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Surveillance

Il inter­ro­geait Keith Alexan­der, chef de la NSA…

Aujourd’­hui pr faire plai­sir à M. Valls je vais vous parler des USA où le séna­teur Patrick Leahy, président du « Judi­ciary Commit­tee » en 2013.

Il inter­ro­geait Keith Alexan­der, chef de la NSA pour évaluer l’ef­fi­ca­cité des écoutes massives depuis leurs mises en place suite aux atten­tats de 2001.

D’où la ques­tion du nombre d’at­ten­tats déjoués. La NSA dit « 54 ».
– 54 vous êtes sûrs ? Alors donnez nous les dossiers
– Ha heu … Il faut du temps puis ils sont clas­sés secret défense. Je vous les four­ni­rais à la prochaine session.
– D’ac­cord

Il revient donc et annonce
– Hm après enquêtes ce n’est pas 54 désolé. En fait c’est 13 aux USA.
– 13 ? Vous êtes sur ?
– Oui.
– Alors donnez nous les dossiers
–  Je ne les ai pas avec moi la. Il faut des auto­ri­sa­tions. La prochaine fois.
– Ok.

Donc une nouvelle convo­ca­tion de la commis­sion
– Bonjour bonjour, hmmm comment dire en fait j’ai les dossiers des atten­tats déjoués grâce aux écoutes. Et heuuu …
– Oui ?
– Ben en fait ce n’est pas 13. Desolé. C’est un presque deux.
– *face­palm* deux ?
– Oui.
– Depuis 2001, deux ?
– Oui.
– Et les millards ?
– Dépen­sés
– Vous trou­vez ça effi­cace vous ?
– *silence gêné*

Petit souve­nir pour ce magni­fique projet de loi sur le rensei­gne­ment que nous fait la France actuel­le­ment

— refor­maté à partir du fil Twit­ter d’Oli­vier

Il faut dire que sur tous les derniers atten­tats, les personnes étaient non seule­ment fichées mais décla­rées en « à surveiller poten­tiel­le­ment dange­reux ». Le problème n’est pas l’iden­ti­fi­ca­tion dans la masse, c’est le suivi ensuite. Et là la loi n’amène rien par rapport à ce qui se faisait déjà. Nous ne bradons nos liber­tés pour la sécu­rité, mais juste pour une illu­sion de sécu­rité.

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