J’en ai marre de voir le taux de prélèvement obligatoire comme un élément horrible, voire comme un objectif à réduire.
Je n’y vois aucun sens.
Je ne vois que trois sujets : la pertinence de la dépense, le choix entre un prélèvement obligatoire et une redevance à l’usage, et la répartition du prélèvement.
Je ne dis pas que privé et public sont équivalents, que la question est inintéressante, mais le taux de prélèvement public n’est pas un élément pertinent dans la discussion. Le jour où on passe la moitié du prélèvement obligatoire en dépense privée, on aura fait bouger ce chiffre sans rien résoudre pour autant.
Je n’ose penser au temps à l’argent qu’on met là dedans. Je ne parle pas des VL elles-mêmes mais de ces réunions de concertation obligatoires.
Ça ne sert strictement à rien. Les pas-contents sont là pour dire qu’ils ne sont pas contents, ce qu’on savait et qu’ils expriment déjà autrement. Les responsables politiques font les réponses qu’ils ont déjà donné vingt fois et que les pas-contents connaissent déjà. Les très-contents disent qu’ils sont très contents, sans vraie innovation, juste pour faire contre-poids et ne pas fausser la représentation.
Les vrais arguments posés, les études, les discussions avec les représentants de x ou de y, tout ça se fait ailleurs.
On encourage juste les gens à râler, mais peut-être est-ce bien l’objet : donner un espace pour que chacun s’exprime, histoire que ça passe et qu’ils voient qu’ils sont écoutés.
La métropole de Lyon a un espace participatif dédié en ligne, et j’ai l’impression que c’est le même topo, avec un contenu encore moins exploitable et encore plus chronophage à dépiler.
C’est obligatoire mais totalement vain. Et si on mettait notre argent, notre temps et nos efforts dans plus utile ?
Je suis allé à la réunion de concertation pour la VL12 de Lyon et je suis heureux de l’avoir fait, d’avoir pu faire un petit rien de soutien à ce projet avec ma seule présence.
Ces voies vélo vont vraiment changer mon quotidien, ma sécurité, ma capacité à laisser mon fils circuler en ville de lui-même, potentiellement ma santé si on arrive en même temps à réduire la circulation automobile.
C’est un investissement massif de la part de la métropole et ça me donne un vrai sourire qu’ils tiennent le projet sans faillir.
Sur les réunions de concertation, pour être franc c’est totalement vain. Le format ne permet pas des débats de fond. C’est essentiellement quelques personnes qui remontent des positions tranchées et le politique en face qui répond ce qu’on savait qu’il répondrait. Au mieux ça permet aux plus radicaux d’exprimer leur mécontentement et au responsable politique de dire qu’il a écouté tout le monde.
J’y étais essentiellement pour faire présence, montrer qu’il n’y a pas que les contestataires. Autrement…
Après une nuit aux urgences vétérinaires, le chat va mieux. On a visiblement pris le problème à temps.
Je ne sais pas comment ça serait passé sur un week-end en absence, ni comment font ceux qui n’ont pas nos moyens pour payer les urgences vétérinaires.
J’ai, en général, vu une nette amélioration du travail individuel et collectif corrélée à la fréquence à laquelle les équipes se retrouvent physiquement ensemble.
Je crois qu’autant que possible, il est idéal pour le fonctionnement général des équipes d’être physiquement ensemble une à deux fois par semaine.
Avec l’entreprise qui grandit, la prise en compte des cas individuels, il n’est pas forcément possible ni même souhaitable de s’organiser ainsi. Là, je crois qu’autant que possible, il est utile de se retrouver physiquement toutes les quatre à six semaines.
Comme on parle d’équilibres individuels et collectifs, je crois fondamentalement que ces deux paragraphes doivent plus s’inscrire comme des guides dans un cadre de liberté que comme des règles formelles permanentes dans l’entreprise. Le corollaire est toutefois que ça donne un rôle important au manager pour inciter à changer des comportements quand c’est nécessaire.
Qu’on parle d’une petite entreprise dans le premier cas ou d’une plus grosse dans le second cas, il faut le penser en amont. Ça veut probablement dire penser la distance géographique en fonction de la fréquence des rencontres recherchées, et s’assurer que les candidats sont bien prêts à avancer dans la même direction que le collectif existant.
Tout ça se pense, et se discute collectivement. Il n’y a évidemment pas qu’une seule façon de faire, ni qu’un seul choix.
Il est fréquent que je reçoive des réactions assez tranchées quand je parle de télétravail. Je vais donc terminer par quelques précisions :
1/ Je parle en général, pas au niveau individuel de x ou de y. Chacun est forcément différent. Il y a des personnes pour qui je ne vois pas forcément cette différence, ou pas autant. Parfois je n’ai simplement pas de points de comparaison.
2/ Je ne parle que de ce que j’ai vu. C’est un partage d’expériences avec des équipes de développement logiciel dans des entreprises tech de 10 à 300 personnes, avec ou pas le télétravail dans leur ADN, avec ou pas des règles fixées, avec ou pas des personnes rompues à l’exercice, avant et après COVID.
3/ Je parle d’amélioration du travail. Ça ne remet nullement en cause qu’on ait des individus, des équipes et des entreprises qui fonctionnent correctement en télétravail. Je l’ai même vécu.
4/ Je parle d’une amélioration du travail individuel et collectif. Certains travaillent mieux de chez eux. D’autres non, ou pas sur la durée. Parfois on s’en rend compte, parfois ce sont les tiers qui le voient.
Le collectif ne se résume toutefois pas à la somme de l’individuel. Développer un logiciel en équipe c’est souvent d’abord un travail social. Parfois tout le monde travaille parfaitement individuellement mais ce sont les interactions, la cohésion, le cap commun, la compréhension de la stratégie et des problèmes des autres, ou simplement plein de petits trucs autour du travail individuel qui sont grippés. Il faut alors trouver un équilibre entre l’individuel et le collectif.
5/ Je parle d’une corrélation à la fréquence mais je ne la crois pas linéaire. J’ai au contraire l’impression qu’il y a des paliers, que j’ai donné plus haut. Il faudrait de grandes phases d’expérimentations pour le confirmer et je ne les ai pas faites.
6/ Je parle de se retrouver physiquement. Les écrits synchrones ou asynchrones, les échanges vidéos et les travaux en communs type pair programing ont tous des bénéfices et sont tous pertinents. Se retrouver physiquement a toutefois des bénéfices qui y sont propres.
7/ Enfin, je parle de ensemble parce que je crois que justement ce n’est pas limité à une équipe. Une partie du bénéfice vient de croiser plus ceux avec qui on n’interagit pas quotidiennement, voire ceux qu’on n’aurait justement pas croisé autrement.
Le seul scénario que j’ai tendance à déconseiller c’est une équipe hybride avec un cœur qui travaille en face à face et d’autres personnes à distance. Cela étant, même là, je ne dis pas que ce n’est pas possible. Je dis juste que ça me parait un équilibre beaucoup plus délicat à trouver.
J’ai repensé hier aux 2 blagues que j’avais entendues au bureau il y a quelques temps, faites par la même personne.
Sa première: « Ah mais Banania, j’ai toujours cru que c’était un singe sur l’étiquette ». Il était tellement fier de lui…
[…] Pour la deuxième, il revient des WC et nous dit, très fier de lui : « J’ai croisé la femme de ménage aux WC. Heureusement qu’elle n’était pas dans une des cabines, car je l’aurais choppée et fait une DSK »
Je me rends compte que ça fait bien longtemps que je n’ai plus à subir ce type de remarques dans mon entourage pro et à faire un joli sourire crispé en retour.
8 ans exactement. J’ai passé 5 ans associé avec une personne dont je ne partage pas les valeurs, et ça fait du bien d’avoir oublié que ça existe.
On a beau dire que les valeurs dans les entreprises ne sont que des tartes à la crème, je suis convaincu qu’au contraire ça fait de grandes différences.
Non, je ne parle pas des parlementaires et de la représentativité (même si ça pourrait être un bon sujet) mais des deux hémicycles et des « débats » publics qui s’y mènent.
Tout est joué d’avance. Les parlementaires savent déjà quoi voter (quand ils votent). Heureusement d’ailleurs parce que je ne voudrais pas qu’un représentant se fasse une idée en quelques secondes et vote immédiatement tel ou tel texte parce qu’un orateur a bien tourné son intervention sur le moment.
Les vrais débats semblent être en commission, et même là je suppose qu’en réalité le travail de fond ne se fait pas dans l’instant.
Qu’est-ce qui empêche de remplacer nos séances publiques par des allers-retours écrits et votes asynchrones ?
On mettrait fin à l’obstruction parlementaire. Les représentants aurait un espace quasi infini pour s’exprimer. Les votes se feront enfin avec potentiellement tout le monde (ou tous ceux qui veulent voter). Tout pourrait être réellement public et archivé
Ça n’empêche pas l’intervention publique politique. On peut même avoir des temps pour ça, renforcer l’obligation de réponse du gouvernement aux questions des députés (les délais sont aujourd’hui largement dépassés).
Et bon, nos élus savent déjà diffuser des textes et vidéos sur les réseaux, et toucher la presse. Quel bénéfice a-t-on à avoir ce spectacle dans l’hémicycle où chacun joue sa partition comme dans un récital ?
Chaque fois que j’ai vu le sujet abordé par des assistants parlementaires je sais que la réponse a été « le fonctionnement actuel est nécessaire et pertinent » mais je n’ai jamais compris pourquoi. Chaque fois, je comprends un peu moins.
Je me suis remis à faire deux parties d’échecs. Je n’avais quasiment plus joué depuis… 20 ou 25 ans.
J’avais un style de jeu très prudent et très défensif à l’époque. J’avançais pas à pas en défendant chaque avancée plusieurs fois. Ça permet de gagner contre les joueurs moins expérimenté que moi mais les plus expérimentés que moi avaient le champ libre et me laissaient très peu de chances.
Je me retrouve aujourd’hui avec un style de jeu très agressif, à laisser des pièces sans défense et même des pièces en prise pour pouvoir attaquer en face.
Ce n’est ni mieux, ni moins bien, juste différent. Très différent et ça m’interroge sur moi-même.
J’ai l’impression d’être formaté depuis par ma vie professionnelle, qui m’a beaucoup appris à aller de l’avant et à tenter de créer des situations plutôt que rester en arrière en espérant qu’elles arrivent d’elles-mêmes.
Me rendre compte que je n’ai pas lâché les manchons que j’ai mis à mon vélo de tout l’hiver, et vu leur protection contre la pluie il tiendront probablement encore la fin de l’intersaison.
J’ai tenu des température négatives sans gants et sans avoir froid. Je prends mon vélo sans y penser. M’en rendre compte a éclairé ma soirée.