Le Kansas veut limiter les loisirs des plus pauvres

Les personnes recevant des aides publiques ne pourront plus dépenser leur argent à la piscine et dans les débits de boisson, ni en «piercings, massages, spas, tabac, ongleries, lingerie, salles d’arcades, croisières ou visites chez le psychiatre […] parcs à thèmes, centres équestres ou canins, entreprises du sexe, ou n’importe quel endroit interdit aux mineurs» […] il sera impossible aux personnes aidées de retirer plus de 25 dollars par jour en liquide à un distributeur [avec 85¢ de frais à chaque retrait]

[..] dans le Missouri, les républicains envisagent d’exclure la viande et les fruits de mer de la liste des denrées que l’on peut acheter avec des bons alimentaires

– Libération

Culpabilisation et infantilisation des plus pauvres pour leur situation et le fait qu’ils bénéficient d’une aide de redistribution, au point de contrôler comment ils vivent et s’assurer qu’ils font bien preuve de pénitence et évitent de jouir de la vie qui leur est offerte.

Nous sommes probablement loin de ces excès en France (et ce n’est pas encore voté même là bas), mais l’esprit de culpabilisation et d’infantilisation y est de plus en plus, par exemple au Pôle Emploi.

Alors que nous devrions être fiers d’aider ceux qui en ont besoin, et de les voir en jouir. Question de choix.

Vous avez aimé la crise financière de 2008, vous allez adorer la prochaine

[…] L’idée même du risque semble avoir disparu de la tête des investisseurs. Comme s’ils avaient souscrit une assurance tous risques auprès des banques centrales […]

[…] Au total, le bilan des banques centrales a doublé, passant d’un peu moins de 3,5 % à quasiment 6,5 % du PIB mondial. […]

[…] Où est passé alors cet argent ? Dans les marchés financiers. Le cours des actions a doublé en cinq ans à Wall Street, en deux ans à Tokyo, et les bourses européennes leur emboîtent le pas […]

[…] “On a confondu création monétaire et création de richesses” tranche l’économiste Charles Gave. […]

[…] Selon le prix Nobel Robert Shiller, grand expert de la formation des bulles spéculatives, le PER (price earning ratio) ajusté du cycle économique s’élève, à Wall Street, à 27, un niveau jamais atteint sauf en… 1929, 2000 et 2007. […]

[…] Selon le régulateur britannique, plus d’un hedge fund sur dix utilise actuellement un effet de levier supérieur à 50, ce qui veut dire qu’ils gèrent des positions de marché correspondant à 50 fois le montant des fonds qu’ils ont en gestion ! […]

– Le Nouvel Économiste

Franchement à lire.

Notre seule solution depuis quelques années, c’est prêter de l’argent gratuitement en quantité illimitée (voire parfois à taux négatif, si si)… à des entités qui l’utilisent pour alimenter la machine à spéculer sur les marchés, augmentant le risque sans améliorer le fond de l’économie.

Surabondance de liquidités, écrasement des taux d’intérêt, sophistication des outils financiers, garde-fous illusoires. Autant d’éléments qui poussent, à nouveau, “au crime”

Pourquoi vous perdez toujours aux machines à pinces des fêtes foraines

Les machines avec les pinces qui permettent d’essayer d’attraper des peluches ou des lots en échange d’une pièce sont omniprésentes dans les fêtes foraines mais on y gagne rarement quelque chose.
Naïvement je croyais que les pinces étaient juste conçues avec un jeu mécanique qui faisait qu’elles avaient tendance à ne pas attraper ou à relâcher malencontreusement le prix avant de l’avoir ramené à bon port et que les prix étaient disposés de façon à être difficiles à attraper.

[…]

Pour plus de simplicité, le propriétaire peut aussi rentrer dans la machine la valeur moyenne des lots, le prix d’une partie et le pourcentage de profit qu’il souhaite. La machine va calculer automatiquement exactement combien de fois elle doit permettre aux joueurs de gagner pour atteindre le rendement souhaité.

– La boite verte

Ça mérite sérieusement une intervention de la répression des fraudes ce truc… en plus c’est tellement évident…

Fiché

Par le hasard de la sous-traitance de sous-traitance, j’ai été amené un jour à intervenir sur le site Web d’un très grand groupe privé, pour mettre en place leur système de publication.[…]

Un matin, le client a brutalement rompu le contrat avec le prestataire qui travaillait sur le site, sans préavis ni la moindre explication. Je n’ai jamais vu un projet se finir aussi abruptement.[…]

Quelques années plus tard, j’ai croisé un ancien collègue côtoyé sur ce projet, et eu le fin mot de l’histoire. Quelqu’un, chez le client, s’était renseigné sur mon compte, avait découvert que j’étais un infâme gauchiste, et avait provoqué la rupture du contrat pour écarter la menace que je représentais à leurs yeux.[…]

Je n’avais pas de casier, pas de présence en ligne, rien qui aurait pu permettre de découvrir légalement la teneur de mon activisme. Quelqu’un, au sein d’une entreprise privée, a pu avoir accès à des informations. Quelqu’un, au sein des « services » qui détenaient ces renseignements, les a laissées fuiter. […]

Cette histoire n’a rien d’exceptionnel, j’ai eu connaissance d’autres témoignages de même teneur, comme celui d’un cameraman membre de la LCR, pas vraiment une organisation révolutionnaire, qui, a peine embauché par une antenne locale de FR3, a été « dénoncé » à son rédacteur en chef par les RG locaux […]

– Esquisses

À titre de rappel, le projet de loi sur le renseignement ne concerne pas que la lutte contre le terrorisme mais aussi les intérêts économiques et scientifiques (donc dès que ça concerne une grosse entreprise), les engagements internationaux ou européens (donc si vous militez pour ou contre un élément sur lequel la France a signé un jour une convention), ou les violences liées à l’ordre public (et franchement là dedans vient quasiment toute manifestation ou activisme un peu fort)… pas que les faits avérés, mais la prévention de faits potentiels : Pas besoin d’avoir fait quoi que ce soit.