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Livres audio sur Android

J’ai commencé l’in­té­grale audio de Robin Hobb. Je n’ai pas fait le décompte exact mais à vue de nez il y en a pour une bonne année avec dix heures d’écoute par semaine.

Les lecteurs audio habi­tuels se sont révé­lés très mauvais pour ces usages. La plupart ne savent même pas reprendre une lecture en cours. Les autres on se perd assez faci­le­ment dans les fichiers.

On m’a pointé vers Smart Audio book Player pour Android et là c’est le bonheur.

Le logi­ciel sait reprendre la lecture en cours, quelques secondes avant si la pause était courtes, un peu plus si la pause était longue.

Je connais la posi­tion dans le chapitre et la posi­tion dans le livre, avec un affi­chage clair.

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Une liseuse pour la nouvelle année 2019

Ça fait plusieurs fois que je dis « c’est le dernier billet à ce sujet ». Je n’ai plus toujours en main toutes les liseuses qui sortent, et pas toujours pour y lire plusieurs romans, or lire un livre ça n’est pas le même ressenti que jouer avec un gadget pendant une demi-heure.

Et pour­tant, on me pose encore la ques­tion et je n’ai pas trouvé de texte en ligne à jour avec une analyse sérieuse des liseuses. Faute de mieux, je préfère écrire ici ce que je sais plutôt que de lais­ser les gens lire moins informé ailleurs.

Recom­man­da­tion confort

Ma recom­man­da­tion par défaut c’est la TEA Touch HD Plus. La robe bronze est peu discrète mais on a une bonne liseuse 6″ inter­opé­rable avec un bon logi­ciel de lecture, une librai­rie française pour les achats, et le meilleur écran du marché ainsi qu’un très bon éclai­rage. 149 € mais il n’y a aucun risque de se trom­per en prenant celle là.

L’équi­valent chez Kobo est la Clara HD. Le confort de lecture (écran, éclai­rage, rendu logi­ciel) est simi­laire. J’ai tendance à préfé­rer la TEA sur la posi­tion des touches pour chan­ger les pages, la présence de boutons physiques dans certaines situa­tions, et pour quelques détails d’in­té­ro­pé­ra­bi­lité.

En face vous trou­ve­rez aussi la Cybook Muse HD et la Kobo Aura H2O. Toutes deux sont de très bonnes liseuses de l’an­née dernière donc ne seront pas des mauvais choix mais elles n’offrent pas vrai­ment d’avan­tage par rapport aux deux déjà citées, pas même sur le prix, tout en ayant un système d’éclai­rage avec une géné­ra­tion de retard.

Premier prix quali­ta­tif

Si c’est une ques­tion de prix, on trouve encore des TEA Touch Lux 3 à 100 €. L’écran et l’éclai­rage datent de la géné­ra­tion précé­dente mais ça reste une bonne liseuse de qualité.

J’ai quand même envie de parler ici de la Bookeen Saga. On est sur une gamme simi­laire à la TEA Touch Lux 3 mais avec une couver­ture inté­grée à un boitier plas­tique agréable. L’en­semble fait moins « sérieux » mais est très réussi à l’usage. Le prix la met plutôt en confron­ta­tion du haut de gamme TEA Touch Lux HD Plus mais il faut comp­ter qu’elle intègre une couver­ture qui s’achète sépa­ré­ment pour une ving­taine d’eu­ros sur les autres modèles

Toutes les liseuses quali­ta­tives vendues en France l’ont toujours été à partir de 100 €. C’est encore vrai cette année et je décon­seille de descendre en dessous de ce palier. Ça n’a aucun inté­rêt si c’est pour finir par ne pas l’uti­li­ser.

En face vous trou­ve­rez aussi la Kobo Aura édition 2, la Cybook Muse Front­light 2 et la TEA Touch Lux 4. Toutes trois sont très simi­laires à la Touch Lux 3 mais aucune ne justi­fie à mes yeux les 20 € supplé­men­taires qu’elles demandent. D’au­tant que quitte à se rappro­cher du prix de la Touch Lux HD Plus, autant prendre cette dernière.

Haut de gamme 8″

Malgré son prix raison­nable, vous ne trou­ve­rez pas meilleure liseuse 6″ que la TEA Touch HD Plus citée en haut de billet.

Si vous utili­sez votre liseuse de façon séden­taire ou si la taille de l’écran est un vrai critère, vous pouvez toute­fois loucher vers la Kobo Forma ou la Kobo Aura One (*). Les écrans et éclai­rages sont top et vous béné­fi­ciez d’une surface de 8″ plus proche d’un livre grand format que d’un livre de poche. Les prix sont par contre en consé­quence et on monte entre 230 et 280 €. Ça commence à faire cher même pour du haut de gamme.

(*) Je parle de la Kobo Aura One, j’in­siste, pas la Kobo Aura édition 2, qui est une liseuse simi­laire à la Touch Lux 3 mais pour plus cher.

En face vous aurez aussi l’Ink­pad 3 de TEA. Je n’ai pas assez joué avec pour avoir un avis quali­fié mais elle m’a moins convaincu et les géné­ra­tions d’Ink­pad précé­dentes ne justi­fiaient à mon avis pas ce prix. À ces montants je joue la sécu­rité, sinon autant rester sur la Touch Lux HD Plus.

Ça vaut le coup ?

Le confort d’avoir ses livres partout avec soi, de les sortir faci­le­ment, de ne pas avoir 3 kg dans la valise, de pouvoir régler la taille des carac­tè­res… Je ne connais pas tant de monde qui soit revenu en arrière après avoir utilisé une liseuse de qualité pour quelques romans.

C’est un budget mais ça finit par se rembour­ser sur le prix des livres (comp­tez envi­ron 20% de moi,s), sans comp­ter le fait que vous achè­te­rez proba­ble­ment aussi des livres diffé­rents moins cher que les nouveau­tés grand format des librai­ries, voire que vous télé­char­ge­rez gratui­te­ment des clas­siques libres de droits ou des livres numé­riques depuis le site de votre biblio­thèque muni­ci­pale.

Mon seul critère : Une liseuse de qualité avec éclai­rage. Les gens que j’ai vu aban­don­ner leur liseuse sont surtout des gens qui avaient eu un modèle bas de gamme. Si c’est pour que l’ex­pé­rience soit mauvaise, que la liseuse reste au placard, mieux vaut ne rien ache­ter.

Et les autres marques ?

Je fuis Kindle qui ne présente pas l’in­te­ro­pé­ra­bi­lité mini­mum et qui n’est désor­mais avan­ta­geux ni côté qualité ni côté prix.

Il y a d’autres marques, en géné­ral c’est de l’im­port avec un SAV que je ne connais pas. Sauf excep­tion on est sur une qualité maté­rielle et logi­cielle signi­fi­ca­ti­ve­ment plus faible que les trois marques que je mets en avant ici (Kobo, TEA, Bookeen).

Pas de secret : Les marges ne sont pas énormes sur les ventes de liseuses. Ceux qui arrivent à s’en sortir jouent à la fois sur les volumes de vente et le fait de prendre une commis­sion sur les livres ache­tés via l’ap­pa­reil. Pour offrir un prix concur­ren­tiel, il faut sinon rogner signi­fi­ca­ti­ve­ment sur les compo­sants et sur l’as­sem­blage.

Et enfin, je le dis pour ceux qui lisent mes recom­man­da­tions pour la première fois : Fuyez les tablettes LCD qui se font passer pour des liseuses. Le confort de lecture à l’écran n’a rien à voir, l’au­to­no­mie non plus.

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Quelle liseuse ebook pour l’été 2018 ?

Je n’ai plus la chance de tester toutes les liseuses sur le marché mais en ce moment c’est assez simple. Dans l’ordre :

Les recom­man­dées

Le choix de base c’est proba­ble­ment la TEA Touch HD Brown Edition, avec peut-être le meilleur rapport qualité/prix du moment. Elle a le meilleur écran 6″ du marché, un système d’éclai­rage moderne qui filtre la lumière bleue, des boutons physiques, un logi­ciel ouvert avec support LCP, ainsi une équipe tech­nique et des librai­ries françaises. Il y a plein de choses que j’ai­me­rais en plus (comme de la synchro­ni­sa­tion des posi­tions de lecture) mais je n’y vois pas de défaut spéci­fique aujourd’­hui.

Si vous avez un usage exclu­si­ve­ment séden­taire, que vous êtes prêts à y mettre 100 € de plus, vous pouvez loucher sur la Kobo Aura One. Qualité d’écran simi­laire, excel­lente fini­tion, mais on passe en taille 8″. C’est un peu plus lourd, ça ne se balade plus dans une poche porte­feuille de veste ou dans un sac, mais ça peut être sympa si la liseuse ne quitte jamais le canapé ou votre table de chevet.

Atten­tion à la confu­sion, la Kobo Aura seconde édition, parfois notée « Aura 2 » n’est pas la mise à jour de la Kobo Aura One. La Aura 2 est un modèle diffé­rent, 6″, pas forcé­ment recom­mandé. On en parle plus bas.

Les bonnes liseuses sans avan­tages parti­cu­lier

Kobo Aura H2O seconde édition : C’est un bon appa­reil qui peut avoir du sens si vous cher­chez une liseuse étanche à côté de la piscine. Une fois que c’est dit, pour justi­fier un surcoût de 40% il faudrait être certain de faire tomber la liseuse à l’eau avant la moitié de sa durée de vie. Comme ce n’est proba­ble­ment pas le cas, vous faites mieux d’ache­ter une liseuse non étanche et de prendre le risque.

Bookeen Cybook Muse HD : Elle est compa­rable à la TEA Touch HD mais avec 10 € de plus et datant d’il y a plus d’un an. Elle n’a donc pas LCP et son éclai­rage est plus simpliste. Elle a par contre une dalle plate, c’est plus flat­teur côté design mais moins côté lisi­bi­lité (plus de reflets, moins de contraste).

Les deux restent des bons choix, c’est juste que je ne vois pas leur avan­tage par rapport à mes deux favo­rites.

Les modèles clas­siques incre­vables

TEA Touch Lux 3 : C’est le modèle qui dure depuis long­temps chez TEA. L’écran est de la géné­ra­tion précé­dente, on perd les fonc­tions avan­cées sur l’éclai­rage, mais on abaisse le prix à 99 €. C’est une bonne option pour un budget serré mais j’ai tendance à consi­dé­rer que les 30 € de plus de la Touch HD valent le coup.

Cybook Muse Front­light 2 et Kobo Aura 2 sont très simi­laires à la TEA Touch Lux 3. C’est en gros la même géné­ra­tion et les mêmes carac­té­ris­tiques. Vous gagnez une dalle plate (ce qui n’est à mon avis pas un avan­tage en lecture) et ça vous coûtera 20 € plus cher. Bref, pas vrai­ment d’in­té­rêt si vous n’êtes pas déjà enfer­més dans le cloud d’un des deux reven­deurs et que vous souhai­tez y rester.

La Bookeen Saga est elle aussi dans la même gamme mais avec un place­ment diffé­rent. Elle fait 40 € de plus que la Touch Lux 3 mais avec une couver­ture tota­le­ment inté­grée. L’en­semble est bien réussi mais je ne sais pas s’il vaut vrai­ment le coût.

Les modèles trop bon marché

Cybook Muse Light : Là je commence à décon­seiller. Pour le même prix que la TEA Touch HD vous avez une liseuse avec deux à trois géné­ra­tions d’écran en dessous des actuelles.
J’ai tendance à dire que ce modèle n’est là que pour propo­ser une offre au même prix que la concur­rence, quitte à ne pas être au niveau en qualité.

De façon géné­rale, les liseuses avec des vieux écrans non HD en 800×600 ou sans éclai­rage ne valent vrai­ment pas le coup. On les décon­seillait déjà il y a plusieurs années et elles n’ont vrai­ment plus de sens main­te­nant qu’il y a des alter­na­tives correctes à 99 €. Les 10 ou 20 € que vous écono­mi­se­rez peut-être ne vous servi­ront à rien si vous lâchez la lecture numé­rique faute d’y prendre plai­sir.

Les Kindle

Et la Kindle Paperw­hite ? J’ai classé tout ce qui précède par ordre de préfé­rence et je mets tout de même les Kindle en dernier.

Qu’on soit clair, la Paperw­hite est une bonne liseuse au niveau maté­riel, même si elle n’a plus l’avance à laquelle elle pouvait prétendre par le passé. La grande diffé­rence c’est que les Kindle sont faites pour ne pas être ouvertes.

Elles ne sauront pas lire nati­ve­ment les EPUB, et encore moins si ces dernières contiennent une protec­tion Adobe ou LCP. Tout est fait pour vous empê­cher d’im­por­ter des livres de l’ex­té­rieur et vous empê­cher d’ex­por­ter ceux que vous y avez acheté. Vous êtes pieds et poings liés à Amazon. C’est un jardin extrê­me­ment confor­table et bien doré, mais un jardin fermé dont vous n’avez pas la clef.

Les amis geeks vous diront qu’il est possible d’uti­li­ser des logi­ciels qui vont conver­tir vos ebooks et enle­ver les protec­tions s’ils en contiennent. C’est vrai. Il vous faudra toujours passer par là, les mettre à jour, subir les moments où ça ne fonc­tion­nera pas le temps qu’il y ait une nouvelle version. Le ferez-vous ou souhai­tez-vous profi­ter du confort d’une liseuse qui ne vous l’im­pose pas ?

Et même si vous vous l’im­po­sez, vous êtes à la merci du bon vouloir d’Ama­zon d’un jour fermer les portes avec un peu plus de volonté. Là vous n’au­rez plus de sortie possible.

Même si vous êtes prêts à subir ce jardin fermé, éthique­ment person­nel­le­ment je ne veux pas l’en­cou­ra­ger. Oui, j’as­sume le choix poli­tique. On fait aussi chan­ger les choses en suivant ses valeurs.

Si vous voulez une Kindle malgré mes para­graphes précé­dents, restez sur la Paperw­hite. La Kindle Voyage et la Oasis sont toutes deux du haut de gamme mais le prix est exces­sif même pour du haut de gamme. La valeur ajou­tée justi­fie assez mal une telle diffé­rence vis à vis de la Paperw­hite ou des équi­va­lents chez d’autres construc­teurs.

La Kindle « sans autre nom » est elle une vieille liseuse, sans éclai­rage et avec un écran obso­lète. Le prix est bas mais c’est proba­ble­ment une mauvaise affaire si vous cher­chez quelque chose d’agréable.

Histoire d’être tota­le­ment trans­pa­rent, je n’y ai plus de parts ni d’in­té­rêt finan­cier mais je suis un des fonda­teurs de TEA. J’y ai donc proba­ble­ment un biais de cœur. J’es­père être toute­fois objec­tif, et ça n’a pas empê­ché une Kobo d’être en tête de mes recom­man­da­tions une année précé­dente (si quelqu’un de Kobo passe ici, je cherche toujours à comprendre pourquoi vous avez remplacé l’ex­cel­lente Glo HD par cette régres­sion qu’est la Aura seconde édition).

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Et si on faisait un système d’abon­ne­ment pour les ebooks ?

Ça fait plusieurs fois qu’on m’en parle alors je vais faire une réponse.

TL;DR: C’est compliqué, et pas forcé­ment une bonne idée

Pour avoir étudié la chose dans ma vie profes­sion­nelle passée, j’en sors très dubi­ta­tif sur la perti­nence du modèle.

Pico­rer de la musique

Nous avons tous en tête le modèle de la musique. Celui là a du sens. On explore et surtout on laisse le strea­ming en tâche de fond. Si l’ou­til sait nous faire des recom­man­da­tions perti­nentes, on va prendre plai­sir à décou­vrir de nouvelles choses. On picore aussi pas mal, en fonc­tion des liens que nous donnent les proches ou de ce qu’on entend ailleurs, des envies.

Bref, la musique est un domaine où le temps d’en­ga­ge­ment d’une décou­verte est de quelques minutes, et où on accède a énor­mé­ment d’œuvres diffé­rentes. L’abon­ne­ment prend tout son sens, il permet d’ac­cé­der à un cata­logue très large instan­ta­né­ment, sans la barrière de l’achat.

Même dans ce contexte favo­rable, l’équa­tion est diffi­cile à réali­ser. À ma connais­sance tous les services d’abon­ne­ment et strea­ming musi­caux sont défi­ci­taires. Sound­cloud a failli fermer il y a quelques jours.

Un usage diffé­rent pour le livre

Le livre, à l’in­verse, même sur une recom­man­da­tion, on prend le temps de lire le descrip­tif, on choi­sit. Peu de gens sont prêts à lais­ser la machine prendre la main et ouvrir en aveugle une recom­man­da­tion. Les trois clics néces­saires à un achat ne sont pas vrai­ment un frein dans un enga­ge­ment de lecture qui se chiffre souvent en semaines.

Il faut bien garder à l’es­prit que la plupart des gens lisent moins de 10 livres par an. À 25 livres on est déjà dans les grands lecteurs. Est-ce que vrai­ment l’abon­ne­ment a du sens pour s’évi­ter de choi­sir et ache­ter 25 livres ? ce que j’ai sondé me fait croire que non.

La ques­tion du prix

Ou plutôt si. Ce serait top, parce qu’un forfait de 10 euros par mois ce n’est pas grand chose pour un grand lecteur. Mais en même temps les éditeurs ne sont pas fous. Pourquoi donne­raient-ils accès à un forfait à 10 euros mensuels quand une nouveauté en coûte déjà le double à l’achat et qu’on parle de leur cœur de cible qui achè­te­ront de toutes façons des livres ?

Dire qu’ils sont frileux n’est pas un secret, et je les comprends.

Pensez aussi qu’en France les livres ont un prix fixé par l’édi­teur et qu’il n’est pas légal de le contour­ner. Certains éditeurs auto­risent un prix à la page pour du strea­ming, mais ça veut dire impo­ser des limites au lecteur. On n’est plus vrai­ment dans l’illi­mité. Cher et pas illi­mité donc.

Mais il existe des solu­tions

Kindle propose par exemple Kindle Unli­mi­ted, mais le cata­logue français est limité à 25 000 titres (c’est *très* petit pour du livre), très proba­ble­ment essen­tiel­le­ment de l’auto-édition Kindle. De mémoire même Brage­lonne et Imma­te­riel en sont partis, alors qu’ils sont bien plus ouverts au numé­rique que le reste de la profes­sion. Je doute de l’in­té­rêt pour le lecteur, et l’offre française sert surtout à occu­per le terrain si jamais un jour l’auto-édition y explose comme de l’autre côté de l’At­lan­tique.

Il y a aussi Youboox, qui eux proposent beau­coup de fond de cata­logue. On trouve des livres qui ne se vendent plus vrai­ment, des petits éditeurs qui n’ont rien à perdre, ou des premiers tomes de séries à succès. Ça a plus de sens d’es­sayer pour l’édi­teur parce qu’il n’y a quasi­ment aucun risque de phago­cy­ter leurs ventes habi­tuelles. Ça vient en plus. Ils ont d’ailleurs choisi un modèle free­mium, qui cadre bien avec leur cata­logue.

Enfin il existe les sites de strea­ming de bande dessi­nées. Là il y a du sens. Les usages font qu’on picore plus, que l’en­ga­ge­ment de lecture se chiffre en heure et pas en semaine comme pour un roman. Malheu­reu­se­ment les éditeurs font des clans et les quelques services se divisent un cata­logue à base d’ex­clu­si­vi­tés.

Et les biblio­thèques

La seule vraie solu­tion vient des biblio­thèques. À force de lobbying, et proba­ble­ment pour éviter qu’ils finissent par avoir le droit de prêter les livres numé­riques aussi faci­le­ment que les livres papier, les éditeurs ont fini par céder.

En papier il faut se rendre à la biblio­thèque, se conten­ter d’un cata­logue limité et attendre long­temps la dispo­ni­bi­lité de la nouveauté qu’on cherche. Pour ceux qui ont les finances, la biblio­thèque ne remplace pas les achats en librai­rie (et les autres n’au­raient de toutes façons pas acheté).

En numé­rique on peut télé­char­ger le livre depuis son canapé et la biblio­thèque n’est pas limi­tée par le nombre d’exem­plaires qu’elle peut prêter. Les éditeurs ont donc imposé des limites :

Les biblio­thèques achètent donc des licences qui leur donnent le droit de prêter un nombre de fois défini le livre qu’ils ont choisi. C’est cher, et c’est donc payé à l’acte. Les prix pratiqués me font douter que ce soit très pérenne mais comme je disais plus haut : Les éditeurs ne sont pas fous.

Entre temps, pour ceux qui cherchent de l’abon­ne­ment avec un cata­logue pas trop mauvais (bien que très limité), la biblio­thèque est proba­ble­ment la meilleure option. C’est aussi la seule qui vous permet­tra d’im­por­ter les epubs sur vos liseuses élec­tro­niques.

Mais avec des DRM

Si on parle d’abon­ne­ment on parle de prêt, et donc de DRM.

Pour Kindle, Youboox ou les abon­ne­ments de BD, ça veut dire rester dans la plate­forme d’ori­gine, avec les appli­ca­tions mobiles de la plate­forme en ques­tion. Certaines imposent même une connexion inter­net pour tour­ner les pages.

Dans le meilleur cas, sur les bilbio­thèques, vous avez des EPUB avec une DRM Adobe que vous pour­rez utili­ser sur une liseuse ouverte (TEA, Pocket­book, Bookeen, …). Dans tous les cas, sauf à ce que la biblio­thèque ait décidé d’in­té­grer les livres libres de droit (Maupas­sant, Jules Verne et plein d’autres), le DRM sera incon­tour­nable.

TL;DR

Votre meilleure option c’est la biblio­thèque muni­ci­pale. L’abon­ne­ment sera au plus de quelques dizaines d’eu­ros annuels, et vous pour­rez télé­char­ger les livres sur n’im­porte quelle liseuse élec­tro­nique un peu ouverte. Le cata­logue sera limité mais contien­dra à priori des nouveau­tés et des titres parmi ceux que vous trou­ve­rez en librai­rie.

Au delà, sauf à avoir envie de décou­vrir des auto-édités et des auteurs hors cata­logue, il ne vous restera que l’achat à l’acte, simple­ment parce que ça ne serait pas inté­res­sant finan­ciè­re­ment pour les éditeurs de vous propo­ser autre chose.

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E0, le retour du fils de la vengeance

Je suis content de voir qu’on parle toujours d’un éven­tuel reboot de cette montagne de spéci­fi­ca­tions EPUB. C’est à la fois super complexe et pas mal contraint. Plus on avance plus on ajoute des options et des spécia­li­sa­tions pour des usages, et plus on s’en­fonce dans des matrices de compa­ti­bi­lité entre les conte­nus et les lecteurs.

Ça ne peut qu’ex­plo­ser et je n’ai pas vu en quoi cette surs­pé­ci­fi­ca­tion de comment coder les conte­nus appor­tait une valeur signi­fi­ca­tive par rapport à ce qu’on fait déjà sur le web.

Bref, Daniel remet ça sur la table, et je le trouve modéré sur les problèmes d’EPUB. Je suis certain qu’il aurait pu mettre des listes 3 ou 4 fois plus longues s’il en avait envie.


Quelques commen­taires à chaud sur la seconde partie. Mis à part le dernier, c’est essen­tiel­le­ment reti­rer des contraintes ou simpli­fier.

(2.2, 4) J’au­rais retiré le spine, qui fait doublon avec les rel=prev/next. Dans les cas d’usage que je vois, le moteur de lecture a surtout besoin d’avan­cer ou recu­ler séquen­tiel­le­ment. Si un spine peut être utile, il n’est en rien indis­pen­sable et pour­rait être recréé par une analyse rapide si vrai­ment néces­saire.

(2.3) Je rendrais option­nelle la TOC. Là aussi, elle me parait perti­nente et utile dans la plupart des usages mais je ne vois pas pourquoi elle serait indis­pen­sable au bon fonc­tion­ne­ment de la lecture ou du moteur de lecture. Si elle est absen­te… et bien il n’y en a pas.

(2._) À l’in­verse, j’au­rais bien aimé un moyen d’ex­ter­na­li­ser les diffé­rentes <nav> propo­sées, ainsi que le bloc de méta­don­nées. L’idée c’est de pouvoir faire réfé­rence à un fichier séparé via un <link rel=toc href=toc.html> plutôt que l’em­barquer direc­te­ment dans le contenu du fichier de navi­ga­tion.

Je vois d’ailleurs un vrai bonus sur le fait d’uti­li­ser un <link rel> déjà exis­tant. Je n’ai pas l’im­pres­sion que ça coûte­rait cher à un éven­tuel moteur de lecture que de le permettre, mais ça libè­re­rait les auteurs sur comment ils veulent présen­ter les conte­nus.

Tel quel si je veux montrer la TOC à la fin du docu­ment et pas en début de lecture, il faudrait sinon que je la cache en CSS dans le docu­ment de navi­ga­tion puis que la doublonne dans un fichier de contenu tiers.

(2.1) Je rendrais même option­nel le bloc de méta­don­nées et le <header> asso­cié en le rendant juste recom­mandé. La seule méta­don­née essen­tielle étant le titre, déjà présent dans la balise <title>. Tout requis supplé­men­taire est un frein à la publi­ca­tion dont je ne vois pas le béné­fice.

Enten­dons-nous bien, j’ai envie de mili­ter pour des blocs de méta­don­nées ultra-complets, plus que les EPUB actuels. Je ne vois cepen­dant simple­ment pas de béné­fice à refu­ser une publi­ca­tion à laquelle il n’y a pas d’au­teur indiqué, ou à laquelle il manque une autre méta­don­née que le titre.

(2.1) Toujours pour le bloc de méta­don­nées, je ne comprends pas pourquoi impo­ser l’at­tri­but vocab. J’ai l’im­pres­sion d’une recom­man­da­tion de forme inutile pour ce http://www.idpf.org/2007/opf. On le mettra si on en a besoin pour du RDFa, et sinon on s’en passera très bien.

Je comprends d’au­tant moins qu’à l’in­verse l’exemple utilise du Dublin Core sans expli­ci­ter l’adresse du préfixe dc. Je n’ai rien contre les conven­tions simples, mais dans ce cas allons-y jusqu’au bout.

(_._) Plus géné­ra­le­ment je suis dubi­ta­tif sur l’in­té­rêt d’im­po­ser quoi que ce soit d’autre que le nom du fichier de navi­ga­tion qui empê­che­rait de simple­ment zipper un fichier html ou une collec­tion de fichiers html déjà exis­tants.

(2.1) Je suis dubi­ta­tif sur la préco­ni­sa­tion de RDFa pour les méta­don­nées. Je suis person­nel­le­ment revenu des formats qui mélangent données et méta­don­nées. C’est une contrainte pour l’au­teur alors que la valeur ajou­tée reste à démon­trer. RDFa lui-même n’est pas la syntaxe qui a le mieux pris sur le web pour l’ins­tant. Pour ces deux raisons, propo­ser JSON-LD m’au­rait semblé plus perti­nent.

J’avoue cepen­dant qu’on peut faire des guerres de clocher pendant des années sur ces ques­tions et RDFa ne me semble pas un mauvais choix non plus.

(2._) Je suis dubi­ta­tif sur l’uti­li­sa­tion des attri­buts id pour diffé­ren­cier les diffé­rentes sections de navi­ga­tion. L’at­tri­but role me semble plus adapté quand c’est possible. L’exemple en 2.6 montre d’ailleurs un role=doc-toc.

C’est encore plus vrai si de toutes façons on impose RDFa dans le docu­ment. La complexité étant déjà présente, autant l’uti­li­ser. À défaut, j’au­rais même préféré un attri­but data-.

(2.1) Je suis gêné par l’obli­ga­tion d’avoir une balise <title> et une méta­don­née dc:title iden­tiques. Je n’aime pas les doublons et donc un seul des deux devrait être reconnu comme norma­tif (et malheu­reu­se­ment l’obli­ga­tion pour les méta­don­nées d’être dans un <header> m’em­pê­chera d’uti­li­ser le dc:title direc­te­ment sur le <title>).

C’est d’au­tant plus vrai qu’il peut y avoir des diffé­rence entre le titre présenté à l’uti­li­sa­teur et celui dans les méta­don­nées. Le cas d’usage le plus clas­sique que j’ai vu est la gestion des tomes et des séries. Dans les méta­don­nées je code ce qu’est le titre de la publi­ca­tion et sa série, son tome, sa collec­tion, etc. À l’uti­li­sa­teur, partout où doit appa­raitre le titre, je vais par contre éviter de me repo­ser sur le logi­ciel de lecture pour savoir s’il doit ou non préfixer/complé­ter par la série ou par la collec­tion. Je vais manuel­le­ment mettre un titre utili­sa­teur « Ma série : Mon titre » ou « Mon titre – Ma série ».

Je sais qu’on ne se contente pas que des livres mais le cas d’usage est telle­ment fréquent et pose telle­ment de problèmes dans les bases de données biblio­gra­phiques exis­tantes que ça serait dommage de s’en passer.

(1.0) Je ne vois pas l’in­té­rêt d’im­po­ser l’ex­ten­sion e0. Indiquer l’ex­ten­sion cano­nique est une bonne chose mais l’im­po­ser risque d’ame­ner des lecteurs qui n’ac­cep­te­ront que celle-ci, alors que la spéci­fi­ca­tion e0 telle quelle pour­rait permettre de lire une quan­tité impres­sion­nante d’ar­chives zip déjà exis­tantes qui commencent par un index.html.

(_._) Même si on ne se limite pas aux livres, le cas d’usage étant telle­ment courant, j’au­rais aimé qu’on recom­mande une manière de faire réfé­rence à une image de couver­ture, proba­ble­ment avec un <meta> ou un <link> vu que le codage offi­ciel EPUB3 ne sera pas valable ici.

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[Lecture] Un epub neutre

Avant de trans­fé­rer un livre numé­rique sur ma liseuse, la plupart du temps je le modi­fie pour l’adap­ter à mes préfé­rences, et aux limi­ta­tions logi­cielles.

— Emma­nuel Clément

Polices, couleurs, marges, couver­tu­re… tout y passe, et il a raison. La seule chose qui me retient est le temps néces­saire. Refaire les méta­don­nées à la main pour entrer le livre dans Calibre me prend déjà un temps bien trop long.

Il serait temps que les éditeurs fassent atten­tion à ce qu’ils produisent.

Entre temps, quelqu’un pour faire un plugin Calibre qui fait tout ça auto­ma­tique­ment ? C’est tech­nique­ment faisable.

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Recom­man­da­tion liseuses Noël 2016

On me demande encore mes recom­man­da­tions de liseuse. Peut-être que ce sera le dernier billet de ce type. J’ai encore une bonne vision du marché mais je n’ai plus l’oc­ca­sion de toutes les avoir eu en main pour y lire un roman complet (ce qui est malheu­reu­se­ment vrai de beau­coup d’autres sites qui font des guides d’achat).

Le marché a peu bougé depuis la recom­man­da­tion de l’hi­ver dernier.

Sur une liseuse je demande un écosys­tème un mini­mum ouvert et une grande qualité d’écran. Le reste est secon­daire par rapport à ces pré-requis.

La mobile qu’on met dans la poche : TEA Touch Lux 3

Kobo a arrêté l’ex­cel­lente Glo HD (6″), qui était ma recom­man­da­tion précé­dente à cause de son écran.

Bookeen a une Cybook Muse HD avec un écran aux mêmes carac­té­ris­tiques théo­riques. Leur logi­ciel est bon, la qualité de fini­tion est correcte. Ce pour­rait être le vrai bon choix mais je ne veux pas la recom­man­der sans l’avoir eu en main : Le contraste réel en lecture dépend de comment cet écran a été inté­gré, ainsi que de la gamme de qualité réser­vée à e-ink, et Bookeen ne choi­sis­sait pas toujours les meilleurs écrans jusqu’à présent.

Il reste donc l’Aura HD 2 de Kobo ou la Touch Lux 3 de TEA. Toutes les deux ont le même écran (qui malheu­reu­se­ment n’est pas celui de la Glo HD ou de la Muse HD, malgré le même acro­nyme dans le nom).

Si vous n’avez pas déjà des achats dans le cloud Kobo, celle de TEA est une valeur sûre, conseillée par d’autres et géré par un réseau local. On la trouve à 99 € chez Cultura, 10 € de plus en pack avec une couver­ture.

Vous pouvez trou­ver moins cher, mais beau­coup moins bien. Je le décon­seille très très forte­ment.

Celle du canapé, qui reste à la maison : Kobo Aura One

Sur le grand format (8″) il n’y a pas vrai­ment de débat. La Kobo Aura One est loin devant. Meilleur écran du marché, excellent contraste, vrai travail sur l’éclai­rage inté­gré. Ok elle est à 230 € mais elle les vaut.

Si vous voulez moins cher, restez sur la Touch Lux 3 du format 6″.

L’Ink­pad de Pocket­book et Cybook Ocean de Bookeen ne sont pas au même niveau, avec des écrans respec­ti­ve­ment d’une (Inkpad) ou deux (Cybook) géné­ra­tions de retard.

La Kobo Aura H2O est une bonne liseuse mais sur un format inter­mé­diaire qui ne m’a pas convaincu. Trop grand pour être mobile et entrer dans les poches de veste mais la diffé­rence de taille n’est pas assez signi­fi­ca­tive pour méri­ter qu’on la prenne pour un grand format.

Autres digres­sions
On trouve moins cher !

Oui, et je décon­seille très forte­ment. Prendre une liseuse sans marque ou de marque bon marché c’est un coup à vous dégou­ter du numé­rique à vie. Ne jamais descendre en dessous du milieu de gamme (les liseuses 6″ entre 99 et 130 €). C’est vrai aussi pour les 8″ : Il y a moins cher mais le résul­tat risque de ne pas donner envie de lire.

Et pour les mangas, les BD, les livres tech­niques, les PDF ?

Aujourd’­hui les liseuses peuvent être recom­man­dées pour du texte linéaire simple et en noir et blanc : roman, essai ou nouvelle.

Tech­nique­ment les liseuses sont capables de lire du PDF, des livres tech­niques voire des livres jeunesse mais le résul­tat sera au mieux peu agréable, le plus souvent bien pire.

Il ne manque pas forcé­ment grand chose à la 8″ pour du manga mais ça reste juste, et le tourné de page n’y sera pas super rapide. Bref, testez avant d’ache­ter. Si vous sautez le pas, la taille impo­sera une lisi­bi­lité excel­lente alors ne tapez pas en dessous de la Kobo Aura One, même si elle vous semble chère.

Et l’éclai­rage ?

Toutes les liseuses que je recom­mande ici ont un sur-éclai­rage inté­gré.Si vous avez un·e conjoint·e dans le lit, c’est un confort dont vous ne pour­rez plus vous passer.

Je dis sur-éclai­rage. Le prin­cipe est opposé à celui du rétro-éclai­rage des smart­phone et tablettes LCD, et l’ef­fet sur les yeux ne sera pas le même. Ce sur-éclai­rage sait aussi être en bien moindre inten­sité que vos smart­phone, et gênera moins la nuit dans le lit.

Allez-y tranquille, au point que ce serait une erreur de prendre une liseuse sans sur-éclai­rage même si vous ne proje­tez pas de vous en servir.

Et Kindle ?

Les Kindle sont de bonnes liseuses, très bonnes pour la Paperw­hite.

Le problème est que c’est un appa­reil fermé dans un écosys­tème fermé. Ce que vous y ache­tez y restera, tota­le­ment assujetti à la volonté d’Ama­zon : S’ils ferment votre compte vous l’avez dans l’os. Si vous chan­gez de pays, même chose. Si vous voulez passer à une liseuse autre que Kindle, même chose. Vous aurez à aban­don­ner tous vos achats, et plus long­temps vous y reste­rez plus vous aurez à aban­don­ner.

Si demain ils deviennent simple­ment plus chers ou moins bons que la concur­rence, vous serez coin­cés. Et si demain ils se fâchent plus fort qu’hier avec Hachette, c’est un tiers des livres français que vous ne trou­ve­rez plus dans le cata­logue. Si demain, comme Sony, ils décident de ne plus faire de livre numé­rique, là c’est la catas­trophe poten­tielle.

Il y a possi­bi­lité de conver­tir les livres mais seuls quelques rares parmi les plus geeks d’entre vous conti­nue­ront à le faire au jour le jour plutôt que de profi­ter de tous les avan­tages de l’éco­sys­tème interne. Et même alors, ça ne concerne que les livres sans DRM, c’est à dire très peu voire aucune des nouveau­tés les plus vendues.

Bien entendu, s’ils changent de format, vous êtes dépen­dants de l’hy­po­thé­tique déve­lop­pe­ment d’un nouveau conver­tis­seur de la part de la commu­nauté, sans aide et contre la volonté d’Ama­zon. Tiens, ça me rappelle l’ac­tua­lité de l’an­née dernière. Oups…

Bref, pas de Kindle tant qu’ils ne s’ouvrent pas plus. La péren­nité n’est pas tip top.

Et la couleur ?

Il n’y a toujours pas de tech­no­lo­gie à encre élec­tro­nique couleur de bonne qualité. Certaines marques tentent de vendre des liseuses couleur qui sont en réalité des tablettes LCD bas de gamme. Fuyez.

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Qui comprend le nommage des Kobo Aura ?

Le nommage des liseuses Kobo Aura me semble des plus étranges.

La Aura One est la troi­sième liseuse de la gamme Aura (logique hein ?). Elle a aussi un écran de plus haute défi­ni­tion et plus haute réso­lu­tion que la Aura HD.

On voit arri­ver une Aura 2. La Aura 2 est la quatrième liseuse de la gamme Aura. On peut trou­ver ça natu­rel si la Aura One est la troi­sième liseuse de la gamme, mais la Aura 2 n’est pas la suite de la Aura One. En fait Aura One et Aura 2 sortent presque en même temps sur le marché, sur deux formats diffé­rent. Pour ajou­ter à la clarté, la Aura 2 a un plus petit format que la Aura One.

Le couple Aura / Aura HD corres­pond à respec­ti­ve­ment à des liseuses format stan­dard (6″) et moyen format (6.8″) de même géné­ra­tion mais le couple Glo / Glo HD corres­pond à deux liseuses du même format stan­dard (6″) de géné­ra­tion diffé­rente.

La Aura était le haut de gamme 6″, contenu simi­laire à la Glo mais avec un design de boitier plus cher, plus haut de gamme. Elles sont rempla­cées respec­ti­ve­ment par la Aura 2 et la Glo HD mais la Glo HD, bien que sortie bien avant, a un écran plus haut de gamme et se retrouve au même prix que la Aura 2.

Quelqu’un m’ex­plique ?

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Aldiko, Mantano, TEA, Bookeen et Pocket­book je vous propose un deal

Aujourd’­hui encore, je ne peux pas char­ger un livre numé­rique sur une liseuse, lire un chapitre et espé­rer conti­nuer ma lecture sur smart­phone.

Je ne demande même pas à envoyer mon livre dans un cloud ou à synchro­ni­ser des systèmes de lectures de vendeurs diffé­rents. Ce serait top mais je suis prêt à char­ger manuel­le­ment le livre sur tous les appa­reils avant de pouvoir en synchro­ni­ser les posi­tions de lecture, et je suis prêt à devoir télé­char­ger l’ap­pli­ca­tion asso­ciée à la liseuse.

Visi­ble­ment, en 2016, rien que ça c’est encore de la science-fiction niveau inter­opé­ra­bi­lité.

Certains écosys­tèmes savent bel et bien synchro­ni­ser les posi­tions de lecture entre diffé­rents appa­reils, mais unique­ment si vous ache­tez les livres chez eux. Côté inter­opé­ra­bi­lité c’est par contre service mini­mum.

Les plus inter­opé­rables restent Apple et Amazon puisqu’à priori ils permettent de synchro­ni­ser les livres tiers et leurs posi­tions de lecture entre leurs diffé­rents appa­reils. Il faudra cepen­dant enle­ver les DRM au préa­lable, faire une conver­sion préa­lable sur Kindle et faire une croix sur la possi­bi­lité d’avoir une liseuse pour Apple (ouch). Apple et Kindle en exemple d’in­te­ro­pé­ra­bi­li­té… ça me fait mal quand même…

Chez les autres, au mieux je peux char­ger manuel­le­ment mon livre sur chaque appa­reil indi­vi­duel­le­ment – et encore, parfois après conver­sion – mais certai­ne­ment pas profi­ter de la synchro­ni­sa­tion des posi­tions de lecture, et encore moins de la synchro­ni­sa­tion du livre lui-même.

Et si on était sérieux cinq minutes ?


Alors, Aldiko, Mantano, TEA, Bookeen et Pocket­book (*) je vous propose un deal.

Je connais le sujet, les enjeux, les problé­ma­tiques, les fausses solu­tions, les parti­cu­la­ri­tés des diffé­rents maté­riels.

Si au moins un éditeur de liseuse et un éditeur d’app mobile y sont prêts je veux bien défi­nir le proto­cole, aider à l’im­plé­men­ta­tion et même déve­lop­per la partie serveur sous licence ouverte. S’il y a deux inter­ve­nants diffé­rents je suis même prêt à monter une struc­ture asso­cia­tive pour que ce soit géré indé­pen­dam­ment d’un acteur parti­cu­lier.

Ce peut tout à fait être un méca­nisme option­nel. L’in­te­ro­pé­ra­bi­lité est ma seule condi­tion.

Tout est discu­table. Si nous en discu­tions ?

L’ef­fort de déve­lop­pe­ment ne serait pas nul mais ce n’est pas non plus l’in­ves­tis­se­ment de l’an­née. Ce qui est certain c’est que sans un mini­mum de travail ensemble, ce sont toujours les mêmes qui vont conti­nuer à sortir leur épingle du jeu.


Si, lecteur, vous soute­nez l’ini­tia­tive, lais­sez un commen­taire ici. Savoir qu’il y a une demande, même faible, peut toujours aider si des discus­sions s’en­gagent.

(*) Je n’ai pas mis Kobo ou Google. Je n’ai ni les contacts ni l’es­poir qu’ils jouent le jeu. Si quelqu’un a des connais­sances là bas en réelle capa­cité d’au moins en discu­ter, qu’il n’hé­site pas à m’en parler pour voir ce qu’on peut imagi­ner.

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Mon livre (numé­rique) est indis­po­nible !

Oui, parfois le livre numé­rique est indis­po­nible à la vente. Parfois il est marqué comme tel sur la fiche du livre. Parfois il est marqué dispo­nible mais impos­sible à mettre au panier. Parfois le problème appa­rait plus loin lors de la vali­da­tion du panier ou lors du paie­ment.

TL;DR: Oui, c’est nul, et quasi­ment toutes les raisons évoquées ci-dessous sont de mauvaises raisons, dues à la complexité de la chaîne du livre et au mauvais fonc­tion­ne­ment tech­nique ou contrac­tuel des diffé­rents maillons.

Dans tous les cas c’est votre libraire qui peut vous donner des infor­ma­tions. Parfois le distri­bu­teur peut aider si vous dites chez quel libraire ça arrive, mais c’est loin d’être certain, et encore faut-il connaitre le distri­bu­teur en ques­tion. Sauf excep­tion, embê­ter l’édi­teur ne vous appor­tera pas de réponse.

Si vous vous deman­dez pourquoi, voici quelques cas très probables :

L’er­reur de synchro­ni­sa­tion : En réalité le livre est dispo­nible à la vente mais il y a une erreur de synchro­ni­sa­tion entre le libraire et le distri­bu­teur, peut-être un chan­ge­ment de prix qui a mal été pris en compte. Le libraire le marque comme indis­po­nible quand on tente de l’ajou­ter au panier. C’est habi­tuel­le­ment corrigé dès le lende­main matin (ou au pire quelques jours), surtout si c’est signalé au libraire.

S’il est dispo­nible chez d’autres libraires à un autre prix, il y a toutes les chances que vous soyez dans ce cas.

Le problème de terri­to­ria­lité : Le livre est bien dispo­nible mais vous tentez de l’ache­ter depuis une connexion iden­ti­fiée (à tort ou à raison) comme venant d’un autre pays que la France, ou avec une carte bancaire qui est iden­ti­fiée comme non française, ou avec une adresse de factu­ra­tion non française. Pour des raisons de droits et de terri­to­ria­lité, la vente est refu­sée.

Ce cas arrive chez certains libraires indé­pen­dants. Norma­le­ment le site devrait vous expliquer quand ça vient de là, mais je ne mettrai pas ma main au feu que c’est toujours le cas.

Le livre est à paraitre : Le libraire l’in­dique comme indis­po­nible. Il le sera proba­ble­ment plus tard. Parfois ce n’est pas clair chez le libraire, voire pas clair dans la base de données du libraire, ou même mal codé chez le distri­bu­teur. Bref, ça peut être ça même si le site ne l’in­dique pas expli­ci­te­ment.

Si le livre est récent, si l’équi­valent papier (même éditeur, même édition) n’est pas encore en vente, vous êtes proba­ble­ment dans ce cas.

Quelques cas moins probables mais pas si rares :

Le chan­ge­ment de distri­bu­teur : L’édi­teur change de plate­forme ou de distri­bu­teur. Ça peut impliquer un chan­ge­ment d’iden­ti­fiant chez le libraire. Quand le chaî­nage n’est pas parfait, le libraire se retrouve avec un livre indis­po­nible (sous l’an­cien iden­ti­fiant) et un livre dispo­nible (sous le nouvel iden­ti­fiant).

Si vous êtes dans ce cas, recher­cher le livre par son titre dans le moteur de recherche peut souvent permettre de tomber sur la bonne fiche avec le même livre en dispo­ni­bi­lité. Si ça le fait pour une part signi­fi­ca­tive des livres de l’édi­teur, vous pouvez être dans ce cas ou dans le suivant.

Pour peu que le libraire n’ait pas encore connecté l’édi­teur sur sa nouvelle plate­forme ou son nouveau distri­bu­teur, le livre semblera indis­po­nible tout court, sans son double dispo­nible (mais pour peu que l’édi­teur génère un chiffre d’af­faire pour le libraire, ça devrait être résolu en quelques jours, quelques semaines au pire).

L’ar­rêt du contrat de mandat : Pour vendre, le libraire contrac­tua­lise avec le diffu­seur du livre. Parfois les deux inter­lo­cu­teurs ne sont plus d’ac­cord sur les condi­tions. Dans ce cas là le livre ne peut plus être vendu par le libraire. Certains retirent le livre du site, d’autres laissent la page mais marquent le livre comme indis­po­nible (ça sert et pour le SEO et pour avoir des chiffres sur l’in­té­rêt des lecteurs, voire pour leur recom­man­der un autre livre proche)

Si le problème appa­rait pour tous les livres de l’édi­teur d’un coup, il est bien possible que ce soit le problème. Signa­lez-le au libraire pour qu’il sache que l’édi­teur vous inté­resse mais ça risque de ne pas être résolu rapi­de­ment.

Le passage en poche : Quand le livre sort en poche c’est souvent sous une autre marque voire un autre éditeur. La version numé­rique suit parfois le même parcours que le papier, même si c’est idiot. On arrête donc la commer­cia­li­sa­tion de l’an­cien livre numé­rique pour en créer un nouveau. Pour plein de raisons, la fiche du livre numé­rique « grand format » peut rester active chez le libraire, mais indis­po­nible à la vente.

Si le livre existe en version poche mais que le livre numé­rique a la même couver­ture que la version grand format et un prix affreu­se­ment cher par rapport au poche papier, vous êtes proba­ble­ment dans ce cas.

Avec un peu de chances il existe un second livre numé­rique du même titre sur le site du libraire – et moins cher en plus ! Véri­fiez sur le moteur de recherche.

Le retrait de la vente : Ce peut être pour des raisons légales (rare mais ça arrive) ou simple­ment parce que l’édi­teur a acquis les droits pour une durée limi­tée. Dans ces cas l’édi­teur retire le livre numé­rique de la vente. Encore, parfois le libraire laisse la fiche sur son site mais marque le livre comme indis­po­nible à la vente.

Si ni le livre numé­rique ni le livre papier ne sont dispo­nible chez aucun libraire, qu’ils l’ont été par le passé, alors vous êtes certai­ne­ment dans ce cas.

L’er­reur tech­nique : Oui, parce que ça arrive. Il y a peut-être une erreur tech­nique quel­conque chez le libraire ou la plate­forme du distri­bu­teur. Le message d’er­reur n’est pas forcé­ment bien fait chez le libraire et le résul­tat c’est que le livre est indiqué comme indis­po­nible. Si c’est le cas c’est certai­ne­ment tempo­raire. Reve­nez dans quelques heures, puis dans quelques jours.