In Finland, nearly 70% of the population supports basic income. […] we all acknowledge the need for a universal, unconditional and simple solution. We do not have to agree on anything else. We believe that BIG is important, because it does three things: 1) it eradicates absolute poverty; 2) it reduces bureaucracy; 3) it lays the foundation for a new, sustainable relationship between states and markets.
[…] If a proposed basic income is not high enough to cover basic human necessities, like food, shelter and clothing, then it cannot be called basic income. BIG should also not be confused with means-tested grants or workfare schemes. We need to be clear about this. In Finland, the government’s position oscillates between a real basic income and austerity or workfare policies, but public pressure and intellectual debate are creating a space for a BIG experiment.
— BIEN
Catégorie : Politique et société
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Lessons from Finland: think BIG but act with pragmatism
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France, Paradise Lost
When I moved to France 12 years ago, it was like arriving in an unfriendly paradise. Sure, hardly anyone spoke to me. But there was national paid maternity leave and free preschool. Practically everyone seemed to agree on the need for strict gun laws, and access to birth control and abortion. Not only did the whole country have health insurance; most undocumented immigrants could get medical and dental care free.
[…] The French believe “they have a duty to think not just for themselves but also for the rest of the world,”
[…In 1970’s…] France took in nearly 130,000 “boat people” from Vietnam, Laos and Cambodia. That influx, and others like it, have helped make France a nation of immigrants. Nearly a quarter of the population has at least one foreign-born grandparent.
[…]
I assumed that France would be welcoming.
It wasn’t. President François Hollande said in September that France would take in an additional 24,000 refugees over the next two years. In a national poll afterward, 70 percent of respondents said 24,000 was “sufficient” or “very sufficient,” and half said they would refuse to accept refugees in their own city.
Où est passé notre France ? Que sommes-nous devenus ? Nous nous sommes perdus, ou est-ce moi qui appartient au passé ?
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Transports franciliens – Pourquoi le pire est à venir
C’est ainsi que le RER A, la ligne 1 du métro ou la ligne 9 (orientées est-ouest, elles aussi) atteignent des taux de saturation invraisemblables, avec cinq ou six voyageurs debout au mètre carré le matin dans un sens, puis le soir dans l’autre. En milieu d’après-midi ou un dimanche, il n’y a aucun problème pour trouver une place assise sur ces mêmes lignes.
La situation est également critique sur les lignes de RER B et C ainsi que sur les lignes de Transilien J, U et L. S’il s’agissait de transport de bétail, ces rames contreviendraient chaque semaine aux recommandations européennes, qui préconisent de ne pas dépasser les 235 kg de mammifères au mètre carré…
Transporter des dizaines de milliers de personnes d’un côté à l’autre chaque jour va vite avoir ses limites. Rien de neuf, mais ça va s’aggravant.
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Five hours with Edward Snowden
Suddenly he opens the door. DN’s Lena Sundström and Lotta Härdelin had a unique meeting with the whistleblower who has fans all over the world but risks lifetime imprisonment in the home country he once tried to save.
— Dagens NyheterL’interview est énorme, je ne peux que vous recommander de la lire. Ce que j’en retiens est en fait étrange, ce sont essentiellement les photos, que je trouve magnifiques. Et le bandeau titre fait magnifiquement Harry Potter.
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Des militaires dans les rues
Je me rends compte qu’il y a des majeurs en France qui ont toujours vécu avec des militaires en patrouille dans les rues et dans les gares, et qui trouvent probablement cela normal.
Quand j’étais au collège, c’est à ça qu’on reconnaissait certains régimes dictatoriaux. J’en ai froid dans le dos.
Ce qui a officiellement été présenté comme une mesure d’exception temporaire est actif sans discontinuer depuis 1996. On soufflera les 20 bougies l’année prochaine.
La page Wikipedia montre très bien l’escalade vers le pire. On « renforce » et monte d’un cran à chaque événement, quand l’opinion est prête à l’accepter, mais ne redescend jamais.
On en est au point où les différents niveaux de couleur n’existent plus. Nous n’en n’avons gardé que deux niveaux rouges, le « gravissime » et le « encore plus gravissime que ça ». Au moins il est clair que l’exception est devenue la règle et qu’il n’est même plus envisagé de redescendre.
Bref, c’est considéré comme normal, et s’intensifie régulièrement. Je ne sais pas si les militaires qui sont aujourd’hui devant les lieux de culte et certains bâtiments officiels disparaitront un jour proche. J’en doute.
Quand j’étais au collège, c’est à ça qu’on reconnaissait certains régimes dictatoriaux. J’en ai froid dans le dos.
Oui, je l’ai déjà dit, mais j’ai l’impression qu’on ne réalise pas tout à fait où on risque de glisser jour après jour.
Il y a pourtant largement de quoi se poser des questions sur l’utilité de ces présences. Je n’ai en tête aucun événement qu’ils auraient empêchés, ni même où ils seraient simplement intervenus. Le seul effet probant est notre habitude à être gardés par des militaires. Gardés, ni plus ni moins.
J’ai cette citation qui dit que quand l’armée (censée protéger l’État) remplace la police (censée protéger les citoyens), alors on se retrouve avec l’État qui se protège de ses propres citoyens.
Entre l’écriture de ce billet et sa publication, je tombe sur cette citation. Je me dis que, définitivement, nous nous sommes égarés quelque part.
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Your Best Employees Will Quit. Here’s What To Do About It.
And you’re willing to make a lot of sacrifices in the pursuit of that goal.
Do you realize how insane it is to expect that of literally anyone else who isn’t a co-founder?
Le reste de l’article ne m’a pas paru transcendant mais cette phrase a beaucoup d’écho chez moi.
L’implication
Le serveur tombe en plein week-end ? l’activité nécessite un petit développement imprévu dans la journée de manière vraiment impérieuse ? Je sais que ce n’est pas un du, mais j’apprécie de travailler avec des gens et des équipes suffisamment impliquées pour savoir participer dans ces moments.
Je pourrais dire que c’est compensé sur les conditions de travail souples que nous avons dans notre métier, entre les horaires non fixes, la capacité de télétravail et la possibilité d’avoir un efficacité très variable sans contremaitre pour faire la police de ce qui est produit.
En réalité tout ça est complexe, je ne sais pas si l’un compense l’autre, ou même si comparer les deux a un sens et si c’est une bonne chose de le penser ainsi. Je sais juste que parfois il y a des imprévus ou des besoins non structurels, ponctuels et limités, et que je ne saurais pas travailler avec des gens qui s’en détournent.
Et l’exploitation
Si la phrase fait écho c’est pour l’autre partie : quand la demande de sacrifice ou le coup de bourre est long, structurel, lié à l’activité de la société, au cycle commercial, voire à la survie de la boite.
Et là, pour un non-actionnaire, celui à qui on demande le sacrifice n’est pas celui qui en bénéficiera, ou alors indirectement et sans garantie. Le « sacrifie-toi pour que je puisse garder ou augmenter le capital qu’est la société » sonne faux.
On peut argumenter que tout le monde est dans le même bateau, que ça sauvegarde des emplois, que ça permettra des jours meilleurs, ou que ça se reflètera sur l’intéressement d’entreprise ou sur les BSPCE. Pour autant, même quand on y croit – il n’y a aucun engagement – c’est un mélange des rôles.
Au final il s’agit d’éviter à l’actionnaire de réinvestir financièrement dans la société pour payer du travail en plus – celui des salariés existants sous forme de primes ou heures supplémentaires, de prestataires extérieurs ou de nouvelles embauches – ou d’éviter de donner une part de son capital en échange de l’investissement d’un tiers – investissement en monnaie pour des financiers ou en travail pour des employés.
Présenté sous cet angle c’est déjà bien moins acceptable. S’il n’y a pas de finance pour des primes, le minimum est alors de donner une part (supplémentaire) du capital que les employés vont contribuer à sauvegarder ou faire fructifier par du travail supplémentaire. Pas de promesses, des chiffres couchés sur contrat.
Il ne s’agit pas de tout monnayer, il s’agit juste d’être clair sur les rôles de chacun, actionnaire et salarié, et que le retour soit à la hauteur de l’investissement respectif.
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Cravates
– Chef,un attentat! – Vite,donnez moi un chaton que je le frappe. – Mais ça ne sert à rien? – Vous préférez l’inaction face au terrorisme?
— Maitre Eolas 27 Novembre 2015
[…] Depuis la promulgation de l’état d’urgence, après les cravates noires de rigueur, les socialistes se sont mis à arborer des cravates bleues. Signe du sérieux du moment
Comme lui, je suis convaincu que tout ça est très bien réfléchi. On ne pense plus que communication et marketing, et plus modèle de société et travail de fond. Le mot d’ordre est devenu « action et fermeté », comme si agir, peu importe pour faire quoi, primait sur le fait de travailler dans la bonne direction.
La politique est morte, laissant place à un système purement publicitaire. Les rares choix de fond sont guidés non par ce qui semble bon mais par ce qui semble pouvoir remporter l’adhésion sur le moment, soit des citoyens face à un événement ou à des élections, soit des entreprises ou des acteurs économiques principaux le reste du temps.
[…] Je n’ai pas pu m’empêcher de remarquer que les cravates roses étaient ressorties. C’est trop tard et c’est trop peu, les gars. On ne fait pas le monde d’un simple nœud autour du cou, c’est même pour ça que vos prédécesseurs ont aboli la peine de mort.
Un peu tard pour ces élections, mais peut être aussi pour tout le système. Rattraper ça va être difficile, parce que celui qui travaille sur le long terme sera toujours distancé dans l’instant par celui qui fait de la communication. Entre temps une part grandissante s’est totalement désolidarisée de la politique, en faisant même un terme à connotation négative, le confondant avec le prosélytisme partisan primaire.
Trop peu, ça c’est certain. Le travail de fond n’existe plus. Seul ce qu’on montre a de l’importance.
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Finland plans to pay everyone in the country $876 a month
The Nordic nation is getting closer this month to finalizing a solution to poverty: paying each of its 5.4 million people $876 tax-free a month — and in return, it will do away with welfare benefits, unemployment lines, and the other bureaucracy of its extensive social safety net.
The concept, called basic income, has been a popular source of debate among academics and economists for decades, though Finland would be the first nation in the European Union — and the first major nation anywhere — to actually implement the idea on a universal basis.
Il est temps de voir les choses avancer, mais il y a encore du chemin à faire. On parle là de dédier tout le budget uniquement à ça, coupant de fait tout le filet social.
Il m’apparait normal de déplacer une grosse part des aides sociales vers un revenu d’existence mais c’est loin d’être aussi simple. Si on y déplace l’équivalent de la sécurité sociale, les gens avec un cancer vont dépendre des assurances privées, qui calquent leurs prestations en fonction des risques. Une fois le cancer déclaré, le revenu d’existence risque de ne pas suffire. Même chose avec les allocations liés à des handicap, qui doivent forcément s’ajouter si on veut réellement aplanir des problèmes.
L’idée que l’administratif inutile, le contrôle et les règles complexes de redistribution ne soient finalement pas rentables face à un bête chèque sans conditions recoupe cependant assez bien un précédent lien sur les aides caritatives.
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These Pranksters Read Bible Passages to People, Telling Them It Was the Qur’an
A lot of conservative Christians like to argue, as do atheists, that the Qur’an is full of barbarism and misogyny. Unlike the atheists, though, they forget that their own Bible is also full of horrific verses.
So the Dutch pranksters at Dit Is Normaal ran an experiment. They bought a Bible, but changed the cover to say it’s the Qur’an. Then they asked people to read passages and give their thoughts.
Parce que moi aussi j’en ai marre de voir qu’on parle du voile, de l’Islam qui hiérarchise la femme et l’homme, de la barbarie de la loi du Coran. Ce n’est pas mieux côté juif ou chrétien. Il y a des orthodoxes de chaque côté.
Bref, un peu de recul. Notre prêtrise est réservée aux hommes, les nones sont voilées, et notre histoire est loin d’être reluisante. Je dis « nous » mais plus par racines qu’autre chose.
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Germany is about to start up a monster machine that could revolutionize the way we use energy
For more than 60 years, scientists have dreamed of a clean, inexhaustible energy source in the form of nuclear fusion.
[…] Last year, after 1.1 million construction hours, the Institute completed the world’s largest nuclear fusion machine of its kind, called a stellarator.
They call it this 52-foot wide machine the W7-X.
And following more than a year of tests, engineers are finally ready to fire up the $1.1 billion machine for the first time, and it could happen before the end of this month, Science reported.
— Business Insider, se faisant l’écho de Science
