Il y a peu de temps Google annonce qu’il pénalisera le référencement des sites pour lesquels il a reçu des demandes de retrait pour contrefaçon (mais pas pour ses propres services, bien entendu). Il est facile de classer de paranoïaques les analyses qui parlent d’un risque important mais quand on croise ça avec Universal qui invoque le DMCA pour demander le retrait d’une critique négative, avec les abus volontaires passés (vous noterez que les deux abus viennent de la même société), avec les délires récents où la Nasa se fait supprimer ses propres vidéos sous prétextes de violation du droit d’auteur, ou avec une société qui prétends interdire les chants d’oiseaux au nom du droit d’auteur … on obtient un très bon moyen pour n’importe quelle mégacorp de descendre ses concurrents dans le moteur de recherche. Ce n’est pas de la science fiction, ça fonctionne déjà ainsi. On vient juste d’en décupler les effets.
Auteur/autrice : Éric
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A Startup Asks: Why Can’t You Resell Old Digital Songs?
Je me demandais il y a quelques temps si les lignes n’allaient pas bouger pour permettre un marché de seconde main des biens numériques. Il semble qu’aux États Unis ça aille plus vite que je ne le pensais.
Comme toujours dans le milieu web, ça commence par survivre à un procès intenté par les gros du secteurs qui ne veulent pas que les lignes bougent.
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Spam en ROT13
On dira ce qu’on veut mais pour le coup ÇA c’est du marketing cible (pour les geeks). Même si c’est du spam, c’est tellement unique que je ne peux pas m’empêcher de le partager :
To: « Get Vigara-Today » <A5BA548@xxxxxx.xxx>
Subject: Re: SALE!
From: rot13@rot13.comArj fnyr cevprf:
—————-Yrigven … 1.25$
Pvynvf … 1.14$
Ivtnen … 0.21$
Srznyr Cnpx … 1.20$
Snzvyl Cnpx … 2.12$
Cebsrffvbany Cnpx … 3.29$
—————–
Sbyybj fcrpvny yvax:
uggc://sHP.hgvbazrqvp.eh/
Pour ceux qui n’ont pas fait attention à l’expéditeur : ROT13. Le plus étonnant est que s’ils passent du temps à envoyer ça, c’est que ça doit fonctionner.
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X-UA-Compatible : IE=Edge
Je rage devant tous ces afficionados qui veulent être à la pointe et qui tout en crachant sur les mode de compatibilité et doctype switching, forcent les futurs navigateurs à reproduire les mêmes problèmes.
N’utilisez pas « X-UA-Compatible : IE=Edge ». C’est inutile et contre-productif.
Un pari risqué sur l’avenir
Avec cette entête, on déclare explicitement une compatibilité avec tout moteur Internet Explorer futur. Celui de dans deux ans ou celui de dans cinq ans.
Avec le passé des navigateurs, l’histoire du doctype switching, les modes de compatibilité et les ruptures de compatibilité diverses, c’est quand même un pari qui semble perdu d’avance.
La question n’est pas tellement de savoir si vous codez « standard », mais que le standard peut évoluer ou se préciser, que certaines fonctionnalités peuvent être abandonnées, ou que certains bugs peuvent être corrigés en introduisant des effets de bords sur vos pages. Même ceux qui codent « standard » jusqu’au bout des ongles choisissent en général tel ou tel montage pour contourner les manques ou différences des navigateurs et que ces manques et différences évoluent avec le temps.
Le problème n’est pas vos pages ou votre code, c’est l’environnement autour.
Et encore, je laisse de côté ceux qui s’attachent tellement fort aux standards qu’ils finissent pas n’utiliser que des fonctionnalités avant leur stabilisation voire avec préfixées dans des versions de test. Eux *vont* des problèmes, mais ils le méritent.
… (le plus souvent) inutile
Le système est fait pour trois cas :
- Permettre à un site codé pour une ancienne version d’Internet Explorer et non compatible avec les suivantes, de bloquer le moteur de rendu à cette version précise.
- Permettre à un intranet ou à un site autrefois liste noire pour incompatibilité historique, après une refonte et en attendant d’être retiré des listes noires, de déclarer pouvoir/vouloir désormais utiliser les versions récentes du moteur d’Internet Explorer.
- Permettre à un site incompatible avec les anciennes versions d’Internet Explorer d’être embarqué via une iframe dans un site non compatible (soit sur liste noire, soit qui demande explicitement une ancienne version du moteur)
Si vous n’êtes pas dans un de ces trois cas, il est très probable que vous n’ayez pas besoin d’une entête X-UA-Compatible. Pour utiliser la dernière version respectueuse des normes du moteur d’Internet Explorer, il vous suffit de coder des pages valides avec un doctype correct et sans prologue XML.
Sauf à être dans un des cas précédents, le X-UA-Compatible n’apportera rien de plus à part les effets négatifs qui seront décrits plus haut.
Mais si vous souhaitez quand même un opt-in
Même si vous vous retrouvez dans un des trois cas décrits plus haut, ou si vous souhaitez quand même être explicite, se déclarer explicitement compatible avec de futures versions qui n’ont même pas commencé à voir le jour est toujours aussi risqué.
Vous avez testé avec IE10 ? alors déclarez IE=10. Vous n’aurez rien de moins que prévu, même si un IE11 ou un IE12 sortent. Si ces prochains n’introduisent pas de problème de compatibilité, il est probable que vous bénéficierez de toutes façons du nouveau moteur. À l’inverse, s’il y a rupture de compatibilité majeure, vous aurez probablement moins de problèmes avec un mode de compatibilité « IE=10 » qu’avec un nouveau moteur incompatible « IE=Edge ».
Vous avez tout à gagner à être honnête et à déclarer la compatibilité réelle de vos pages. Au pire le site développé pour IE10 continuera d’être vu avec un moteur compatible avec ce que proposait IE10. Est-ce vraiment si peu souhaitable ?
Si ces pages sont toujours en maintenance active lors d’une nouvelle version du moteur IE *et* que ce moteur est compatible avec la version précédente *et* pourtant qu’il décide de passer en compatibilité quand vous précisez IE=[la_version_précedente] (vous remarquerez que les deux dernières conditions sont assez incohérentes entre elles), alors il vous sera facile de mettre à jour la déclaration. L’avantage c’est que si une de ces hypothèses devient invalide à l’insu de votre plein gré, au moins ça continuera à fonctionner comme avant et comme prévu.
À quoi ça sert alors ?
Le mode IE=Edge est utile à condition que vous testiez toutes les pages différentes à chaque nouvelle beta d’Internet Explorer, et ce tant qu’au moins une de vos pages est en ligne (chez vous ou chez un tiers).
Ça peut être votre cas si vous avez un petit site et que vous avez du temps à y passer. C’est toutefois un pari sur le fait que vous restiez en maintenance active et que vous aurez du temps à perdre à l’avenir. Je ne compte pas le nombre d’applications ou de sites abandonnés qui sont en théorie en maintenance ou dont on pensait qu’ils seraient encore en maintenance.
Le plus souvent IE=Edge c’est surtout pour les sites en développement, et ça devrait y rester cantonné.
Mon problème n’est pas tant que vous choisissiez d’utiliser une déclaration IE=Edge, à vrai dire vous faites ce que bon vous semble et comme je n’utilise pas IE je n’aurai pas à en souffrir. Mon problème c’est quand ça arrive en recommandation ou en bonne pratique à destination des développeurs. Là désolé de vous le dire, mais vous avez fauté. Vous engagez fortement un tiers à quelque chose dont je doute qu’il ait saisi toutes les implications, et ce pour un bénéfice qui reste franchement à démontrer.
Petite pensée pour l’avenir
Si trop de gens utilisent IE=Edge, et qu’Internet Explorer se sent obligé d’introduire une rupture de compatibilité significative, quelle(s) solution(s) leur restera-t-il ?
- Casser la compatibilité, mais ils ont prouvé que dans leur cas spécifique, sachant que leur moteur était fortement utilisé aussi pour les applications natives et pas que le Web, c’était franchement nocif
- Introduire un nouveau mécanisme d’auto-détection bancal comme le doctype switching et complexifier encore plus le développement web qui est déjà bien tordu à ce niveau si on prend en compte tous les modes de compatibilité
- Considérer que IE=Edge correspond en fait à IE=13 (par exemple) et créer un nouveau mot clef pour le remplacer, ou ajouter un suffixe explicite ; ceux qui ont joué avec les User-Agent savent combien ce mode de fonctionnement a ses limites
Même du point de vue du web, en trichant à ce niveau vous n’aidez pas le web à rester à jour, vous risquez surtout de le casser ou de le complexifier. À bon entendeur…
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J’ai tout compris, je quitte Free
Je quitte Free.fr. Sans regrets.
La qualité n’était simplement plus au rendez-vous puisque la box désynchronise plus de 20 fois par jour en ce moment. Ça dure depuis un bon mois à vue de nez et ça va crescendo.
J’aurai certes pu appeler le support technique. Peut être que ça aurait résolu la situation, peut être pas. Disons que j’aurai pu tenter mais même si on me dit que ça vraiment changé, mes expériences passées sur le chat et la hotline étaient tellement mauvaises je suis peu attiré par l’idée.
Ajouté à ça les problèmes récurrents et assumés par la direction Free.fr de mauvais débit vers Youtube et quelques autres autres routes à fort trafic, l’accumulation de frustration devenait importante ; assez importante pour envisager partir chez un concurrent.
L’herbe est rarement plus verte ailleurs mais je suis éligible depuis à la fibre SFR. Un vrai débit montant, plus de problèmes vers Youtube, et jamais plus de désychronisations ADSL. Ça marche, je signe.
Pour la petite histoire, mon FAI actuel n’aurait pas eu un mauvais historique de service client et aurait pris plus au sérieux son activité principale qui est d’offrir de la connectivité (et non des services annexes), je n’aurai probablement pas sauté le pas. À bon entendeur…
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Pas de moteur DOM en ruby ? vraiment ?
Je trouve ça tellement étrange qu’à mon avis j’ai simplement des oeillères qui me masquent la bonne librairie de code.
Je cherche un moteur DOM XML utilisable en programmation ruby. J’ai trouvé des moteurs dits DOM-like, c’est à dire des TreeBuilder avec des API plus ou moins heureuses, et dont le parcours est généralement franchement pénible si on n’utilise pas XPath ou qu’on ne recherche pas quelques éléments particulier via leur chemin. Hpricot, Nokogiri, REXML et même libxml font partie de cette catégorie.
Par contre je n’ai trouvé aucun moteur DOM qui cherche vraiment l’implémentation de la spécification DOM. J’attends par exemple un attribut documentElement sur la classe DOMDocument. J’aurai compris sur Ruby avoir un attribut document_element au lieu de documentElement mais là c’est généralement un root que je retrouve. Sur les interfaces pour parcourir le XML les différences sont bien plus profondes et je me retrouve avec des APIs qui sont généralement très différentes.
Certes, je peux me passer de DOM mais ce serait quand même étrange que personne n’ait implémenté en ruby ce standard extrêmement courant. Qu’ai-je manqué ?
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Racisme ordinaire, troisième prise
Jamais deux sans trois : Michel a fait suivre en commentaire un autre épisode de racisme ordinaire. Avoir la peau de couleur, c’est subir des préjugés de pauvreté et bas niveau social.
Le pire c’est que c’est inconscient et que les auteurs se défendront toujours (de bonne foi) d’avoir une attitude raciste. Ils ne se sentiront pas concernés. Et comme nous ne nous sentons pas auteurs de tels comportements non plus, vu que c’est justement un des symptômes, peut être sommes nous du lot. Faire attention et renverser les pré-jugés, c’est le travail de tous.
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Mise à jour vers Mountain Lion – clavier US
Au cas où ça serve à d’autres, lors de la mise à jour Mac vers Mountain Lion :
Il y a un redémarrage préalable à l’installation et un redémarrage après l’installation. Chacun vous demande de vous authentifier pour continuer.
Lors du premier, si vous avez chiffré votre disque avec FileVault, il vous faudra saisir votre mot de passe comme si vous aviez un clavier américain (lettre « a » et « q » inversées par exemple).
Rien ne l’indique, si ce n’est que les invites sont en anglais, ce qui peut mettre la puce à l’oreille. Le savoir peut vous épargner la petite frayeur du mot de passe qui ne fonctionne plus, d’autant qu’avec un disque chiffré la perte de mot de passe implique la perte des données et un reformatage complet nécessaire.
Je plains les vrais informaticiens qui auront mis des caractères spéciaux dans leurs mots de passe et qui devront retrouver la position sur un clavier US Mac. Je plains les non-informaticiens qui n’auront franchement aucune chance de comprendre ce qui leur arrive et pour qui l’idée de taper avec un agencement américain sur un clavier français n’a aucun sens.
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Jeune mariée, je découvre toutes ces petites humiliations racistes
Pour faire suite au billet précédent sur le racisme au quotidien, deux anecdotes valent mieux qu’une, et autant le précédent pouvait passer sous un automatisme trop fort, autant celui là mérite repression.
Avec un compagnon de couleur, jeune mariée, elle découvre toutes ces petites humiliations racistes : On ne sort pas les appareils des vitrines, on présuppose des paiements non honorés, on demande des justificatifs superflus… Si ces anecdotes sont le quotidien, c’est une véritable mis au banc.
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Policiers, un Roumain avec un iPhone ne l’a pas forcément volé
Scènes de racisme ordinaire. En cas de doute le noir, l’arabe et le roumain ont forcément volé leur smartphone dernier cri et quand ils parlent d’études ou d’emplois prestigieux c’est forcément du faux.
Policiers, un Roumain avec un iPhone ne l’a pas forcément volé. Pourtant, tout en étant inacceptable, ce comportement n’est pas forcément le signe d’une croyance raciste. C’est parfois simplement l’habitude qui prend le pas sur la raison et chacun peut faire l’erreur d’y succomber sous la pression et l’épuisement. Se contenter de condamner ne fera pas avancer les choses. Au risque de choquer, et sans cautionner pour autant, pas mal de ces policiers méritent plus une aide pour arriver à ne pas tomber dans cette facilité et cette assimilation qu’une lapidation publique.
Ça me rappelle une anecdote qu’on ma raconté il y a quelques années – où là je ne trouve aucune circonstance atténuante même en cherchant bien (je retranscris suivant mon souvenir) : une chef de projet se présente à l’accueil d’une grande société de téléphonie, elle est en retard et l’annonce, l’accueil la coupe et répond « on vous attendait, allez à la pièce XXX » et là après attente on lui colle un balais et on lui explique son rôle de femme de ménage. Si la chef de projet avait eu la peau blanche tout n’aurait pas été si évident et la méprise aurait certainement été évitée.
Le racisme inconscient est difficile à combattre, justement parce que personne ne croit en être l’auteur avant de faire une énorme boulette.