Si vous voulez que la politique soit un jour meilleure, je vous propose de soutenir deux associations : Anticor et Regards Citoyens. Les deux s’occupent du contrôle des élus, la première contre les dérives, la seconde pour redonner le pouvoir aux citoyens sur leur représentation et leurs institutions.
Auteur/autrice : Éric
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Ça me concerne
Je suis concerné par l’enfant africain qui crève de faim, l’ouvrier chinois qui est s’épuise en usine, le SDF qui a froid dehors, les personnes âgées délaissées, la personne en face de mon immeuble discriminée par son origine, sa couleur de peau ou sa religion, et plein d’autres trucs parfois franchement mineurs à côté de tout ça.
Je ne suis pourtant ni enfant, ni africain, ni chinois, ni ouvrier, ni SDF, ni âgé, et je suis homme blanc européen sans religion. Bref, j’ai quand même la vie facile.
J’appartiens simplement à une société et à un monde que nous créons en commun. Ses équilibres, la souffrance qu’il peut générer, ce que nous réservons pour le futur et pour autrui me concernent parce que d’une manière ou d’une autre j’y contribue, ne serait-ce que par mon inaction. C’est une des facettes de ma citoyenneté et de mon appartenance à une société, à un niveau local comme au niveau le plus global.
Quand vous me dîtes que ça ne me concerne pas, vous m’insultez. Vous insultez ou niez ce en quoi je crois, mon intérêt pour mon prochain, ma volonté de rejeter l’égocentrisme et l’égoïsme naturel.
La question est de savoir jusqu’où aller, différencier ce qui concerne la société – et donc me concerne personnellement en tant que citoyen – de ce qui est purement privé.
Franchement, c’est loin d’être simple. Vous trouverez des chefs d’entreprise pour considérer inacceptable que la société vienne règlementer le salaire minimum ou certaines conditions de travail contractualisées entre adultes consentants. Vous trouverez des parents qui trouvent inacceptable puissent juger de la façon dont ils élèvent leurs enfants. La liste est infinie.
Un point peut tout de même laisser présager qu’un sujet pourrait aussi être une question de société – et donc concerner tout le monde : Si la problématique implique ou peut impliquer des tiers. Et pour compléter : Juger que les tiers ne sont pas impliqués peut déjà en soi être un sujet de société.
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Échelles de peines
Sérieusement…
En peu de jours :
- Un homme condamné à un an de prison ferme pour maltraitance sur son chat (qu’il faisant voler sur des vidéos)
- Un homme condamné à six mois de prison ferme pour viol sur personne handicapée mentale
Sur un registre plus léger
- Un procureur sait désormais qu’on ne lui reprochera pas d’avoir récupéré illégalement des informations sur des journalistes, qui sont pourtant théoriquement légalement protégés contre ce type d’enquêtes.
- Un journaliste a été condamné pour avoir rapporté avoir trouvé des documents de l’État via une recherche publique sur Google et les avoir téléchargés.
Je sais que chaque cas est spécifique, qu’il est impossible de comparer tel quel, mais je ne peux m’empêcher de me dire qu’on a quand même parfois des échelles qui sont assez incohérentes.
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Offshore & startup
Je recherche des startups Europe/US dont une partie de l’équipe technique a été basée hors Europe/US pour des raisons de coûts.
- Est-ce que ça existe ? Vous avez des noms ?
- Si vous l’avez vécu (quel que soit le côté), quelles en ont été les enjeux, les difficultés et les résultats ?
- Si vous avez choisi de ne pas le faire, pourquoi ?
Note : Je ne parle pas de régie offshore mais bien de gens internes à la startup.
I am looking for European/US startups in which part of the team has been located outside Europe/US to lower the costs.
- Did you heard about such experiences ? Do you have names ?
- If you lived it (whatever the side), what where the stakes, the difficulties and the results ?
- If you choose not to go this way: why ?
Note: I am not talking about offshore contracting but about people who are direct employees of the startup
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Part des cotisations patronales dans la valeur ajoutée
À entendre certains chefs d’entreprise, les « charges », c’est à dire les cotisations patronales, sont à un niveau inacceptable. Retour sur le passé :
Il y a eu un pic bas vers 2007 mais, à la vue du graphique, il faut bien se rendre compte que les cotisations patronales ne sont pas à un niveau historiquement très haut. Il a même été plus souvent plus élevé que plus bas. Ce qui grève les compte, c’est bien la rémunération des profits.Note: Attention au graphique dont l’échelle verticale commence à 15 et non à 0, ce qui peut donner une fausse impression.
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Entreprises écrasées par la fiscalité
Nos entreprises sont écrasées par la fiscalité, les investisseurs ne gagnent plus rien. Ou pas. Quelques chiffres :
En réalité nos entreprises n’ont jamais été aussi profitables depuis la seconde guerre mondiale : Hausse constante de la part des profits dans la valeur ajoutée depuis les années 80, à trois fois sa valeur initiale, et à 80% de plus que le plus haut pic avant ça. -
Pacte de compétitivité
On retire des cotisations sociales (familiales) en échange d’investissement qui sur le long terme créeront de l’emploi.
C’est oublier que l’objectif des entreprises est de faire gagner de l’argent à leurs propriétaires. Des économies impliquent une meilleure rétribution, rien de plus.
Rien de mieux que les chiffres pour le prouver. Regardez comment la part du profit augmente et comment la part des cotisations baisse. L’investissement est lui constant globalement, avec des cycles qui ne dépendent en rien des baisses exceptionnelles qu’on peut lui faire.
Pacte de compétitivité ? On vient seulement d’augmenter les profits du capital, pas de libérer de l’investissement et de l’emploi. C’est un choix qui peut se justifier, mais ne faisons pas passer des vessies pour des lanternes.
L’idée c’est juste que si les entreprises font plus de bénéfices, on espère en attirer ou en retenir un peu plus. Bon, c’est oublier que nous ne serons jamais les moins disant au niveau fiscalité (et tant mieux), donc que ce plan d’action est juste impossible à tenir.
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Systèmes de vote
La qualité est vraiment mauvaise mais l’écoute est intéressante pour ceux qui ne maitrisent pas encore les subtilités des différents systèmes de vote et qui crient au vol de démocratie avec le système français actuel :
Je diffère toutefois de la conclusion : Le fait que plein de systèmes de vote renvoient des résultats différents n’implique pas qu’il n’existe pas de bon système de vote. Tout ça veut juste dire qu’il nous faut définir nos critères pour déterminer ce qui est juste pour nous.
Sur les cinq systèmes, les trois derniers présentés ont tendance à exclure les candidats qui ne peuvent pas faire consensus. À l’inverse, si les votes majoritaires ont tendance à éviter les consensus mous mais l’élu pourrait ne convenir qu’une faible part des électeurs.
Dans une démocratie apaisée, j’ai tendance à penser que c’est la première alternative qui a du sens (et inversement : que la seconde alternative ne peut pas mener à une démocratie apaisée).
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7 Reasons the TSA Sucks (A Security Expert’s Perspective)
Remember those full-body scanners that leaked naked pictures of random citizens all over the Internet? The last ones were removed earlier this year, but did you ever wonder how those things were approved in the first place?
Blame Michael Chertoff, former secretary of Homeland Security and head of the Chertoff Group, which in 2010 represented a little company named Rapiscan. In addition to sounding like « Rapey-Scan, » Rapiscan was in the business of making full-body scanners. Chertoff stood in front of Congress (his friends and former co-workers) and explained that these scanners were the future of security (« and, » he neglected to add, « the future of ME getting very, very rich and horrible »). Congress listened, and for the first time they mandated a piece of equipment for use in American airports. Remember: These were politicians with no security credentials. They decided Chertoff was an honorable man and went along with everything he said.
Extrait de 7 Reasons the TSA Sucks (A Security Expert’s Perspective)
À lire aussi sur la TSA : TSA Agent Confession

