Auteur/autrice : Éric

  • En voiture, où m’ar­rê­ter sur la chaus­sée ?

    L’idée c’est de parcou­rir cas à cas, dans l’ordre, et de s’ar­rê­ter au premier qui corres­pond.

    Cas géné­ral

    Il y a des places de station­ne­ment libres ? ✅ Utili­sez-les. Ne faites pas de double file, n’oc­cu­pez pas la bande cyclable.

    Il y a une place de livrai­son avec ligne discon­ti­nue ? ✅ Vous pouvez vous y arrê­ter tempo­rai­re­ment ici (mais pas y station­ner).

    Il y a un acco­te­ment prati­cable non réservé aux piétons ou cyclistes ? ✅ Vous pouvez vous y arrê­ter.

    Sinon, ❌ Allez plus loin. Trou­vez une place dispo­nible, quitte à marcher un peu. En agglo­mé­ra­tion il y a quasi­ment toujours une place en surface ou une place en sous-terrain à moins de 250 mètres.

    C’est vrai­ment pour deux minutes

    (en plus des cas précé­dents)

    La voie à droite va dans le même sens de circu­la­tion ? ✅ Arrê­tez-vous sur la voie de circu­la­tion géné­rale la plus à droite. Les autres auto­mo­biles vous contour­ne­ront par la gauche.

    La voie à droite est sépa­rée par une ligne discon­ti­nue ? ✅ Arrê­tez-vous sur la voie de circu­la­tion géné­rale la plus à droite. Les autres auto­mo­biles vous contour­ne­ront par la gauche.

    C’est un sens unique avec la place de se croi­ser et il y a une bande cyclable à droite ? ✅ Arrê­tez-vous à gauche de la chaus­sée. L’ar­ticle R417–1 vous permet de vous arrê­ter à gauche dans ce cas.

    Atten­tion à ne jamais empié­ter vous arrê­ter sur la gauche d’une chaus­sée qui contient un double-sens cyclable (mais dans ce cas ce n’est pas un sens unique, par défi­ni­tion c’est un double sens même s’il n’est pas acces­sible aux auto­mo­bi­listes dans les deux sens). C’est un danger de mort pour les cyclistes.

    Sinon, ❌ Allez plus loin. Trou­vez une place dispo­nible, quitte à marcher un peu. En agglo­mé­ra­tion il y a quasi­ment toujours une place en surface ou une place en sous-terrain à moins de 250 mètres.

    C’est vrai­ment pour 15 secondes ? ⚠️ Vous ne devriez pas, mais arrê­tez-vous sur votre voie sans débor­der sur des voies réser­vées. Si c’est vrai­ment court, les autres atten­dront.

    Dans tous les cas : Lais­sez libre la voie bus ou la bande cyclable à votre droite. Ne l’oc­cu­pez pas. En plus d’être dange­reux pour les cyclistes, ce serait un arrêt « très gênant » et vous coûte­rait 135 € (article R417–11).

    Je n’ai vrai­ment pas le choix (une panne ?)

    (en plus des cas précé­dents)

    ⚠️ On parle doré­na­vant de cas de force majeure. Si vous avez le choix et que votre arrêt n’est pas indis­pen­sable, vous risquez au moins une amende de 35 € pour « arrêt gênant » (article R-417–10).

    La voie à droite est une voie réser­vée pour les bus ? ⚠️ Arrê­tez-vous sur la voie géné­rale la plus à droite. Les autres auto­mo­bi­listes feront un contour­ne­ment excep­tion­nel par la voie bus. Ils n’y seront pas prio­ri­taires et ne crée­ront pas de danger.

    Il y a une voie à gauche, sépa­rée par une ligne conti­nue ? ⚠️ Arrê­tez-vous sur la voie géné­rale la plus à droite. Les autres auto­mo­bi­listes feront un contour­ne­ment excep­tion­nel par la voie bus. Ils n’y seront pas prio­ri­taires et ne crée­ront pas de danger.

    Il y a une place de livrai­son avec ligne conti­nue ? ⚠️ Vous ne devriez pas vous y arrê­ter, mais c’est encore là que vous gêne­rez le moins si vous n’avez vrai­ment pas le choix. Lais­sez par contre les places de trans­port de fond de libres, là il y a un enjeu de sécu­rité pour le person­nel concerné.

    C’est un sens unique ou un double-sens cyclable et, il n’y a pas la place à deux auto­mo­biles de se croi­ser ? ⚠️ Arrê­tez-vous sur la voie géné­rale. N’em­pié­tez pas sur la voie cyclable. Ça ne sert à rien de toutes façons vu que les auto­mo­bi­listes ne pour­ront quand même pas vous contour­ner.

    Il y a une bande cyclable à droite plus un double sens cyclable à gauche et la tota­lité de la chaus­sée permet à deux auto­mo­biles de se croi­ser ? ⚠️ À défaut de mieux, ici et seule­ment ici, si l’ar­rêt est à la fois indis­pen­sable et long, il n’y a de meilleure solu­tion que vous placer à droite de la chaus­sée empié­tant sur la bande cyclable de droite.

    Atten­tion à ne jamais empié­ter vous arrê­ter sur la gauche d’une chaus­sée qui contient un double-sens cyclable. C’est un danger de mort pour les cyclistes.

    Dans tous les cas sauf le dernier : Lais­sez libre la voie bus ou la bande cyclable à votre droite. Ne l’oc­cu­pez pas. En plus d’être dange­reux pour les cyclistes, ce serait un arrêt « très gênant » et vous coûte­rait 135 € (article R417–11).

    L’amende de 35 € en cas d’ar­rêt sur la voie géné­rale (« arrêt gênant ») sera de toutes façons moins chère que celle de 135 € en cas d’ar­rêt sur voie réser­vée (« arrêt très gênant »).

    Cette hiérar­chie est celle du code de la route, respec­tez-la.

  • Le monde tel qu’il aurait pu être

    J’ai arrêté cette série de billets très rapi­de­ment.

    J’y tiens. Je veux recréer de l’uto­pie et penser plus au monde possible qu’à celui qu’on est en train de construire.

    Le problème c’est que ces billets sont viciés à la base. Ils ne fonc­tionnent que par contraste avec ce qui est fait, ou pas fait, aujourd’­hui. Ils ne font que souli­gner que nous allons à pleine vitesse dans la mauvaise direc­tion.

    Honnê­te­ment, ça me fout le moral à zéro et se révèle encore plus diffi­cile que simple­ment critiquer.

    Je repren­drai peut-être. J’ai­me­rais reprendre. En ce moment je n’en ai pas la force.

  • Comment déve­lop­pera-t-on demain ?

    Les déve­lop­peurs de mes équipes demandent depuis un moment des licences Github Copi­lot. J’ai vu quelques personnes parler de l’édi­teur Cursor.sh.

    J’avoue que j’ai eu envie de tester un peu. Sur un projet perso j’ai tenté l’ap­proche « allons-y tota­le­ment ». Je suis bluffé.

    Bon, j’ai encore le réflexe de cher­cher tout ce que je ne sais pas dans les docs. Ça veut dire que je demande prin­ci­pa­le­ment des choses que je saurais déjà faire, et poten­tiel­le­ment aussi rapi­de­ment seul qu’en saisis­sant ma demande dans l’in­ter­face. Je ne sais pas si je gagne vrai­ment du temps mais, même ainsi, l’in­ves­tis­se­ment de 2x 20$ par mois me semble une évidence.

    Avec le temps je risque de me repo­ser vrai­ment dessus et là ça fera certai­ne­ment une énorme diffé­rence. Pour un débu­tant qui apprend à coder direc­te­ment avec ces outils, ça doit être juste une révo­lu­tion.

    Le métier de déve­ve­lop­peur est en train de chan­ger radi­ca­le­ment. Je ne sais pas s’il sera le même dans 10 ans. Je ne sais même pas si ça a du sens d’en­sei­gner le code à mon fils de 11 ans.

    On est en train de tester ça au boulot, plus Code rabbit pour les revues de code. Si je trouve d’autres choses perti­nentes j’ai une propen­sion assez forte à ajou­ter aussi. Même sur un budget total de 100 ou 150 $ par mois et par déve­lop­peur, ce serait assez mal avisé de reje­ter la chose.

    Reste l’éner­gie néces­saire à tout ça, et là on touche vite la limite du modèle :

    « OpenAI’s CEO Sam Altman on Tues­day said an energy break­through is neces­sary for future arti­fi­cial intel­li­gence, which will consume vastly more power than people have expec­ted.

    Reuters, 16 janvier 2024

    Je n’ai pas de conclu­sion. L’as­pect produc­ti­vité ne fait aucun doute. La limite éner­gé­tique aussi. Malheu­reu­se­ment les deux ne vont pas du tout dans le même sens.

  • Maga­sins vélo en ligne

    On m’a plusieurs fois donné des adresses en ligne pour ache­ter du maté­riel vélo pas cher et je les oublie ensuite. Cette fois-ci je les ai notées :

  • Code en français

    « C’est ridi­cule ce getTauxRemboursementSecu(). Le code on le fait en anglais.

    (refor­mu­la­tion libre de débats trou­vés sur Twit­ter)

    Je ai eu ce débat quasi­ment dans chaque équipe que j’ai traversé. Les réponses n’ont pas toujours été les mêmes et — sans vous dire quoi faire dans votre situa­tion spéci­fique, bien que mon avis géné­rique soit assez tran­ché — je peux au moins parta­ger les expé­riences.

    Ils ont choisi l’an­glais

    Pour autant que je m’en souvienne ça a été décidé par cohé­rence, parce que c’est comme ça que ça se fait dans le déve­lop­pe­ment, parce que le langage lui-même est en anglais, ou/et pour avoir un jour des colla­bo­ra­teurs non fran­co­phones dans l’équipe.

    Déci­sion facile

    Je n’ai vu aucune équipe reve­nir sur cette déci­sion. Elle est comprise, accep­tée et respec­tée par tous. Tous savent ou pensent savoir parler assez anglais pour ça. Ça a même pu fait partie des critères de recru­te­ment (et peut-être que le fait que ça soit un critère de recru­te­ment a pu influen­cer la déci­sion).

    Cohé­rence limi­tée

    Atten­tion toute­fois à l’ar­gu­ment de cohé­rence dans le code pour avoir tout en anglais. On déchante en fait rapi­de­ment avec des cas spéci­fiques. Pour avoir vécu juste­ment le cas de l’in­tro­duc­tion, comment traduire « sécu­rité sociale » dans le taux de rembour­se­ment de la sécu­rité sociale ?

    C’est un nom propre et utili­ser un terme géné­rique n’a pas trop de sens voire pour­rait induire en erreur si un jour il s’agit effec­ti­ve­ment d’al­ler à l’in­ter­na­tio­nal avec d’autres orga­nismes. Garder le terme français fait un peu sauter les argu­ment de cohé­rence et d’uni­for­mité du code.

    Le problème appa­raît de toutes façons dès qu’on va à l’in­ter­na­tio­nal, qu’on soit en anglais ou en français, parce qu’il va falloir intro­duire des termes de plusieurs langues. Il reste que pour une équipe franco-française avec un produit français, on déchante un peu sur le béné­fice de cohé­rence attendu.

    Jusqu’où aller

    La limite n’est pas facile à trou­ver. Le code en anglais a parfois trans­piré sur les commen­taires de code, sur les discus­sions d’ar­chi­tec­ture et sur les propo­si­tions de chan­ge­ment (oui, j’ai traduit « pull request », que vas-tu faire ?), puis les commen­taires de ces demandes dans GitHub, les docu­men­ta­tions tech­niques, etc.

    La limite est celle qui se trace entre la tech et le produit : le produit conti­nue à travailler dans leur langue natu­relle. L’idée d’ajou­ter une fron­tière supplé­men­taire entre tech et produit ne va malheu­reu­se­ment pas trop dans le sens que je souhaite pour mes équipes.

    La seule équipe qui n’a pas eu ce problème c’était une équipe réel­le­ment inter­na­tio­nale sur plusieurs pays, dans une boite US. Eux n’ont jamais eu à se poser la ques­tion.

    Les termes métiers

    Où que soit la limite, j’ai souve­nir de diffi­cul­tés pour passer d’une langue à l’autre, de la créa­tion de lexiques pour nos termes et concepts métiers dans les diffé­rentes langues, et de débats sur comment repré­sen­ter tel ou tel concept juri­dique ou jargon spéci­fique qui n’a pas d’équi­valent dans une autre langue.

    C’est moins simple qu’il n’y parait. Je crois qu’à chaque fois l’équipe s’est fait prendre par des faux amis, des traduc­tions malheu­reuses, et des termes impré­cis ou qui se sont révé­lés trop géné­riques, au point de poser problème.

    C’est même arrivé dans une équipe qui travaillait sur un produit pour le Royaume Uni. Chan­ger un terme métier après coup parce qu’on a utilisé le mauvais dans tout l’en­vi­ron­ne­ment de déve­lop­pe­ment, c’est très loin d’être une évidence. Je pense qu’ils vivent encore avec un terme qui repré­sente des choses diffé­rentes suivant qu’il est utilisé dans le code ou dans le métier et par les utili­sa­teurs. C’est géné­ra­le­ment exac­te­ment la situa­tion qu’on cherche à éviter.

    On ne maîtrise pas l’an­glais

    Je crois que c’est mon préa­lable. La croyance que tout le monde parle anglais dans la tech est fausse. Presque tout le monde sait lire de l’an­glais tech­nique, avec un niveau de compré­hen­sion variable. La plupart savent écrire de l’an­glais, mais souvent avec un niveau de voca­bu­laire plutôt basique.

    L’an­glais n’est pas maîtrisé, les nuances ne sont pas dispo­nibles, le voca­bu­laire reste géné­rique, les conno­ta­tions ne sont pas comprises ou pas voulues. On est parfois sur le niveau de langue d’un enfant de mater­nelle, mêlé à d’autres personnes qui ont une maîtrise assez élevée.

    Un frein à la commu­ni­ca­tion

    L’ef­fet majeur que j’ai vu, c’est toute­fois le frein à la commu­ni­ca­tion.

    Le métier du déve­lop­pe­ment infor­ma­tique est majo­ri­tai­re­ment un métier social. L’enjeu n’est pas de taper des lignes mais de comprendre le métier, d’y trou­ver des solu­tions, et de faire avan­cer ensemble des projets. La commu­ni­ca­tion est au cœur.

    L’an­glais qui trans­pire sur les commen­taires du code, c’est déjà un peu de frein. On utilise du voca­bu­laire moins précis et quelques faux amis. Ce n’est pas dit que la compré­hen­sion y gagne alors que les commen­taires sont déjà trop souvent sous-esti­més.

    Avec de vrais impacts

    Quand les échanges des propo­si­tions de modi­fi­ca­tion et des discus­sions d’ar­chi­tec­ture étaient fait en anglais, on avait une vraie perte mesu­rable : Des échanges moins cordiaux et plus d’in­com­pré­hen­sions.

    Person­nel­le­ment je l’in­ter­prète parce qu’un langage mal maîtrisé, sans nuances, ça ne permet pas d’être effi­cace. On n’ex­plique pas les concepts de la même façon à un enfant de mater­nelle, et pour­tant on maîtrise souvent les langues étran­gères moins bien qu’un enfant de mater­nelle.

    S’il y a une limite que je fixe­rais si jamais je devais passer à l’an­glais dans une équipe unique­ment française, c’est de ne pas dépas­ser les fichiers de code. Les demandes de modi­fi­ca­tion, les discus­sions d’ar­chi­tec­ture et tous les échanges ne doivent se faire que dans la langue la mieux maîtri­sée par l’équipe.

    Ils ont choisi le français

    Et les autres ? J’ai aussi eu des équipes qui ont choisi le français. Le code est alors mixte. Les fonc­tions pure­ment tech­niques sont géné­ra­le­ment en anglais. Les termes métiers sont par contre repris tels quels. Parfois ça donne même des noms de fonc­tion à moitié en français et à moitié en anglais, et pas qu’à cause des préfixes comme get ou set.

    Déci­sion faible

    C’est moche, peu convain­cant, ça semble bancale. La ques­tion se repose de temps en temps et les parti­sans de l’an­glais n’ont jamais semblé vrai­ment consi­dé­rer qu’on avait pris la bonne déci­sion (alors qu’en passant à l’an­glais, les parti­sans du français consi­dé­raient la ques­tion tran­chée défi­ni­ti­ve­ment et ne la relançaient pas). J’in­ter­prète ça comme une frus­tra­tion latente sur les inco­hé­rences qu’on rencontre quoti­dien­ne­ment.

    J’ajou­te­rai que plus l’égo est grand, plus cette frus­tra­tion est impor­tante, surtout pour ceux qui sont en haut de la courbe de Dunning-Kruger avec l’im­pres­sion du « on ne fait pas comme il faudrait pour que ce soit bien fait, moi je sais comment il faudrait faire mais ils ne sont pas au niveau ».

    Sans défaut

    Pour autant, je n’ai jamais rien constaté comme problème si ce n’est cette frus­tra­tion de ceux qui aime­raient passer à l’an­glais.

    Les termes métiers sont compris et parta­gés à l’iden­tique dans toute l’en­tre­prise. Les termes utili­sés sont tous compris par tous. Les échanges sont fluides. Les personnes se comprennent (et quand ce n’est pas le cas, le voca­bu­laire n’en est pas la source). Le code n’est pas plus diffi­cile à utili­ser pour autant, quand bien même il y aurait ce mélange de langues.

    Et donc ?

    Mon biais est proba­ble­ment évident. La pureté théo­rique rencontre souvent la réalité pratique. Le senti­ment de cohé­rence me semble bien bien moins impor­tant que les problèmes rencon­trés en utili­sant plusieurs langues dans l’en­tre­prise.

    Tant que je peux utili­ser le français dans une entre­prise française consti­tuée à 90% de fran­co­phones, la ques­tion ne se pose quasi­ment plus pour moi.

    Peut-être qu’un jour le person­nel de l’en­tre­prise devra s’in­ter­na­tio­na­li­ser, soit avec des bureaux dans d’autre pays, soit par un rachat. On prévoit ça comme un avenir souhai­table pour la crois­sance mais est-ce que ça va vrai­ment arri­ver ? À quelle échéance ? Est-ce qu’han­di­ca­per l’en­tre­prise en atten­dant est vrai­ment un bon inves­tis­se­ment ?

    On parle souvent de dette tech­nique. Passer à l’an­glais trop tôt, est pour moi une vrai dette, majeure. Il est possible que l’in­ves­tis­se­ment soit perti­nent. Dans les cas que j’ai rencon­tré, c’était surtout une erreur.


    J’ajou­te­rai : Atten­tion aux déci­sions prises par l’égo et par l’as­pi­ra­tion à faire ce qu’on pense que les autres font ou devraient faire. C’est un vrai facteur de mauvaises pratiques.

    Plutôt que sélec­tion­ner mes recru­te­ment en fonc­tion du niveau en anglais, je préfère filtrer pour éviter les personnes qui mettent trop d’égo dans leurs choix et inter­ac­tions.

  • Cherche un VAE de rando

    Mise à jour : On a trouvé un Winora Yuka­tan X12 qui semble conve­nir parfai­te­ment à notre recherche.


    Je cherche un vélo à assis­tance élec­trique pour partir en rando avec une personne lourde peu spor­tive et ses sacoches, idéa­le­ment jusqu’à 60 km au moins pour des étapes vallon­nées avec des montées ponc­tuelles de 10%, en été sur des chemins cyclables terre et bitume.

    Évidem­ment, l’in­ves­tis­se­ment servira aussi pour le quoti­dien en ville et en balade le week-end mais les contraintes y sont plus faibles.

    Sans avoir éplu­ché toutes les marques, pour l’ins­tant je trouve ce qui suit. Je mettrai à jour la liste au fur et à mesure.

    Il y a des Lapierre et des Gazelle qui pour­raient corres­pondre mais ils n’in­diquent pas le poids total auto­risé, ce qui ne m’in­cite pas à croire qu’il est au-dessus des 130 kg.


    Mes critères

    Un poids total auto­ri­sée d’au moins 145 kg (95 kg de cycliste + 20 à 25 kg de bagages et acces­soires + 25 à 30 kg de vélo et batte­rie)

    Une auto­no­mie construc­teur d’au moins 100 km. C’est calculé à plat sur bitume en mode éco avec une personne de 70 kg sans bagages, donc c’est ce que je prévois pour 50 km de mon cas réel.

    Un moteur avec un couple de plus de 60 Nm, pour tenir des montées avec le poids anti­cipé et une bonne assis­tance.

    Un déve­lop­pe­ment mini­mum de moins de 2,2 mètres. Ça me parait déjà élevé mais je précise parce que je vois des VAE avec un déve­lop­pe­ment mini­mum plus proche des 3 mètres.

    Et le prix ? Pour l’ins­tant je ne filtre pas, pour d’abord voir le néces­saire. J’ai en réalité peur que même le premier prix soit déme­suré : On a de quoi se payer des vacances tout inclus plusieurs années pour ce prix.

  • Produit loca­le­ment

    Je crois que c’est un des points contre-intui­tif les plus mal connus sur le poids envi­ron­ne­men­tal :

    Ache­ter loca­le­ment n’est pas forcé­ment plus respec­tueux vis-a-vis des enjeux clima­tiques.

    Je ne dis pas non, je dis « c’est plus compliqué que ça ».

    Le trans­port mari­time par conte­neur est extrê­me­ment opti­misé. On parle de 3 grammes équi­valent CO2 par kilo­mètre soit 60 kg équi­valent CO2 la tonne à trans­por­ter sur un Shan­gaï – Rotter­dam de 20 000 km par le canal de Suez. Votre paquet de 1 kg va consom­mer 60 grammes équi­valent CO2 pour son trajet.

    On peut aussi compa­rer au volume. Le trans­por­teur nous dit qu’un TEU (conte­neur de 20 pieds) de 38,5 m3 coûtera entre 0,8 et 0,9 tonne équi­valent CO2 pour le trajet. Votre paquet de 30×20×15 cm va consom­mer 210 grammes équi­valent CO2 pour son trajet.

    Il n’y a pas de petit gain mais on parle là au mieux de l’équi­valent de 1 km en voiture ou d’une bouteille d’eau en plas­tique. C’est proba­ble­ment tota­le­ment insi­gni­fiant sur le coût équi­valent CO2 de ce que vous ache­tez.

    Si vous devez faire un trajet spéci­fique via les trans­ports en commun (bus) pour favo­ri­ser le produit en Europe, vous êtes proba­ble­ment déjà perdants.

    Si votre produc­teur local fait des petits volumes, même géogra­phique­ment très proche de vous, il émet­tra peut-être même plus d’équi­valent CO2 que celui qui fait venir de gros volumes par bateau depuis l’Asie du sud.


    Pourquoi ai-je dit que c’était plus complexe ? Parce que les normes envi­ron­ne­men­tales des diffé­rents pays ne sont pas forcé­ment les mêmes, ni leur mix de produc­tion élec­trique, ni le moyen de trans­port de leurs employés, ni le besoin de chauf­fage de l’usine, ni la norme d’in­ten­sité d’éclai­rage, ni la produc­ti­vité de l’usine, ni les volumes en jeu et leurs effets d’op­ti­mi­sa­tion, ni… et consi­dé­rant le faible coût CO2 dont on parle, n’im­porte quel critère annexe peut avoir 10 ou 100 fois plus d’im­pact d’un côté ou de l’autre.

  • Petite réjouis­sance. Lundi 11 décembre 2023.

    J’au­rais pu l’ap­pe­ler « Le monde tel qu’il a été » mais la fron­tière aurait été trop mince avec mes utopies habi­tuelles.

    Cette fois ci c’est le monde qui a dépassé mes espoirs. Les dépu­tés ont rejeté l’im­monde projet de loi immi­gra­tion dans une motion de rejet préa­lable. J’ai plei­ne­ment conscience que les raisons de ce rejet par l’ex­trême droite ne sont pas les miennes, que c’est une manœuvre dans l’es­poir que la prochaine fois le gouver­ne­ment tendra plus vers la droite pour éviter l’échec.

    Chaque chose en son temps. Aujourd’­hui c’est une réjouis­sance.

    Parfois il faut croire en ses utopies.

  • Petite réjouis­sance. Samedi 9 décembre 2023

    Déci­sion prise avec enthou­siasme de tout le monde : Nous repar­tons en petit voyage à vélo en famille cet été.

    Reste à trou­ver où, et trou­ver le vélo à assis­tance élec­trique pour madame.

  • Petite réjouis­sance. Mardi 5 décembre 2023

    Je me suis acheté un vélo hors de prix il y a main­te­nant deux ans.

    Si j’ex­clus les vélos d’en­fant, mon seul autre vélo a été un VTC BTwin moyen de gamme acheté il y a main­te­nant presque 20 ans. Achat utili­taire pour un voyage autour de la Loire, je n’ai jamais eu d’ac­croche avec, au contraire.

    Là c’était mon premier vrai vélo plai­sir. J’ai mis des mois ou plus à me déci­der, à trou­ver ce que je voulais, et à le trou­ver sur le marché en pleine crise covid.

    Me payer un vélo à ce prix là n’al­lait pas de soi pour moi, mais le super haut de gamme était un peu la condi­tion pour que je trans­forme mes trajets sans y aller en contrainte morale pénible. C’était aussi le retour à des trajets domi­cile-travail et je ne voulais pas qu’ils soient vécus néga­ti­ve­ment.

    Le prix restait un peu un excès dont je n’étais pas si fier. Aujourd’­hui j’ai un poids qui part : J’ai remboursé mon vélo en évitant 70 € de trans­port en commun chaque mois pendant 25 mois. Aujourd’­hui je peux dire qu’au final il ne m’a rien coûté et que c’était raison­nable. Si vous me connais­sez vous savez à quel point c’est un critère fort pour moi.

    Peut-être que ça aurait aussi fonc­tionné avec un vélo deux fois moins cher. Peut-être aussi que je n’au­rais pas eu la même affi­nité et que je ne l’au­rais pas sorti aussi faci­le­ment.

    Au-delà de la ques­tion finan­cière c’est aussi ça le vrai retour : Je ne prends plus que le vélo. C’est un confort par rapport à la voiture mais aussi par rapport aux trans­ports en commun, et ça qu’il pleuve ou qu’il vente. C’est au point où je me demande comment je faisais avant.

    Ma seule complainte, j’en ai toujours, c’est mon manque d’au­to­no­mie pour son entre­tien. Ca vien­dra.