Auteur/autrice : Éric

  • Clas­siques XKCD

    Je me demande, sérieu­se­ment, si la connais­sance des clas­siques de XKCD ne doivent pas être vus comme un pré-requis à mes recru­te­ments. Je n’ima­gine pas qu’un déve­lop­peur puisse avoir la culture et la connais­sance du milieu web que je demande en étant passé à côté du #936 par exemple.

    Mon propos n’est pas d’en faire un test de connais­sance, mais de voir si la culture est là, si la personne a vrai­ment exploré le réseau et si sa curio­sité web est aussi éten­due que je le cherche. Même pour ceux qui n’aiment pas, quelqu’un qui traine suffi­sam­ment sur les réseaux est forcé­ment tombé sur XKCD, plus d’une fois.

    Ça ne veut pas dire que ceux qui ne connaissent pas XKCD sont mauvais, mais peut être juste qu’ils n’ont pas le profil « touche à tout et découvre tout » que je cherche, ou simple­ment que leur techno première n’est pas le web.

  • Lectures en vrac

  • Donne quelques cables et connec­teurs

    En vue d’un démé­na­ge­ment et d’un tri entre utile et inutile, je donne :

    • cable USB impri­mante
    • 1 alimen­ta­tion allume-cigare 12V – embout rond stan­dard
    • 2 cables DVI (simple voie) – VGA (si votre PC ou Mac a un HDMI qui mixe numé­rique et analo­gique, c’est au moins le cas des anciens macbook pro)
    • 1 cable DVI – DVI (simple voie)
    • 2 souris optiques USB (une logi­tech de qualité mais usagée, une DELL bon état)
    • 1 adap­ta­teur Mac DVI -> VGA
    • bloc trois prises élec­triques à monter au mur

    À venir récu­pé­rer sur place (Lyon 6), le premier sur place a ce qui lui est utile. Comme je doute de trou­ver preneur je ne stocke­rai pas plus de quelques jours avant d’en­voyer au rebut donc signa­lez moi si ça inté­resse.

  • Trans­pa­rence de l’IRFM

    Toujours poli­tique, s’il fallait un argu­ment pour prou­ver qu’il faut vite mettre un coup de pied dans la four­mi­lière des rému­né­ra­tions du parle­ments, ce sont les parle­men­taires qui le donnent eux-mêmes :

    Actuel­le­ment, les dépu­tés reçoivent chaque mois une indem­nité parle­men­taire de 7 100 euros, soumise à l’im­pôt, et une Indem­nité repré­sen­ta­tive de frais de mandat (IRFM) de 6 400 euros, tota­le­ment exoné­rée. Le problème est que cette IRFM ne fait en pratique l’objet d’au­cun contrôle, et s’ap­pa­rente à un complé­ment de revenu : en gros, les dépu­tés doublent leur salaire, sans le dire, et sans payer les impôts corres­pon­dants.

    […]

    Or le nouveau président de l’As­sem­blée, Claude Barto­lone, vient de réaf­fir­mer qu’il était hors de ques­tion de chan­ger ce régime, car il faudrait compen­ser les dépu­tés français du fait qu’ils seraient rela­ti­ve­ment peu rému­né­rés en Europe.

    Dans le genre « je me tire une balle dans le pied pour expliquer que je ne sais pas viser » c’est un argu­ment assez inté­res­sant. En gros on vient de nous dire que le détour­ne­ment des de l’in­dem­nité pour frais de mandat est telle­ment insti­tu­tion­na­lisé que si on commençait à véri­fier ce qui en est fait, il faudrait compen­ser la perte (?!?) en augmen­tant les salaires.

    Je vais être gros­sier mais bordel, on parle des repré­sen­tants du peuples ! qui font les lois ! et ça ne les gêne pas une seconde de déci­der unila­té­ra­le­ment qu’ils ne sont pas assez payés et donc qu’il ont le droit de détour­ner des sommes à leur propre usage, nettes d’im­pôts, sans justi­fi­ca­tion. Et c’est une réponse qui veut justi­fier le non-contrôle des indem­ni­tés de frais et des rému­né­ra­tions annexes ? Je crois qu’il y a un déca­lage avec la vie réelle qui n’est même plus mesu­rable là.

  • Une FNAC sans musique

    La FNAC arrête les MP3 et redi­rige vers iTunes.

    C’est en premier lieu une déci­sion qu’on aurait pu prévoir. Elle découle de la vision « super­mar­ché » des produits cultu­rels : Il y a déjà trop d’ac­teurs majeurs. Pour survivre il faut un critère diffé­ren­ciant. Ce peut être la forte liai­son avec le maté­riel (Apple), avoir un poids énorme (Amazon, Google), ou viser un marché de niche, une « couleur » parti­cu­lière, une valeur ajou­tée quel­conque. La FNAC était géné­rique, sans valeur ajou­tée, mais sans le poids des 3 gros acteurs, et en restant plus complexe que ces derniers.

    C’est vrai pour la musique, mais aussi pour le livre, pour la vidéo et pour à peu près tous les conte­nus déma­té­ria­li­sés : Seul un ou deux super­mar­chés peuvent survivre. Pour les autres déve­lop­per une spéci­fi­cité forte est indis­pen­sable si on ne veut pas mettre la clef sous la porte. Arri­ver avec un simple « je suis la FNAC » ne suffit pas, tout simple­ment.

    Là où ça fait plus peur c’est sur la stra­té­gie : En aban­don­nant les conte­nus numé­rique à Apple et Kobo, la FNAC est en train d’af­fir­mer qu’à long terme elle est un simple maga­sin d’élec­tro­nique (hi-fi, vidéo, micro-infor­ma­tique). Impos­sible d’ima­gi­ner que la stra­té­gie long terme soit sur le CD et le DVD physique. Il reste les jeux vidéos et les livres papier mais pour combien de temps ces acti­vi­tés tien­dront-elles face au déma­té­ria­lisé ?

    Le pire c’est que même l’élec­tro­nique, la FNAC n’est pas connu pour ses prix spécia­le­ment bas. La concur­rence du web va être rude, le coût fixe des maga­sins en centre ville va se faire de plus en plus sentir au fur et à mesure que les conte­nus seront ache­tés ailleurs.

    À tous ceux qui pensent que leur acti­vité est unique­ment d’of­frir un cata­logue pour une vente en masse, ce doit être un signal d’alarme, surtout si vous n’avez même pas une marque et un trafic comme la FNAC pour capi­ta­li­ser dessus.

  • Poli­tique de métier, ENA facteur de déclin

    S’il fallait encore un argu­ment pour montrer que la poli­tique ne doit *pas* être un métier, et qu’il faut abso­lu­ment restreindre le nombre de mandats et le cumul de ces mandats : L’ENA, facteur de déclin français.

    Le poli­tique de métier doit penser à sa carrière, doit ména­ger les suscep­ti­bi­li­tés de tous et en parti­cu­lier des pairs et des gens au pouvoir, et doit s’abs­te­nir de tout idée disrup­tive. Il prend comme néces­saire d’ac­cep­ter les conven­tions et le système, aussi mauvais puisse-t-il être.

    En France la poli­tique et l’ad­mi­nis­tra­tion sont non seule­ment un métier, mais on en fait aussi une forma­tion dédié. Tout faux.

  • Choc de compé­ti­ti­vité, ou pas

    Il est bon de le savoir et de le rappe­ler, même si ça ne dégage pas de solu­tion pour autant: La baisse du coût du travail en compa­rant avec le voisin n’amé­lio­rera pas la compé­ti­ti­vité, mais mènera forcé­ment à des désastres sociaux.

    En Europe, nombre de pays s’en­gagent dans des poli­tiques simi­laires, de telle sorte que leurs efforts s’an­nu­le­ront mutuel­le­ment, la guerre des coûts sala­riaux ne béné­fi­ciant à personne en l’ab­sence de hausse des ventes. C’est, d’ailleurs, là, la grande diffé­rence avec les gains de compé­ti­ti­vité obte­nus par une entre­prise face à ses concur­rentes, car ces gains n’af­fectent pas la demande globale. Seule l’ex­por­ta­tion hors d’Eu­rope devrait béné­fi­cier de la mesure, et relan­cer l’ac­ti­vité.

    Malheu­reu­se­ment

    Mais – et c’est là que le bât blesse – la grande indus­trie expor­ta­trice, censée être la béné­fi­ciaire prin­ci­pale de ces mesures, a une struc­ture de coûts dans laquelle la main-d’oeuvre pèse rela­ti­ve­ment peu par rapport aux inves­tis­se­ments ; elle emploie une main-d’oeuvre quali­fiée, pour laquelle le chômage est d’ores et déjà faible et ses usines les plus gour­mandes en main-d’oeuvre sont délo­ca­li­sées depuis long­temps…

    La fausse promesse du choc de compé­ti­ti­vité.

  • De la condam­na­tion des lanceurs d’alerte

    Ce n’est pas la première fois que ça arrive. J’ai souve­nir des fuites dans la magis­tra­ture ou dans l’ad­mi­nis­tra­tion française qui avaient mené aux mêmes problèmes : L’of­fi­cier de CIA qui avait révélé le nom du respon­sable en charge des tortures a été empri­sonné. Le respon­sable dont le nom a été révélé et qui lui a fait quelque chose de bien plus grave n’est lui pas inquiété. En paral­lèle le jour­na­liste qui publie la liste des probables frau­deurs fiscaux que la Grèce aurait été « égarée » est arrêté, les frau­deurs toujours pas pour­sui­vis.

    Les admi­nis­tra­tions, entre­prises, collec­ti­vi­tés se défendent elles-mêmes contre les possibles fuites. L’ap­par­te­nance et la survie du groupe devient plus impor­tante que tout, au risque d’ar­ri­ver à proté­ger les plus graves dérives. Je ne parle même pas de l’his­toire de Wiki­pe­dia.

    Nous *devons* avoir un protec­tion parti­cu­lière pour qui dénonce un fait illé­gal. Ce n’est pas bien complexe, on peut même y inscrire une néces­sité de propor­tion entre le besoin de l’alerte et le délit ou le crime révélé. Le problème c’est que pour ça il faut que nos poli­tiques et en parti­cu­lier l’État acceptent que ça s’ap­pliquent à eux aussi.

  • Blanc sur orange, c’est noir sur noir

    Parce que ça m’a servi récem­ment, ça peut servir à d’autres.

    Du vert clair sur du blanc c’est illi­sible. Du marron sur du noir, c’est illi­sible. Quelle est la limite, le blanc sur orange est-il lisible ? Se fier à sa propre vision c’est oublier que tous n’ont pas les mêmes diffi­cul­tés, et oublier le contexte diffé­rent entre le visi­teur et le créa­teur de l’illus­tra­tion.

    Donc pour avoir une mesure objec­tive, je vous recom­mande la lecture du billet Open­web (une ressource excel­lente qui n’est jamais assez recom­man­dée), et l’ou­til Contrast-A. Par la même occa­sion faites atten­tion aux diffé­rents dalto­niens : Ça repré­sente tout de même presque 10% de la popu­la­tion mascu­line.

    J’en profite : même si c’est proba­ble­ment ce que je fais ici, vous avez en géné­ral inté­rêt à ne pas faire du noir sur blanc et encore moins du blanc sur noir. Atté­nuer le noir, voire le blanc, est souvent une bonne idée même si c’est moins épatant lors des présen­ta­tions à la direc­tion.

  • Bluffé par Capi­taine Train

    Capi­taine Train c’est un service en ligne d’achat de billet de train. Rien de sexy à priori mis à part que c’est juste très bien foutu, surtout vis à vis de ce qu’é­tait Voyages SNCF à l’époque. Peu de clics, trace simple de mes achats, équipe tech­nique réac­tive, je n’en demande pas plus. C’est au point où je préfère passer par là en note de frais que de passer par le voya­giste de l’en­tre­prise qui devrait pour­tant faire tout à ma place y compris la factu­ra­tion.

    Voilà qu’aujourd’­hui ils me répondent sur twit­ter pour me dire qu’une sugges­tion faite sur le même média en juillet 2011 vient d’être implé­men­tée. Plus d’un an après, juste pour me dire ça.

    Je suis buffé, impres­sionné. C’est peut être rien mais je n’ai jamais vu une rela­tion client comme celle là, *jamais*. C’est juste magique. J’ai fait, conseillé, accom­pa­gné pas mal de boîtes sur le commerce élec­tro­nique et là j’ai juste pris une claque.

    Conti­nuez les gars, vous avez tout compris.