Auteur/autrice : Éric

  • Empreinte digi­tale et sécu­rité

    Nouveau télé­phone avec un capteur d’em­preinte digi­tale. Il n’y a pas à dire, c’est super pratique et le compro­mis de sécu­rité est plutôt bien adapté au cas d’usage.

    Compro­mis ? C’est évident pour les geeks sécu­rité alors je m’adresse aux autres. Tout est histoire de compro­mis entre la faci­lité d’uti­li­sa­tion et le niveau de sécu­rité recher­ché.

    L’em­preinte digi­tale est facile à utili­ser mais assure un assez mauvais niveau de sécu­rité.

    Security - xkcd 358
    Secu­rity – xkcd 538

    Donc, qu’est prêt à faire celui qui veut accé­der à vos données ?

    Si vous ne vous cachez pas sérieu­se­ment à chaque fois que vous déver­rouillez votre télé­phone, le code PIN ou le schéma à la Android ne sécu­risent que contre le vol à l’ar­ra­chée, quand le voleur ne vous connait pas et ne peut rien obte­nir de vous.

    Si votre voleur est prêt à fouiller votre télé­phone sans votre accord, il est certai­ne­ment prêt à loucher par dessus votre épaule pour voir votre PIN ou votre schéma quand vous le tracez. Pour un schéma il peut même parfois se conten­ter des traces de doigts sur l’écran pour peu que vous ayez oublié de les effa­cer.

    C’est *là* que l’em­preinte digi­tale est inté­res­sante. Elle est est simple à utili­ser mais ne peut pas être repro­duite sans un mini­mum d’ef­forts.

    * * *

    Si par contre votre attaquant est prêt à être… méchant, alors l’em­preinte digi­tale est la pire des solu­tions.

    Le plus simple : Même un grin­ga­let peut vous prendre par surprise et retour­ner votre poignet dans votre dos pour vous faire déver­rouiller le télé­phone par la contrainte.

    Le plus discret : Récu­pé­rer une de vos empreintes quelque part où vous la lais­sez – c’est à dire partout, tout au long de la jour­née – et créer une fausse empreinte propre à leur­rer le capteur permis­sif du télé­phone. N’im­porte qui en est capable avec assez de volonté.

    Contre quelqu’un prêt à faire un mini­mum d’ef­forts il ne reste qu’un mot de passe ou un schéma suffi­sam­ment complexe que vous gardez confi­den­tiel. Rien ne battra même un bête code PIN si l’ap­pa­reil limite le nombre de tenta­tives.

    Le problème c’est que tour­ner le dos à vos proches à chaque déver­rouillage de télé­phone puis s’as­su­rer de ne pas lais­ser de traces sur l’écran, ce n’est pas neutre au jour le jour. Bien entendu, si vous allez dans cette direc­tion, il faut que le disque du télé­phone soit chif­fré, que le télé­phone se verrouille immé­dia­te­ment quand vous le lais­sez sur une table, et que l’éven­tuel schéma à tracer soit très complexe. Sinon autant reve­nir à l’em­preinte digi­tale.

     

  • Je rêve de domo­tique

    Je rêve que mes pièces puissent être chauf­fées à la bonne tempé­ra­ture quand elles en ont besoin et couper le chauf­fage le reste du temps. Je n’ai besoin du bureau que les jours où je travaille de la maison. Je n’ai besoin du chauf­fage dans la cuisine que proche des heures de repas, et idéa­le­ment en détec­tant quand je suis ou pas à la maison pour déjeu­ner. Bien entendu les tempé­ra­tures de vie, de repos et de travail ne sont pas les mêmes.

    Quitte à y aller, je veux des volets qui se ferment seuls la nuit en hiver pour préser­ver le chauf­fage, avec une excep­tion si je suis sur le balcon (ou pour faire simple si la porte-fenêtre est ouverte). À l’in­verse je veux qu’ils se ferment aux trois quarts en été dès que la tempé­ra­ture dépasse les 25°.

    Quitte à rêver je veux que les lumières s’al­lument seules en fonc­tion de la lumi­no­sité et de ma présence. Idéa­le­ment celle des toilettes pour­rait s’al­lu­mer à 50% de leur puis­sance seule­ment quand c’est la pleine nuit pour ne pas m’em­pê­cher de me rendor­mir.

    Je veux même une porte qui se déver­rouille seule quand c’est un membre de la famille qui approche de l’ex­té­rieur, sans avoir besoin de sortir les clefs, et qui se verrouille seule quand on sort.

    * * *

    Si j’osais je commen­ce­rais par le chauf­fage, qui est ce qu’on touche le moins et qu’on subit le plus. Je suis en chauf­fage central, radia­teur à eau. Dans le meilleur des cas ça veut dire insé­rer une tête sans-fil sur six radia­teurs, ajou­ter autant de capteurs de tempé­ra­ture dans les pièces, et relier ça avec un Pi et un module z-wave.

    C’est un coup à faci­le­ment dépas­ser les 500 € en maté­riel sans même parler du coût d’ins­tal­la­tion des têtes de radia­teurs (et ça…).

    Si j’ajoute le rempla­ce­ment des inter­rup­teurs (le contrôle des lumières et des volets c’est top mais il faut garder la main), les capteurs qui vont avec et une ou deux serrures qui peuvent se pilo­ter à distance en plus d’une clef clas­sique, même en brico­lant moi-même ça va vite donner un budget peu ration­nel.

    C’est ridi­cule, je sais. Je cherche une excuse pour me lancer. Ce n’est pas un vrai besoin et pas rentable finan­ciè­re­ment. Même écolo­gique­ment il y a bien mieux à faire avant. Il y a une ques­tion de confort mais surtout une envie de jouer au geek.

    Au cas où, qui a mené un parcours simi­laire ? (sur un appar­te­ment où pas grand chose n’est acces­sible, pas dans une maison récente ou à construire)

  • Payer plus les poli­tiques

    Dire ça c’est un peu accep­ter que les gens fraudent pour se rembour­ser du salaire qu’ils pensent devoir avoir. C’est juste inac­cep­table et que ce type de réflexion soit répan­due dans l’éco­sys­tème poli­tique en dit long sur la corrup­tion en France.


    Main­te­nant j’es­père tout de même qu’un jour l’em­ploi public rému­né­rera mieux que le privé, avec de meilleures condi­tions, que la concur­rence sera rude pour y accé­der et que ce sera la filière d’élite, que les meilleurs seront au service de la nation.

    On en est loin. On fait même exac­te­ment l’op­posé. Les condi­tions dans l’édu­ca­tion, dans les hôpi­taux, dans la police ou dans la justice sont indignes et ne seraient d’ailleurs même pas légales dans le privé. Ne parlons pas des rému­né­ra­tions.

    À force d’éco­no­mies, d’al­lè­ge­ments d’im­pôts, de jalou­sie du statut de fonc­tion­naire, de volonté de faire payer ceux qui dirigent, on se tire une balle dans le pieds. On renforce un modèle social complè­te­ment idiot.


    Alors non, au regard des rému­né­ra­tions des gens extrê­me­ment compé­tents dans le privé, il ne serait pas inap­pro­prié de rele­ver sérieu­se­ment les indem­ni­tés de certains élus, dont les dépu­tés. En échange par contre les frais doivent être justi­fiés, l’uti­li­sa­tion des crédits doit être contrô­lée, le temps doit être dédié au mandat et non au parti ou à la carrière et à la réélec­tion.

    Si on réforme vrai­ment tout ce qu’il y a autour, une indem­nité de base à 10_000 euros suivie de crédits qui permettent d’en­ga­ger les meilleurs juristes et de faire du travail de fond ne me choquera abso­lu­ment pas.

    Ça n’em­pê­chera pas les malhon­nêtes de conti­nuer à abuser du système, mais ça atti­rera aussi d’autres personnes.


    Par contre qu’on ne s’ar­rête pas aux poli­tiques, parce que ce sont loin d’être les cas les plus liti­gieux dans ceux rému­né­rés au service de l’État.

  • De la repré­sen­ta­tion graphique de données

    Petite disser­ta­tion sur la repré­sen­ta­tion graphique qui va ravir les plus geeks d’entre nous.

    Ce graphique est-il honnête ? L’axe des abscisses est tout sauf linéaire. Est-ce trom­per ou faus­ser ? Arthur Char­pen­tier nous montre avec brio que la repré­sen­ta­tion est un choix.

    On part du graphique suivant (Landais, Piketty et Saez)

    revol-fiscale

    Pour arri­ver à ces deux là

    pik6pik8

     

  • Hamon et la vie privée

    Oui, j’ai eu un mouve­ment de recul à la lecture de ce vieux tweet de 2014, comme proba­ble­ment tous les geeks. J’avoue que pour un candi­dat soutenu publique­ment par Edward Snow­den, c’était éton­nant.

    J’in­vite toute­fois à repla­cer dans le contexte. Benoit Hamon parle de Nico­las Sarkozy, scan­da­lisé qu’on ait pu l’in­ter­cep­ter dans le cadre d’écoutes judi­ciaires.

    D’un coup ça change un peu la portée de la phrase. Le contexte est « se savoir écouté dans le cadre d’une enquête judi­ciaire justi­fie de prendre un second télé­phone sous un faux nom ? ». Il ne s’agit (proba­ble­ment) pas d’une décla­ra­tion géné­rale reje­tant la notion de vie privée mais d’un soutien aux insti­tu­tions judi­ciaires et aux procé­dures qui en découlent. La phrase est certai­ne­ment maladroite, surtout hors contexte, mais qui ici aurait contesté ce soutien ?


    Benoit Hamon : « il n’y a pas de problème à être… par LeLab_E1

    Ne lais­sons pas le moindre doute. Deman­dons-lui quelle est sa posi­tion par rapport à la surveillance géné­ra­li­sée. Conti­nuons tant que nous n’avons pas de réponse claire. Par contre, entre temps, évitons de sortir des petites phrases hors de leur contexte pour faire des effets de manche.

    Mise à jour pour ceux qui veulent être convain­cus : Le même jour­na­liste à l’ori­gine de la cita­tion de départ qui rappelle désor­mais les gens au contexte de l’époque :

  • La claque des accords genrés

    Le sujet a été abordé des zillions de fois. Je sais que d’autres y ont bien plus réflé­chi que moi alors j’écris ici dans l’es­poir qu’on m’ali­mente un peu.

    Nous n’avons pas de genre neutre en français et nous utili­sons le mascu­lin à cet usage, ce qui pose forcé­ment un problème de visi­bi­lité sur le fémi­nin.

    Pour les pronoms nous avons plusieurs inven­tions comme iel mais qui restent encore peu usitées et proba­ble­ment peu comprises par ceux qui n’ont pas été sensi­bi­li­sé·es. 

    S’il n’y avait que les pronoms et adjec­tifs posses­sifs ces ques­tions auraient proba­ble­ment été réglées depuis long­temps. Malheu­reu­se­ment notre langue genre ou accorde aussi les noms, les adjec­tifs et les parti­cipes passés.

    Le point médian semble s’im­po­ser (et c’est cool) mais ça reste assez lourd en lecture, surtout pour les formes les plus complexes comme comme « sérieux·ses »« musi­cien·­ne·s » ou « acteur·­trice ».

    J’en­vie les langues qui n’ont pas fait l’er­reur de tout genrer ainsi. On peut toujours reve­nir en arrière mais si c’est pour garder la forme mascu­line ça revient à accen­tuer l’in­vi­si­bi­lité du genre fémi­nin dans la société (qu’il dispa­raisse dans la syntaxe je m’en moque, mais l’im­pact va bien entendu plus loin).

    Du coup, quid d’uti­li­ser le genre fémi­nin par défaut et de faire dispa­raitre progres­si­ve­ment le mascu­lin ? Pourquoi n’est-ce pas proposé ?

    Je raconte peut-être n’im­porte quoi, mais comme je suis convaincu qu’il y a des gens bien plus éclai­rés que moi sur ces ques­tions, je suis juste­ment preneur de vos commen­taires.

  • Pour ceux qui veulent s’amu­ser

    Je vous recom­mande les illu­sions d’op­tique du profes­seur Akiyo­shi Kitaoka. J’en envie de quasi toutes les copier et il faut que je me limite donc je vous mets juste une illu­sion de mouve­ment et une illu­sion géomé­trique mais je vous recom­mande d’al­ler voir les autres.

    Je trouve inté­res­sant que les personnes âgées soient moins sensibles à ces construc­tions, comme si l’es­prit inter­pré­tait moins ce qu’il perçoit (ici on peut dire que c’est une bonne chose, mais ça veut dire perdre beau­coup d’in­for­ma­tions en temps normal).

    Non, l'image est fixe, seul votre esprit en fait tourner certaines parties.
    Non, l’image est fixe, seul votre esprit en fait tour­ner certaines parties.
    Me croirez-vous di je vous dit que ce sont tous des carrés parfaits et que la déformation n'est qu'une illusion ?
    Me croi­rez-vous si je vous dit que ce sont tous des carrés parfaits et que la défor­ma­tion n’est qu’une illu­sion ?

    Pour ceux qui ont plus envie de créer je propose de suivre ce lien vers un spiro­graphe en ligne. Ce que j’ai pu m’amu­ser gamin avec ce truc… Je ne suis pas certain que ça ait autant de charme sur écran d’or­di­na­teur.

  • Et si on déco­dait les augmen­ta­tions annuelles ?

    Crevons tout de suite la légende urbaine : La plupart des mana­gers ne cherchent pas à payer le moins possible. Ça arrive, mais ce n’est pas une géné­ra­lité.

    Main­te­nant les rému­né­ra­tions sala­riales ont un impact énorme sur les finances de l’en­tre­prise. Il faut donc démon­trer la perti­nence de l’aug­men­ta­tion. À vous de le faire et voici quelques éléments.

    En fonc­tion de la valeur produite

    La meilleure c’est savoir ce que vous appor­tez comme valeur ajou­tée à la société. Pour tous les consul­tants et déve­lop­peurs de SSII factu­rés à des clients c’est assez simple : Si on augmente votre TJM, on devrait aussi augmen­ter votre salaire propor­tion­nel­le­ment. En fait, vu que la plupart des coûts sont fixes, votre salaire devrait même augmen­ter plus vite que votre TJM.

    Deman­dez des comptes sur le prix auquel vous êtes vendus et faites la somme. En comp­tant une marge brute de 30% – ce qui est plutôt bon – votre salaire net devrait être dans les 42% de cette somme.

    Bien entendu c’est une approxi­ma­tion et vous pouvez prétendre à plus dans une société qui rabote les coûts, qui fait peu d’ef­forts commer­ciaux ou qui ne vous propose pas un bureau dans ses locaux. Vous pouvez aussi être très légè­re­ment en dessous sur une société qui vous four­nit de super locaux, de très bonnes condi­tions maté­riel et vous paye des forma­tions faci­le­ment.

    En fonc­tion du marché

    Pour les autres c’est un peu plus compliqué. Une bonne mesure est de regar­der le marché. Idéa­le­ment regar­dez combien sont payés aujourd’­hui vos amis dans d’autres socié­tés qui ont un métier et une expé­rience proche des vôtres. C’est à ce tarif que vous pouvez prétendre.

    Rien n’est compa­rable, les avan­tages et condi­tions ne sont jamais les mêmes, il n’em­pêche que ça donne une bonne idée sur laquelle vous baser.

    Atten­tion si vous regar­dez les annonces d’em­ploi, il est fréquent qu’on y montre surtout les four­chettes hautes ou des entre­prises en forte demande qui sont prêtes à y mettre les moyens. Ce n’est pas forcé­ment repré­sen­ta­tif.

    En fonc­tion des nouveaux arri­vés

    S’il y en a, vous pouvez aussi regar­der le salaire des nouveaux recru­tés d’ex­pé­rience équi­va­lente. On ne vous remet­tra pas forcé­ment à niveau d’un coup mais il doit y avoir une volonté d’y arri­ver à terme.

    Atten­tion toute­fois à regar­der le niveau attendu au moment de l’em­bauche et pas le niveau réel de la personne : S’il était prévu que le nouveau soit meilleur que vous (donc mieux payé) et qu’il se révèle moins bon que prévu, on ne peut pas augmen­ter tout le monde à cause de cette erreur d’éva­lua­tion au recru­te­ment.

    En lissant une progres­sion stan­dard

    Une autre possi­bi­lité est de regar­der à combien on recrute les débu­tants, à combien on pour­rait payer une personne de 10 ans d’ex­pé­rience à un poste simi­laire (déve­lop­peur, déve­lop­peur senior voire déve­lop­peur lead c’est grosso modo la même chose ; consul­tant, mana­ger ou chef de projet c’est par contre un poste diffé­rent) et de voir quel pour­cen­tage d’aug­men­ta­tion annuel corres­pond à cette progres­sion. Ajou­tez-y l’in­fla­tion de l’an­née précé­dente.

    Si un déve­lop­peur junior est à 38K€ et que celui à 10 ans d’ex­pé­rience est à 51–56K€, ça nous donne à peu près 3–4% d’aug­men­ta­tion annuelle en moyenne en plus de l’in­fla­tion (ces chiffres sont arbi­traires mais je pense assez repré­sen­ta­tifs de la progres­sion de salaire des 10 premières années d’un déve­lop­peur – atten­tion : ce sera forcé­ment très diffé­rent, et souvent moins rapide, pour d’autres métiers).

    Bien entendu c’est une moyenne lissée, il ne faut pas vous attendre à avoir ça chaque année. Ça pourra être plus, ça pourra être moins. J’ai tendance à penser que c’est un peu plus les premières années et les années où on commence à deve­nir un moteur/lead au sein de l’équipe. C’est donc un peu moins dans le milieu de la période.

    Évidem­ment c’est aussi une vue qui n’est pas univer­selle. Certains appor­te­ront plus et progres­se­ront plus vite. D’autres souhai­te­ront limi­ter leur impli­ca­tion ou n’ont personne pour les tirer vers le haut et les faire progres­ser. Dans ces derniers cas on s’ar­rête sur la courbe de progres­sion et les augmen­ta­tions hors infla­tion deviennent symbo­liques. À vous de savoir si vous appor­tez signi­fi­ca­ti­ve­ment plus que l’an­née précé­dente.

    Et l’état des finances de la société ?

    Étran­ge­ment il ne compte pas, ou pas plus de quelques années.

    Vous ne pouvez évidem­ment pas prétendre une augmen­ta­tion si la société n’a pas de quoi les finan­cer, ou si elle doit réin­ves­tir ses finances ailleurs.

    Main­te­nant ce ne peut être qu’un effort tempo­raire. Non seule­ment ça ne doit pas durer, mais les augmen­ta­tions futures devront être plus impor­tantes ensuite pour reve­nir à la courbe de progres­sion normale.

    Lissé sur trois à cinq ans ça ne devrait pas se voir. Si ça se voit c’est que vous êtes en train d’as­su­mer le risque de la société à la place des action­naires. Sur une star­tup, au mini­mum, ça devrait avoir pour consé­quence de vous inté­res­ser au capi­tal futur auquel vous contri­buez en rédui­sant vos préten­tions, donc de vous distri­buer (de nouveau) des BSPCE ou des actions gratuites.


    Et vous ? Je vous propose une feuille de calcul pour rentrer votre premier et dernier salaire à un poste. Ça prend en compte l’in­fla­tion et vous sort l’aug­men­ta­tion annuelle moyenne sur la période.

    Si vous voulez pleine confi­den­tia­lité, commen­cez par dupliquer la feuille de calcul dans votre espace person­nel avant d’y insé­rer vos chiffres

  • La révo­lu­tion elle est là

    Le prin­cipe du revenu univer­sel c’est de le verser à tout le monde, indis­tinc­te­ment.

    Soyons clairs. On ne créé pas magique­ment plein d’argent à distri­buer, on le répar­tit juste autre­ment.

    Tout le monde ne va pas se retrou­ver avec plusieurs centaines d’eu­ros en plus sur son compte en banque. Désolé. Ceux qui vivent confor­ta­ble­ment verront tout simple­ment leurs impôts augmen­ter d’au­tant. Si on veut amélio­rer la couver­ture des moins aisés, il est même logique de penser que le pouvoir d’achat des autres va bais­ser, bien qu’on leur verse aussi le revenu univer­sel.

    Du coup, comp­ta­ble­ment, qu’on se contente de fusion­ner, étendre et amélio­rer les mini­mums sociaux exis­tants unique­ment à ceux qui en ont besoin ou qu’on instaure un revenu d’exis­tence univer­sel… ça ne change pas forcé­ment grand chose.

    Rien de révo­lu­tion­naire au niveau du finan­ce­ment. Ceux qui y voient un problème sont juste ceux qui ont peur qu’on en profite pour bous­cu­ler la répar­ti­tion actuelle des richesses en faveur des plus pauvres (et ça me peine, parce que c’est un impé­ra­tif humain).

    La diffé­rence est surtout au niveau du prin­cipe. Il n’y a qu’à écou­ter la notion de valeur travail ou de dignité par le travail voire d’assis­ta­nat dans les discours de certains poli­tiques pour s’en convaincre.

    Avec le revenu univer­sel on arrête les paliers, les dossiers à monter et à justi­fier, la victi­mi­sa­tion de ceux qui béné­fi­cient des aides et les non recours qui découlent des problèmes précé­dents.

    On envi­sage simple­ment de renver­ser le modèle de société en consi­dé­rant un nouveau rapport au travail ou à la vie. On affirme qu’il est normal d’avoir de quoi vivre et que ceux qui ont plus contri­buent à la nation à hauteur de leurs ressources, qu’il n’y a pas à gagner sa vie.

    Ça n’a l’air de rien mais ça peut tout chan­ger. La révo­lu­tion elle est là

  • Petite aide sur les liens Face­book

    J’uti­lise peu Face­book mais le peu que j’uti­lise ne fonc­tionne même pas. En suivant les liens, j’ob­tiens quasi­ment toujours une page d’er­reur si je suis déjà connecté, et ça sous deux navi­ga­teurs diffé­rents :

    Cette page n’est malheureusement pas disponible. Le lien que vous avez suivi peut être incorrect ou la page peut avoir été supprimée.

     

    Je n’ai pas cette erreur si je suis décon­necté. Ça me le fait avec tout le monde donc il ne s’agit pas d’un blocage indi­vi­duel. Je n’ai d’ailleurs aucun problème à aller voir le profil de la personne concer­née et voir la publi­ca­tion en ques­tion dans son fil. C’est unique­ment en suivant le lien direct que j’ai un problème.

    La même page fonc­tionne aussi, y compris en étant connecté, si je passe sur le site mobile en remplaçant le www.face­book.com par un m.face­book.com.

    Petit exemple avec winter life alors que je vois sans problème la publi­ca­tion dans le fil de son auteur, à laquelle je ne suis pas abonné et qui ne me connait pas.

    Quelqu’un saurait-il m’ai­der ? (j’ai tenté de désac­ti­ver le bloqueur de pub mais ça ne vient visi­ble­ment pas de là)


    Merci à Pascal qui a la solu­tion (même si je ne comprends pas pourquoi elle est néces­saire) :