à gauche ou à droite au carrefour, etc.
La gestion des poids lourds en ville est une bonne illustration de cette politique. Faute de visibilité, les poids lourds renversent facilement cyclistes et piétons en ville, avec des morts à la clef. Londres et Milan ont imposé aux poids lourds d’ajouter des rétroviseurs et des caméras pour retirer tout angle mort, avec d’excellents résultats sur la mortalité. En France on a préféré imposer un autocollant demandant aux tiers de faire plus attention à ne pas se faire écraser.
« Ok mais c’est quand même une bonne chose de faire de la prévention, non ?
Ce n’est pas tant que la prévention sur la visibilité et les protections individuelles soit une mauvaise chose ⁽³⁾, c’est que cette prévention remplace une vraie politique de sécurité.
Un bon indicateur c’est que les messages de prévention actuels sont critiqués aussi par les cyclistes qui mettent effectivement des casques et des vêtements fluo ⁽⁴⁾, voire qui en font eux-mêmes la promotion. Les mêmes messages, au milieu d’une vraie politique qui change la donne pour la sécurité des cyclistes, feraient bien moins de vagues.
Cette politique de report de faute sur les victimes a des effets bien connus de neutralisation de la culpabilité et d’inversion de responsabilité.
Le problème, dans l’esprit collectif, n’est plus le chauffard qui occupe un double-sens cyclable pour l’arrêt boulangerie ni celui qui fait un dépassement à moins d’un mètre, mais le cycliste qui ne porte pas de caque ou de gilet réfléchissant.
On en est au point où quand un cycliste finit avec la colonne vertébrale brisée suite à un choc avec un chauffard motorisé, le journaliste qui relate les faits se sent obligé d’ajouter si le cycliste portait ou non un casque, comme si ça aurait changé quoi que ce soit.
C’est toute une culture qui porte quotidiennement atteinte à la sécurité des cyclistes qui a été créée, pas à pas, par cette politique de « prévention ». Isolément les messages peuvent avoir du sens. Dans le cadre actuel, ils peuvent être dangereux. Rien de moins.
⁽¹⁾ Je sais que ça ne parait rien (justement faute d’avoir une politique de communication adaptée de la part de nos autorités) mais l’occupation des bandes cyclables, y compris pour « juste deux minutes » est un vrai danger pour les cyclistes. Il impose un report sur la voie plus à gauche, avec des usagers motorisés qui souvent ne l’anticiperont pas voire chercheront à avoir un comportement punitif à l’encontre du cycliste. Quand c’est une bande cyclable à contre-sens, ça demande de se déporter à contre-sens de la circulation, sans visibilité, et c’est un danger mortel immédiat.
⁽²⁾ Le sas vélo, malgré toutes ses imperfections, permet au cycliste de démarrer en amont des autres véhicules, en étant visible de ceux-ci. Il diminue les accidents, et particulièrement vis-a-vis des véhicules qui veulent tourner à droite. C’est aussi l’espace qui permet aux cyclistes de se positionner à gauche au carrefour avant de tourner, chose extrêmement difficile en circulation.
⁽³⁾ C’est un autre débat, mais même isolément, si la plupart sont pleinement justifiés, certains ne sont pas pertinents. En particuliers, l’incitation au port du casque (portez-en un) n’est pertinente que jusqu’au point où ça risque de faire renoncer au vélo une partie des usagers. Là, même si c’est contre-intuitif, il a été démontré qu’elle a un effet contre-productif sur la sécurité réelle des cyclistes. Bref, la réalité est parfois compliqué parce qu’il y a des impacts croisés partout.
⁽⁴⁾ L’auteur de ces lignes porte toujours un casque, a 78 (!) réflecteurs sur son vélo en plus de ceux ajoutés sur son casque, déjà jaune fluo à la base et de lampes avant et arrière allumées 24/24 même en plein jour. Il prend sans concession parti pour le port du casque, pour imposer des lumières efficaces la nuit… et pourtant lutte activement contre la politique de communication actuelle des autorités à ce niveau (je vous l’avais dit, parfois les choses sont compliquées).
⁽⁵⁾ À lire uniquement après avoir lu le billet lui-même : L’interdiction des oreillettes à vélo est d’ailleurs un bon symptôme de l’enjeu. C’est intéressant de voir que l’automobile a le droit d’être totalement insonorisée et étanche aux bruits extérieurs. Qu’un automobiliste soit sourd aux simples coups de sonnette d’un vélo ne pose aucun problème. On a même l’interdiction pour les vélos d’installer un vrai klaxon pour se faire entendre. Par contre, vous trouverez mille messages de « prévention » et opérations de verbalisation de la police à l’encontre des cyclistes portant des oreillettes, y compris des oreillettes à conduction osseuse laissant donc totalement l’oreille ouverte à l’environnement sonore extérieur. De fait, le cycliste doit faire attention à ceux qui risquent d’être un danger pour lui, et même l’apparence de ne pas le faire lui sera reprochée. L’automobiliste qui représente le danger, lui, n’a lui aucune obligation de rester ouvert au seul dispositif sonore autorisé sur un vélo. Tout ça ne dit pas qu’avoir des oreillettes est une bonne idée mais ça illustre bien la politique publique.
✅ Oui, bien entendu, peu importe le sujet, sans exception.
Mais…
❌ pas forcément si c’est dans l’intention de nuire ;
❌ pas forcément si, ce faisant, on renforce des stéréotypes discriminatoires bien établis ;
❌ pas forcément si c’est toujours sur les mêmes ⁽¹⁾ ;
❌ pas forcément si dans le contexte ou dans l’actualité ça peut venir renforcer un message ou une action problématique ;
❌ pas forcément si ça réduit une personne ou un groupe de personne précis à leurs croyances, leur physique, leur origine, etc. ;
❌ pas forcément si on se serait abstenu avec une personne qui n’aurait pas cette croyance, ce physique, cette origine, etc. ⁽²⁾
La liste n’est pas exhaustive et, de façon générale :
❌ pas forcément si l’impact individuel ou sociétal de ce trait d’humour pose problème, même si c’est malgré vous.
Il s’agit juste de prendre conscience des conséquences de ses actions et d’éviter de porter inutilement préjudice à autrui. C’est la base de la vie en société.
« On ne peut plus rien dire, alors que Coluche…
Je ne vais pas prétendre savoir ce qu’aurait pensé Coluche de votre trait d’humour s’il vivait aujourd’hui. La société évolue, le contexte aussi. Prendre comme étalon la société s’il y a un demi-siècle n’est pas forcément très pertinent.
J’espère qu’un jour ce qui parait discriminatoire aujourd’hui aura disparu demain à force d’y faire attention. J’espère aussi que demain prêtera attention à des discriminations qui sont aujourd’hui trop souvent acceptées.
Tout au plus je vais répéter le dernier point : « pas forcément si l’impact individuel ou sociétal de ce trait d’humour pose problème, même si c’est malgré vous ». Coluche avait certainement aussi ses défauts.
Probablement que, malgré tout, son impact sur les personnes et la société, y compris sur les discriminations et stéréotypes dont il jouait au second degré dans son humour, était dans l’ensemble positif.
À vous de faire en sorte qu’il en soit de même pour vos propres traits d’humour. Se réclamer de Coluche lors de propos potentiellement problématiques ne suffit pas.
¹ : Ce y compris si ce n’est qu’une unique occurrence de votre côté mais que ça vise une personne ou un groupe qui est déjà trop visé, auquel cas ça peut relever du harcèlement ou de la discrimination
² : Ce y compris si vous vous dites à tête reposée que, honnêtement, vous auriez fait pareil avec x, y ou z mais qu’en réalité vous ne l’avez pas fait ou pas autant. Les biais inconscients sont plus forts qu’on ne le croit.
Probablement rien d’enthousiasmant là dedans mais si ça peut servir…
Réparation
Contre la crevaison : Une chambre à air de chaque type, quelques rustines, des démonte pneu en plastique.
Outillage vélo : Un multi-outil vélo simple, deux clefs plates fines et super légères.
Visserie : Mon précédent trajet j’ai un porte-bagage qui a décidé de prendre la tangente sur le vélo du fiston. Ce coup ci j’avais quelques vis M5 et M6 de différentes tailles et quelques boulons bloquants. Je n’en ai pas eu besoin mais je pense les garder.
Je n’ai pas pris de câble ou de rayon de rechange. Mes trajets sont au plus de 60 km par jour, jamais loin des villes, et je dors en camping. Si j’ai quelque chose qui casse, je peux retrouver un vélociste quitte à attendre quelques jours au camping, et au pire je peux pousser à la main jusqu’à un village. Je ne saurais de toutes façons pas changer ça moi-même, n’en ayant jamais eu besoin.
Attaches
J’ai pris un lot de serflex et j’ai au utilisé 6 dans le lot. Vu le poids, c’est le genre de choses qui me parait indispensable pour toute réparation de fortune.
Je sais que certains proposent de prendre du scotch d’électricien. De mon côté j’ai quelques bandes velcro qui me servent pour à peu près tout. Ça tient aussi bien si ce n’est mieux que du scotch et ça se repositionne à l’envie.
Ajouté à ça, j’ai quelques mousquetons super légers de quelques grammes chacun pour juste accrocher des choses et ne pas les perdre. J’en ai sorti 3 pendant le trajet donc je ne regrette pas.
Toilette
Comme pour la lessive et la vaisselle, j’ai fait le choix du solide avec un savon corps et cheveux. Ça veut dire là aussi avoir un savon humide qui traîne dans un sac étanche. Je pense que la prochaine fois j’étudierai plus sérieusement la possibilité d’emmener du gel douche dans une petite bouteille adaptée.
Côté serviettes les Sea To Summit Airlite L sont impressionnantes. On a une 60×120 cm dans un volume ridicule et qui sèche quasi immédiatement pour 70 grammes et un petit sac parfait pour ça.
La trousse de premiers secours est bien compressée mais avec plusieurs pansements de chaque taille, y compris des spécifiques ampoules au pieds, des compresses, du sparadrap, une bande, quelques bandes de suture rapide, du désinfectant en pipettes individuelles, une pince à épiler, un coupe ongle, du sérum physiologique, du paracétamol, et des anti-histaminiques pour moi.
J’ai utilisé une partie non négligeable des items de bobologie et je ne pense rien enlever à l’avenir.
J’ai fait l’impasse sur le matériel pour blessures graves considérant que je ne serai jamais assez loin de la civilisation pour qu’un usage par un néophyte soit plus pertinent qu’un coup de fil aux urgences. Je ne me balade pas avec en temps normal et je n’ai pas l’impression que mes risques soient plus grands sur mes trajets en vélo.
À côté j’ai quand même un petit tube de crème solaire écran total et une bombe anti-moustique. Cette dernière ne nous a pas servi. Je compte plus sur la moustiquaire de la tente et je ne sais pas si je dois vraiment emporter de nouveau la bombe anti-moustique à l’avenir.
Rangements
Avant de partir j’ai acheté deux filets à linge 40×30 cm par personne, et plusieurs filets en nylon avec cordon de serrage. Le poids est totalement négligeable et ça a permis avec succès de savoir gérer le rangement des sacoches sans rien qui traîne, pas même les vêtements.
J’ai même pris un sac à dos pliable de 10 L, le type Decathlon qui ne pèse rien, au cas où on se balade à pieds. En pratique on avait toujours nos sacoches avant en bandoulière donc c’était probablement inutile.
Sangles
J’avais prévu deux tendeurs à trois brins et deux tendeurs filet pour le total des trois vélos. J’imaginais les utiliser pour mettre la polaire sur le porte-bagage. Plus jeune on avait transporté un melon comme ça.
Ici je n’en ai pas utilisé un seul. Je garderai peut-être le filet, éventuellement un tendeur simple. Pas plus.
Gilet réfléchissant
Un par personne, au cas où. C’est non-utilisé ici même si en fait j’aurais peut-être pu les sortir sur les quelques parties de route fréquentées avec des voitures qui allaient trop vite.
Je crois que je ne les retirerai pas dès la prochaine fois mais je surveillerai. Je regrette juste que ça prenne un sacré volume par rapport au reste.
Ce que je compte trouver quasiment tout le temps :
Des salades individuelles en boite, le genre de choses qui tient 3 ans sans même être au frais et qui permet de ne jamais se trouver à court.
Du taboulé épicé en sachet. Il y a juste besoin d’eau en faible quantité (merci l’éco-cup qui fait doseur) sans même la chauffer. Là aussi c’est la solution à toute épreuve.
Des céréales en sachet qui s’hydratent hors du feu, mais cette fois ci avec de l’eau chaude.
Un paquet de coquillettes 3 minutes
Quelques Babybels individuels
Des compotes en gourdes individuelles
Des barres de céréales
Un sachet de graines et fruits secs mélangés
En réalité ça fait trop. J’aurais du choisir entre les coquillettes et les céréales, entre les salades individuelles et le taboulé, les barres de céréales et les graines.
Non seulement je prévois trop mais j’ai en plus peur de taper dedans et de risquer de manquer ensuite. Du coup je porte pour rien.
Agréments
À côté j’avais une petite salière en plastique — de type celles de cantine, du sucre en sticks individuels et des mignonnettes de sauce vinaigrette. Le format était je pense le bon. La quantité beaucoup moins : J’ai prévu pour trois sur un voyage long et on a fait plus court à deux donc ce n’est pas représentatif mais je pense que j’ai quand même nettement trop pris.
Énergie
J’ai vu Sarah distribuer les dragibus au compte-goutte lors du dernier trajet et j’ai reproduit avec le fiston. Ça lui permet l’apport en sucre continu plus un peu de motivation. J’ai vu une nette différence quand je le fais et quand je ne le fais pas.
Petit déjeuner
J’ai trouvé un petit pot de bébé en plastique, le type qui ferme hermétiquement pour mettre du lait maternel. Le mien était rempli de confiture.
À côté il y avait le pot de pâte à tartiner en carton. Ça plus la baguette le matin, c’était parfait.
Frais
Je me suis peu arrêté dans les villes et du coup j’ai pris trop peu de frais, trop peu de fruits. J’aurai dû rééquilibrer si le voyage avait continué.
Il faut dire que c’est plus facile de faire des sandwich avec du pain de mis, du fromage coupé et des tranches de poulet qu’avec des crudités dont on ne sait pas quoi faire s’il en reste.
Contenant
J’ai pris au dernier moment un tupperware qui ferme hermétiquement en pensant que j’y mettrais des crudités ou un repas non fini. En pratique il m’a servi au petit déjeuner.
À refaire j’en prendrais au moins un par personne tant qu’ils s’emboîtent les uns dans les autres. Ça m’incitera peut-être à prendre du frais, à la fois parce que ça ne s’écrasera pas dans les sacoches mais aussi parce que je pourrai stocker des restes.
Un short, un pantalon, une polaire, une casquette, une paire de gants vélo, une paire de lunette de soleil, une tenue de pluie, 4 tshirts dont un long, 4 jeux de sous-vêtements, un pyjama, éventuellement des cuissards, un coupe-pluie, un maillot de bain, une paire de tongs ou sandales, une paire de chaussures, un tour de cou.
Lessive
Je suis heureux d’avoir résisté à la sirène du « un change complet ça suffit ». On a pris 3 changes en plus des vêtements sur nous et c’était le bon compte. Ça veut dire une lessive tous les trois jours. Mon envie de faire plus est assez faible et un tshirt + un jeu de sous-vêtements ça ne pèse pas assez lourd pour chercher à économiser.
J’ai pris un maximum de synthétique parce que j’ai vu que ça me permettait de ne pas être trempé de sueur il y a pas mal de temps de ça. Après un premier séchage de lessive, je ne ferai plus aucune concession sur ce point en voyage. La différence avec du coton est majeure, même sur une simple culotte. Ça permet de ne pas étendre pendant des heures.
Cuissard
Le cuissard c’est un truc que je n’avais jamais compris. Je n’en ai jamais utilisé jusqu’à maintenant, y compris dans mes voyages à vélo plus jeune. La selle confort en rembourrage gel me suffisait.
Là j’ai quand même vite au mal au cul, avec la même selle qu’il y a 20 ans. J’ai pris du poids et de l’âge entre les deux. Il faudra que j’essaie voir si je me range à l’avis de tout le monde et que je prends des cuissards. Ma femme et mon fils y sont déjà passés et voient une vraie différence.
Maillot de bain
J’ai appris la dernière fois : Toujours un maillot de bain au cas où le camping ait une piscine, et toujours un maillot de bain qui soit accepté dans les piscines (pas un short ample).
Contre toute attente ce sont les petits campings municipaux à 10 € qui ont souvent une piscine, ou plutôt une entrée gratuite à la piscine municipale à 50 mètres.
Vêtement de pluie
Le coupe-pluie me semble indispensable. On a aussi pris aussi les pantalons de pluie. Je me suis dit que si la pluie tombe, on sera content de pouvoir rejoindre le camping avec.
En pratique je ne sais pas si c’est vraiment nécessaire, entre la faible probabilité d’une pluie significative imprévue, et le fait qu’être trempé en été n’est pas si dramatique que ça.
Seul je le re-prendrai, parce que rouler sous la pluie ne me gêne pas. En famille c’est moins certain.
Polaire
Je l’indique parce qu’il y a eu discussion de savoir si, avec la canicule, la polaire était vraiment utile. Réponse : oui.
Le soir il peut faire plus frais. Ça a été le cas et la fatigue du soir démultiplie facilement tout. Même chose le matin.
Tongs
Indispensable dès que je sors de vélo, la paire de tongs pour avoir les pieds à l’air.
Futur
S’assurer d’éliminer tout vêtement coton dans les bagages de la famille.
Peut-être essayer des cuissards pour moi et arrêter de me croire différent.
Peut-être retirer le pantalon de pluie si je ne suis pas seul, vu la faible probabilité de rouler sous la pluie en famille.
Le tour de cou était probablement de trop mais il ne pèse rien et s’il y avait eu du vent j’aurais peut-être dit le contraire.
J’avais donc une batterie externe Anker 737 qui peut charger à 120 W et un chargeur USAMS à plusieurs ports qui peut faire 140 W. En moins d’une heure j’ai normalement rechargé à la fois la batterie et le téléphone.
J’ai clairement privilégié le confort, et l’idée que j’aurai un point électrique pendant 45 minutes au moins une fois tous les trois jours, quitte à m’arrêter dans un café juste pour ça. En pratique tous les camping m’ont proposé soit de l’électricité sur l’emplacement, soit la possibilité de recharger à l’accueil.
Au final c’était plus que large pour gérer le GPS, le téléphone, et la petite pompe. Pour moi c’était parfait et je ne reviendrai pas là dessus. C’est un peu de surpoids mais pas forcément beaucoup plus que le panneau solaire de certains (et bien moins contraignant).
Pour le camping j’avais aussi un adaptateur de prise CEE17 (les grosses prises bleues). Certains camping prêtent, d’autres louent.
Enfin, là dessus j’avais 2 câbles USB-C <> USB-C (un 140W pour la batterie et un plus classique pour un téléphone) et un très court USB-A <> USB-C auquel j’avais ajouté un mini-adaptateur USB-C vers micro-USB. L’idée c’était de pouvoir charger deux appareils en plus de la batterie.
Ma liseuse étant le seul appareil en micro-USB, j’aurais pu me passer de l’adaptateur et juste partir avec une charge pleine mais pour 4 grammes ça me semblait vraiment pinailler.
GPS vélo
Je n’avais pas de GPS vélo. J’ai pensé ça superflu sur des routes vélos très fréquentées, avec le téléphone qui peut faire l’affaire ponctuellement.
En pratique il y a des routes mais trop de routes, et pas toujours là où on veut aller. Quand on sort par mégarde de la route ce n’est pas toujours évident parce que les voies cyclables des cartes ne sont pas toujours celles à jour. On a d’ailleurs manqué de cartes « voies vélo » dès qu’on a dépassé Blois.
Bref, après avoir perdu pas mal de temps et usé pas mal mes nerfs quand le fiston était fatigué ou pas motivé, voire en colère parce que je prenais le mauvais chemin, j’ai fini par sortir le téléphone en permanence sur le guidon.
L’application Locusmap est top parce qu’elle éteint le téléphone et le rallume avant le croisement. Il reste que ça épuise vite la batterie en plein soleil (ça chauffe). Je me retrouvais aussi à forcer souvent l’allumage pour savoir où j’étais et quelle route je devais prendre au prochain croisement.
Comme en plus l’accroche guidon de mon téléphone est assez imparfaite (pas de quad lock pour ce modèle), j’ai craqué assez rapidement pour prendre un vrai GPS vélo qui reste en permanence en vue, avec une bonne autonomie.
Acheté et livré sur le trajet, le Bryton 750 SE (bien prendre le SE et pas le 750 tout court) était pile ce que je cherchais : Moins de 200 € en promo, très longue autonomie, tactile, couleur, pas trop gros. Seule surprise : Il n’annonce pas les directions en vocal. Pas même un bip pour prévenir qu’il y aura un virage. Comme il est toujours allumé, en pratique ça ne m’a pas vraiment gêné.
Liseuse électronique
Sérieusement, je ne sais plus comment on faisait avant. C’est plus léger qu’un livre de poche et ça en remplace des dizaines. Mon fils a du lire plus de 3 livres pendant le trajet. C’est aussi parfait pour lire le soir parce que ça évite un des besoins d’une lampe frontale.
C’est pour moi le compagnon indispensable, au risque de devoir prévoir une charge sur le trajet pour des voyages longs avec usage intensif.
Écouteurs
Je suis toujours frustré de l’interdiction des écouteurs à conduction osseuse à vélo. Au moins sur pistes cyclable séparée et sur chemin de terre, ça devrait être possible. Je suis trop respectueux pour l’avoir utilisé quand même mais je suppose que d’autres en feront bon usage.
J’ai embarqué à la place deux paires d’écouteurs filaires basiques et un doubleur de prise jack pour éventuellement regarder une vidéo avec le fiston sur le téléphone. En pratique ils n’ont servis que dans le train.
Par contre on avait une minuscule radio FM à pile, et ça il l’a utilisée de temps en temps au camping.
Éclairage
Pour le vélo j’avais des LED CL 900 de Decathlon à mettre sur un des vélos et des LED gadgets publicitaires à mettre sur un autre au cas où. Ça ne m’a évidemment pas servi. Une des LED était toutefois dans la tente pour si jamais l’un de nous avait besoin de sortir la nuit pour aller aux toilettes.
J’ai fait l’impasse sur les lampes frontales. L’été la nuit tombe tard. Pour la lecture le soir les liseuses gèrent elles-mêmes leur éclairage. Entre les LED vélo, la pompe qui faisait lampe d’appoint et le téléphone, ça suffisait.
Jeux
Un enfant ça joue. J’ai emmené un jeu de cartes, plus les cartes du Hanabi pour avoir un truc collaboratif. Ça ne nous a pas servi beaucoup mais je garderai quand même un jeu de cartes à l’avenir, surtout s’il risque de pleuvoir.
Futur
Je suis content du système électrique et je ne compte pas le remplacer par des panneaux solaires, même si je pars un peu en légère autonomie sans camping.
Il me manquait probablement par contre une petite enceinte pour mettre de la musique avec le fiston sur le chemin, et avoir un côté moins aride de « chacun sur son vélo ».
Une cartouche de gaz à vis de 230 grammes et un brûleur Optimus Crux. Le crux me semblait une bonne option parce qu’il plie. En pratique il a du jeu de 1 à 2° dans le sens de la rotule et ça ne me rassure pas avec une casserole d’eau bouillante dessus. Si c’était à refaire je prendrais un brûleur de base à Décathlon.
La vraie erreur c’est toutefois le briquet. J’ai pris un bic mini et j’avais oublié combien c’est pénible pour les doigts quand on doit s’y prendre à 20 fois avec le vent. Aucun doute que la prochaine fois je prends un briquet de base mais à allumage électronique
Vaisselle
Pour trois on a pris la popote inox MH100 4 personnes de Decathlon. Une assiette de plus ce n’est pas toujours inutile et ça ne prend pas de place. Il y a plus léger mais je n’aime pas l’idée de l’aluminium pour faire à manger.
Rien à redire dessus. La double poignée est parfaite quand la casserole est pleine, le système de fermeture avec la poignée qui tourne fonctionne bien. Le couvercle qui fait passoire ne m’a pas fait défaut grâce à la double poignée.
Bon, il ne faut pas attendre grand chose des couteaux en plastique fournis mais complété avec un Opinel pour les vraies découpes, c’est suffisant. J’avais pris un couteau suisse en sus mais j’avoue me demander pourquoi. Désormais même les conserves n’ont plus besoin d’ouvre-boîte en France.
Côté verre j’ai résisté à prendre des brocs spécifiques et je suis finalement parti avec des éco-cup en plastique et c’était parfait. Le vrai plus c’est que ces éco-cup pouvaient servir de verre doseur avec les graduations quand il s’agit de savoir combien d’eau mettre dans les céréales.
Lavage
J’ai tout fait pour ne pas me retrouver avec du liquide et j’ai pris du savon solide spécifique vaisselle avec une éponge classique. Ça fonctionne mais avoir un savon humide dans un sac plastique en permanence n’est pas idéal non plus. C’est aussi moins soluble donc il faut faire plus attention au rinçage.
Je crois que si c’était à refaire je me trouverais une petite bouteille dans laquelle j’aurais confiance pour y mettre du produit vaisselle liquide plus classique.
Par contre, j’ai pris une serviette Sea to Summit Airlite XXS en torchon, et je reste toujours surpris par le faible poids et la faible taille du truc (12 grammes et le volume de la moitié d’un paquet de mouchoirs pour un torchon de 40×40 cm qui absorbe bien).
En terrain de camping avec de vrais éviers je n’ai pas eu besoin de bassine, par contre j’avais un bouche-évier plat en plastique souple. Vu le peu de vaisselle je ne sais pas si c’était bien nécessaire.
Eau
Je suis parti avec un bidon Zefal Sense Soft no mud de 800 ml par personne. C’est léger mais je ne recommande pas vu que l’un d’eux a cassé dans la première semaine.
Une partie de ceux que j’ai interrogé me disaient de ne pas m’inquiéter pour l’eau sur un trajet comme la Loire avec couchage en camping, que je trouverai toujours de quoi faire. L’autre moitié me disait de prévoir large, que l’eau c’est problématique quand on en manque.
J’ai trouvé une poche à eau MSR Dromolite de 4 litres. Elle nous a servi plus d’une fois et je ne regrette vraiment pas. C’est moins pratique qu’une vraie bouteille plastique mais ça se plie en rien quand on ne l’utilise pas.
On était deux pendant plus d’une semaine au lieu de trois et, si on n’a jamais totalement vidé la poche, 4 litres ce n’était déjà pas excessif. Je n’ai pas vraiment eu l’occasion de voir combien on aurait consommé à trois mais si 6 litres n’aurait pas été scandaleux ça aurait aussi été beaucoup plus complexe à transporter et à manipuler.
Futur
C’est dans la cuisine que j’ai peut-être cherché trop loin. Un brûleur de base aurait suffit. Du produit vaisselle liquide aurait été très bien.
On m’a dit et répété que le seul domaine où il ne faut pas rogner c’est le couchage.
Tente
On est parti sur la tente tunnel MT900 Ultralight 4 places de Decathlon. C’est exactement ce que je cherchais, même si plus lourd que les alternatives. Le auvent permettait de stocker tous les sacs sans difficultés, bien plus que ce que les absides permettent sur la plupart des tentes. L’espace intérieur était ce qu’il nous fallait pour trois en situation de confort, avec une hauteur très appréciable.
Le vrai défaut ce sont les glissières. On a fait changer la tente intérieure parce qu’il était impossible de la fermer sans faire dérailler. Le auvent extérieur déraille lui aussi facilement suivant comment on tire pour fermer, même avec la plus grande attention.
Sacs de couchage
J’avais deux duvets sarcophage synthétiques Decathlon, 11° en température confort, à peine moins d’1 kg chacun. On a gardé ça et on en a acheté un Ferrino SSQ 950 (même style et même poids mais format rectangulaire) pour ma compagne qui avait peur de se sentir trop serrée.
11° confort ça semble bas pour un juillet caniculaire mais j’ai regretté de ne pas m’être un peu habillé dedans sur deux nuits de la douzaine, et la température est effectivement descendue à 10° pendant au moins une nuit. Bref, ça me va comme duvet été.
J’opterai peut-être pour du duvet si j’ai besoin d’acheter un couchage hiver 0° ou sub-0°, mais là je suis bien avec mon existant pas cher et moins fragile.
Matelas
Il y a 20 ans j’avais des autogonflants ultralight de Decathlon. Ils n’ont pas survécu. Là on a pris des Thermarest NeoAir Xlite Max NXT LW en se disant que c’était un investissement sur la durée. Le NeoAir est isolé pour permettre l’intersaison.
Plein de sites décrivent les NeoAir comme faisant un bruit horrible, comme un paquet de chips. Il semble que ce soit réglé sur les nouvelles versions. Les nôtres ne nous ont en tout cas pas dérangés.
Parce qu’on voulait du confort, on a pris des larges. Ma femme ayant peur de se retrouver sur un matelas format momie alors qu’elle bouge, on a opté pour un rectangulaire (ce serait dommage de prendre des matelas isolés et se retrouver avec les jambes dehors). J’ai fini par me ranger à son avis sur le rectangulaire large (64 cm plutôt que 53 cm). Parce qu’avec mes 1m80 je dors parfois déplié avec les pieds en longueur (oui, c’est bizarre mais j’ai des raisons physiologiques), j’ai voulu en plus opter pour la version longue (196 cm plutôt que 183 cm). La différence de poids entre les longs et les standard était tellement insignifiante qu’on a finit par prendre les trois en large, long, rectangulaire (version Max LW).
Et bien… je ne regrette rien. Le confort de ces gonflants est phénoménal par rapport à mes autogonflants. C’est limite si je ne me sens pas mieux que sur mon matelas de chambre à coucher, qui est pourtant une gamme correcte. Le tout pour légèrement plus léger que mes anciens autogonflants momie taille standard qui se voulaient ultralight. Je sais qu’on peut faire plus léger mais le compromis était le bon pour nous.
Note : Pour 100 gr de plus il y a les Thermarest XTherm qui sont faits pour isoler même dans les conditions les plus difficiles. J’ai préféré un système qui passe un peu partout plutôt que cibler un truc hiver et l’utiliser principalement l’été.
Pompe
Mine de rien en version rectangulaire, long et large, le matelas ça demande de l’air pour être gonflé. Les sacs de gonflage sont top mais ça reste long.
Comme j’avais prévu d’avoir la capacité de recharger quelques appareils électriques ponctuellement, j’ai opté pour une petite pompe Flextrail Tiny Pump 2X. Zéro regret là aussi.
C’est un confort au gonflage comme au dégonflage, et ça ne pèse que 30 grammes de plus que le sac de gonflage fourni avec le matelas.
Lampes
J’ai fait l’impasse sur les lampes. Pas de frontale.
J’avais une paire de petites lampes LED de vélo qu’on peut tenir à la main si on a besoin de sortir de la tente la nuit. La pompe a aussi une LED destinée à faire éclairage d’appoint. Au pire le téléphone peut éclairer aussi. Ça me semble en fait très suffisant pour du camping l’été.
Oreiller
C’est la même histoire pour les oreillers. On avait un oreiller gonflable Decathlon type « camping » d’il y a 20 ans. On a mis la main sur un Sea to Summit Aero Ultralight et un Exped Ultra Pillow récents. C’est le jour et la nuit en confort, légèreté et encombrement (avec une légère préférence pour le premier des deux pour sa double valve).
Futur
Si je pars en intersaison ou en hiver sous tente j’irai probablement chercher un sac de couchage en duvet avec 0° ou moins en température de confort.
Si je sors souvent seul ou avec seulement mon fils, je regarderai à peut-être prendre une tente plus petite pour économiser 1 à 2 kg mais ce n’est même pas certain. Comme l’actuelle est rapide à monter et rapide à démonter, le tout faisable sous la pluie si nécessaire, ça ne me gêne pas forcément de la réutiliser ponctuellement à deux.
Matelas, pompe, oreiller, je crois que le choix était le bon.
J’avais trois paires de sacoches théoriquement déperlantes, premier prix Go Sport et Decathlon d’il y a entre 15 et 20 ans.
Comme j’ai craqué une sacoche l’avant-veille du départ, La Maison du Vélo de Lyon m’a prêté une paie de sacoches imperméables Vaude Aqua (merci à vous).
Ça m’a permis de comparer et s’il y a une chose que j’ai vraiment regretté dans tout le matériel du voyage c’est de ne pas avoir remplacé mes anciennes sacoches avant de partir.
Fixation en haut
Sur mes Go Sport j’ai deux crochets simples en haut pour le porte-bagage, sans verrouillage ni réglage. Ça fonctionne mais malheureusement l’espacement entre les deux n’est pas le plus heureux pour mon porte-bagage.
Sur mes Decathlon c’est encore plus artisanal. Il n’y a pas de crochet en haut. Chaque sacoche a un rabat rectangulaire de la taille d’un porte bagage. L’un a un scratch sur le haut, l’autre sur le bas. On place juste l’un sur l’autre et on obtient deux sacoches solidaires qu’on pose ensuite simplement sur le porte-bagage sans crochet spécifique. Il faut positionner ça parfaitement. Si ce n’est pas bien droit ou si ça glisse, une sacoche risque de frotter sur les rayons — chose d’autant plus probable qu’elles ont déjà tendance à le faire en temps normal : Il y a de poches sur le côté arrière et ces poches n’ont pas de renfort pour les empêcher de dépasser un peu sur l’intérieur de la roue.
À côté de ça, le système des Vaude est bien foutu. J’ai deux crochets verrouillables et dont le positionnement est réglable. Le verrouillage demande parfois quelques secondes de manipulation mais rien de gênant. La poignée permet de déverrouiller automatiquement.
Fixation en bas
C’est là qu’est le drame. Sur mes Go Sport j’ai un tendeur qui part du haut de la sacoche, qu’on doit faire passer dans un anneau en bas de la sacoche, et qui se finit par un gros crochet de métal qu’on fixe où on peut sur le cadre ou l’axe de la roue. Ça fonctionne mais ça demande de trifouiller à genoux dans les rayons et derrière les sacoches chargées à chaque fois qu’on met ou enlève les sacoches. Gare à ne pas oublier même pour deux minutes sinon le crochet risque de se trimbaler dans les rayons et provoquer un accident grave. Pas pratique mais on fait avec.
Sur les Decathlon c’est encore pire : Un long scratch part de l’arrière. Il faut trifouiller à genoux dans les rayons en écartant les sacoches chargées pour le faire passer derrière les haubans du porte bagage, puis dans un anneau de la sacoche, puis revenir se fixer sur lui-même derrière les haubans. Dire que c’est pénible est un euphémisme. Surtout à genoux à écarter les sacoches chargées du vélo sur béquille et proche de la transmission qui mettra de la graisse sur les mains.
Les Vaude n’est un petit « aileron de requin » réglable sur les deux axes et en rotation. On le place pour qu’il passe derrière les haubans du porte-bagage quand on pose la sacoche. C’est à peine si on y pense.
Rangement
C’est sur le volume que je ne trouve pas les Vaude exceptionnelles. Elles sont marquées pour 24 L mais ça semble très optimiste. Le système de fermeture par enroulement fait perdre pas mal de place. Pas de poche extérieure, même pas de filet, ce qui est d’autant plus dommage que le système à enroulement n’est vraiment pas pratique pour ouvrir et fermer la sacoche quand on veut prendre quelque chose dedans. Le bas est plus étroit que le haut, ce qui ne facilite pas non plus l’organisation.
Mes Go Sport sont d’un gabarit bien plus faible, s’aplatissent à rien du tout si je veux, et permettent pourtant de contenir plus de choses. À ça elles ajoutent une poche sur le rabat supérieur, un peu comme certains sacs à dos, et un filet sur le devant qui ne contient pas grand chose mais qui se révèle quand même bien pratique pour ne pas défaire la sacoche à chaque fois.
Futur
Si je repars, je pense que je mettrai mes anciennes sacoches au rebut. C’était inutilement pénible.
J’ai vu la différence entre le premier prix et le haut de gamme. Ce sera probablement des Ortlieb. Vaude j’ai lu pas mal de personnes qui en sont exceptionnellement satisfaites mais pas mal de personnes qui relatent aussi des décollements. Celles qu’on m’a prêté ça commençait à se décoller. Pour le prix, autant prendre les Ortlieb.
Sur le volume, les 24 L de Vaude me semblent limite. Je peux soit opter pour les 35 L de Ortlieb soit ajouter deux sacoches à l’avant. Les sacoches à l’avant me semblent permettre plus de souplesse (meilleure organisation dans les sacoches, et possibilité de ne partir qu’avec celles à l’avant ou qu’avec celles à l’arrière ou les deux) mais entre le porte-bagage avant et les sacoches elles-mêmes, ça ajoute quand même plusieurs kilos.