Auteur/autrice : Éric

  • En COR un peu plus de retraites, dans le rétro­vi­seur

    Le débat sur la reforme des retraite revient alors qu’un rapport du Conseil d’orien­ta­tion des retraites dévoile que le passage à 64 ans ne suffi­rait pas à finan­cer le système.

    C’est facile pour les tenants de la majo­rité de dire « vous voyez, on avait raison, on n’est même pas assez loin » mais ce n’est pas ce qui a été dit.

    Ça dit unique­ment que la mesure choi­sie unila­té­ra­le­ment par le gouver­ne­ment ne semble pas atteindre l’objec­tif qu’ils s’étaient fixés. Ça ne dit rien de plus.

    Aller plus loin aurait peut-être pu être une solu­tion. Peut-être, parce qu’on touche à des systèmes complexes et que recu­ler des âges a aussi des consé­quences sur l’em­ploi, la santé, les mouve­ments sociaux et plein de choses. Ça n’est pas un simple curseur qu’on bouge.

    D’autres solu­tions tota­le­ment auraient peut-être aussi été viables et perti­nentes. Le COR ne dit pas laquelle est celle à adop­ter, c’est le rôle du poli­tique, il se contente de consta­ter que celle choi­sie ne fonc­tionne pas autant qu’i­ma­giné.


    « Ok Éric mais du coup c’est quoi ta solu­tion ?

    Je ne prétends pas avoir la solu­tion. Ça ne s’ima­gine pas dans un canapé.

    Je vois par contre de vrais débats sur le modèle de société qu’on souhaite ou pas. Ces débats n’ont pas vrai­ment eu lieu.

    • Les dépenses de retraite, avec le fonc­tion­ne­ment avant réforme, ne déra­paient pas en % du PIB. La plupart des hypo­thèses montraient même une réduc­tion des dépenses en propor­tion du PIB.
    • Les recettes, elles, dimi­nuaient forte­ment, au moins à court et moyen terme.

    Bref, on a un diffé­ren­tiel entre recette et dépense à court et moyen terme, et poten­tiel­le­ment à long terme en fonc­tion des hypo­thèses rete­nues. On peut faire plein de choses :

    • En rédui­sant le niveau des pensions, pour tous ou pour certaines caté­go­ries spéci­fiques
    • En recu­lant l’âge de départ, en augmen­tant le nombre de trimestres néces­saires, ou recu­lant l’âge de départ à taux plein, pour tous ou pour certaines caté­go­ries.
    • En augmen­tant la décote en cas de départ à la retraite anti­cipé avant d’avoir son nombre de trimestres, pour tous ou pour certaines caté­go­ries.
    • En augmen­tant les coti­sa­tions sala­riales, patro­nales, la CSG, ou un mix de tout ça pour tous ou pour certaines caté­go­ries.
    • En levant un impôt ou une taxe spéci­fique dédiée aux recettes des retraites
    • En prenant dans le budget de l’État, qui devra du coup faire d’autres choix budgé­taires à recettes équi­va­lentes.
    • En prenant dans le budget de l’État, qui devra reti­rer certaines baisses de fisca­lité prévues ou réali­sées.

    Bref, il y a plein de choses possibles et le « il n’y a pas le choix » était une vaste fumis­te­rie desti­née à cacher qu’ils avaient déjà fait le choix.

    Il y avait d’ailleurs même le choix de ne rien faire, c’est à dire ponc­tion­ner les réserves (consti­tuées dans les périodes favo­rables passées) et contrac­ter de la dette (à rembour­ser dans les périodes favo­rables futures)

    Un débat inté­res­sant aurait abordé ces ques­tions, qui sont des vrais choix de société qui peuvent être réel­le­ment discu­tés par tous sans forcé­ment d’ex­per­tise. L’ex­per­tise elle n’est néces­saire qu’en­suite, pour chif­frer ce que ça veut dire en fonc­tion des leviers qu’on a choisi d’uti­li­ser.

    De mon côté, l’idée qu’il ne s’agit pas vrai­ment d’aug­men­ter les dépenses mais d’ar­rê­ter de les bais­ser emporte majo­ri­tai­re­ment mon choix. Je ne vois pas pourquoi on voudrait bais­ser le niveau des retraites en % du PIB.

    Je me serais proba­ble­ment orienté vers un mix des cinq dernières, en commençant par arrê­ter cette folie du SNU.

    Je dis « proba­ble­ment » parce que je consi­dère que je n’ai pas été correc­te­ment éclairé sur ces diffé­rents choix, donc je pour­rai tout à fait m’orien­ter diffé­rem­ment le jour où je le serai.

  • Anti­vols en voyage à vélo

    On part à trois en été sur les pistes bien peuplées de la Loire.

    On va avoir besoin de lais­ser les vélos dehors la nuit au camping à côté de la tente. Peu de chances que quelqu’un ramène une disqueuse ou s’es­crime long­temps avec de gros outils, mais pas non plus de point fixe pour atta­cher un U. Les sacoches seront dans la tente.

    On va aussi avoir besoin de lais­ser les vélos dehors en ville quand on fait les courses, ou devant les châteaux quand on les visi­tera. On parle d’en­droits à priori avec un fort passage, et poten­tiel­le­ment les sacoches sur les vélos si on personne ne peut nous les garder sous surveillance à l’in­té­rieur.

    Le poids de mes anti­vols habi­tuels me fait un peu peur.

    Je me trim­balle un U à pas loin de 2 kg + un anti­vol de cadre qui doit faire 700 gr. Si je dois atta­cher les sacoches il me faudra encore un câble en plus et je vais finir à 3 kg.

    Pour l’ins­tant j’en­vi­sage un anti­vol pliable Bordo léger + un câble long avec des boucles pour entrer dans le U.

    Avec un Bordo Lite 6055K/85 et un câble 10×200 j’ar­rive à moins de 1 kg par vélo. Je peux même gagner encore du poids si je ne prends pas de câble pour le fiston et que son Bordo ne fait que 60 cm, consi­dé­rant qu’il s’at­ta­chera forcé­ment à un de nous deux. Au final je peux arri­ver à 2,5 kg pour trois vélos et leurs sacoches.

    L’éter­nelle ques­tion : Est-ce une bonne idée ?

    Les Bordo ont déjà mauvaise répu­ta­tion mais là ce n’est pas le plus résis­tant de la gamme. Je peux passer à un U de type Abus Ultra Mini 410 ou Kryp­to­nite Evolu­tion Lite Mini-6 si j’ajoute 200 grammes par vélo.

    Je peux aussi envi­sa­ger un U plus résis­tant avec le mini U 920 de Decath­lon mais ça me fera quand même 400 grammes de plus par vélo par rapport au Bordo. Est-ce vrai­ment néces­saire ?

    Je suis preneur de vos avis, sachant que ça c’est pour les BTwin. Si je prends mon beau vélo un peu trop cher, je risque de garder mes 3 kg d’an­ti­vol sur celui là.

  • Le gilet jaune fluo à vélo

    Ce n’est pas un problème de visi­bi­lité.

    https://twit­ter.com/camil­leMAILHE/status/1660333432533024771
    https://twit­ter.com/fiets­pro­fes­sor/status/1490073619980079113
    https://twit­ter.com/Jordi_Velo/status/1600230793187426304
    https://twit­ter.com/Maitre_Eolas/status/1599107111073767425

    « Oui mais ça aide quand même ! »

    Bien entendu que ça peut aider. Mettez des éléments réflé­chis­sants là où on vous voit mal. Ayez des lumières à vélo dès le crépus­cule, y compris en ville.

    La ques­tion n’est pas là. Ce que les illus­tra­tions disent c’est que le problème sur la route n’est prin­ci­pa­le­ment pas un problème de visi­bi­lité, que se foca­li­ser là dessus c’est préfé­rer culpa­bi­li­ser la victime plutôt que de résoudre le fond.

    Le gilet ne proté­gera pas le cycliste ou le piéton face à un conduc­teur qui fait n’im­porte quoi avec son véhi­cule.

  • Cherche tente de rando 3–4 personnes

    Je cherche à ache­ter, louer ou emprun­ter tente pour une rando-camping vélo pendant trois semaines en juillet.

    Je cherche du plutôt léger. Notre capa­cité physique n’est plus celle de nos 20 ans et le jeune ne portera proba­ble­ment pas grand chose. Idéa­le­ment entre 2.5 et 3.5 kg tout compris pour la tente, les sardines et le sac qui englobe tout ça. J’ai­me­rais vrai­ment éviter de monter au-delà de 4 kg.

    Je cherche du confort, à la fois sur la hauteur et la largeur. Nous serons 3 mais je cherche plutôt une tente 4 personnes pour avoir de l’es­pace. C’est d’au­tant plus vrai qu’il faut de la place pour les sacoches, soit dans la tente soit dans les absides. Un vesti­bule complet serait idéal mais c’est rare sur les tentes de bivouac.

    Pour l’ins­tant j’ai iden­ti­fié quelques réfé­rences :

    La Decath­lon Forclaz MT900 ultra­light 4 places. 3.5 kg mais avec un vesti­bule complet, un montage simple même sous la pluie, une hauteur de 120 cm au centre, et une largeur entre 210 et 230 cm. Son vrai défaut c’est qu’elle n’est pas dispo­nible et que je ne sais pas quand elle le sera à nouveau (si jamais elle l’est).

    La MSR Papa Hubba 4 places. 3.3 kg avec le foot­print (vu la fragi­lité sans et le prix de la tente). L’es­pace est large avec 236 cm et des parois assez verti­cales. Malheu­reu­se­ment, outre le prix, elle ne se fait plus depuis 2019.

    La MSR Zoic 4. 3.6 kg avec le foot­print. Un peu plus lourd que la Hubba mais un peu plus solide et moins chère. Ça reste un compro­mis ok, elle ne se fait plus non plus depuis 2021, mais on trouve encore quelques stocks (pas très bon marché).

    La Big Agnès Cooper Spur UL4 qui est simi­laire à la MSR Hubba en un peu plus léger mais en encore plus cher et plus fragile, au point que je ne me sens pas vrai­ment de partir là dedans pour de la rando famille.

    À défaut de trou­ver la MT900 UL 4, je risque de me rabattre sur une Zoic 4 d’un vieux stock encore en vente

    Si vous avez l’ex­pé­rience d’une de ces tentes mention­nées ou des sugges­tions simi­laires, je suis très ouvert à vos commen­taires. Si vous avez moyen de m’en prêter une, ça m’in­té­resse forte­ment.

    J’ai mis des 4 places parce que j’ai l’ha­bi­tude de prendre une 3 places pour 2. Trois semaines, non habi­tué au bivouac, j’ai peur qu’une tente avec tout juste l’es­pace pour trois mate­las ça finisse par être une mauvaise expé­rience. Si jamais je ne peux pas trou­ver une 4 places, j’ai ces réfé­rences en 3 places :

    La MSR Mutha Hubba. 170 cm de large c’est ma limite mais avec des parois assez verti­cales on pour­rait s’y restreindre. On tombe à 2.5 kg avec le foot­print. Elle est dispo­nible (youpi !) mais chère.

    La MSR Zoic 3. On est dans les 190 de large donc mieux que la Hubba mais pour 3 kg avec foot­print. Ça reste accep­table mais la dernière version date de 2021.

    La MSR Hubba Tour 3, qui est une Mutha Hubba 3 places avec un vesti­bule complet, dans les 3.1 kg avec le foot­print, mais là aussi elle n’existe plus depuis 2018.

    J’ai exclu la MT900 UL 3 places. En tunnel je veux vrai­ment prévoir une place de plus pour qu’on puisse tenir. La version dôme est un peu meilleure mais pas forcé­ment au niveau d’une Hubba, donc ce ne sera que si je dois me restreindre.

  • Un réchaud pour le voyage à vélo

    Je conti­nue mes explo­ra­tions sur le maté­riel de voyage à vélo. Je cherche à réchaud pour faire à manger.

    MSR PocketRo­cket Deluxe

    De ce que je lis, pour des trajets vélo en tempé­ra­tures raison­nables et on zone occi­den­tale, on peut prendre un petit brûleur gaz à moins de 100 grammes et ça sera parfait.

    Opti­mus Crux (à plat)

    Il semble qu’il y a eu un peu de chemin de fait depuis mes randos d’il y a 20 ans et que ceux d’aujourd’­hui tiennent bien mieux le vent. En haut de gamme je retiens l’Opti­mus Crux qui a la bonne idée d’être pliable à plat pour être rangé sous la cartouche de gaz et le MSR PocketRo­cket Deluxe qui a un range­ment plus conven­tion­nel mais qui a un allu­mage piezzo inté­gré.

    À moitié prix il y a Decath­lon Forclaz MT500 mais il y a pas mal de commen­taires sur le site comme ailleurs sur le web qui rapportent un allu­mage piezzo capri­cieux et le brûleur ne semble pas permettre un réglage fin de la puis­sance. Ce dernier point semble d’ailleurs être vrai de tous les brûleur premier prix ou milieu de gamme.


    La gamme au-dessus ce sont les brûleurs sépa­rés de la cartouche. Ils ont parfois un circuit qui réchauffe le gaz avant de le faire sortir et la possi­bi­lité de mettre la cartouche de gaz à l’en­vers, les deux pour permettre un fonc­tion­ne­ment en tempé­ra­tures néga­tives. Le poids passe alors plutôt vers les 500 grammes.

    Réchaud Opti­mus Pola­ris Opti­fuel (multi-combus­tibles)

    Les vrais barou­deurs semblent prendre des brûleurs à essence. Suivant les brûleurs ça peut accep­ter de l’es­sence blanche ou du diesel. Il faut avoir sa bouteille de combus­tible avec soi, voire deux bouteilles pour des raisons pratiques. Certains brûleurs semblent même savoir faire à la fois gaz et essence pour vrai­ment parer à toutes les condi­tions.

    En pratique ça semble deman­der un peu plus de maîtrise pour l’al­lu­mage, nette­ment plus d’en­tre­tien, et l’es­sence ne se mani­pule pas aussi faci­le­ment. Bref, je reste­rai au gaz tant que je n’ai pas besoin de plus.

  • Illi­bé­ra­lisme, démo­cra­tie, dicta­ture, tout ça

    La France est bel et bien en train de rejoindre le camp des démo­cra­ties « illi­bé­rales »

    Jean-François Bayart, Où va la France ? – Le Temps

    Je ne suis pas fana du terme d’« illi­bé­ra­lisme » qui semble être à la mode pour décrire nos démo­cra­ties en chute.

    On a un problème de voca­bu­laire parce qu’on s’in­ter­dit de dire qu’on est dans un régime auto­ri­taire ou dans une dicta­ture. C’est un extrême impen­sable. Parce qu’on voit tout en binaire, ça veut dire qu’on est dans une démo­cra­tie, et qu’il faut tenter de trou­ver un adjec­tif derrière pour modé­rer tout ça.

    À jouer avec les compro­mis de voca­bu­laire, on s’in­ter­dit de réflé­chir sur les termes et de prendre du recul.

    Les fron­tières entre démo­cra­tie et dicta­ture sont forcé­ment un peu floues et dépendent de ce sur quoi on est strict ou non.

    Je suis convaincu que la défi­ni­tion litté­rale de la dicta­ture inclut beau­coup plus de choses qu’on ne veut bien le croire, et que la défi­ni­tion de la démo­cra­tie en inclut beau­coup moins qu’on ce qu’on dit pour se rassu­rer.

    En réalité, peu importe.

    On peut aussi tracer un axe avec deux hori­zons, d’un côté une démo­cra­tie fantas­mée qu’on n’at­tein­dra jamais parfai­te­ment — si tant est que ce soit possible — et de l’autre une dicta­ture cauche­mar­desque qu’on n’at­tein­dra jamais non plus parce qu’on pourra toujours imagi­ner pire.

    Je ne mets pas de gradua­tions à cet axe, pas de milieu qui néces­si­te­rait de débattre pendant trois siècles.

    Je ne mets que trois ques­tions :

    1. Est-ce qu’on est bien placés dans l’ab­solu par rapport à nos aspi­ra­tions et nos belles paroles ?
    2. Est-ce qu’on est bien placés rela­ti­ve­ment à nos voisins et à d’autres pays simi­laires au notre ?
    3. Est-ce qu’on évolue dans le bon sens ?

    Je n’ai pas l’im­pres­sion qu’on soit correc­te­ment placés aujourd’­hui par rapport à nos aspi­ra­tions et nos discours. C’est évidem­ment subjec­tif. En tout cas on n’y est pour moi.

    J’ai l’im­pres­sion que l’es­sen­tiel de nos voisins directs font mieux que nous, et certains voisins plus distants font vrai­ment vrai­ment mieux.

    Surtout, et c’est bien plus grave, j’ai l’im­pres­sion qu’on évolue dans le mauvais sens, à une vitesse signi­fi­ca­tive. C’est ça dont nous devrions avoir le plus peur. C’est ça dont j’ai le plus peur.

  • Fin de la passe­relle Masto­don de ce blog.

    J’ai tenté de diffu­ser ces billets sur Masto­don sur @n.survol.fr@n.survol.fr.

    L’ex­pé­rience fonc­tionne. C’est juste peu pratique.

    L’idée est bonne mais le niveau d’in­te­rac­tion se limite à rece­voir sur le blog le texte des réponses publiques aux articles. Tout le reste, les réponses avec des images, les réponses privées, les réponses aux réponses, ça ne fonc­tionne pas. Je ne peux pas non plus effa­cer ou éditer des messages publiés, ou inter­agir direc­te­ment avec les gens.

    Aujourd’­hui j’ai mieux fait de garder un compte Masto­don clas­sique, utili­sable à la main.

    La consé­quence c’est que le flux auto-hébergé du blog va finir par s’éteindre.

    Si vous suiviez mes écrits par Masto­don, mieux vaut aller sur le site direc­te­ment (il y a un flux RSS) ou regar­der ce que je repar­tage sur mon compte person­nel Masto­don.

  • Chacun a sa croix à porter et ses démons à combattre.

    Peu importe les faci­li­tés, les sourires et les appa­rences. Au contraire, vous n’ima­gi­nez pas combien coûtent ces appa­rences.

    Parfois chaque pas coûte, chaque souffle pèse, plus que quiconque ne peut l’ima­gi­ner de l’ex­té­rieur.

    Il est toujours plus facile de l’ou­blier, de ne voir que ce qu’on sait, ou de ne voir que par son propre prisme. C’est facile, confor­table, destruc­teur.

  • Mate­las de sol voyage à vélo

    Je conti­nue ma pros­pec­tion de maté­riel de voyage à vélo.

    Je vise trois usages très distincts :

    1. La rando de 3 jours à 15 jours l’été 10 à 15° mini­mum, en France ou pays limi­trophes
    2. La rando de 3 à 10 jours en inter­sai­son à partir de mars jusque novembre, donc tempé­ra­tures de nuit qui peuvent être néga­tives hors de la tente.
    3. L’ex­pé­di­tion loin de 3 semaines à 3 mois, poten­tiel­le­ment jusqu’en Norvège.

    Critères

    Mon expé­rience se limite à un ancien mate­las auto-gonflant Décath­lon dit « ultra­light » (mais fina­le­ment bien lourd par rapport aux options que je vais citer ici). Je dors habi­tuel­le­ment sur le côté donc je vais faire atten­tion à l’épais­seur et au confort du mate­las. Le précé­dent était proba­ble­ment le mini­mum que je m’au­to­rise en terme de confort (j’étais jeune, je ne le suis plus autant).

    L’iso­la­tion semble impor­tante quand on descend sous les 10°C. Les vendeurs publient tous une mesure normée nommée R-Value alors ça se compare assez bien.

    Au regard du poids, de l’iso­la­tion, du confort et des volumes, je pense partir sur du gonflable. Je sacri­fie le prix, la résis­tance, et j’ac­cepte de faire les 2 minutes de gonflage le soir.

    La taille (?)

    Je crois que la ques­tion prin­ci­pale est sur la taille. Je fais 180 cm. Les mate­las en taille stan­dard font 183 cm. Il faut vrai­ment être précis et ne pas bouger si on ne veut pas pas dépas­ser.

    L’été on s’en moque un peu, on peut même prendre un mate­las court de 120 cm et lais­ser les jambes sur le sol dur. L’hi­ver ça veut dire rompre l’iso­la­tion du mate­las et casser celle du duvet, aux pieds alors que je n’y ai aucune circu­la­tion (j’en suis à dormir en chaus­settes chaudes à la maison).

    Pire : si je dors prin­ci­pa­le­ment sur le côté avec les genoux légè­re­ment fléchis, je veux évidem­ment pouvoir étendre les jambes. Le truc c’est que ma posi­tion de repos aux pieds est inha­bi­tuelle, avec les pieds dans le prolon­ge­ment des jambes (et pas à angle droit) donc je peux faci­le­ment m’étendre de nombreux cm de plus. Je me retrouve souvent les pieds dehors même sur un mate­las « de maison » clas­sique.

    Bref, j’hé­site à prendre un mate­las long, géné­ra­le­ment 196 cm. C’est plus lourd, ça soutien­dra moins bien un gaba­rit inter­mé­diaire comme le mien, et la largeur inter­dit les tentes où on se retrouve un peu serrés à plusieurs.

    Je suis vrai­ment preneur de conseils : Taille stan­dard ou taille longue ?

    Épais­seur (?)

    Je vais entre 85 et 90 kg. Je dors sur le côté. Je préfère le confort.

    Je vois des 7 cm. Je ne pren­drais proba­ble­ment pas moins mais est-ce que les 10 cm ont un inté­rêt ?

    Mousse + gonflable

    La résis­tance des gonflables légers a l’air d’être quand même un vrai point faible.

    Je vois passer l’as­tuce, pour ceux qui vont en tempé­ra­tures basses, de doubler le gonflable avec un mate­las mousse. Les R-Value s’ad­di­tionnent et ça permet, au détri­ment du poids qui s’en­vole, de proté­ger le gonflable du sol tout en ayant toujours une isola­tion mini­male s’il crève.

    Bon, par contre tout ça sera beau­coup plus lourd et beau­coup plus volu­mi­neux qu’un simple mate­las gonflable hiver sans la mousse. On parle quand même de 500 grammes de plus.

    Sélec­tion

    Celui qui me semble le meilleur compro­mis c’est le Ther­ma­rest NeoAir XLite NXT. Il a un très bon R-Value de 4.5, reste encore très léger (350 grammes en stan­dard, 470 en version longue et large), et à 7.6 cm ça devrait aller en confort.

    L’idée c’est qu’il serve pour les trois types de voyages, éven­tuel­le­ment complété par une mousse pas chère pour amélio­rer l’iso­la­tion lors des voyages en tempé­ra­tures néga­tives (mais je double le poids final).

    En alter­na­tive :

    • Si je veux plutôt le confort, j’ai le Sea to Summit Ether Light XT Insu­la­ted qui monte à 10 cm en épais­seur au prix de 140 grammes et d’une isola­tion moins bonne de R-3.2.
    • Si je veux plutôt éviter un poids et un volume impor­tants en expé­di­tion, je peux prendre le Ther­ma­rest NeoAir XTherm NXT et son isola­tion imbat­table de R-7.3. J’évite la mousse l’hi­ver mais je perds la solu­tion de secours si le mate­las perce. Le surcoût n’est que de 100 grammes donc pas exces­sif même l’été où c’est super­flu.
    • Je peux aussi prendre un truc léger l’été, comme le Ther­ma­rest NeoAir Uber­lite, et gagner au moins 100 grammes. Il me faudra alors un second mate­las dédié à la saison froide (proba­ble­ment le XTherm du coup).

    Conseil et test

    Je suis preneur de vos recom­man­da­tions sur la longueur, l’épais­seur, les réfé­rences, ou tout autre feed­back qui vous parait perti­nent. Si vous avez quelque chose de proche, je suis aussi preneur de pouvoir les tester sur Lyon si ça se révèle possible.

  • On vous a volé votre vélo ?

    J’en suis désolé. Je compa­tis, ça m’est arrivé aussi et je l’ai toujours mauvaise. Je redif­fu­se­rai un message avec plai­sir s’il y a moyen de le retrou­ver. Ça arrive.


    Je suis par contre très curieux d’en savoir plus, pour comprendre la réalité des vols.

    1. Avec quel(s) anti­vol(s) était-il atta­ché ? idéa­le­ment les modèle exact parce qu’il existe des U, des chaînes et des bordo de résis­tance très diffé­rentes. À défaut, au moins le type (U, chaîne, pliable, fer à cheval, boa, câble simple) et l’épais­seur.

    2. Comment l’an­ti­vol a-t-il été cassé ? Si c’est avec un coupe boulons, une disqueuse, une scie, en croche­tant, en décou­pant le support, ou encore autre chose. Si vous ne savez pas, parfois ça peut se voir sur la photo de l’an­ti­vol ouvert. Sur les pliables c’est inté­res­sant de savoir s’il a cédé à la jonc­tion ou en décou­pant dans une lame. Sur les U c’est inté­res­sant de savoir s’il y a eu besoin de deux coupes, et si on a l’im­pres­sion que ça a été pincé (coupe boulons) ou scié. Si c’est le support qui a été cassé, quel était-il ?

    3. Où était-il ? Visible ou non ? dans une ruelle ou dans une avenue passante ? à quelle heure ? Est-ce que le vol a eu lieu à la vue de tous ou caché ? Est-ce qu’il y avait d’autres vélos ? plus chers ? moins bien ou mieux atta­chés ?

    4. Quel vélo était-ce ? En terme de prix esti­ma­tif, élec­trique ou pas, en bon état ou pas, etc.

    5. Votre assu­rance a-t-elle accepté la prise en charge ? Quelle est cette assu­rance ?


    Pas de honte. On a tous une fois mal atta­ché son vélo, voire pas atta­ché du tout. Parfois par fatigue ou par erreur, parfois en étant un peu trop opti­miste. Le respon­sable sera toujours le voleur, pas vous.

    L’idée c’est d’avoir une meilleure vision des risques réels en fonc­tion des anti­vols et des condi­tions.