Catégorie : Technique

  • #NodeJS : A quick opti­mi­za­tion advice

    The small changes made the func­tion body of add() growing over 600 charac­ter. v8 opti­mi­zer (crank­shaft) inlines the func­tions whose body length, inclu­ding the comments, is less than 600 charac­ters.

    chez Julien Crou­zet

    Je ne peux m’em­pê­cher de trou­ver étrange d’in­clure les commen­taires. Ça ressemble à une façon d’épar­gner un micro-cycle de CPU assez peu perti­nente. Il reste que c’est à savoir, et que mettre le commen­taire hors de la fonc­tion résout tout. Autant le savoir.

  • Petit récap fibre

    Après lecture des petites lignes, voici ma grille pour les offres fibre et câble sur Paris, si ça inté­resse quelqu’un.

    Tout d’abord…

    Vous ne trou­ve­rez plus de Nume­ri­cable, c’est SFR qui a repris les acti­vi­tés câble. Ils ne mettent d’ailleurs plus que ça sur leur site. Ils en ont repris le débit montant ridi­cule plafonné à 5% du débit descen­dant (et il n’est plus possible de le doubler, contrai­re­ment à feu Nume­ri­cable). Pour moi c’est un répul­sif et un gros gâchis

    Tous ont 50 € de frais de rési­lia­tion (le montant, comme tous les suivants, est arrondi pour éviter les 99 centimes de partout), vous n’y coupe­rez pas. SFR, encore lui, y ajoute 60 € de frais d’ac­ti­va­tion alors que c’est ouvert chez tous les autres.

    Si la fibre n’est pas tirée jusqu’à votre loge­ment mais unique­ment dispo­nible sur le palier, ça peut mettre long­temps, très long­temps. C’est là l’énorme avan­tage de SFR vu que les loge­ments sont déjà tous câblés. Si vous jetez un oeil chez les autres, on m’a nette­ment conseillé de privi­lé­gier l’opé­ra­teur d’im­meuble pour dimi­nuer le risque.

    Si vous avez un usage TV assez basique, toutes les offres se valent. L’offre Live­box Zen d’Orange a bien lui aussi un enre­gis­treur avec disque dur même s’il n’est pas mis en avant pour lais­ser de la place à l’offre Play un peu plus chère. Mieux : Si vous avez une prise ex-Numé­ri­cable, vous trou­ve­rez dessus un bouquet TV gratuit même sans vous abon­ner.

    Plus préci­sé­ment…

    Les offres RED de SFR sont les moins chères malgré le surcoût de 60 € à l’ac­ti­va­tion, avec 12 € par mois (10 € sans la TV mais ça occu­pera aussi votre prise antenne dans ça sera vrai­ment sans TV). C’est sans enga­ge­ment. C’est un débit 5 fois meilleur que l’ADSL en émis­sion comme en récep­tion, une latence plus faible et globa­le­ment une meilleure qualité TV. Aucune raison d’al­ler ailleurs si vos besoins sont modestes. Atten­tion, ces offres ne sont pas sur le site de SFR mais sur le site de RED, distinct.

    Ensuite il y a l’offre Live­box Zen d’Orange. On monte à 50 Mb/s en émis­sion, soit 10x plus que l’offre RED. Les présen­ta­tions commer­ciales d’Orange sont plus que trom­peuses donc voilà mes décou­vertes de petites lignes :

    • Il y aurait proba­ble­ment un disque de 80 Go pour les enre­gis­tre­ments TV dès l’offre Zen même si ce n’est mis en avant que pour les offres Play afin de leur donner un avan­tage. Je lis des choses diver­gentes à ce sujet mais comme ça permet de stop­per le direct c’est que à prio­ri…
    • Le prix affi­ché sur le site inclut d’of­fice des promo­tions qui sont tempo­raires et valables unique­ment la première année, dont aujourd’­hui 5 € / mois en cas de chan­ge­ment d’opé­ra­teur qui ne s’ap­plique­ront pas forcé­ment à votre cas.
    • Il y a en ce moment une offre de parrai­nage qui permet de se faire rembour­ser un mois de facture à concur­rence de 50 € (et non 50 € forfai­taires comme le laisse entendre la présen­ta­tion commer­ciale). Il est facile de trou­ver un parrain sur Inter­net, ça n’en­gage à rien à part gagner tous les deux quelques dizaines d’eu­ros.

    L’offre Live­box Play ajoute 100 Mb/s en récep­tion (mais rien en émis­sion) et 80 Go de disque dur pour 4 € par mois. Le vrai palier est sur l’offre Live­box Jet avec un débit déscen­dant de 500 Mb/s et un début montant de 200 Mb/s.

    Les offres Free sont en fait assez simi­laires à des prix pas très diffé­rents avec les offres promo­tion­nelles. Ici aussi il faut lire les petites lignes : On parle d’un débit descen­dant de 1 Gb/s mais c’est unique­ment dans un mode qui vous prive de tous les avan­tages de la box (NAS, WIFI, routeur…). Comp­tez donc quelque chose de simi­laire à la Live­box Jet : descen­dant à 600 Mb/s et montant à 200 Mb/s.

    Atten­tion, on voit de nombreuses plaintes sur les délais de livrai­son de la box 4k si c’est celle que vous choi­sis­sez. La pein­ture n’a pas l’air fraiche et les gens sont unanimes pour la décon­seiller en tant que box prin­ci­pale. La Revo­lu­tion, plus chère, semble s’im­po­ser.

    Reste SFR, mais ça revient à plus cher pour un débit montant désas­treux, avec en plus des frais et un enga­ge­ment d’un an. Le seul avan­tage est dans l’offre TV. Bouygues sous-loue à SFR, avec le même réseau et les mêmes débits 100 / 5 mais avec le prix des offres haut de gamme Free et Orange. Aucun inté­rêt à mon avis.

  • Google s’at­taque à l’uni­ver­sa­lité des droits ! (et ils ont raison)

    Pour l’ap­pli­ca­tion de cette déci­sion, la Commis­sion natio­nale de l’in­for­ma­tique et des liber­tés (Cnil) a demandé à Google de faire les déré­fé­ren­ce­ments pour l’en­semble des recherches possibles pour les inter­nautes. En effet, toute personne peut faire une recherche partout dans le monde en utili­sant n’im­porte quel nom de domaine (google.fr aussi bien que google.de ou google.com…). Or Google ne veut déré­fé­ren­cer que pour les requêtes venant des moteurs dits « euro­péens » (.fr, .de, .it, .nl…).

    […]

    Personne, pas même Google, ne peut reven­diquer d’être hors la loi tant que celle-ci ne contre­vient pas aux prin­cipes fonda­men­taux des droits de l’Homme.

    La Cnil a raison d’exi­ger que le défé­ren­ce­ment soit global lorsqu’il est en confor­mité avec la déci­sion de la CJUE. Il convient de ne pas céder à Google.

    Et pour une fois, je suis en fort désac­cord avec la posi­tion de la LdH.

    Il n’y a que trois possi­bi­li­tés :

    1. Bloquer ces résul­tats et conte­nus partout, pour tout le monde
    2. Bloquer ces résul­tats et conte­nus pour les accès depuis l’Eu­rope
    3. Bloquer ces résul­tats et conte­nus pour les sites euro­péens et/ou desti­nés aux euro­péens

    La première solu­tion, souhai­tée par la LdH, me semble extrê­me­ment dange­reuse. Elle implique que des déci­sions légales ou règle­men­taires en France et en Europe doivent s’ap­pliquer inter­na­tio­na­le­ment. Le pendant évident c’est que les déci­sions états-uniennes, tuni­siennes, chinoises et péru­viennes s’ap­plique­ront aussi en France.

    Le souhai­tons-nous vrai­ment ? moi non. Il y a plein de choses auto­ri­sées chez nous qui seraient inter­dites ailleurs. Des liber­tés auxquelles je tiens.

    C’est d’ailleurs tota­le­ment irréa­liste. Comment conci­lier ce qui est expli­ci­te­ment un droit chez certains et une inter­dic­tion chez d’autres ?

    Se conten­ter de parler des Droits de l’Homme n’éclaire pas mieux. Outre le fait que chaque conti­nent a sa propre décli­nai­son, avec plusieurs versions, ces textes ne sont que des décla­ra­tions géné­rales à partir desquelles il faut créer un équi­libre.

    Le droit à l’ou­bli doit-il primer sur le droit d’ex­pres­sion et le droit à l’in­for­ma­tion ? Comment ? Ne devrait-on pas juste bloquer les résul­tats sur une recherche à partir du nom mais pas à partir d’une recherche sur les faits eux-mêmes ?

    Je suis certains que diffé­rentes cultures et diffé­rents pays répon­dront diffé­rem­ment, et pour­tant tous en pleine confor­mité avec les droits de l’Homme.

    Peut-on diffu­ser de la culture qui est tombé dans le domaine public chez l’un et encore sous droit d’au­teur chez l’autre ? Peut-on parler cryp­to­gra­phie avan­cée ? Quelle est la limite entre la liberté d’ex­pres­sion, la paro­die et le respect de la dignité humaine ? Quelle est la limite entre le droit à l’in­for­ma­tion, la liberté de la presse, et le respect de la présomp­tion d’in­no­cence ou la diffa­ma­tion ? Quelle est la limite au niveau de la porno­gra­phie ? Peut-on bloquer des sites sur déci­sion admi­nis­tra­tive ou non judi­ciaire quand il s’agit de poten­tiel terro­risme ou pédo­phi­lie ? A-t-on le droit de publier des infor­ma­tions qui seraient sous secret d’État dans un pays tiers pour des raisons de sécu­rité ou d’ordre public ?

    Sérieu­se­ment, toutes ces posi­tions sont plei­ne­ment respec­tueuses des droits de l’Homme, et aucune n’ap­pelle à un arbi­trage univer­sel. La réponse de l’un casse­rait tota­le­ment l’équi­libre social de l’autre, et aucune réponse n’est objec­ti­ve­ment meilleure ou même moins dange­reuse. Pire : Faire primer la réponse de l’un pour­rait être attaquable chez l’autre juste­ment au titre des droits de l’Homme, et inver­se­ment.

    Il reste la possi­bi­lité d’être prag­ma­tique, de respec­ter la souve­rai­neté de chacun. La troi­sième est la solu­tion chinoise. Elle est complexe à mettre en œuvre et serait tota­le­ment inap­pli­cable de toutes façons. Google peut encore avoir une présence un peu partout (et encore, pas partout, comment feront les autres pays ?) mais comment contraindre le New York Times ? Les chinois ont isolé leur réseau et érigé une barrière filtrante à l’en­trée. Ce serait diffi­cile en France, et je ne le souhaite pas du tout.

    Bref, reste la solu­tion inter­mé­diaire. Elle est utili­sée par Google depuis long­temps, et n’est en rien spéci­fique au droit à l’ou­bli. Yahoo! avait aussi tran­ché ainsi dans les années 2000 quand des objets nazis s’étaient retrou­vés sur leur site d’en­chères. Il faut dire que c’est le seul choix vrai­ment raison­nable pour des sites qui traversent autant de pays et qui ne veulent pas retreindre les acti­vi­tés auto­ri­sées à une peau de chagrin.

    C’est impar­fait, contour­nable, mais fina­le­ment le plus prag­ma­tique, et peut-être même souhai­table : Les étran­gers conti­nue­ront à voir ce que vous souhai­tez oublier, mais en même temps si c’est légal chez eux, au nom de quoi les contrain­drions-nous ? Il sera encore possible pour vos compa­triotes d’ac­cé­der à l’in­for­ma­tion en la recher­chant volon­tai­re­ment sur un site étran­ger. Fina­le­ment ça permet de gérer l’ac­cès à l’his­toire et la liberté d’être informé, tout en gardant une certaine opacité et une capa­cité à oublier pour tous les jours. Les collègues, les voisins, les incon­nus, eux n’au­ront plus un vieux passé à oublier devant les yeux, ce qui est bien l’objec­tif.

  • A case study on App Down­load Inters­ti­tials

    Les infor­ma­ti­ciens se battent depuis long­temps contre ces inter­sti­ciels qui incitent à télé­char­ger l’app native quand ils se connectent sur le site web avec un smart­phone. C’est pénible, et ça ne répond pas à l’in­ten­tion. C’est même horrible quand on suit un lien direct vers un contenu.

    Les popins ne sont guère mieux (voire pire quand elles sont complexes à fermer). Le comble c’est quand la popin ou l’in­ters­ti­ciel ne sont pas adap­tés à la lecture sur un écran de smart­phone, et empêchent toute suite posi­tive.

    La pratique reste, parce que le marke­ting rêve de fidé­li­ser avec une appli­ca­tion dédiée, consi­dé­rée comme plus quali­ta­tive mais surtout qui reste sur le télé­phone.

    69% of the visits aban­do­ned our page. These users neither went to the app store nor conti­nued to our mobile website.

    On manque de chiffres, ou de gens qui veulent bien publier leurs chiffres. Celui là est juste énorme. 69%… C’est énorme. Pour juste 9% de gens qui vont cliquer sur « je veux l’app », dont certains l’ont déjà, d’autres ne l’ins­tal­le­ront pas, la désins­tal­le­ront dans la foulée ou ne l’uti­li­se­ront pas.

    À l’in­verse, en remplaçant l’in­ters­ti­ciel par une bannière bien faite (non, pas une popin, pitié) :

    1-day active users on our mobile website increa­sed by 17%.

    G+ iOS native app installs were mostly unaf­fec­ted (-2%). (We’re not repor­ting install numbers from Android devices since most come with Google+ instal­led.)

    Ne nous embal­lons pas, Google conti­nue de mettre un inter­sti­ciel sur Gmail quand il est accédé par un smart­phone Android.

  • Super­char­ging page load

    Les bonnes ressources expliquant comment faire du web mobile sont rares. La plupart se limitent à parler de media query ou d’adap­ta­tion du rendu, ce qui est loin d’être fina­le­ment le plus complexe ou le plus impor­tant.

    Ici Google nous parle perfor­mance, avec plusieurs étapes très concrètes, du code exemple, et un aperçu d’uti­li­sa­tion des magiques service workers, en tout juste une dizaine de minutes. Si vous voulez parier sur une techno qui va révo­lu­tion­ner le web mobile dans les 12 mois, misez là dessus.

  • TLS et vie privée

    Pour répondre à David :

    TLS does not provide privacy. What it does is disable anony­mous access to ensure autho­rity. It changes access patterns away from decen­tra­li­zed caching to more centra­li­zed autho­rity control.
    That is the oppo­site of privacy. […] TLS is NOT desi­rable for access to
    public infor­ma­tion, except in that it provides an ephe­me­ral form of message inte­grity that is a weak repla­ce­ment for content inte­grity.

    Je suis convaincu que ces gens ont réflé­chi à la ques­tion plus long­temps et plus sérieu­se­ment que moi, mais je ne peux m’em­pê­cher de poser les ques­tions :

    Parler de vie privée c’est parler de confi­den­tia­lité. Vis à vis de qui ? De même, à partir de quand parle-t-on d’ano­ny­mat ?

    Consi­dé­rer que TLS est inutile pour accé­der à une infor­ma­tion publique me semble très étrange. La confi­den­tia­lité n’est pas dans le fait que cette infor­ma­tion soit publique, mais à ce que je consulte ou ce que j’en­voie dans le détail.

    Savoir que j’ac­cède à Face­book est une chose. Savoir quel profil j’uti­lise et ce que j’écris en est une autre, quand bien même les textes en ques­tions sont ne sont pas d’ac­cès restreint. Je ne souhaite pas forcé­ment que l’uni­ver­sité de mon fils puisse lire ce qu’il y écrit via le WIFI local.

    Savoir que j’ac­cède à Wiki­pe­dia est une chose. Savoir que les pages que j’y lis parlent de certains problèmes de sexua­lité en est une autre. Je ne souhaite pas forcé­ment que mon employeur puisse savoir ce que j’y lis pendant ma pause de midi.

    Savoir que je consulte la presse est une chose. Savoir quels sont les articles poli­tiques que je lis et ce que je commente en est une autre. Suivant le pays où je suis, je ne souhaite pas faci­li­ter une éven­tuelle analyse au niveau de mon four­nis­seur d’ac­cès ou du gouver­ne­ment.

    Bref, je suis conscient que l’im­plé­men­ta­tion actuelle des navi­ga­teurs peuvent en théo­rie faci­li­ter le tracking à partir du serveur. Je ne suis pas certain que la tech­nique soit mise en œuvre telle­ment d’autres méthodes plus simples sont effi­caces. La confi­den­tia­lité que ça m’ap­porte compense large­ment ce surcoût.

    La démo­cra­ti­sa­tion de TLS est pour moi une vraie bonne nouvelle.

    I have no objec­tion to the IESG propo­sal to provide infor­ma­tion *also* via https. It would be better to provide content signa­tures and encou­rage mirro­ring

    Je ne nie pas que ça puisse être inté­res­sant, mais l’usage est pour moi tota­le­ment diffé­rent. En fait, à réflé­chir, l’es­sen­tiel des cas où j’ai besoin de garan­tir l’in­té­grité du message sont ceux où j’ai besoin d’une authen­ti­fi­ca­tion, donc où le chif­fre­ment de TLS est aussi néces­saire.

    Propo­ser HTTPS en alter­na­tive me semble aussi une fausse bonne idée. Sur mes deux derniers exemples, j’ai poten­tiel­le­ment non seule­ment besoin que le contenu de ma requête soit confi­den­tielle, mais aussi que mon besoin de confi­den­tia­lité le soit aussi. Que j’uti­lise d’un coup TLS me fera paraitre « louche », ce que juste­ment j’au­rais souhaité éviter. Je l’ai d’ailleurs vu récem­ment dans la presse lors de mises en accu­sa­tion : le fait que les suspects aient utilisé des commu­ni­ca­tions cryp­tées faisait partie des éléments à charge, même sans savoir ce qu’ils ont échangé. Dange­reux, au mieux.

    Plus prag­ma­tique : Il serait facile de bloquer HTTPS pour la plupart des sites publics comme Wiki­pe­dia, Doctis­simo, Twit­ter ou Le Monde, obli­geant les gens à se rabattre sur HTTP. Même les geeks les plus au fait des problèmes ont tendance à accep­ter de dégra­der la commu­ni­ca­tion en clair quand le chif­fre­ment ne passe pas. Rendre TLS option­nel revien­drait à le reti­rer là où juste­ment il est le plus néces­saire.

    Le fait que le web avance pas à pas vers un « TLS unique­ment » est un gros pas en avant pour la confi­den­tia­lité vis à vis de mon envi­ron­ne­ment direct.

    TLS everyw­here is great for large compa­nies with a finan­cial stake in Inter­net centra­li­za­tion. It is even better for those provi­ding iden­tity services and TLS-outsour­cing via CDNs. It’s a shame that the IETF has been abused in this way to promote a campaign that will effec­ti­vely end anony­mous access, under the guise of promo­ting privacy.

    Bref, il y a des choses à faire. Par exemple s’as­su­rer de réduire l’iden­ti­fi­ca­tion possible du navi­ga­teur entre deux requêtes ? (le navi­ga­teur utilise-t-il le même certi­fi­cat à chaque fois ? si c’est ça le problème, il y a certai­ne­ment moyen de faire des rota­tions régu­lières, et de ne pas parta­ger un même certi­fi­cat entre diffé­rentes desti­na­tions).

    Quant à mon anony­mat, il est bien plus vidé de son sens à cause de mon IP qu’à cause du tracking : si j’ai vrai­ment besoin, je peux utili­ser un navi­ga­teur ou un profil diffé­rent pour certaines acti­vi­tés, mais mon IP demande un effort plus impor­tant pour être chan­gée.

    L’autre ques­tion est de savoir auprès de qui est-ce que je cherche le plus à être anonyme, et ce que repré­sente mon iden­tité. Google saura proba­ble­ment me relier à mon email. Mon FAI et mon employeur savent me relier à mon iden­tité civile

    Bref, travaillons à amélio­rer les problèmes de tracking. Ils ne me semblent cepen­dant pas inhé­rents à la tech­no­lo­gie TLS (me trompe-je ?). Ne jetons en tout cas pas le bébé avec l’eau du bain. Surtout si nous n’avons rien à la place.

    Roy T. Fiel­ding nous rappelle le prin­ci­pal danger de TLS et de « SSL partout » : la centra­li­sa­tion des auto­ri­tés de certi­fi­ca­tion. Et par exten­sion du Web.

    C’est un vrai problème, mais qui commence à être dépassé. Le nombre d’au­to­ri­tés de mon Fire­fox se rapproche des 200. Si on consi­dère que ces auto­ri­tés délèguent elles-mêmes à de multiples sous-auto­ri­tés, qui parfois font elles aussi de même, on est loin d’une centra­li­sa­tion déran­geante pour la vie privée. En fait il y a tant de délé­ga­tion que le prin­cipe même d’au­to­rité de confiance devient assez théo­rique.

    Il reste un problème de confiance (auto­rité) et un problème commer­cial. DANE et letsen­crypt sont deux initia­tives qui me font croire qu’on va lais­ser ça derrière nous à moyen (pour letsen­crypt) ou long terme (pour DANE).

    Un client qui sait ne pas réuti­li­ser inuti­le­ment le même certi­fi­cat, qui véri­fie le serveur à l’aide de DANE les écueils de confi­den­tia­lité suivants seront surtout dans SNI, DNS et IP.

  • Icon-font, hack ?

    Unicode intègre main­te­nant des picto­grammes depuis des années, et ça se renforce chaque version. Aujourd’­hui on doit dépas­ser les 1000 emoji, dont certains sont en réalité des modi­fi­ca­teurs. Avec la compo­si­tion ce sont des dizaines de milliers qui sont possibles. À cela il faut ajou­ter des milliers de symboles, de la flèche jusqu’à l’en­ve­loppe.

    Tout ça se retrouve ou se retrou­vera dans nos polices de carac­tères. C’est fait pour, à dessein.

    Dans Unicode, et donc dans nos polices de carac­tères se trouve aussi une plage de symboles dite « privée ». Elle est faite pour que vous y mettiez vos propres symboles, à vous, pour vos besoins. Tant qu’on reste là dedans, je ne vois pas trop pourquoi y ajou­ter un picto­gramme repré­sen­tant un panier d’achat serait plus ou moins un hack, une bidouille, que les emojis ou les symboles déjà présents.

    La seule diffé­rence est que vous êtes dans un espace privé donc que le sens de vos picto­gramme est inconnu des programmes qui les utili­se­ront. Bon, c’est prévu comme ça au départ aussi, à dessein, et c’est aussi vrai de n’im­porte quelle image sur une page web.

    Bref, les polices de carac­tères person­na­li­sées avec des picto­grammes, un hack ? ça se discute. Unique­ment si vous consi­dé­rez que les plages Unicode de symboles et autres emoji le sont aussi. Ça se discu­te…

  • Le métier de déve­lop­peur infor­ma­tique

    — Tim. (@TimDL1992) 16 Mai 2015

    Et cette blague est exac­te­ment pourquoi le travail d’un déve­lop­peur est complexe. Son rôle c’est de tout prévoir, tout en reti­rant tout contexte, toute inter­pré­ta­tion, tout intel­li­gence.

    La phrase la plus proche du métier selon moi c’est celle qui dit « L’in­gé­nieur en pont doit comprendre les enjeux du pont et en faire certains calculs, puis diri­ger des gens du métier pour qu’ils construisent ce pont. L’in­gé­nieur en infor­ma­tique doit non seule­ment savoir construire lui-même ce pont dans les moindres détails, depuis l’ex­trac­tion du mine­rai de fer jusqu’à la pose du revê­te­ment qui permet­tra de rouler dessus, parfois en passant par la construc­tion de l’ap­pa­reil qui extrait le mine­rai de fer lui-même, mais en plus il doit savoir expliquer cela pour le faire faire à des auto­mates qui exécu­te­ront pas à pas chaque instruc­tion avec moins d’in­tel­li­gence et moins d’ini­tia­tive person­nelle qu’un enfant de 3 ans avec un lourd retard mental« . C’est certes cari­ca­tu­ral (donc faux) mais ça donne l’idée.

  • Taxe sur la bande passante

    Et l’idée d’une taxe sur la bande passante revient sur le tapis. L’idée de base c’est de trou­ver un moyen de faire payer les grosses multi­na­tio­nales du web. Sauf qu’à mettre trop de choses sur le tapis, on finit par se prendre les pieds dedans.

    Donc on fait payer une taxe aux services qui consomment « beau­coup » de bande passante. Youtube, Spoti­fy… vous êtes dans le colli­ma­teur.

    Oups

    Ah, mais ça va concer­ner aussi Orange avec Deezer et Daily­mo­tion. Oups… Pour corri­ger ça on va faire un crédit d’im­pôt équi­valent. Si tu payes des impôts ici, en gros on te rembourse ta taxe, sinon tu en es pour ta poche.

    Géniale inven­tion… sauf que ça ne fonc­tionne pas. Même Google paye des impôts en France. Peu, proba­ble­ment pas assez, mais ils en payent. Quelques millions. Donc sauf si la taxe dépasse quelques millions, ça ne chan­gera rien. Si la taxe dépasse ce montant, il leur suffira de lais­ser un peu plus de reve­nus sur l’en­tité fiscale française pour que ça s’équi­libre et voilà. Croire qu’a­vec tout leur montage fiscal c’est ça qui va leur faire peur, c’est être plus que naïf.

    Oups (bis)…

    Ah, mais dans l’his­toire il n’y a pas que Youtube et Daily­mo­tion qui payent de la bande passante. Il y a aussi les content deli­very network et les héber­geurs. En gros tout ce qui est hébergé via un pres­ta­taire qui prend la bande passante à son nom. Eux seront « gros », mais vont refac­tu­rer ça à tous les petits ensuite, juste­ment ceux que personne ne souhaite faire payer pour ne pas frei­ner le numé­rique. Ça va des star­tups inter­net aux sites e-commerce en passant par les PME. Oups…

    Oups (ter)…

    Et puis tout ça c’est oublier que le four­nis­seur d’ac­cès (FAI) aussi il consomme de la bande passante, et pas qu’un peu. Tiens, on va taxer le four­nis­seur d’ac­cès aussi du coup ? Tous ceux qui font du P2P, qui envoient leurs photos de vacances sur un service en ligne, qui font du backup Crash­plan ou du partage Drop­box…

    Bref, ça va coûter et si la taxe sert vrai­ment à taxer, ça va être refac­turé aux abon­nés. Ou alors nos four­nis­seurs y trou­ve­ront une façon propo­ser leurs services internes au mépris de la concur­rence non faus­sée (Orange, je te regarde).

    Aie… j’ai mal à mon numé­rique

    Aujourd’­hui si le trafic est asymé­trique, c’est aussi en grosse partie la volonté des four­nis­seurs d’ac­cès qui imposent géné­ra­le­ment un ratio de 1/20 à 1/3 à leurs abon­nés. Vous croyez que ça va les inci­ter à ouvrir les vannes ou à les restreindre ? Dans ce modèle de taxe plus le trafic est asymé­trique, plus c’est à leur avan­tage.

    Par contre ça va pile dans la stra­té­gie des four­nis­seurs d’ac­cès qui veulent rari­fier arti­fi­ciel­le­ment la ressource réseau pour pouvoir la faire payer plus cher, renfor­cer leurs services payants internes et faire de la segmen­ta­tion dans leur offre (prio­rité de trafic, abon­ne­ment en fonc­tion de la bande passante dispo­nible, exten­sion de quota, etc.).

    En voilà autant pour le déve­lop­pe­ment du numé­rique en France.

    Tout ça parce que…

    Tout ça parce que nos FAI ne veulent pas faire face aux inves­tis­se­ments néces­saires à l’ex­plo­sion des usages et des conte­nus deman­dés par leurs propres abon­nés. Oui, on peut dire que les tarifs actuels ne couvrent pas les coûts. Ça n’a pas l’air de se véri­fier en réalité mais je laisse à d’autres le débat sur cette ques­tion. Si réel­le­ment nos FAI sous-facturent l’abonné, qu’ils fassent évoluer leur modèle de factu­ra­tion vis à vis de l’abonné au lieu de cher­cher des rentes à côté en main­te­nant un service à perte de l’autre.

    Tout ça aussi parce que nos FAI ont déjà conquis le marché (il n’y a plus énor­mé­ment de non-abon­nés Inter­net à conqué­rir) et qu’ils cherchent des solu­tions pour étendre leurs reve­nus. Ça passe par des options supplé­men­taires: Il y a l’op­tion de la segmen­ta­tion de trafic et des options réseau, qui demandent toutes deux de faire arti­fi­ciel­le­ment du réseau une ressource rare alors qu’elle est abon­dante aujourd’­hui. Il y a aussi le déve­lop­pe­ment de services internes concur­rents aux services dispo­nibles sur le web, et là il faut trou­ver un moyen de désa­van­ta­ger et rendre plus chers les concur­rents, d’où la taxe (entre autres).

    Tout ça aussi parce que notre État n’a pas le courage d’at­taquer de front le problème fiscal des géants du web et cherche 150 moyens détour­nés de les faire payer, quitte à ce que ça arrive dans les caisses d’in­té­rêts privés (par exemple le fond Google pour la presse) plutôt qu’au trésor public. Ça sera toujours ça qui arri­vera dans l’éco­no­mie française.

    Donc on enchaîne les idées bancales et pas assez réflé­chies qui font plus de mal que de bien.

    Rien de neuf…

    S’il y en a un des deux…

    Le pire c’est bien ce qui ressort de ce dernier lien : Ne pas oublier que Youtube ne pousse aucun contenu vers le FAI. Youtube (et les autres) répondent aux demandes venant du réseau du FAI (qui ont l’abonné pour source).

    S’il y en a bien un des deux qui est respon­sable du trafic échangé c’est juste­ment le réseau du FAI (via l’abonné) et non le four­nis­seur de service. En réflé­chis­sant un peu, c’est le FAI qu’on devrait taxer au profit du four­nis­seur de service. C’est d’au­tant plus vrai que les acti­vi­tés d’édi­tion de contenu (que ce soit du Youtube ou de la presse) sont rare­ment rentable, contrai­re­ment à nos four­nis­seurs d’ac­cès Inter­net, et que ce sont elles qui apportent le plus de valeur ajou­tée à la société

    Je sais qu’une vidéo de chat ce n’est pas du grand cinéma d’au­teur, mais un tuyau de plas­tique ou un câble de cuivre sans rien dedans c’est encore moins sexy côté cultu­rel.

  • Des cher­cheurs piratent à distance un robot de chirur­gie

    Une équipe de cher­cheurs de l’uni­ver­sité de Washing­ton est parve­nue à pira­ter un robot de chirur­gie télé­com­mandé à distance en exploi­tant plusieurs failles de sécu­rité, notam­ment via la connexion Inter­net qui relie le prati­cien au robot. S’il faut évidem­ment renfor­cer la protec­tion du système, les solu­tions tech­niques exis­tantes ne sont pas forcé­ment compa­tibles avec les besoins de la chirur­gie robo­tique télé­opé­rée.

    — Futura Sciences

    Le problème c’est que ça ne surpren­dra aucun infor­ma­ti­cien. C’est même quasi­ment une certi­tude pour tous ceux là.

    Et ça me fait peur que le corps médi­cal puisse décou­vrir ça, ou que ce type de service ne soit pas sur des liai­sons spécia­li­sées, distinctes d’In­ter­net.

    À l’heure où les États-Unis créent des virus infor­ma­tiques pour impac­ter à distance le programme nucléaire de l’Iran, je n’ose penser à l’arme que ces robots hospi­ta­liers peuvent deve­nir.