Catégorie : Geek

  • Je rêve de domo­tique

    Je rêve que mes pièces puissent être chauf­fées à la bonne tempé­ra­ture quand elles en ont besoin et couper le chauf­fage le reste du temps. Je n’ai besoin du bureau que les jours où je travaille de la maison. Je n’ai besoin du chauf­fage dans la cuisine que proche des heures de repas, et idéa­le­ment en détec­tant quand je suis ou pas à la maison pour déjeu­ner. Bien entendu les tempé­ra­tures de vie, de repos et de travail ne sont pas les mêmes.

    Quitte à y aller, je veux des volets qui se ferment seuls la nuit en hiver pour préser­ver le chauf­fage, avec une excep­tion si je suis sur le balcon (ou pour faire simple si la porte-fenêtre est ouverte). À l’in­verse je veux qu’ils se ferment aux trois quarts en été dès que la tempé­ra­ture dépasse les 25°.

    Quitte à rêver je veux que les lumières s’al­lument seules en fonc­tion de la lumi­no­sité et de ma présence. Idéa­le­ment celle des toilettes pour­rait s’al­lu­mer à 50% de leur puis­sance seule­ment quand c’est la pleine nuit pour ne pas m’em­pê­cher de me rendor­mir.

    Je veux même une porte qui se déver­rouille seule quand c’est un membre de la famille qui approche de l’ex­té­rieur, sans avoir besoin de sortir les clefs, et qui se verrouille seule quand on sort.

    * * *

    Si j’osais je commen­ce­rais par le chauf­fage, qui est ce qu’on touche le moins et qu’on subit le plus. Je suis en chauf­fage central, radia­teur à eau. Dans le meilleur des cas ça veut dire insé­rer une tête sans-fil sur six radia­teurs, ajou­ter autant de capteurs de tempé­ra­ture dans les pièces, et relier ça avec un Pi et un module z-wave.

    C’est un coup à faci­le­ment dépas­ser les 500 € en maté­riel sans même parler du coût d’ins­tal­la­tion des têtes de radia­teurs (et ça…).

    Si j’ajoute le rempla­ce­ment des inter­rup­teurs (le contrôle des lumières et des volets c’est top mais il faut garder la main), les capteurs qui vont avec et une ou deux serrures qui peuvent se pilo­ter à distance en plus d’une clef clas­sique, même en brico­lant moi-même ça va vite donner un budget peu ration­nel.

    C’est ridi­cule, je sais. Je cherche une excuse pour me lancer. Ce n’est pas un vrai besoin et pas rentable finan­ciè­re­ment. Même écolo­gique­ment il y a bien mieux à faire avant. Il y a une ques­tion de confort mais surtout une envie de jouer au geek.

    Au cas où, qui a mené un parcours simi­laire ? (sur un appar­te­ment où pas grand chose n’est acces­sible, pas dans une maison récente ou à construire)

  • De la repré­sen­ta­tion graphique de données

    Petite disser­ta­tion sur la repré­sen­ta­tion graphique qui va ravir les plus geeks d’entre nous.

    Ce graphique est-il honnête ? L’axe des abscisses est tout sauf linéaire. Est-ce trom­per ou faus­ser ? Arthur Char­pen­tier nous montre avec brio que la repré­sen­ta­tion est un choix.

    On part du graphique suivant (Landais, Piketty et Saez)

    revol-fiscale

    Pour arri­ver à ces deux là

    pik6pik8

     

  • Pour ceux qui veulent s’amu­ser

    Je vous recom­mande les illu­sions d’op­tique du profes­seur Akiyo­shi Kitaoka. J’en envie de quasi toutes les copier et il faut que je me limite donc je vous mets juste une illu­sion de mouve­ment et une illu­sion géomé­trique mais je vous recom­mande d’al­ler voir les autres.

    Je trouve inté­res­sant que les personnes âgées soient moins sensibles à ces construc­tions, comme si l’es­prit inter­pré­tait moins ce qu’il perçoit (ici on peut dire que c’est une bonne chose, mais ça veut dire perdre beau­coup d’in­for­ma­tions en temps normal).

    Non, l'image est fixe, seul votre esprit en fait tourner certaines parties.
    Non, l’image est fixe, seul votre esprit en fait tour­ner certaines parties.
    Me croirez-vous di je vous dit que ce sont tous des carrés parfaits et que la déformation n'est qu'une illusion ?
    Me croi­rez-vous si je vous dit que ce sont tous des carrés parfaits et que la défor­ma­tion n’est qu’une illu­sion ?

    Pour ceux qui ont plus envie de créer je propose de suivre ce lien vers un spiro­graphe en ligne. Ce que j’ai pu m’amu­ser gamin avec ce truc… Je ne suis pas certain que ça ait autant de charme sur écran d’or­di­na­teur.

  • Petite aide sur les liens Face­book

    J’uti­lise peu Face­book mais le peu que j’uti­lise ne fonc­tionne même pas. En suivant les liens, j’ob­tiens quasi­ment toujours une page d’er­reur si je suis déjà connecté, et ça sous deux navi­ga­teurs diffé­rents :

    Cette page n’est malheureusement pas disponible. Le lien que vous avez suivi peut être incorrect ou la page peut avoir été supprimée.

     

    Je n’ai pas cette erreur si je suis décon­necté. Ça me le fait avec tout le monde donc il ne s’agit pas d’un blocage indi­vi­duel. Je n’ai d’ailleurs aucun problème à aller voir le profil de la personne concer­née et voir la publi­ca­tion en ques­tion dans son fil. C’est unique­ment en suivant le lien direct que j’ai un problème.

    La même page fonc­tionne aussi, y compris en étant connecté, si je passe sur le site mobile en remplaçant le www.face­book.com par un m.face­book.com.

    Petit exemple avec winter life alors que je vois sans problème la publi­ca­tion dans le fil de son auteur, à laquelle je ne suis pas abonné et qui ne me connait pas.

    Quelqu’un saurait-il m’ai­der ? (j’ai tenté de désac­ti­ver le bloqueur de pub mais ça ne vient visi­ble­ment pas de là)


    Merci à Pascal qui a la solu­tion (même si je ne comprends pas pourquoi elle est néces­saire) :

  • Quel poste de travail ?

    On m’a posé la ques­tion en privé et je trouve inté­res­sant d’échan­ger là dessus. La ques­tion est proche de « Tu disais de ne pas écono­mi­ser, c’est quoi ton maté­riel de travail au final ? »

    * * *

    En fin d’an­née j’avais un Macbook pro retina 13″, i5 2.7 Ghz, 16 Go de RAM et 256 Go de SSD, accom­pa­gné d’un écran 22″ full HD, d’un clavier et d’un track­pad mac blue­tooth.

    Autour de ça il y a une housse Icon tensaer­lite pour le trans­port, un adap­ta­teur vga et un ether­net, un adap­ta­teur secteur secon­daire (pour en avoir un à la maison et un au bureau plutôt que de le trim­bal­ler deux fois par jour).

    Ce n’est pas du maté­riel de boulot à l’ori­gine mais j’ai aussi un usage très inten­sif du Sony Z3 compact qui me sert de smart­phone, ses coques et acces­soires, et un casque audio à réduc­tion de bruit Black­beat Pro. L’in­dis­pen­sable sac avec lequel je trans­porte le laptop deux fois par jour est un R10 de RiutBag.

    Bref, au prix d’ori­gine de la tota­lité, je suis pile à 3 000 € TTC. Amorti sur 3 ans c’est tout juste 800 € HT annuels. Autant dire pas grand chose par rapport à un salaire.

    * * *

    Les tarifs et connec­tiques ayant évolué, la même config sur du neuf aujourd’­hui coûte envi­ron 15% de plus, 920 € HT annuels sur 3 ans. Le prix du Z3C n’a quasi­ment pas baissé mais les prix Apple ont flambé.

    Si j’avais à reprendre tout de zéro je pren­drais cepen­dant proba­ble­ment un écran QHD proche de 27″ avec une connec­tique USB-C qui me fait aussi le relai pour l’ether­net et l’ali­men­ta­tion. Le Black­beat Pro serait remplacé par un Bose QC35 et le Sony Z3C par un Samsung A5 2017.

    S’ils gagnent deux ports Thun­der­bolt 3, je risque de rempla­cer le macbook pro 13″ par le récent macbook 12″ dans sa confi­gu­ra­tion la plus musclée. À l’in­verse, si c’est pour y poser des machines virtuelles, il est possible que je réflé­chisse à un macbook pro, là aussi en pous­sant le disque et le cpu.

    On tombe­rait entre 950 € et 1200 € HT annuels sur 3 ans pour cette config remise à jour, surgon­flée dans sa borne haute.

    * * *

    Tout n’est pas indis­pen­sable. Il y a du confort voire du super­flu mais le surcoût du super­flu ne repré­sente quasi­ment rien annuel­le­ment, d’au­tant qu’en réalité tout ne se remplace pas tous les 3 ans.

    Même en ajou­tant un bureau et une chaise haut de gamme, pas mal de métiers néces­sitent des inves­tis­se­ments bien plus élevés, surtout mis en propor­tion de la rému­né­ra­tion.

    * * *

    Et vous ? Quel est votre maté­riel de travail ? Combien coûte-t-il ? Vous voyez quelque chose qui manque ?

    Et ques­tion orien­tée mais à laquelle j’ai­me­rais bien une réponse quand même : Si vous avez pris ou si on vous a fait prendre moins bien pour écono­mi­ser, est-ce que vous n’avez pas déjà perdu plus d’argent en temps perdu à attendre la fin de certaines tâches, en cher­chant une clef USB ou triant des fichiers à suppri­mer pour compen­ser un manque de disque, en perte d’ef­fi­ca­cité ou de concen­tra­tion à cause d’une mauvaise chaise ou du manque d’un casque à réduc­tion de bruit de bonne qualité, en perte parce que votre laptop était trop lourd donc pas avec vous, etc. ?

    Je suis curieux aussi de savoir si les indé­pen­dants font plus atten­tion ou non, et si à la baisse ou à la hausse.

  • Seconde inter­ca­laire et délires tempo­rels

    Les plus geeks d’entre vous doivent déjà être soulés par les billets sur la seconde inter­ca­laire de fin 2016 alors je ne vais que poser des liens.

    J’en recom­mande toute­fois la lecture, même pour ceux qui croient connaitre le sujet, au moins la vidéo (sérieu­se­ment, même si ce n’est que pour rire).

    Sinon, False­hoods program­mers believe about time est inté­res­sant pour renver­ser les idées reçues.

    Et les éter­nels wiki­pe­dia : Univer­sal time (dont il existe cinq versions diffé­rentes), TAI (temps atomique inter­na­tio­nal, qui lui fonc­tionne de façon très clas­sique mais diverge un peu plus de UTC à chaque seconde inter­ca­laire) et Unix time.

    Person­nel­le­ment de tout ça j’ai au moins appris que pour mesu­rer une durée précise à la seconde il faut utili­ser UTC (avec une biblio­thèque évoluée de gestion du temps) et pas une diffé­rence entre deux times­tamp Unix, parce que ce dernier revient en arrière tempo­rai­re­ment lors des secondes inter­ca­laires.

  • De la longueur des lignes

    En fait, les sources varient de 50 à 75 carac­tères par ligne

    Nico­las Hoizey

    Ça va me donner l’oc­ca­sion d’écrire un billet que j’ai long­temps voulu faire.

    TL;DR: Ce n’est pas si simple. En limi­tant la longueur des lignes on cherche deux effets. Aucun n’est lié au nombre de carac­tères sur la ligne.

    Où est ma ligne ?

    Le premier effet est de faci­li­ter le repé­rage du début de la ligne suivante. Ce premier point est aussi celui qui permet d’évi­ter l’ef­fet « les lignes semblent comme des vagues » chez certains lecteurs.

    La taille idéale dépend en partie de la hauteur de ligne et de l’in­ter­ligne qui va avec. Regrou­per les lignes en para­graphes de taille raison­nable et suffi­sam­ment sépa­rés entre eux aide aussi, ainsi les titres inter­mé­diaires pour se repé­rer entre les para­graphes.

    Ça fait partie d’un tout. Un texte mono­bloc avec une toute petite hauteur et un inter­ligne mini­mum ne se lira correc­te­ment qu’en colonne étroite. Chan­gez un seul des éléments et vous pour­rez élar­gir un peu.

    Beeline reader tente une approche paral­lèle en colo­ri­sant les lignes pour faci­li­ter le repé­rage. À essayer pour ceux qui ont un peu de fatigue.

    Angle de vision

    Toute­fois, même avec un texte en grands carac­tères et inter­ligne double, il faut comp­ter avec un absolu. Pour faci­le­ment reve­nir à la ligne suivante, l’œil doit pouvoir embras­ser simul­ta­né­ment le début et la fin de la ligne.

    La longueur limite dépend alors unique­ment de la distance du texte par rapport aux yeux, quelle que soit la taille des carac­tères.

    Lecture rapide

    Le second effet qu’on recherche est de permettre au cerveau d’ap­pré­hen­der le texte plus large­ment, sans avoir à suivre mot à mot.

    Norma­le­ment vous connais­sez déjà le mot de la ligne suivante avant d’y passer. Votre cerveau l’a retenu et vous permet une lecture conti­nue, sans le dixième de seconde de pause à chaque ligne. C’est vrai aussi pour l’en­semble du texte : Votre cerveau analyse déjà la suite.

    Pous­sez ce concept jusqu’au bout et vous obte­nez ce qu’on appelle la lecture rapide. Au lieu de suivre la ligne du début à la fin vous fixez un ou deux points sur chaque ligne. Même sans aller jusque là, il est peu probable que vous lisiez habi­tuel­le­ment en pur séquen­tiel. Un texte trop long rend diffi­cile cette lecture d’en­semble et vous force juste­ment à lire la ligne en séquen­tiel, comme vous le faisiez au CP.

    Là aussi, il faut que la ligne tienne dans un angle de vision réduit permet­tant au plus deux points de fixa­tion.

    Combien de carac­tères alors ?

    C’est là l’as­tuce. Aucun critère ne tient au nombre de carac­tères. Augmen­tez tant que vous voulez la densité de carac­tères sur une ligne. La lecture pourra en deve­nir plus diffi­cile mais ça n’im­pac­tera nulle­ment la longueur idéale des lignes.

    Bref, on ne compte pas en nombre de carac­tères.

    Même la taille des carac­tères ne compte pas tant que ça pour calcu­ler la longueur de ligne. On le prend en compte dans la capa­cité à indi­vi­dua­li­ser les lignes pour faci­li­ter le repé­rage du début de la ligne suivante mais le critère prin­ci­pal reste l’angle de vision.

    Pourquoi parle-t-on du nombre de carac­tères alors ? Parce que c’est une mesure simple, plus ou moins liée à la hauteur des carac­tères. La hauteur elle-même compte un peu dans l’équa­tion puisqu’elle joue sur l’in­di­vi­dua­li­sa­tion des lignes mais elle est surtout norma­le­ment réglée en fonc­tion de la distance entre l’œil et l’écran, c’est à dire par rapport à un angle de vision théo­rique.

    On peut parler en nombre de carac­tères mais si vous prenez une police plus ou moins dense, ce sera à vous d’adap­ter en fonc­tion (si la police est dense, vous pouvez mettre plus de carac­tères par ligne). Même chose si vous choi­sis­sez une taille de texte plus grande ou plus petite que souhai­table pour l’usage recher­ché (si vous gros­sis­sez votre texte, n’aug­men­tez pas d’au­tant la longueur de vos lignes, donc comp­tez moins de carac­tères).

    Mais combien alors ?

    Nico­las cite des sources parlant d’en­vi­ron 30 em. Les jour­naux qui font du colo­nage proposent beau­coup moins.

    Faute de faire plusieurs colonnes correc­te­ment, j’ai tendance à ouvrir un peu plus que la recom­man­da­tion et aller entre 32 et 36 em… pour une police serif de la densité de Geor­gia avec une taille par défaut de 1 rem, un inter­ligne agrandi et une sépa­ra­tion du texte en para­graphes pas trop longs sépa­rés par des titres.

    C’est un tout vous dis-je (et c’est subjec­tif, je ne donne que mes choix).

  • Mon cloud à moi

    On me parle de cloud tous les deux jours mais… je n’ai toujours pas de cloud à moi.

    Je veux que le PC Linux qui me sert de NAS puisse me propo­ser un disque réseau. Je veux pouvoir m’y connec­ter depuis Linux, Mac et Windows.

    Je veux pouvoir conti­nuer à navi­guer dans ce disque une fois hors-ligne. Je veux que les fichiers déjà ouverts et ceux que je marque expli­ci­te­ment soient mis en cache en local pour que eux aussi soient acces­sibles hors-ligne. Je veux pouvoir modi­fier ces fichiers hors-ligne et qu’ils soient synchro­ni­sées en tâche de fond dès que je me recon­necte.

    Si je devais abuser j’ai­me­rais même un accès Android et iOS, ainsi que pouvoir parta­ger des dossier au niveau d’une famille, voire avec des tiers. Bon, on va dire que ce para­graphe est option­nel.

    Je ne vais pas oser dire « c’est simple », mais on me le promet depuis tant de temps… Pourquoi ne l’ai-je toujours pas ?

    * * *

    J’ai exploré des choses, n’hé­si­tez pas à me propo­ser des ajouts qui répondent à ma problé­ma­tique, ou corri­ger mes erreurs.

    pCloud

    C’est peut-être ce qui semble le plus ressem­bler à ce que je recherche. On reste par contre sur un service en ligne proprié­taire.

    Je ne contrôle pas mes données qui sont obli­ga­toi­re­ment stockées hors-ligne (par défaut en clair, le chif­fre­ment côté client est une option payante).

    À leur décharge le prix est honnête avec 10$ mensuels pour 2 To + 5 $ mensuels avec le chif­fre­ment côté client.

    Si quelqu’un a testé, je suis preneur de retours sur les débits et sur l’in­tel­li­gence du cache local. Je n’ai par exemple pas bien compris si je devais abso­lu­ment marquer manuel­le­ment les fichiers que je veux hors-ligne ou s’il sait mettre seul hors-ligne les derniers fichiers accé­dés.

    Meet Lima

    J’ai trouvé Lima. J’en ai même une, mais l’idée d’y dédié mon disque prin­ci­pal et de l’y bran­cher en USB, ça m’a un peu bloqué.

    Entre autres ça me demande d’avoir un PC spéci­fique à côté pour gérer le backup, que ce PC fasse fréquem­ment un scan complet des 2 To par le réseau pour voir quels fichiers ont changé et les histo­ri­ser… ça me parait assez bancal et risqué.

    Si on ajoute que le débit de la Lima est de l’ordre de 13 Mb/s en écri­ture (d’après eux, donc j’ima­gine qu’il faut comp­ter moins de 10Mb/s), je ne le vois pas encore comme une solu­tion idéale.

    * * *
    Hors Péri­mètre

    Drop­box

    Au début j’ai adoré l’idée. Drop­box utilise un système de fichier stan­dard côté client, et la fiabi­lité qui va avec. Je n’ai pas de raison de craindre pour mes données. Autres points posi­tifs : J’ai le partage et les appli­ca­tions mobiles.

    Le problème c’est que j’ai le défaut qui va avec. Je suis limité par la taille de mon disque local, et ce n’est pas du tout ça que j’at­tends d’un cloud. Au mieux je peux passer par le web pour récu­pé­rer un docu­ment que je n’ai pas encore, ou choi­sir des dossiers qui ne seront pas synchro­ni­sés.

    Bref, hors péri­mètre.

    Pour ne rien arran­ger mes fichiers sont forcé­ment stockés chez Drop­box, en clair (oups, d’au­tant qu’ils ont déjà eu des failles y donnant accès), pour 10 € mensuel le To.

    Hubic

    On va dire que c’est le Drop­box d’OVH. C’est nette­ment moins cher, j’ai des options bien­ve­nues pour déclen­cher des sauve­gardes, mais sinon on reste au même niveau.

    La synchro­ni­sa­tion sélec­tive se limite par contre aux dossiers de premier niveau et ça c’est carré­ment bloquant pour moi.

    Google Drive

    Pas mieux que les deux précé­dents, 10 $ mensuels le To et une synchro­ni­sa­tion qui m’a déjà fait de mauvaises surprises.

    Les photos de petite taille (en dessous de 2048 × 2048) ne comptent pas dans le quota.

    Amazon Drive

    Non testé, mais à priori simi­laire aux précé­dents avec juste un quota illi­mité à 70 € par an (quand on connait les prix de S3, on se demande où est le piège).

    Les abon­nés premium peuvent stocker les photos gratui­te­ment.

    Resi­lio (ex Bittor­rent sync)

    Le jeu de fonc­tion­na­lité est simi­laire aux autres systèmes de synchro­ni­sa­tion précé­dent avec la seule diffé­rence qu’on synchro­nise des appa­reils locaux sans espace centra­lisé en ligne.

    La synchro­ni­sa­tion sélec­tive (indis­pen­sable à mon usage) demande une licence à 40 €, sans abon­ne­ment.

    Sync­thing

    La version « open source » du précé­dent, mais sans la synchro­ni­sa­tion sélec­tive. La consom­ma­tion CPU semble aussi très haute (je ne connais pas celle de Resi­lio).

    Le système semble faire des scan régu­liers de l’en­semble des fichiers pour traquer les chan­ge­ments. Sur 2 To j’ai très peur du résul­tat sur la batte­rie.

    Owncloud

    J’ai juste effleuré mais la synchro­ni­sa­tion ne sait pas décou­per les fichiers donc un petit chan­ge­ment néces­site de renvoyer tout le fichier à chaque fois. Pour moi c’est discri­mi­na­toire.

    Il reste que je ne crois pas avoir vu de synchro­ni­sa­tion sélec­tive et qu’un serveur PHP pour gérer des fichiers ça ne me rassure pas vrai­ment non plus.


    Je me suis permis de mettre des liens de parrai­nage pour certains services que j’uti­lise.

  • Disque NAS et système de backup

    Aujourd’­hui c’est backup day. Oui, encore. C’est bien le prin­cipe, non ?

    Histo­rique­ment je me repo­sais sur un Syno­logy à deux disques en local, et épiso­dique­ment des gravures de bluray à poser chez la famille ou les amis. La gravure deve­nait une corvée au fur et à mesure que la quan­tité de données augmen­tait.

    J’ai changé de poli­tique quand le Syno­logy a rendu l’âme : Un bare­bone super fin super fin super fin sans venti­la­teur accom­pa­gné d’un disque 2.5″. Double avan­tage : Ça peut se fixer derrière la TV sans prendre de place ni faire de bruit et je peux y instal­ler une distri­bu­tion linux que je contrôle. Le dernier point m’a permis d’y instal­ler Crash­plan, ce qui est un parcours du combat­tant à main­te­nir sur un Syno­logy. Le support bluray devient option­nel. Si le seul disque casse, j’ai un backup distant frais pour le restau­rer. Ça me suffit.

    * * *

    Le disque se remplit au fur et à mesure et je suis désor­mais à l’étroit. Je pensais rache­ter un disque de capa­cité double à prix raison­nable deux ou trois ans après. L’évo­lu­tion de l’in­for­ma­tique en a décidé autre­ment.

    Les SSD et le cloud ont pris les devants. Les disques magné­tiques 2.5″ ne semblent pas avoir vrai­ment évolué depuis 2014. Les prix se sont stabi­li­sés, les grandes capa­ci­tés sont rares et chères. Plus gênant : Le bare­bone accepte les disques jusque 9.5 mm d’épais­seur. C’était normal à l’époque mais aujourd’­hui les Seagate de 3 To et plus font 15 mm.

    * * *

    Bref, j’ai au moins deux choix :

    J’achète un disque 2.5″ 3 ou 4 To pour rempla­cer l’ac­tuel. Ça coûte plus cher que prévu et la marque n’a pas bonne répu­ta­tion. J’ai le même problème dans deux ans et là il faudra que je change mon set-up. Si quelqu’un me trouve un 2.5″ de 3 ou 4 To et de 9mm d’épais­seur au maxi­mum pour pas trop cher, je suis sacré­ment preneur. Pour l’ins­tant je n’ai pas trouvé.

    Je trouve un autre bare­bone pas trop gros et sans venti­la­teur mais qui accepte les 3.5″. Je crains le prix et la taille mais ça me permet­trait de tenir assez loin. Je suis preneur de sugges­tions pour le dit bare­bone.

    Vous voyez autre chose ?

    * * *

    Je fais un billet séparé avec ma dernière ques­tion orien­tée synchro­ni­sa­tion et exten­sion de stockage, histoire de ne pas tout mélan­ger. Parlons ici de stockage prin­ci­pal et de backup, ça sera déjà pas mal.

    * * *

    Quelques notes addi­tion­nelles suites aux premiers retours :

    • Je pour­rais prendre un Syno­logy comme bare­bone, mais je perdrais la souplesse de mon Linux. Entre autres je peux dire au-revoir à Crash­plan et ça demande de trou­ver une autre solu­tion de backup (je parle bien de backup, avec histo­ri­sa­tion au cas où je fais des bêtises avec mes fichiers, Drop­box ou des solu­tions de synchro­ni­sa­tion ne pour­ront pas remplir ce rôle).
    • Je parle de 2 To de données à moyen terme et 3 To à long terme. Comp­tez 20% de plus pour l’his­to­rique dans une solu­tion de backup. Je me vois mal mettre ça sur S3 ou équi­valent. Même Amazon Glacier n’est pas évident côté tarifs.
  • Dis Mozilla, c’est quoi ta stra­té­gie ?

    Mozilla, j’ai vécu avec toi depuis les miles­tones des années 2000. À l’époque on ne parlait pas même pas d’une 1.0 sur ce qui est devenu SeaMon­key.

    J’ai vu XULRun­ner qui permet­tait d’en­cap­su­ler une app web dans un conte­neur appli­ca­tif desk­top. C’était Atom et Elec­tron avant l’heure. Et puis tu as tué ce qui aurait pu faire le pont avec le desk­top.

    À l’époque il y avait XUL et XBL, qui permet­taient la compo­si­tion d’in­ter­face « web » avant l’heure. J’ai vu l’ini­tia­tive autour de XBL 2 mais la sauce n’a pas pris. Et puis tu as tué XUL en n’y voyant qu’un compo­sant de tes propres inter­faces.

    J’ai vu vers 2014 ton navi­ga­teur qui savait conver­tir une webapp en APK natif pour Android. Encore une fois on avait un pont entre le web et l’ap­pa­reil que les gens ont dans les mains. Et puis tu as tué ce qui permet­tait de faire le pont entre le web et les mobiles.

    À l’époque il y avait Fire­foxOS, qui envi­sa­geait d’ap­por­ter le web plus direc­te­ment sur le mobile. L’ini­tia­tive n’a pas pris dans le temps que tu lui as donné, mais ça aurait été un travail long terme. Et puis tu as tué le projet sans l’as­su­mer, avec une commu­ni­ca­tion vrai­ment défaillante.

    Aujourd’­hui les dev s’en­thou­siasment de ce que peut permettre Elec­tron à l’ave­nir et chantent l’in­no­va­tion de Chrome qui permet d’ins­tal­ler des webapp sur Android depuis quelques jours. Faute de compo­sants et de compo­si­tion, les gens refont des moteurs d’in­ter­face tout en Javas­cript. Chrome devient le point de passage obligé pour faire le pont entre web et mobile.

    Je donne ces deux exemples. J’en ai d’autres en tête. Peut-être arrives-tu trop tôt à chaque fois. Je ne sais pas. Par contre je suis fati­gué de voir toutes ces bonnes initia­tives tuées dans l’œuf pour ressor­tir plus tard chez des gens qui n’ont pas forcé­ment le bien commun comme objec­tif.

    Dis, Mozilla, c’est quoi ta vision et ta stra­té­gie pour le web ? Ça devient de moins en moins clair pour moi au fur et à mesure que les années passent. Je veux bien croire qu’il y en a une, je demande juste à ce qu’on me l’ex­plique.