> Une crèche de Noël « présente un caractère religieux » mais peut être dénuée de « signification religieuse particulière ».
> Conseil d’État, ass., 9/11/16, n’395223Le niveau de WTF où nous sommes prêts à aller pour justifier que la chrétienté est compatible avec l’exigence de laïcité mais pas l’Islam…
https://twitter.com/borisschapira/status/1203288140099866626 et https://twitter.com/CJuridiques/status/1203279869376958465
Catégorie : Politique et société
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Laïcité à géométrie variable
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Inégalités
Droite et gauche en France
J’ai ajouté la couleur des gouvernements français en fond sur le graphique. En 2017, les niveaux de vie progressent légèrement, les inégalités sont quasi stables
INSEELe monde est détenu par une poignée d’individus
In 2010, it took 383 billionaires to have the same combined wealth as the poorest 3.5 billion on Earth. In 2017, it was 8 billionaires – all white, all male. There’s no Trickle Down – it’s all being sucked up to the billionaires
https://twitter.com/DoctorKarl/status/1203082258510303232Comment pouvons-nous justifier que 8 hommes aient autant que 3 milliards et demi d’humains ? Comment pouvons-nous trouver ça légitime, quel que soit le succès et le mérite individuel de ces huit personnes ?
Et ne nous trompons pas : S’il faut redistribuer, ce n’est pas sur la classe moyenne occidentale.
In 2018, 26 people had the same wealth as the 3.8 billion people who make up the poorest half of humanity, according to a January report from Oxfam
Rapport Oxfam janvier 2019, via CNBCEst-ce mieux ? moins bien ? Que ce soit 10, 50 ou 500, je ne suis pas certain que ça change vraiment le fond du message.
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Patients, usagers, clients
Choisissez le mot que vous préférez mais je n’ai aucun mal à parler de client là où on fait payer à l’usage. Je suis autant client de mon taxi que de mon TER. Je suis client (je paye) et usager (j’utilise) des deux.
J’ai l’impression que les professions de santé sont encore plus attachées au terme patient. Un médecin libéral fait pourtant autant commerce de son savoir et de son expertise qu’une autre profession. Ils parlent d’ailleurs eux-même de clientèle quand il s’agit de revendre un cabinet et de le valoriser. Les professionnels de santé libéraux sont d’ailleurs très remontés contre l’idée d’être des fonctionnaires non libres de choisir leur clientèle et leurs conditions.
Ça ne m’empêche pas d’être patient ou usager, et parfois d’être aussi un client. Les termes ne sont pas exclusifs. Le terme de client n’est pas sale, le commerce pas honteux. À vouloir les bannir, j’ai l’impression des mêmes artifices de langue de bois que nos politiques.
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Demain est important pour moi
Grève, pas grève. Manifestation, pas manifestion. Cela ne regarde que vous et vous n’avez pas à vous justifier quel que soit votre choix.
Demain c’est un peu différent pour moi.
Je tiens aux filets sociaux français. Je pense que ce n’est pas neuf pour mes lecteurs. Je ne sais pas où j’en serais aujourd’hui sans eux, ou si je serais tout court. Parfois ce qui n’a pas l’air vital l’est quand même.
Demain l’enjeu n’est pas pour ou contre les régimes spéciaux. Le sujet est intéressant mais bien moins simple que les comparaisons faciles ne le laissent croire (même notre ministre se rend compte qu’ils sont nécessaires).
L’enjeu pour les retraites c’est le système des X meilleures années qui disparait au profit d’un système à point.
Auparavant vous pouviez commencer en bas de l’échelle par des petits boulots mal payés sans que ça ne joue sur votre fin de vie.
Auparavant vous pouviez avoir un temps de chômage, un employeur qui ferme ou qui subit des difficultés, un boulot qui ne se révèle pas pour vous ou un déménagement pour suivre votre conjoint·e sans que que cela ne joue sur votre fin de vie.
Auparavant vous pouviez tomber gravement malade, en dépression, en cancer, ou avec un accident grave, tout ça sans que ça ne joue exagérément sur votre fin de vie.
Auparavant vous pouviez avoir un accident de vie, quel qu’il soit, parce qu’on ne comptant que votre nombre d’années de cotisations et votre rémunération sur les meilleures années.
L’enjeu c’est la solidarité.
Si les retraites sont le déclencheur, ce n’est pas tout. La réforme du chômage récente est des plus violentes. On s’en prend aux plus faibles, ceux qui ont un parcours haché. Nos administrations ont compté que plus d’un chômeur sur deux aurait ses indemnités réduites ou supprimées avec le nouveau calcul.
Ajoutez y les attaques sur l’allocation adulte handicapé et vous avez un plan d’ensemble qui se dégage. On individualise, tout, et on ne garde qu’un minimum social en dessous du seuil de pauvreté quand on ne saurait faire autrement.
Ne vous réjouissez pas simplement parce que vous êtes salarié à temps plein et que vous gagnez quelques euros nets de plus par mois. Au moindre accident de vie, c’est vous qui serez concerné et ces quelques euros vous sembleront bien ridicules.
Dans ma devise il y a fraternité, et je ne l’oublie pas.
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Dépeindre un monde trop sombre
Mon souci, étant donné les comptes que je suis, est que le fil d’actualité est rempli d’informations et de messages plutôt critiques à propos de la société dépeignant un monde sombre. Avant je considérais ces messages intéressants, aujourd’hui je trouve que la balance penche trop vers le négatif et ça a un impact émotionnel. Je souhaiterais également trouver des messages positifs pour conserver mon bien-être.
Ma lassitude des réseaux sociaux aujourd’hui (via David)Je contribue certainement beaucoup à ce climat. Quelque part c’est aussi justement une façon de me protéger, pour ne pas garder pour moi, pour sortir les choses. C’est aussi une façon de partager, parce que la prise de conscience me semble utile si on veut changer les choses. C’est parfois ces mécanismes qui m’ont appris et fait changer.
Et en même temps je comprends le problème. J’acquiesce, même.
Autre façon de voir les choses : Jusqu’où vouloir filtrer le négatif et encourager le positif revient à se mettre la tête dans le sable pour ne pas voir la réalité ?
À quel point filtrer ce côté sombre, même partiellement, n’est pas une posture de privilégié qui n’est pas impacté aussi directement que d’autres ? Un peu comme faire semblant de ne pas voir le SDF en sortant de la boulangerie avec un gros éclair au chocolat en main.
Ce ne sont pas des jugements mais des questions ouvertes chez moi. Je n’ai aucune réponse à tout ça.
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Quelques chiffres sur l’héritage
Dès que je parle d’héritage on me parle de solidarité intergénérationnelle. J’en parle souvent avec des gens qui gagnent bien leur vie et ils ont des préjugés largement discutables de ce qu’est la réalité de l’héritage.
Voici quelques chiffres extraits de la dernière étude patrimoine et transmission intergénérationnelle de l’INSEE (2015) :
40 % des sommes héritées sont inférieures à 8 000 € ; 66 % sont inférieures à 30 000 € ; moins de 13 % dépassent 100 000 €
Première conclusion : Les héritages réels sont bien loin des fantasmes. Quand on discute d’un héritage évalué à plus de 100 000 € on parle déjà de gens extrêmement privilégiés.
Le second fantasme est sur la solidarité intergénérationnelle.
Coup de théâtre :
78 % des héritiers ont plus de 50 ans. Ils sont même 30 % à avoir plus de 70 ans.
Sachant que nous avons les retraités parmi les plus aisés d’Europe, autant dire qu’on est très très loin de la vision d’Épinal où on aide les jeunes générations à partir avec le fruit du labeur de notre vie.
En pratique non seulement on hérite peu, mais en plus ceux qui héritent le font quand ils n’en ont plus besoin, à la fin de leur vie.
Je sais, vous allez me dire que quand même, les plus âgés sont parfois dans une misère incroyable.
L’INSEE nous donne justement des découpages en fonction des catégories socio-professionnelles ou du niveau de patrimoine des héritiers.
Près de 70 % de mes 13 % recevant au moins 100 000 € appartiennent déjà aux trois déciles les plus favorisés en terme de patrimoine.
Le chiffre vient de recoupement de répartitions par déciles n’est pas précis mais l’ordre de grandeur est bon.
Surpris ? moi pas. Tout va dans le même sens : Les héritages bénéficient principalement aux plus favorisés. On ne parle pas de solidarité intergénérationnelle mais de perpétuation de la richesse par droit de naissance.
Mieux. La même étude nous dit que ce sont aussi ces catégories aisées qui ont déjà reçu des dons intergénérationnels importants par le passé au cours de leur vie (logique, l’optimisation fiscale est l’apanage des plus riches). Ils ont donc encore moins besoin de cet héritage.
Les plus pauvres, eux, reçoivent les montants les plus faibles.
Les deux premiers déciles en terme de patrimoine reçoivent à 67 % moins de 8 000 €. Moins de 20 % de ces ménages ont reçu un des héritages à plus de 100 000 €.
Inversement les deux déciles les plus favorisés en terme de patrimoine reçoivent à plus de 30 % des héritages de plus de 100 000 €.
Bref, impossible de faire un tel croisement de façon fiable mais les jeunes ménages de moins de 30 ans avec un patrimoine inférieur à la médiane française et recevant un héritage suffisant pour avoir des droits de succession à payer… doivent probablement se compter sur les doigts de la main.
Juste et légitime l’héritage ? Laissez-moi rire un coup.
En ligne directe, il faut hériter de plus de 1.8 millions d’euros par personne pour être fiscalisé à la même hauteur que les revenus du capital (flat tax dite « Macron » à 30%) et ça restera dans tous les cas bien en deçà de l’impôt sur les revenus du travail.
Ce qui est formidable c’est que malgré tout ça on continue à moins fiscaliser l’héritage que les revenus.
Mise à jour : J’ai écrit depuis un ajout du point de vue des donateurs, c’est du même acabit.
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Tous mes impôts
Parfois le sort s’acharne. Sur une période assez courte j’ai vu trois cancers lourds dans mon entourage plus ou moins proche. Ce sont des choses qui brassent.
Je peux vous dire qu’à ce moment là, savoir que deux sur les trois aient dû lancer des cagnottes en ligne pour payer leurs soins, pour juste continuer à vivre, ça fait réfléchir.
Ce n’était pas le cas du troisième : Savoir que mes proches avec un cancer n’ont pas besoin de lancer un appel à dons pour payer leurs soins, ça justifie toutes mes cotisations sociales, tous mes impôts.
J’irai plus loin : l’hôpital gratuit, l’école gratuite, les secours gratuits, les soins courants accessibles, le RSA et le minimum vieillesse, malgré toutes les critiques qu’on peut en faire, tout ça vaut vraiment largement tous mes impôts et toutes mes cotisations sociales.
C’est vital. Littéralement.
Avoir dans ses proches quelques personnes qui n’ont pas ces chances, qui en souffrent et dont la vie bascule, ça remet vite les pendules à l’heure. Ensuite on n’oublie pas. J’en pleure presque en écrivant.
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Tout faire à l’envers
Plus je regarde dans les couches sociales hautes, plus j’y trouve de la détestation de la démocratie en mode « oui bien sûr, mais pas là ».
« Le sujet est trop sérieux », ou trop complexe, demande trop de temps, trop de connaissances, d’avoir une vision ou une réflexion poussée.
Peu importe le sujet, tous tombent dans cette case, excepté ce qui est à la fois simpliste et sans importance.
Parce qu’il le faut, parce qu’ils se sentent obligés d’être « pour la démocratie » au moins en théorie et sur le papier, ils veulent bien consentir à un vote de représentant tous les cinq ans.
Même là, c’est uniquement à grand renfort de mépris pour tous ces idiots qui votent mal, trop à droite ou trop à gauche, même si ensemble ces mauvais votants sont majoritaires.
Heureusement donc qu’on ne laisse pas à ces mécréants les moyens de réellement décider de quoi que ce soit…
Si ça râle trop, on organise des consultations publiques, des débats. On fait des discours et des explications pédagogiques.
Surtout, rien qui ne permette de partager un peu la prise de décision elle-même. Là c’est trop sérieux.
Dès que certains forcent le passage, manifestations, presse engagée ou militantisme, alors on écrase.
On leur permet déjà de parler dans le vent et de voter une fois tous les cinq ans. S’ils n’y trouvent pas leur compte, qu’ils comparent donc à la Chine et à la Corée, ils verront !
Pour moi être attaché à la démocratie c’est juger la légitimité d’une décision à l’aune de la volonté du peuple – par sa majorité, par son consensus, ou tout autre processus qui ne laisse pas une minorité décider – et pas en évaluant le bien-fondé objectif de cette décision.
Vouloir une structure qui met en avant le bien-fondé des décisions est tentant, mais c’est oublier qui est juge de ce bien-fondé et sur quels critères.
Le diable c’est que les critères et leur importance sont différents pour chacun. Le choix de ces critères et du modèle de société n’a aucune « meilleure solution » objective. Personne n’a raison sur ce point car c’est juste un choix.
La politique c’est ça. Le reste c’est de la gestion et de l’intendance.
Quand une personne proche du pouvoir vous dit qu’on a objectivement pris la meilleure décision, il parle de gestion.
Quand on vous parle de gestion, on vous masque les critères d’évaluation de cette bonne gestion et des décisions qui en découlent. Le choix de ces critères d’évaluation, des valeurs qui les soutiennent, est lui totalement arbitraire et n’a rien d’objectif.
C’est là que le pouvoir se trouve, là qu’il est dérobé.
C’est pour ça que réserver le pouvoir à ceux qui ont l’expertise, le temps ou l’intellect est une arnaque.
Ils peuvent prendre les meilleures décisions de gestion et d’intendance, mais ce faisant ils prennent surtout à notre place les vrais choix politiques en amont, ceux là même qui devraient être pris en commun.
Ces gouvernements d’élites, élus gestionnaires et démocraties d’experts ou de savants me font peur parce que ça revient à tuer la démocratie pour n’en garder que l’image.
Nous sommes déjà sur le chemin, à nous de ne pas continuer, de ne pas nous laisser prendre par le mirage.
Les experts, les gestionnaires, les savants, les élites sont importants. Ils sont là pour informer, pour réfléchir et analyser, pour proposer des solutions.
Le choix, la décision, l’arbitrage de ce qu’on souhaite ou pas, il doit être dans les mains de tous, y compris et surtout ceux qui n’appartiennent pas aux catégories sus-citées, ceux qui n’ont pas d’autres moyens d’influencer le cap.
Aujourd’hui nos élus promeuvent l’inverse, en opérant des consultations et des débats publics, mais en réservant la décision à une élite qui elle même se base sur les experts qu’elle aura choisi.
Nous faisons tout à l’envers, ne nous étonnons pas que cela ne fonctionne pas.
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Du contrôle permanent
Nous refuserions certainement une loi qui oblige notre boulanger à nous demander notre carte d’identité et à noter qui achète quoi sur un carnet à destination des autorités.
Et pourtant aujourd’hui nous payons tout par carte bancaire. L’État diminue peu à peu les plafonds qui nous autorisent à payer en monnaie et supprime en même temps tous les moyens de paiement un minimum anonymes. Les paiements en ligne sont eux tous explicitement nominatif sous prétexte d’établir des factures systématiques.
Nous refuserions un fonctionnaire qui nous connait dans notre rue, qui note systématiquement qui entre ou sort de chez nous et à quelle heure, au cas où un jour il y a un vol ou une agression.
Et pourtant nous acceptons les caméras de surveillance et la majorité voit d’un bon œil l’arrivée de la reconnaissance faciale sur ces caméras.
Il y a encore quelques années nous aurions été horrifiés de devoir donner notre identité pour voyager autrement qu’à pieds.
Et pourtant aujourd’hui nous avons un contrôle d’identité fort pour prendre l’avion. Il est prévu que les billets de TGV ne soient plus anonymes. Même l’autostop est devenu nominatif via son remplacement par le covoiturage sur des plateformes en ligne.
Désormais l’espace public est devenu une terre de surveillance. La vie privée se réduit au domicile, et à condition de ne pas interagir par téléphone ou par internet.
On en est au point où nos élus trouvent dangereux qu’on puisse communiquer entre nous de façon sécurisée sans qu’ils ne puissent intercepter nos messages en clair.
On en est au point où on nous a fait acter que montrer son visage dans l’espace public était une mesure de vivre ensemble et pas de surveillance.
Tout ce que nous lisons, tous les gens que nous rencontrons, tout ce que nous achetons ou échangeons, toutes les conversations que nous avons en dehors de chez nous, tous les trajets que nous faisons, … tout ça est enregistré, nominativement, et peut être accessible à un État.
De l’autre côté du globe, on voit des piles de vêtements à différents endroits de la ville et des photos de manifestations bardées de lasers verts comme un spectacle de discothèque. Les lasers mettent en défaite la reconnaissance faciale. Les piles de vêtements permettent de se changer pour mettre en défaite le suivi et l’identification par vidéosurveillance après les manifestations.
De quoi donner à réfléchir.
Alors quand je vois San Francisco — ville probablement la plus à la pointe et composée des gens les plus au fait de ces technologies — s’interdire d’utiliser la reconnaissance faciale, ça fait peut-être sourire certains mais pour moi ça veut encore dire quelque chose.
Il serait peut-être temps de se rappeler pourquoi donner trop de pouvoir à l’État est dangereux, pourquoi c’est au citoyen de contrôler son État et pas l’opposé, pourquoi la vie privée et le secret des correspondances sont essentiels à la vie démocratique.
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Quelques titres de presse dans un bateau
Je ne suis plus abonné à rien. J’ai juste l’email hebdomadaire de lundi.matin (qui ironiquement arrive rarement le lundi matin mais que j’aime bien quand même).
Régulièrement, j’aimerais quand même accéder à du contenu de fond, longs, sérieux, avec des analyses poussées. Je trouve tout à fait légitime de payer pour accéder à ce type de contenus. L’enjeu c’est plutôt de savoir si je lirai derrière. J’ai tenté de m’abonner brièvement à Les Jours, et j’avais fini par résilier faute de réellement aller lire des choses dessus. Les séries TV ont pris la place. Arriverai-je à revenir à de la lecture ?
- Les Jours
- Le Monde Diplomatique
- Le Monde
Régulièrement j’aimerais avoir un contenu un peu moins dans l’émotion que Twitter pour me maintenir au courant de ce qu’il se passe dans le monde. J’ai lundi.matin. J’avais envisagé brief.me qui était pas mal aussi mais, même si le principe de payer ne me gêne pas quand il y a un peu plus que des recopies de dépêches, le prix m’a fait hésiter et reculer. Le Courrier international m’attire parce qu’on est vraiment centré ailleurs que sur la France.
- Brief.me
- Courrier international
- Lundi Matin
- Le Monde
Régulièrement j’aimerais aussi pouvoir accéder aux contenus dont je trouve les liens sur les réseaux sociaux. J’avais Mediapart et Arrêt sur Images un moment mais c’est quand même très anxiogène. L’essentiel des liens mènent vers des scandales, des dénonciations, de l’émotion, et il faut faire doublement attention à vérifier ce qui y est dit, à tout prendre avec de l’analyse critique. C’est particulièrement vrai pour Mediapart à cause de leur ligne éditoriale, mais c’est plus général : Seuls les liens polémiques percent, et ce sont du coup ceux-ci que je veux ouvrir. N’est-ce pas finalement une bonne chose de ne pas y avoir accès ?
- Mediapart
- Le Monde
- Next Inpact
- Arrêt sur Images
Bref, je vais peut-être réactiver quelques abonnements. Le Monde entre dans les trois catégories, c’est un bon candidat, mais il ne m’apparait le plus intéressant dans aucune catégorie. « Moyen partout » n’est pas forcément idéal.
Si je prends l’ensemble je m’en sors à plus de 50 € mensuels. On va essayer d’être plus raisonnable.
Je peux déjà probablement rayer Arrêt sur Images et Next Inpact sur lequels j’ai trop peu de liens sur des sujets non couverts par le reste. Peut-être qu’il vaut mieux écarter Mediapart pour l’instant quitte à être frustré de ne pas pouvoir suivre quelques liens. Ça me permettra de moins entrer dans le climat de scandale permanent.
Ça en laisse beaucoup et il serait probablement une bonne idée de n’en retenir que deux ou trois parmi Le Monde, Les jours, Courrier international et le Monde Diplomatique. Mettons que je m’autorise dans les 15 à 20 € mensuel. C’est déjà pas mal en attendant de voir.
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