Livre webperf, appel aux bonnes volon­tés


Il est temps de faire le deuil de la forme du projet initial. J’ai commencé à écrire un livre tech­nique sur les temps de réponses des sites web il y a main­te­nant quelques années.

Un livre ça prend du temps

Suite à des chan­ge­ments profes­sion­nels et person­nels succes­sifs j’ai eu de moins en moins de temps à y accor­der et la rédac­tion plafonne irré­mé­dia­ble­ment à 50%. Ces derniers temps je consi­dère même que ce taux de 50% est en chute libre car le contenu vieillit en regard des capa­ci­tés actuelles des navi­ga­teurs et en regard de l’état de l’art. Voir mourir ce contenu dans lequel j’ai tant inves­tit me semble trop diffi­cile.

J’ai tenté d’y inves­tir un peu plus de temps, de me faire accom­pa­gner par un auteur secon­daire, de co-écrire, ou même de donner ce contenu à un auteur qui pour­rait prendre la suite mais à chaque fois il est évident que le travail est énorme et que peu de gens sont à la fois suffi­sam­ment experts et avec assez de temps libre.

Un projet commu­nau­taire ce n’est pas magique

Je crois pas vrai­ment à l’idée qu’il suffise de relâ­cher le contenu dans la commu­nauté pour qu’il soit magique­ment mis à jour et enri­chi. Cela peut fonc­tion­ner le premier mois mais ensuite cela demande un réel inves­tis­se­ment avec des relec­teurs, des gens pour animer, pour coor­don­ner, et surtout de vraies bonnes volon­tés pour contri­buer plusieurs heures.

« L’ef­fet Wiki­pe­dia » n’est pas si courant. On compte plus de projets délais­sés que de projets main­te­nus acti­ve­ment et même côté webperf il y a eu des expé­riences malheu­reuses en anglais. Relâ­cher son bébé dans la nature est toujours diffi­cile mais si c’est pour le voir mourir en public c’est encore plus frus­trant.

Essayons, le travail à faire

Ceci étant dit, ça vaut le coup d’es­sayer. L’objec­tif à court terme c’est extraire et conver­tir le contenu prove­nant d’un trai­te­ment de texte vers un format adapté pour un travail à plusieurs, proba­ble­ment du Mark­down ou équi­valent, avec des fichiers par chapitre ou sous-chapitre. Les images doivent être extraites, taillées, et orga­ni­sées de façon cohé­rente. Ensuite, une fois sous github, on pourra voir qui se sent de travailler.

Un autre billet suivra sur la ques­tion des droits d’au­teurs et de la licence, ça mérite plus qu’un para­graphe. Entre temps je cherche des gens que ça inté­resse suffi­sam­ment pour envi­sa­ger d’ai­der à cette première étape d’ex­trac­tion et conver­sion. Il s’agit d’un vrai travail, qui pren­dra du temps et qui néces­si­tera des trai­te­ments manuels. Ne vous propo­sez pas si c’est juste pour penser « ouais c’est génial » sans arri­ver à déga­ger des heures de temps libre sur le sujet.


13 réponses à “Livre webperf, appel aux bonnes volon­tés”

  1. Salut,

    Pour éviter les frustrations, je pense que donner un volume horaire minimum en terme d’engagement, permettra à chacun de voir si il peut s’engager la dedans,
    Est ce que passer 2-3 heures dessus par semaine n’est pas pareil qu’y passer 10-15 heures.

    Lionel

    • Pour la première phase, c’est à dire l’extraction du contenu, ça ne durera pas des mois. Pas besoin d’y passer 10 heures par semaines.

  2. Salut,

    Je suis du même avis que Lionel: pas évident de se représenter la charge de travail.
    Quelques infos supplémentaires pourraient sans doute aider à se faire une idée. Par exemple:
    – Combien de pages/mots sont déjà rédigées?
    – Combien de chapitres/sections?
    – Combien d’images à traiter?
    Pas besoin d’être très précis, une estimation « à la louche » c’est déjà un bon indicateur ;)

    Olivier

    • Il y a 150 pages A4 sous Open Office, en corps 11 ou 12 (il faudrait que je vérifie). Il y a je pense un schéma ou une immustration toutes les 5 pages (à la louche).

      Par contre ce n’est pas que du paragraphe : il y a des titres, sous titres, sous-sous titre, il y a des tableaux, il y a du code dans les paragraphes, il y a des blocs de citations, il y a quelques (rares) notes en bas de page, il y a des renvois vers des titres ou paragraphes (à voir s’il faut les refaire ou pas), et il y a des blocs de code.

      La mise en forme est globalement inexistante en dehors des styles par défaut par contre, donc ce n’est pas ça qui posera problème.

  3. Je suis toujours autant déçu de ne pas avoir eu le temps de m’investi plus dans ce livre, et bien décidé à aider à la préservation/mise à jour/enrichissement de ces 50% déjà si riches.

    Je connais déjà le contenu, je connais Markdown et Github, cela devrait m’éviter de perdre du temps sur la mise en œuvre !

  4. Et pourquoi ne pas le sortir justement par petits morceaux programmés, plutôt qu’un gros pavé décourageant.

    1. Une petite unité de contenu, pas plus de quelques pages.
    2. Accompagné d’une période d’ouverture d’issues (pendant une semaine)
    3. Rédaction et réponse à ces issues pendant la 2eme semaine.
    4. Clôture de cette unité.
    5. Unité suivante.

    Il sera toujours temps une fois l’ensemble étoffé de refaire une revue complète.

  5. Je vais dire p-e une connerie, mais tu n’as jamais songé à Openweb pour des articles sur la performance ? J’imagine que tes données et recherches pourraient inspirer de très bons articles.

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