Le truc, Laurence, c’est que les secrets, par principe, c’est secret – et que mon espace ici est plutôt public. En plus, franchement, les chaînes… très peu pour moi.
Auteur/autrice : Éric
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Et si on danse ?
Et si un jour ça finit par péter, serai-je du côté des vieux qui ont trop à perdre ? Savoir que le changement est nécessaire est une chose, savoir l’embrasser en est une autre.
Je me sais privilégié, et de plus en plus intégré dans un système dont je profite. J’ai personnellement tout à perdre à un changement, quand bien même je le sais nécessaire globalement.
Parce que finalement, penser de plus en plus qu’il est préférable d’avoir un changement lent et progressif, on peut considérer que c’est de la sagesse, mais c’est aussi un peu de la peur de se remettre en cause. Être réac – oh que je n’aime pas cette expression, vous êtes bienvenus à m’en trouver une autre – c’est un peu ça finalement.
Jusqu’où suis-je et serai-je prêt à remettre en cause ma propre position pour une avancée collective ?
Je n’ai pas de réponse, je ne pense jamais en avoir, mais je suis preneur de vos commentaires pour alimenter ma réflexion.
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Revenu et capital
Regardez votre revenu net annuel (pour l’exercice, comptez aussi les allocations familiales, allocations logement, et toutes les aides ou subventions diverses).
Regardez maintenant votre capital (pour l’exercice comptez vos possessions, y compris ce qui sort du financier et de l’immobilier, retranchez éventuellement le capital restant à rembourser sur vos emprunts – hors intérêts ou pénalités de remboursement).
Comment se présente votre ratio capital / revenu ?
Au niveau du pays, en 2010 notre capital aurait représenté environ 6x notre revenu (le PIB), contre 3x seulement en 1950 (en sortie de guerre, donc c’est logique).
Ce ratio n’est pas comparable à votre ratio individuel, par exemple parce que nous avons beaucoup de capital public, commun, mais il reste intéressant. Sur la génération du baby-boom, il y a eu une création et accumulation de capital forte, qui n’est plus de mise aujourd’hui (quand on parle de croissance stoppée, c’est de ça qu’on parle).
Pas besoin d’être grand clerc pour y voir que les déséquilibres d’aujourd’hui ne se placent plus que dans les revenus, mais aussi dans le capital. Regardez ce qu’on appelle les « grandes familles », ceux qui ont le capital, et à quelle date ce capital a été amorcé.
Avec la précarité importante, la pression du chômage, quand on a moins d’un an devant soi, pas étonnant qu’on ne voit pas tant l’avenir au beau fixe.
— Divagations libres à partir de la vidéo Les Jeunes (la génération Y) [25 minutes mais ne vous laissez pas avoir par le titre bateau ou les premières secondes qui parlent de la chanson des resto du cœur]
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Potentiel de transformation sociale
Il y a plus de potentiel de transformation sociale chez un papa qui fait la vaisselle ou qui joue avec sa fille, ou chez un grand-père qui explique à son petit-fils qu’il faut partager les jouets, que dans tous les drapeaux rouges que vous pouvez apporter à une manif.
— Les Jeunes (la génération Y) [vidéo, 25 min.]Je n’ai jamais compris les manifestations telles qu’on les fait aujourd’hui. Un rapport de force, une révolte – même pacifiste : oui, ça a du sens. Mais défiler pour porter des drapeaux et des slogans… je ne crois pas à l’impact autre que celui de la politique spectacle.
Je crois par contre beaucoup à tous les gestes de tous les jours, à tous ces petits riens qui bout à bout forgent notre société et la font bouger. Quand on vous reprend sur un mauvais mot, un mauvais geste, dire « ce n’est pas grand chose », c’est se tromper de combat.
Pour ne choisir qu’un seul sujet, un mois sans blague sexiste aura beaucoup plus d’influence sur notre société et son avenir qu’un mois de manifestation féministe avec des millions de gens dans la rue.
C’est transposable à l’infini quel que soit le sujet. Ce sont nos petits renoncements de tous les jours qui rendent les grands changements difficiles.
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MEP scuffle points to EU copyright controversy
French liberal MEP Jean-Marie Cavada, reportedly tried to stop Shaheed – who is the UN rapporteur for human rights – being invited [to speak in the EU Parlement] because he felt a representative from the copyright industry should also be present to provide a counter-argument.
L’ONU a réalisé un rapport très complet sur le copyright et ses effets, mais surtout ne pas laisser parler ces gens sans quelqu’un de l’industrie du [pro-]copyright à côté pour contrôler les propos.
Chaque député a bien entendu ses opinions, mais là on est depuis un moment dans la main mise des industriels du copyright sur tout débat sur les nouvelles technologies ou les droits d’auteurs, ici via le support aveugle de Jean Marie Cavada.
Notez qu’on parle de droit d’auteur, on aurait pu inviter des représentants des auteurs mais non, on parle bien des gens qui en font l’exploitation pas ceux qui créent.
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Discloser
J’ai croisé les travaux de Ange il y a quelques temps. J’aime bien la mise en relation du détail et de la vue large de Discloser, même le flou rajouté sur la vue large est parfois un peu excessif..
Malheureusement je ne pense pas avoir le droit de mettre ici une illustration exemple, à vous de suivre le lien.
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[Photo] Corps et âmes
Il y a des cadeaux qui font bien plaisir.
Un week-end photo en petit comité entouré de gens pour donner des conseils, avec des modèles exceptionnelles, ça donne mix qui reste en tête.
Je suis bien à mal de décrire ce que j’ai appris. Il n’y a bien que la technique de développement qui peut se décrire. Le reste c’est juste imprimé dans le vécu.


Le reste de la petite sélection est sur Flickr. Vous êtes bienvenus à y donner du feedbackMerci à Thanh et Olivier qui ont organisé tout ça, à Sirithil et Julie pour s’être données aux objectifs, et aux anciens collègues de TEA qui m’y ont envoyé.
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Apple to devs: Watch out, don’t make the Watch into a, well, a watch
Moment détente…
[Apple] Watch apps whose primary function is telling time will be rejected
C’est tellement ironique que je ne pouvais pas m’abstenir de le poster
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Ce que l’austérité a fait au système de santé
Actuellement les mères grecques doivent débourser 600 euros pour un accouchement et 1 200 euros s’il y a une césarienne ou des complications. Pour les étrangères vivant en Grèce, le prix est deux fois plus élevé. La mère doit payer la facture en quittant l’hôpital. Au début, lorsque ces tarifs ont été introduits et si la mère ne pouvait pas payer, l’hôpital gardait le bébé jusqu’au paiement de la facture. Condamnée à l’échelle internationale, cette pratique a été interrompue et l’argent est désormais récupéré au moyen d’une taxe supplémentaire. Néanmoins, si la famille n’a pas les moyens de payer, son logement ou sa propriété peut être confisqué. Et si elle ne peut toujours pas payer, elle peut être emprisonnée. Un nombre croissant de nouveau-nés sont abandonnés à l’hôpital. […] pour la première fois, le nombre de décès en Grèce est en train de dépasser celui des naissances. Les gens ne peuvent plus se permettre financièrement d’avoir des bébés. C’est déjà suffisamment dur de nourrir et soigner les enfants existants.
[…] L’effondrement du système de santé public a entraîné un doublement des cas de tuberculose, la réémergence de la malaria qui avait disparu depuis 40 ans et une multiplication par 700 des infections HIV. La pauvreté de l’alimentation entraîne également une détérioration de la santé de la population. D’après l’OCDE, 1,7 million de Grecs, soit presque un sur cinq, n’ont pas assez à manger
Tous les beaux discours sur la responsabilité des grecs, sur la croissance qui reviendra si on fait les efforts nécessaires, sur l’impossibilité de prêter ou donner sinon les autres pays y viendront aussi… ça ne se heurte pas à la réalité d’aujourd’hui : Nous laissons ce pays mourir et si nous ne sommes pas forcément responsables des causes, nous sommes bien en bonne partie responsables de la situations qui en découle.
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Des chercheurs piratent à distance un robot de chirurgie
Une équipe de chercheurs de l’université de Washington est parvenue à pirater un robot de chirurgie télécommandé à distance en exploitant plusieurs failles de sécurité, notamment via la connexion Internet qui relie le praticien au robot. S’il faut évidemment renforcer la protection du système, les solutions techniques existantes ne sont pas forcément compatibles avec les besoins de la chirurgie robotique téléopérée.
Le problème c’est que ça ne surprendra aucun informaticien. C’est même quasiment une certitude pour tous ceux là.
Et ça me fait peur que le corps médical puisse découvrir ça, ou que ce type de service ne soit pas sur des liaisons spécialisées, distinctes d’Internet.
À l’heure où les États-Unis créent des virus informatiques pour impacter à distance le programme nucléaire de l’Iran, je n’ose penser à l’arme que ces robots hospitaliers peuvent devenir.