Catégorie : Livre numérique

  • Un DRM léger sur le livre élec­tro­nique ?

    L’IDPF (orga­nisme de norma­li­sa­tion autour du livre élec­tro­nique) vient de publier un docu­ment sur son approche recom­man­dée pour les DRM (les verrous numé­riques qui vous empêchent de faire tout ce que vous voulez avec vos DVD, Bluray, et livres élec­tro­niques).

    Cette approche légère résout pour moi trois limi­ta­tions qui me semblent fonda­men­tales :

    • Je peux parta­ger mes conte­nus à mes proches, genre conjoint et enfants. C’est le mini­mum. Le système du compte commun à tous n’était même pas une solu­tion
    • Je peux utili­ser autant d’ap­pa­reil que je le souhaite. Avec la profu­sion actuelle de smart­phone, liseuse, tablette, pc perso, et pc pro dans une même famille, ce n’est plus un luxe.
    • Je peux accé­der et lire mes conte­nus à vie, même si l’édi­teur arrête ses services ou que le four­nis­seur de DRM passe à autre chose.

    L’ap­proche préco­ni­sée a d’autres défauts, notam­ment la multi­pli­ca­tions des mots de passe ou l’in­ter­dic­tion légale de les contour­ner, mais reste fonda­men­ta­le­ment moins limi­tante que les solu­tions actuelles.

    Je n’ou­blie pas que cela reste une DRM, avec tous les défauts inhé­rents au DRM qui gêne les honnêtes gens sans vrai­ment réus­sir à limi­ter la casse de la contre­façon (voire l’en­cou­rage). Les procé­dés de water­mar­king me semblent préfé­rables : les mêmes béné­fices sans les problèmes qui vont avec.

    Malgré tout, je préfère voir le verre à moitié plein que le verre à moitié vide, surtout si le verre Adobe qu’on me propo­sait jusqu’à présent était rempli unique­ment au quart : Ce n’est pas une bonne solu­tion, mais elle semble moins mauvaise que ce qu’on a actuel­le­ment.

    Sur le sujet :

  • Tor Books goes comple­tely DRM-free

    Ce n’est que le début, ça mettra encore long­temps, mais c’est bien le début. Des éditeurs sérieux commencent à aban­don­ner les DRM sur les livres numé­riques. D’autres suivront, c’est inévi­table et même les soutiens des DRM s’ac­cordent sur ce point. La seule ques­tion c’est quand.

    Un grand éditeur améri­cain, Tor, filiale de Mcmil­lan, vient d’aban­don­ner pure­ment et simple­ment les DRM sur ses livres numé­riques. Il s’agit d’un éditeur de science fiction, mais pas d’un éditeur négli­geable. Tor Books goes comple­tely DRM-free.

    “Our authors and readers have been asking for this for a long time,” said president and publi­sher Tom Doherty. “They’re a tech­ni­cally sophis­ti­ca­ted bunch, and DRM is a constant annoyance to them. It prevents them from using legi­ti­ma­tely-purcha­sed e-books in perfectly legal ways, like moving them from one kind of e-reader to another.”

    En France Brage­lonne est bien en avance, puisqu’ils sont déjà sans DRM. Ce ne sont pas les seuls. Même dans les diffu­seurs français plus histo­riques comme EDEN, c’est pas moins de 36 éditeurs qui proposent désor­mais leurs livres sans DRM. Les éditions La Musar­dine viennent d’ailleurs de les rejoindre.

  • Extraire la couver­ture d’un fichier ePub

    Les ePubs ont déjà pas mal d’his­to­rique et d’im­plé­men­ta­tions diver­gentes. Je fouillais ces jours ci les diffé­rentes méthodes pour trou­ver l’image de couver­ture. J’ai proba­ble­ment du louper des choses, mais ça servira proba­ble­ment à d’autres.

    Avant toute chose, il faut ouvrir l’ePub à l’aide de unzip

    unzip exemple.epub

    Puis repé­rer l’adresse de l’OPF dans le fichier META-INF/container.xml. Atten­tion à ne pas recher­cher manuel­le­ment un fichier content.opf à la racine de l’ePub. Si c’est souvent là qu’il se trouve, ce n’est pas toujours le cas.

    L’adresse de l’OPF est dans l’at­tri­but @full-path de la balise <rootfile> avec le media-type « appli­ca­tion/oebps-packa­ge+xml ». S’il existe plusieurs corres­pon­dances, c’est la première qui doit être utili­sée.

    <?xml version="1.0"?>
    <container version="1.0"
    xmlns="urn:oasis:names:tc:opendocument:xmlns:container">
    <rootfiles>
    <rootfile full-path="Ops/content.opf"
    media-type="application/oebps-package+xml"/>
    </rootfiles>
    </container>

    C’est dans ce fichier OPF que tout va se passer. Voici mes quatre méthodes pour trou­ver les couver­tures, à essayer par ordre de prio­rité :

    1– Recher­cher une balise <meta> avec pour nom « cover ». Si elle existe, son contenu réfé­rence la balise <item> qui contient la couver­ture.

    En XPath, le chemin de la couver­ture donne­rait quelque chose comme //item[id=//meta[name='cover']/@content]/@href

    <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
    <package xmlns="http://www.idpf.org/2007/opf" version="2.0" unique-identifier="BookId">
    <metadata xmlns:opf="http://www.idpf.org/2007/opf">
      <meta name="cover" content="img1"/>
    </metadata>
    <manifest>
    <item id="ncx" href="toc.ncx" media-type="application/x-dtbncx+xml"/>
    <item id="style" href="style.css" media-type="text/css"/>
    <item id="id1" href="1.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    <item id="id2" href="2.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    <!-- ... -->
    <item id="id13" href="13.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    <item id="img1" href="images/img1.jpg" media-type="image/jpeg"/>
    <item id="img2" href="images/img2.jpg" media-type="image/jpeg"/>
    </manifest>
    </package>

    2– Recher­cher, dans la liste des <item> celui qui a « cover-image » dans son attri­but @properties. Il faut regar­der l’en­semble de l’at­tri­but. Ce dernier peut conte­nir plusieurs valeurs sépa­rées par des espaces.

    En XPath ce serait quelque chose de proche de //item[@properties and contains(@properties,'cover-image')]/@href

    <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
    <package xmlns="http://www.idpf.org/2007/opf" version="2.0" unique-identifier="BookId">
    <metadata xmlns:opf="http://www.idpf.org/2007/opf"></metadata>
    <manifest>
    <item id="ncx" href="toc.ncx" media-type="application/x-dtbncx+xml"/>
    <item id="style" href="style.css" media-type="text/css"/>
    <item id="id1" href="1.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    <item id="id2" href="2.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    <!-- ... -->
    <item id="id13" href="13.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    <item properties="cover-image" id="img1" href="images/img1.jpg" media-type="image/jpeg"/>
    </manifest>
    </package>

    3– Recher­cher, dans la liste des <reference> du <guide>, la première avec « cover » comme attri­but @type. Le fichier réfé­rencé pourra être un fichier XHTML. Dans ce cas je consi­dère comme couver­ture la première <img> de taille égale ou supé­rieure à 200×200 pixels (oui, c’est moche, mais je n’ai pas trouvé mieux).

    En XPath ce serait quelque chose de proche de //reference[@type='cover']/@href en n’ou­bliant pas ensuite qu’on obtient un fichier XHTML et non une image.

    <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
    <package xmlns="http://www.idpf.org/2007/opf" version="2.0" unique-identifier="BookId">
    <metadata xmlns:opf="http://www.idpf.org/2007/opf"></metadata>
    <manifest>
    <item id="ncx" href="toc.ncx" media-type="application/x-dtbncx+xml"/>
    <item id="style" href="style.css" media-type="text/css"/>
    <item id="id1" href="1.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    <!-- ... -->
    <item id="id13" href="13.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    </manifest>
    <guide>
    <reference type="cover" title="Cover image" href="1.html"/>
    </guide>
    </package>

    4– Enfin, à défaut de mieux, je descend les trois premiers <item> du <manifest> jusqu’à trou­ver une <img> de taille égale ou supé­rieure à 200×200 pixels (oui, c’est encore plus moche que précé­dem­ment, je sais)

    <?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?>
    <package xmlns="http://www.idpf.org/2007/opf" version="2.0" unique-identifier="BookId">
    <metadata xmlns:opf="http://www.idpf.org/2007/opf"></metadata>
    <manifest>
    <item media-type="application/x-dtbncx+xml"id="ncx" href="toc.ncx" />
    <item media-type="text/css" id="style" href="style.css" />
    <item media-type="application/xhtml+xml" id="id1" href="1.html" />
    <item media-type="application/xhtml+xml" id="id2" href="2.html" />
    <item media-type="application/xhtml+xml" id="id3" href="3.html" />
    <item media-type="application/xhtml+xml" id="id4" href="4.html" />
    <!-- ... -->
    <item id="id13" href="13.html" media-type="application/xhtml+xml"/>
    </manifest>
    </package>

    Malgré cela, certains livres n’ont pas de couver­ture, et d’autres auront une couver­ture SVG qui ne sera pas récu­pé­rable, même si c’est rare. Si vous voulez complé­ter ou préci­ser, n’hé­si­tez pas.

  • L’ex­pé­rience 100 livres à 99 centimes

    J’ai parlé de l’offre de Brage­lonne, mais fina­le­ment peu de mon expé­rience ou des livres eux-mêmes, alors voilà un ressenti à chaud :

    Des fiches produit bien pauvres

    Il est diffi­cile de juger des livres sur un bref résumé. Les fiches produits ont encore peu de nota­tions et de commen­taires lecteurs mais c’est peu éton­nant. Je ne me vois pas reve­nir sur la librai­rie pour noter un livre. J’irai sur un site social pour ça et à mon humble avis les librai­ries qui ont cher­ché à travailler seules sans inté­grer un site social tiers ont pris un mauvais chemin.

    L’édi­teur aussi doit faire son travail pour enri­chir le résumé avec des liens ou des critiques. Souvent il n’y a même pas de bio de l’au­teur ou mention de ses autres livres remarquables.

    Je me suis retrouvé à devoir juger sur le titre, la couver­ture, et un résumé souvent cari­ca­tu­ral (surtout pour le genre fantasy). Je pense que je me suis beau­coup plus fié à la couver­ture que je n’au­rai du. Sérieu­se­ment, ceux qui croient que l’ac­ti­vité du libraire est morte feraient bien d’ache­ter un livre en librai­rie puis un livre via Inter­net pour voir la diffé­rence. Il est temps d’avoir de vraies librai­ries sur le web.

    Des offres encore peu adap­tées

    J’étais parti à fond dans l’es­prit décou­verte, mais j’ai vite déchanté. Je ne crois pas qu’un libraire numé­rique ait réel­le­ment fait des mises en avant sélec­tives ou des coups de cœurs spéci­fiques à l’offre. Même à la fin de la jour­née, il semblait y avoir à peine un ou deux sites faisant état de conseils d’achat.

    Avec des fiches produit très pauvres, ça a été un peu le hasard. Je m’étais fixé entre 20 et 50 euros comme budget. Si j’ai certai­ne­ment eu un panier bien plus impor­tant que la moyenne, je suis fina­le­ment resté dans le bas de ma four­chette, à cause de ça.

    Ce n’est pas faute de l’avoir suggéré : J’at­ten­dais des packs. Peu importe qu’ils viennent du libraire ou de l’édi­teur, mais des offres « 20 livres qui parlent de dragons », « 5 livres qui font réflé­chir », « 15 livres qui abordent la magie diffé­rem­ment » auraient été une superbe expé­rience d’achat. Non seule­ment j’au­rai été incité à ache­ter plus, mais ça aurait aussi contri­bué à éviter le risque du lecteur qui ne profite que d’une baisse de prix sans augmen­ter son volume d’achat.

    À vrai dire, si j’avais eu un « 100 livres à décou­vrir » avec un achat simple, j’au­rai proba­ble­ment cédé. Vu le prix j’au­rai accepté d’avoir plein de livres hors de ma zone d’in­té­rêt (et pourquoi pas me lais­ser tenter à décou­vrir) mais je n’al­lais pas les ajou­ter moi-même au panier, surtout pas 100 ajouts indi­vi­duels. Occa­sion manquée.

    Des méta­don­nées encore plus pauvres

    Passer au numé­rique ce n’est pas qu’en­ro­ber le contenu. Il ne vien­drait pas à l’es­prit de publier un livre papier qui a une zone « résumé » en quatrième de couver­ture et de la lais­ser vide. C’est ça qui me fait sortir un livre ou un autre de mon étagère suivant le moment.

    Pourquoi donc en numé­rique laisse-t-on les résu­més des livres vides dans les méta­don­nées ? C’est impar­don­nable : Aucun des livres ache­tés ne semble avoir de résumé embarqué dans le fichier. Comment vais-je choi­sir lequel lire dans ma biblio­thèque person­nelle ?

    Brage­lonne : Il faut *abso­lu­ment* faire quelque chose là dessus.

    Côté clas­si­fi­ca­tion ce n’est pas mieux. La moitié des livres ont « fr » comme étiquette là où j’at­tends au moins « science-fiction », « poli­cier », « fantas­tique » et quelques autres genres de premier niveau.  L’autre moitié n’a rien. Je paye un verre à celui qui convain­cra Brage­lonne de non seule­ment mettre des genres de premier niveau, mais aussi une clas­si­fi­ca­tion complète et précise.

    Là dessus je n’avais quasi­ment aucun espoir, mais quand le livre fait partie d’une série, la méta­don­née corres­pon­dante n’est elle non plus rensei­gnée. Fran­che­ment dommage.

    Si vous voulez atti­rer des passion­nés ou prétendre faire de la qualité, les méta­don­nées sont un enjeu stra­té­gique, vrai­ment. Ils l’ont compris dans la musique, mais peut être un peu tard. Voulons-nous vrai­ment repro­duire toutes leurs bêtises et nous retrou­ver dans la même situa­tion ?

  • Brage­lonne : 100 livres, 99 centimes l’un

    100 livres, 99 centimes l’un, c’est l’offre des éditions Brage­lonne de ce premier avril. Même si on est à des années lumières de certaines autres maisons, ce n’était pas un pois­son d’avril. Et pour répondre rapi­de­ment : non, ce n’étaient pas des nouvelles, des livres autoé­di­tés sans filtrage ou des rebus. On parle de romans on ne peut plus clas­siques, dont quelques uns que je connais­sais déjà. Oh, et c’était sans DRM bien entendu.

    J’ai­me­rai bien savoir sous quel angle Brage­lonne a fait cette opéra­tion (si vous passez, n’hé­si­tez pas à commen­ter) mais je n’y vois pas une simple opéra­tion commer­ciale. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi ePagine a tenu à étique­ter ça « vente flash ». Ça donne l’im­pres­sion d’une vente au bara­tin pour un baril de lessive dans un super­mar­ché.

    Pour moi le moteur de cette offre, c’est surtout l’as­pect décou­verte. On le voit d’ailleurs au fait que pour les livres en série, parfois seul le ou les premiers tomes font partie de l’opé­ra­tion.

    Décou­vrir

    À 99 centimes je n’ai quasi­ment aucun risque. Je peux m’ache­ter deux poches à 8 euros ou un grand format à 16 euro, mais ça risque de ne pas me plaire, malgré les conseils du libraire. Au mieux j’achè­te­rai l’éven­tuelle suite, mais ça s’ar­rête là.

    Ici pour le même prix je vais « essayer ». Je peux prendre 16 livres au même prix, et risquer que seuls deux me plaisent, ça sera toujours mieux que la situa­tion précé­dente. Au pire j’en ai une douzaine qui me plaisent, je tombe amou­reux de Brage­lonne et j’achète toutes les suites.

    Person­nel­le­ment j’ai doublé ce montant. Je sais qu’a­vec 32 livres, certains fini­ront sans être ouverts, parce que je ne me suis jamais trouvé dans l’hu­meur adéquate. D’autres je les refer­me­rai rapi­de­ment parce qu’ils ne m’au­ront pas plus, là où je me serai peut être forcé à finir un grand format payé au prix fort. Mais sur 32 j’en lirai jusqu’au bout certains que je n’au­rai pas tenté de moi-même.

    J’au­rai décou­vert plus loin que mon univers habi­tuel, des livres que je n’au­rai pas acheté ou lu sinon. Seule la biblio­thèque m’of­frait cette possi­bi­lité jusqu’à présent, mais sans rien en numé­rique.

    Oppor­tu­nité contre manque à gagner

    C’est là que se situe à mon humble avis le déca­lage entre les éditeurs ayant compris le numé­rique et les autres. Les premiers ont inté­gré le fait que faire ache­ter à 99 centimes un livre qui n’au­rait pas été vendu sinon sera toujours une oppor­tu­nité posi­tive. Les autres n’y verront qu’un manque à gagner.

    Ce déca­lage se voit aussi sur la DRM. Vaut-il mieux perdre des ventes ou s’in­ter­dire d’en gagner en mettant une DRM, ou risquer que le livre soit lu par des gens qui ne payent pas ? Je ne dis pas que la ques­tion est simple pour un éditeur, mais elle montre des approches très diffé­rentes de la rela­tion au lecteur et de la gestion des droits.

    En réalité, eu importe que j’aie eu accès à 35 livres pour le prix de 3 ou 4. L’im­por­tant est qu’au final j’ai acheté pour autant ou plus que je ne l’au­rai fait sinon, et que je suis incité à reve­nir.

    Hadrien de Feed­books a donné une première réponse en révé­lant que beau­coup d’ache­teurs sur cette offre étaient des nouveaux venus dans sa librai­rie numé­rique. Rien que cette donnée montre que l’offre était une bonne idée. La grande ques­tion sera de voir si ces lecteurs reviennent mais, au pire, comme ces gens ne seraient pas venus sinon : Brage­lonne et ses auteurs n’au­ront rien perdu.

    Un autre indi­ca­teur à surveiller est le panier moyen. J’ai­me­rai bien savoir si les anciens clients sont venus ache­ter juste un ou deux livres – ce qui tendrait à penser qu’ils ont remplacé un achat stan­dard – ou s’ils ont eu un panier de montant équi­valent ou supé­rieur à leurs habi­tudes – ce qui tendrait à penser qu’ils sont en décou­verte et que l’offre n’aura proba­ble­ment pas créé de véri­table manque à gagner. Si quelqu’un a des infor­ma­tions là dessus …

  • Amazon menace la liberté intel­lec­tuelle

    La conclu­sion de l’ar­ticle Amazon menace la liberté intel­lec­tuelle est magni­fique :

    Au final, Apple, Kobo, Barne’s & Noble vont dans la même direc­tion. Ils produisent le maté­riel néces­saire à la lecture, et controlent la diffu­sion des conte­nus dessus. Et le plus drôle, c’est qu’un livre Amazon n’est pas compa­tible iBooks, ou Kobo, etc etc… Le tout grâce aux DRM que les éditeurs aiment tant. L’aveu­gle­ment et la peur font que les éditeurs s’em­pressent de proté­ger leurs œuvres, et de facto, renforcent la posi­tion des géants. S’ils pous­saient pour de l’epub sans DRM, non seule­ment ils faci­li­te­raient la vie des lecteurs nomades numé­riques, mais en plus ils complique­raient celle des fabriquant de liseuses.

    Mais chut, ne leur dites pas, ils pour­raient s’en rendre compte ;)

  • Écosys­tème fermé, un piège de plus qui se referme

    Apple ? 30%

    Apple taxe 30% sur tout ce qui se vend sur iPhone et iPad. Ok, on le sait. D’un côté on peut juger que c’est légi­time et qu’ils font ce qu’ils veulent sur leur plate­forme. D’un autre côté, quand on devient domi­nant, ça devient une vraie taxe para­site et forcée pour tous les acteurs.

    Sauf que voilà, l’éco­sys­tème App Store cherche à s’étendre sur les micro-ordi­na­teurs. La prochaine version de Mac OS X aura une option de confi­gu­ra­tion pour restreindre les appli­ca­tions passant par l’éco­sys­tème contrôlé (et donc la taxe Apple de 30%). Probable que ce ne soit qu’une seule option au début, certain que cette option sera acti­vée par défaut un jour proche.

    Google ? vous entrez, vous ne sorti­rez pas

    Côté Google l’op­tion existe déjà sur les télé­phones et tablettes Android, acti­vée par défaut. Ça semble un peu plus libre mais fina­le­ment pour toucher le grand public, en France on se retrouve à Google Play (ex Android Market) ou rien, ou presque, avec toujours une taxe de 30%, mais chez Google cette fois.

    Google a toute­fois été un peu vu comme le libé­ra­teur car on pouvait soumettre des appli­ca­tions gratuites ou peu chères, et vendre du contenu, des exten­sions ou des versions premium par un paie­ment hors de l’éco­sys­tème Google.

    They are not evil, mais ils ne sont pas des anges non plus. C’est même plus insi­dieux car il s’agit de lais­ser faire jusqu’à captu­rer les parts de marché et le public, puis ressé­rer le jeu : On commence à faire pres­sion sur des déve­lop­peurs pour faire appliquer une règle que tout le monde pensait absente ou non appli­cable. Désor­mais il faudra passer par les paie­ments Google Wallet, et la taxe Google de 30%.

    Amazon ? pas mieux

    Dans les deux cas il s’agit unique­ment de construire une posi­tion domi­nante et d’en profi­ter pour taxer toute l’in­dus­trie. Impos­sible de voir autre chose qu’un abus de posi­tion domi­nante et qu’un para­si­tage.

    Lorgnez, les domaines sont diffé­rents mais se ressemblent, Amazon semble réus­sir à construire la même chose dans le domaine du livre. N’ou­bliez-pas, ceci se repro­duira, à chaque fois que nous entre­rons dans un écosys­tème fermé. À chaque fois les gens tombent dans le panneau en croyant à la bonne volonté de ces géants, et à chaque fois ils déchantent.

    Dans tous ces cas il est facile de se lais­ser happer. Une fois le contenu acheté, vous avez le choix de partir et tout perdre ou de rester et de perdre encore plus mais plus tard.

    Mozilla ?

    La seule solu­tion : ne pas entrer dans ces écosys­tèmes fermés et dans une société qui n’a pas un enga­ge­ment de valeur clair. « we are not evil » ne suffit pas, c’est encore trop flou.

    Boot2Ge­cko et le Mozilla market place arrivent, mais c’est encore loin, trop loin. Les gens sont déjà coin­cés avec leur iPad et leur jouet à 500€, ils ne chan­ge­ront pas faci­le­ment, pas rapi­de­ment.

    Il n’est jamais trop tard, mais entre temps nous aurons perdu.

  • Mira­dor de Patrick Delper­dange avec les Éditions ONLIT

    Les éditions ONLIT se sont lancées dans l’édi­tion de livres élec­tro­niques il y a moins d’un mois. J’ap­pré­cie beau­coup l’ar­ri­vée de petits éditeurs purs numé­riques.

    Par leur taille de cata­logue ils peuvent oser faire des choses. On parle de gens qui font géné­ra­le­ment à produire de la qualité sur le texte lui-même mais aussi sur l’offre et le conte­nant. Je pense par exemple à des offres d’abon­ne­ment en télé­char­ge­ment, des prix adap­tés, des contrats respec­tueux des auteurs, à une volonté de diffu­sion large sans exigence déli­rante, et des prises de posi­tion tran­chées anti-DRM.

    ONLIT m’a genti­ment donné accès à Mira­dor, un petit polar d’une centaine de pages de Patrick Delper­dange. Afin d’être trans­pa­rent, ONLIT m’a donné accès après que j’ai signalé que la liberté de ton est essen­tielle pour moi. On ne peut pas en dire autant partout.

    Le texte

    Ça commence direc­te­ment. Il ne faut pas plus de trois pages pour être dans l’his­toire. L’air de rien, c’est peut être que je lis trop de pavés dans les genres SFF, mais ça fait long­temps que je n’étais pas dans un livre aussi rapi­de­ment et faci­le­ment.

    Peu de person­nages, dont on comprend immé­dia­te­ment le posi­tion­ne­ment, mais une richesse qui fait qu’on explore les ambi­guï­tés et les inter­ro­ga­tions du héros jusqu’au bout.

    L’his­toire ? On reste du polar dans sa plus simple expres­sion : une intrigue, une enquête qui donne en même temps l’im­pres­sion de comprendre de mieux en mieux et de moins en moins à chaque page, et un dénoue­ment qui permet d’ex­pliquer tout en surpre­nant.

    Avec cent pages et un style sans détours ni  descrip­tions longues, ça se lit en une traite. Le rythme n’est pas rapide en soi, il est simple­ment continu et suffi­sant pour exclure tota­le­ment l’idée de faire une pause avant la fin.

    Il y a un moment aux deux tiers où j’ai eu un peu d’im­pa­tience, avec des ajouts à l’in­trigue qui ne faisaient pas avan­cer. Avec le recul je me dis que c’était peut être juste ce qu’il fallait pour ralen­tir un peu sans géné­rer l’en­nui. Mon seul vrai point moins posi­tif se fait sur le dénoue­ment, sec et légè­re­ment déce­vant même s’il ne se laisse pas devi­ner à l’avance. Mais bon, le plai­sir de la lecture se juge plus au parcours qu’à la dernière page. J’ai pris du plai­sir, et pas qu’un peu, c’est la seule chose que je retiens.

    Le maître mot que je retiens le plus dans le style : simple, dans sa conno­ta­tion posi­tive. Ni rapide ni lent, ni complexe ni simpliste. On se laisse trans­por­ter l’air de rien.

    Le livre

    Le texte est une chose, mais je n’ai pas la préten­tion d’avoir un avis averti sur le sujet. Je ne suis pas un critique litté­raire mais un simple lecteur. Par contre je vais peut-être aller plus loin sur d’autres sujets.

    Tout d’abord la longueur. Je la trouve parfaite pour la lecture numé­rique. C’est assez inha­bi­tuel pour un roman papier, mais très agréable ici. Ça se lit le temps d’un trajet en train, ou en quelques trajets quoti­diens en bus. J’avais déjà croisé un format simi­laire – mais un peu plus court – avec Le Waldgän­ger, mais ce dernier était très sec et haché, plus adapté au smart­phone. Ici c’est parfait pour votre liseuse à encre élec­tro­nique.

    Par contre ce format inha­bi­tuel impose un devoir : Celui d’in­for­mer le lecteur. À 5 € si j’étais tombé sur la fiche du libraire, venant d’un nouvel éditeur numé­rique je me serai attendu à un roman de taille plus clas­sique. La décep­tion voire l’in­di­gna­tion risque d’être au rendez-vous pour ceux qui ne sont pas passés par une recom­man­da­tion.

    Ce peut être en nombre de pages équi­valent papier, ou en temps de lecture, mais la longueur néces­site d’être indiquée sur la fiche du livre et sur l’ex­trait dispo­nible en ligne.

    D’ailleurs, à ce propos, ce sont les 11 premières pages qui sont en lecture libre, soit 10 % du livre. Il ne m’en a pas fallu plus pour m’in­ci­ter à ne pas m’ar­rê­ter. Ça c’est une sacré­ment bonne idée. Si je devais être éter­nel insa­tis­fait j’in­ci­te­rai à propo­ser cet extrait aussi au format ePub. Je n’ai aucune envie de lire en PDF, vrai­ment.

    Les détails

    Quitte à être un éter­nel insa­tis­fait je ferai deux demandes supplé­men­taires sur les détails : La couver­ture est très agréable en couleurs, mais diffi­ci­le­ment lisible une fois passée sur une liseuse noir et blanc. L’encre élec­tro­nique en niveaux de gris repré­sente encore une grande partie du marché et c’est un point à prendre en compte lors de la concep­tion de la couver­ture, ça ne l’a pas été suffi­sam­ment. Oui, c’est du détail, j’avais prévenu.

    Second détail : Il me manque des liens. J’ai un premier lien vers le site de l’au­teur en fin du livre. J’ap­pré­cie. Sur la page d’après, réser­vée à l’édi­teur, on me recom­mande quatre autres livres. C’est assez léger pour ne pas faire trop pub, mais c’est aussi très frus­trant parce que je n’ai pas de lien vers ces epub. C’est tout de même dommage là aussi. Quitte à faire du détail de détail, une vignette des couver­tures pour­rait aussi être sympa­thique.

    TL;DR

    Sur le texte je n’ai aucune décep­tion. C’est simple et effi­cace, ça ne se lâche pas, et ça laisse un très bon moment. Longueur et complexité rendent la lecture on ne peut plus adap­tée aux usages mobiles du numé­rique : C’est jack­pot.

    Sur l’en­vi­ron­ne­ment je conti­nue à pous­ser une recom­man­da­tion assez géné­rale pour le livre numé­rique : Il nous faut des indi­ca­tions de longueur, c’est essen­tiel. Ici ça l’est encore plus à cause du format court et d’un prix qui ne rend pas évidente cette faible longueur.

    Je le laisse sur les livres que je recom­man­de­rai faci­le­ment à ceux qui veulent tenter l’aven­ture du numé­rique. S’il n’était pas plus facile de recom­man­der des libres de droits comme les Maurice Leblanc, je crois même que c’est un des titres qui serait en tête de liste.

    Message person­nel à ONLIT : des comme celui là, vous pouvez m’en envoyer quand vous voulez :-)

  • Du code HTML des livres numé­riques

    J’ex­plore le code des ePub et je tombe sur des choses étranges : du code que je n’au­rai jamais accepté d’au­cun inté­gra­teur web avec qui j’ai travaillé jusqu’à présent, même d’un débu­tant.

    Je ne parle pas des livres extrê­me­ment mal faits mais bien de livres dont l’en­semble du code fait croire qu’il a été produit par des outils intel­li­gents, voire nettoyé à la main par quelqu’un dont c’est le métier.

    Ces livres là conti­nuent à avoir un code qui me semble étrange. Les moteurs de rendu des logi­ciels de lecture sont parfois mauvais. Il semble que les astuces et compro­mis se doivent d’être bien plus nombreux que ceux sur nos navi­ga­teurs web. Alors je demande à ceux dont c’est le métier, pouvez-vous m’éclai­rer un peu sur ce qui est normal ou pas, habi­tuel ou pas, jugé de qualité ou pas ?

    Voici quelques exemples de ce que j’ai trouvé :

    Images

    <img alt="image" height="97%" src="…" style="width: 373px; height: 560px; ">

    La couver­ture a pour texte alter­na­tif « image ». Dans d’autres exemples j’ai trouvé « couver­ture », « cover » et même « image.png ». Malgré mes recherches je n’ai trouvé aucun livre qui ait un texte alter­na­tif vide ou conte­nant le titre du livre (qui sont les deux choix que j’au­rai discuté dans le cadre d’un site web, suivant le contexte).

    Dans d’autres images j’ai parfois trouvé des textes alter­na­tifs vides mais rare­ment. Le plus souvent c’est « image », « carte », ou « illus­tra­tion ». Je n’ai cher­ché que sur un échan­tillon mais d’ori­gine diverse : Aucun texte alter­na­tif présen­tant une réelle alter­na­tive – même limi­tée ou tronquée.

    Sachant que le livre numé­rique offre poten­tiel­le­ment une réelle avan­cée sur l’ac­ces­si­bi­lité des textes aux personnes malvoyantes, je me dis qu’on gâche là une superbe oppor­tu­nité.

    <img alt="cover" height="100%" src="…">

    Dans mes explo­ra­tions j’ai vu pour un petit quart de livres conte­nant certaines illus­tra­tions avec un texte alter­na­tif anglais. « Cover » revient assez souvent. Là, il y a vrai­ment un lais­sez-faire que je ne peux pas comprendre quand le code est nettoyé à la main.

    <img alt="image" height="97%" src="…" style="width: 373px; height: 560px; ">

    Vient ensuite, et je l’ai retrouvé sur plusieurs sources diffé­rentes, un code qui m’étonne vrai­ment : un attri­but hauteur spéci­fié à 93, 95 ou 97%, cumulé à une CSS qui précise un nombre de pixel exact. J’ai même vu un 562.255px traî­ner, c’est dire l’exac­ti­tude – et mon incom­pré­hen­sion. Spéci­fier une taille rela­tive en attri­but ou une taille fixe en style peuvent se comprendre indé­pen­dam­ment l’un de l’autre. Je n’ar­rive cepen­dant pas à conce­voir dans cas il peut être perti­nent d’as­so­cier les deux.

    Titres

    Les titres c’est le domaine qui devrait être simple. On fait du <h1>, du <h2>, et ainsi de suite. Pour des raisons de compa­ti­bi­lité je peux comprendre qu’on ait une hiérar­chie qui ne soit pas la hiérar­chie théo­rique, mais…

    <h1 id="Couverture" title="Couverture"></h1>

    Je vois souvent des titres vides, tout simple­ment. J’au­rai pu le comprendre pour des raisons de compa­ti­bi­lité pour des entêtes de chapitre mais à y regar­der de plus près j’ai une part très signi­fi­ca­tive de livres qui n’ont aucune balise <h1> du tout, et qui fonc­tionnent très bien partout où je les ai essayé. Pourquoi ces titres vides ?

    <p><a id="a2"></a><span class="t1"><b>Chapitre I – </b></span><span class="t1"><i>…</i></span></p>

    À l’in­verse, j’ai donc bien des livres où les titres sont de simples para­graphes mis en gras avec une police de carac­tère spéci­fique. Je ne comprends pas.

    <h1 id="PageTitre" title="Page Titre"></h1>

    De même, la page de titre est un mystère pour moi. La grande majo­rité des livres choi­sissent de ne pas marquer comme titre <h1> le titre du livre, et de réser­ver ces balises aux titres des sections et des chapitres. Je dois avouer ma grande surprise mais je soupçonne qu’il puisse y avoir une raison vis à vis de la manière de fonc­tion­ner de certains lecteurs qui construisent des sommaires auto­ma­tiques.

    <h1 id="PageTitre" title="Page Titre"></h1>
    <div>
    <span>…</span>
    </div>

    Sur un livre récent et proba­ble­ment traité à la main j’ai même trouvé une combo avec une balise titre vide suivie d’un titre sous forme de para­graphe. C’était pour la page de titre (et non un titre de para­graphe).

    Et le corps de docu­ment

    <title>002</title>

    Dans la plupart des lecteurs, la balise <title> reste inuti­li­sée, mais tout de même… Une bonne majo­rité reprend le nom du chapitre en court ou une indi­ca­tion simi­laire. Quelques irré­duc­tibles conti­nuent à simple­ment numé­ro­ter le fichier xhtml, avec de plus un numéro qui ne corres­pond pas à celui du chapitre. C’est dommage, on se coupe de poten­tielles réuti­li­sa­tions plus tard dans d’autres contextes.

    <html xmlns="http://www.w3.org/1999/xhtml">

    Un sur deux ne précise pas la langue du livre dans la balise <html> ou dans la balise <body> (ni aucune autre d’ailleurs). L’in­for­ma­tion existe peut être dans les méta­don­nées du livre lui-même, mais il s’agit selon moi d’une erreur si on veut permettre la lecture orale du livre.

    <p>&nbsp;</p>

    C’est cette marque qui m’a décidé à aller voir plus loin. J’ai l’im­pres­sion de reve­nir aux années 2000. Même dans un trai­te­ment de texte plus aucun profes­sion­nel ne devrait faire de chose pareille, alors chez un éditeur… Je ne connais pas les problèmes de compa­ti­bi­lité des logi­ciels de lecture mais il y a-t-il vrai­ment des lecteurs qui ne sauront pas reprendre des règles CSS simples de marge et d’es­pa­ce­ment ?

    …moi ?</p>

    C’est arrivé rare­ment, et plus exac­te­ment je n’ai pas réussi à retrou­ver de livres présen­tant ce problème, mais je me rappelle clai­re­ment l’avoir rencon­tré dans mes lectures : des manques d’es­paces insé­cables devant ou après certaines ponc­tua­tion, avec des retours à la ligne malheu­reux. Sur des livres avec un éditeur dont c’est le métier c’est presque inex­cu­sable.

    <h1 id="Toc13" title="Treize">TREIZE</h1>

    Dernier point relevé aujourd’­hui, la présence de titres en lettres capi­tales, sans utili­ser le style CSS dédié à cet usage. Je soupçonne un manque de compa­ti­bi­lité mais je doute quand même : Cette fonc­tion­na­lité est plutôt bien implé­menté dans les moteurs web depuis long­temps.

    Pouvez-vous m’ai­der ?

    Vous allez me dire que je suis poin­tilleux et qu’on se moque de tout ça, mais je n’ai relevé que ce qui pour moi relève de la faute. Même avec les correc­tions ci-dessus on reste trop souvent avec un code en excès de <div> et <span>, avec des classes super­flues et redon­dantes un peu partout, avec un mélange étrange et injus­ti­fiable de styles en ligne et styles externes.

    Bref, je suis poin­tilleux par nature mais croyez bien que dans ce billet je suis encore loin de la qualité que j’at­tends d’un inté­gra­teur web avec qui je travaille. Là j’ai l’im­pres­sion de deman­der le mini­mum.

    Je suis convaincu qu’il doit exis­ter des raisons à certains de ces choix. Je ne suis donc pas vrai­ment là pour poin­ter du doigt, mais pour expo­ser ma pensée et espé­rer que vous saurez m’ex­pliquer ces choix ou les contraintes qui ont mené à ces choix, pour que je comprenne et que je reparte moins igno­rant que je ne suis arrivé.

  • Inter­ve­nants du livre numé­rique : Lâchez prise

    Il est temps que tout le monde lâche prise dans le livre numé­rique, et que chacun accepte de rester dans son rôle, de ne plus tout contrô­ler.

    Trois actua­li­tés se téles­copent d’un coup dans ma liste de liens sur le livre numé­rique :

    Je refuse que Apple ou Paypal puissent déci­der seuls que l’éro­tique ou la violence ne doivent pas être vendus, au point de les faire dispa­raître du paysage pour une part signi­fi­ca­tive de la popu­la­tion.

    Je refuse qu’A­ma­zon ou Apple puissent bloquer l’ac­cès à une part si impor­tante du marché sans réelle alter­na­tive pour se simples bras de fer commer­ciaux.

    Je n’ai pas de réponse toute faite : Je comprends qu’Apple a le droit de déci­der de ce qu’il vend, qu’A­ma­zon a le droit ne pas vendre ce qui lui semble trop cher, et que Paypal a le droit d’avoir des valeurs à mettre en avant et de contrac­tua­li­ser ou non avec qui il veut.

    Main­te­nant, control freaks, on dépasse les bornes. Être domi­nant sur un marché impose des règles de modé­ra­tion, pour le bien de la société. Nous pouvons les impo­ser par la loi, ou simple­ment montrer que nous n’ac­cep­te­rons plus ces types de compor­te­ment.

    On parle ici de socié­tés qui inter­agissent direc­te­ment avec les lecteurs, mais croyez moi il y a aussi des histoires de control freaks côté édition ou auteurs.

    Chacun à sa place, et tout le monde pourra se déve­lop­per en créant une acti­vité profi­table à tous, et en premier lieu à la société dans son ensemble : Lâchez prise.