Auteur/autrice : Éric

  • Vélo à cour­roie

    Je n’ai pas de chaîne à mon vélo. Ça déclenche toujours des discus­sions pour ceux qui le remarquent. À la place j’ai une cour­roie.

    Petit retour d’ex­pé­rience après 3 ans sur un vélo à cour­roie, à partir des ques­tions qu’on me pose habi­tuel­le­ment.

    C’est bien ?

    Oui. Je voulais quelque chose sans main­te­nance et qui ne me salisse pas quand je porte le vélo dans l’es­ca­lier. En pratique il y a aussi zéro bruit lorsque je roule, aucune usure ou presque pour 10 ans, et jamais de chaîne qui déraille.

    C’est telle­ment posi­tif que je vivrais comme une nette régres­sion de retour­ner sur un vélo avec une chaîne.

    Zéro main­te­nance ?

    Zéro. Chan­ger la cour­roie à la fin de sa durée de vie sera plus ou moins la seule opéra­tion de main­te­nance. Une cour­roie dure 30 000 à 100 000 km, même dans les condi­tions extrêmes qu’une chaîne n’ai­me­rait pas du tout. J’ima­gine qu’il me reste person­nel­le­ment une dizaine d’an­née avant d’y penser.

    En compa­rai­son, la chaîne, en théo­rie, se nettoie régu­liè­re­ment. C’est long, c’est (très) sale. Certains parlent de chaque sortie, d’autres de tous les deux mois. Beau­coup (moi inclus) ne le font jamais mais ça abîme le maté­riel qui s’use plus vite et perd en effi­ca­cité. Il faut aussi lubri­fier régu­liè­re­ment.

    On m’a parlé de tension

    En théo­rie il faudrait surveiller la tension de la cour­roie. Il y a même une appli­ca­tion mobile pour esti­mer ça à partir du son qu’elle fait. En pratique il est peu probable qu’elle soit trop forte, en tout cas certai­ne­ment pas au point de fragi­li­ser la cour­roie.

    On n’a toute­fois aucun inté­rêt à tendre inuti­le­ment la cour­roie et ajou­ter de la fric­tion. Le seule impact d’une cour­roie trop peu tendue est le risque qu’elle saute, comme une chaîne qui déraille. Il faut vrai­ment une tension très basse pour ça.

    En réalité il faut en théo­rie regrais­ser le péda­lier tous les 1 à 2 ans. C’est là qu’on règle la tension sur mon vélo, donc celui qui graisse le péda­lier devra de toutes façons gérer la tension à ce moment là. Pas trop besoin d’y penser.

    Si ça vous préoc­cupe, il existe des systèmes avec des poulies qui ajoutent la tension qu’il faut sur la cour­roie, un peu comme un dérailleur mais en plus simple.

    Et comment tu fais quand ça casse ?

    En cas de casse, il faut chan­ger la cour­roie. Il n’y a pas de répa­ra­tion. L’as­tuce c’est que ça ne casse pas, ou de façon excep­tion­nelle après une mauvaise mani­pu­la­tion humaine.

    Il faudra que je retire la roue comme pour une crevai­son, que je retire quelques vis pour ouvrir le cadre au niveau du triangle, puis que je retire l’an­cienne cour­roie pour mettre la nouvelle. Pas de graisse, pas d’huile, ça pren­dra moins de temps qu’une crevai­son.

    C’est pénible en voyage si ça arrive mais empor­ter une cour­roie de rechange pèse à peu près aussi lourd que le dérive-chaîne destiné à ouvrir une chaîne vélo pour la répa­rer.

    Attends, ouvrir le triangle ?

    La trans­mis­sion doit passer à l’in­té­rieur du triangle arrière du vélo. Pour une chaîne on ouvre un maillon, on passe la chaîne et on referme le maillon. Pour faci­li­ter, les chaînes ont souvent un maillon dit « maillon rapide » qui permet l’opé­ra­tion simple­ment.

    La plupart des cour­roies ne s’ouvrent pas. Pour les faire passer à l’in­té­rieur du triangle arrière du vélo il faut donc… ouvrir le triangle arrière. Les vélos à cour­roie sont prévus pour, et s’ouvrent puis se referment juste au-dessus de l’axe de roue arrière.

    Ce sont deux vis, et à faire une fois tous les 30 à 100 000 km. Autant dire que ça ne me stresse pas trop. Le cas échéant, c’est le vélo­ciste qui s’en occu­pera.

    Pourquoi tous les vélos n’uti­lisent pas une cour­roie alors ?

    La cour­roie relie un plateau à l’avant à un pignon à l’ar­rière. Comme une chaîne, sauf qu’il n’y a pas de dérailleur. Celui qui veut plusieurs vitesses doit les inté­grer dans un boîtier vitesse péda­lier (le plus connu est Pinion) ou dans un moyeu vitesse à l’ar­rière (les plus connus sont les Nexus/Alfine et le Rohloff).

    Ces boîtiers vitesses demandent eux aussi zéro main­te­nance ou presque, avec des durées de vie gigan­tesques, mais sont nette­ment plus chers à l’achat, plus lourds et avec une effi­ca­cité légè­re­ment moindre qu’un système de dérailleur. Il y a juste un chan­ge­ment d’huile à faire une fois par an. Ça se fait faci­le­ment par un non brico­leur avec une seringue, sans s’en mettre partout.

    Au final on utilise encore chaîne et dérailleurs à la fois pour les vélos pas trop cher (prix) et pour les vélos de course (effi­ca­cité maxi­male). Ça laisse un marché réduit pour les systèmes à cour­roie, mais on en trouve pas mal sur les vélos élec­triques haut de gamme (plus chers, et dont le moteur fait qu’on ne recherche plus du confort qu’une effi­ca­cité opti­male de chaque compo­sant).

    Ah, ça coûte cher ?

    La cour­roie coûte cher, on parle de 90 € envi­ron. C’est 4x le prix d’une chaîne. On la change aussi 5 à 20x moins souvent, avec zéro produit d’en­tre­tien en cours de route. Les non brico­leurs chan­ge­ront aussi leur cour­roie tout seuls. Ils feront sûre­ment appels à une pres­ta­tion de profes­sion­nel pour une chaîne. Sur la durée de vie du vélo, on s’y retrouve faci­le­ment.

    Les pinions et plateaux sont eux aussi très signi­fi­ca­ti­ve­ment plus chers, mais là aussi on les change beau­coup plus rare­ment.

    Le truc qui coûte vrai­ment cher c’est le moyeu vitesse. Un Nexus 8 vitesses fait dans les 175 €, un Alfine 11 vitesses fait plus de 300 € et un Rohloff 14 vitesses est entre 1000 € et 1250 €. C’est bien bien plus cher qu’un couple dérailleur+­cas­sette équi­valent. Si, là encore, la diffé­rence de durée de vie fait qu’on s’y retrouve au final pour qui fait vrai­ment des kilo­mètres, l’in­ves­tis­se­ment initial est quand même large­ment dissua­sif.

    Ah, c’est moins effi­cace ?

    Une cour­roie est 0.5% moins effi­cace qu’une trans­mis­sion à chaîne neuve et lubri­fiée. Elle doit toute­fois être couplée à un boîtier de vitesse qui lui ne peut pas battre un dérailleur externe. Les tests en labo­ra­toire disent qu’un système à cour­roie est 2 à 6% moins effi­cace qu’un système à dérailleur externe neuf et bien entre­tenu.

    On parle de quelques points de pour­cen­tage d’ef­fi­ca­cité. C’est au maxi­mum de 2 à 3 minutes sur un trajet d’une heure. Hors situa­tion de compé­ti­tion ou de recherche de perfor­mance, c’est proba­ble­ment peu signi­fi­ca­tif.

    L’ef­fi­ca­cité de la chaîne dimi­nue toute­fois très rapi­de­ment avec l’usage (usure de la chaîne, usure des pignons, sale­tés, lubri­fi­ca­tion, boue, mauvais réglage de dérailleur), là où la cour­roie garde à peu près la même effi­ca­cité quelles que soient les condi­tions. En condi­tions réelles la diffé­rence est donc plus faible, voire inver­sée.

    Si vous cher­chez la perfor­mance en course ou que vous aimez bidouiller votre vélo, restez sur dérailleur. Dans le cas contraire, la cour­roie est proba­ble­ment un bon compro­mis.

    Je peux ajou­ter une cour­roie sur mon vélo ?

    Proba­ble­ment pas, ou pas simple­ment.

    Plus haut j’ai parlé de cadre qui s’ouvre au niveau du triangle arrière. Ça doit être prévu d’ori­gine. Il parait que certains découpent des cadres stan­dards mais je me méfie­rais sur la soli­dité résul­tante.

    La marque Veer proposent aussi des cour­roies qui s’ouvrent et qui ne néces­sitent pas de cadre spéci­fique. Elles sont très peu répan­dues et je n’ai pas vu passer de retours, qu’ils soient posi­tifs ou néga­tifs. Je serais étonné que la soli­dité soit la même. Je vois au moins qu’il n’y a pas de guide central pour empê­cher la cour­roie de sortir du pignon.

    Dans tous les cas, il faut un cadre très rigide. Les cour­roies sont faites pour travailler en aligne­ment parfait et n’aiment pas les torsions. Si le cadre est trop souple, la cour­roie risque de travailler de mauvaise façon, et soit dérailler soit risquer usure et casse préma­tu­rées.

    Si vous avez le bon cadre et que l’ex­pé­rience vous tente, il faudra toute­fois ajou­ter un boîtier de vitesse avec son sélec­teur de vitesse dédié, ainsi que chan­ger le pignon arrière et le plateau de péda­lier. Le prix des compo­sants n’est pas anec­do­tique. Ça peut être inté­res­sant de regar­der un vélo neuf déjà équipé.

    Est-ce que c’est pour moi ?

    Du fait du coût initial d’achat, mis à part quelques rares excep­tions, ça ne se trouve que sur le haut de gamme. C’est donc à priori exclu si votre budget est restreint ou si les risques de vol sont élevés.

    Si vous êtes prêts à mettre le prix au départ, que vous préfé­rez la prati­cité et l’ab­sence de main­te­nance à la bidouilla­bi­lité et aux pouillèmes de perfor­mance, alors foncez.

    Là où les cour­roies sont les plus fréquentes c’est sur les vélos à assis­tance élec­trique, sur du moyen à haut de gamme. On cherche d’abord le pratique et le confort. Un léger surcoût en poids et en résis­tance au roule­ment ne sont pas des critères signi­fi­ca­tifs quand le moteur tourne. La présence du moteur rend souvent suffi­sant aussi un moyeu à 8 vitesses donc pas besoin d’ima­gi­ner un Rohloff à 1 000 €. Enfin, le prix d’achat est déjà élevé donc le surcoût est moins visible en propor­tion.

    On trouve aussi des cour­roies sur les vélos urbains haut de gamme. Vous aurez une absence totale de main­te­nance et de salis­sure. Avec un moyeu vitesse Nexus 8 ou Alfine 11, il faut comp­ter 500 à 1 000 € de plus à l’achat.

    Sur les vélos de voyage c’est plutôt le très haut de gamme parce qu’il faut payer le moyeu Rohloff ou le boitier de péda­lier Pinion, qui coûtent tous deux plus de 1 000 €. Pour ce prix là vous avez cepen­dant une trans­mis­sion incre­vable et à l’abri des problèmes méca­niques quelles que soient les condi­tions. Alee Denham (Cyclin­ga­bout) est connu pour être un promo­teur très actif.

    Là dernière caté­go­rie où j’ai vu des cour­roies ce sont les VTT très haut de gamme, asso­cié en géné­ral avec un boitier Pinon sur le péda­lier. Ça coûte cher, très cher.

  • Où est-ce que je m’ar­rête ?

    En voiture, si vous devez* vous arrê­ter ici, comment le faîtes-vous ?

    Six schéma montrant une double voie à sens unique flaquée d'une bande cyclable à droite, d'un trottoir encore plus à droite et d'une bande végétalisée à gauche.

Schéma A : Une voiture est arrêtée à cheval sur la bande cyclable et la voie de circulation générale.

Schéma B : Une voiture est arrêtée à cheval sur la bande cyclable et le trottoir

Schéma C : Une voiture est arrêtée entièrement sur le trottoir, bloquant celui-ci.

Schéma D : Une voiture est arrêtée sur la voie générale de droite.

Schéma E : Une voiture est arrêtée sur la voie générale de gauche

Schéma F : Une voiture est arrêtée à cheval sur la voie de gauche et sur la bande végétalisée.

    J’ai posé la ques­tion sur Twit­ter et Masto­don pour géné­rer un peu de débat mais surtout atti­rer l’at­ten­tion sur les occu­pa­tions de bandes cyclables.

    Il y a eu des choses inté­res­santes.


    Préam­bule : Je vais une synthèse et pas une correc­tion. La seule bonne réponse est de ne pas s’ar­rê­ter là, même si vous pensez que vous avez une bonne raison, que vous pensez ne pas avoir le choix, ou que c’est juste pour deux minutes.

    S’il faut choi­sir, la plupart semblent discu­ter de ce qui gêne le moins ou de ce qui est le moins dange­reux.

    Trois caté­go­ries ressortent :

    • Ceux qui acceptent de bloquer le trot­toir (situa­tion C)
    • Ceux qui acceptent de bloquer la bande cyclable (situa­tions A et B)
    • Ceux qui acceptent de bloquer une voie moto­ri­sée (A, D, E et F)

    L’as­pect moral

    Et vous, qu’ac­cep­tez-vous de bloquer ?

    En fait la situa­tion n’est pas tout à fait équi­li­brée donnée ainsi. Si on bloque le trot­toir on va inci­ter des piétons à contour­ner par la chaus­sée, y compris des familles, enfants, personnes âgées dont pour qui ce compor­te­ment n’est pas forcé­ment anodin. S’ils remontent la rue, ils vont même arri­ver sur la chaus­sée en surgis­sant de derrière la voiture arrê­tée sans qu’on puisse les voir avant. Bref, c’est dange­reux.

    Un blocage du trot­toir c’est aussi un vrai problème pour les PMRs, qui dans le meilleur des cas devront rebrous­ser chemin puis descendre toute la rue par la chaus­sée en pleine circu­la­tion, voire la remon­ter à contre-sens.

    Si on bloque la bande cyclable on fait contour­ner les cyclistes. Ça ne semble pas vrai­ment un sujet aux profanes. Les cyclistes, eux, savent que ça peut être une manœuvre dange­reuse. Il y a des morts à cause de ce types de contour­ne­ment, litté­ra­le­ment, régu­liè­re­ment. Des morts.

    En ville, un blocage d’une voie de circu­la­tion moto­ri­sée sur les deux peut faire un peu de bazar si la circu­la­tion est dense mais ne provoquera certai­ne­ment rien de grave. Dans le pire des cas, peu probable, on a de la tôle frois­sée. Si je peux faci­le­ment retrou­ver une dizaine de récits de cyclistes morts en contour­nant dans la presse, je pense échouer à trou­ver le récit d’un seul acci­dent grave dû à un arrêt en pleine voie en ville. La peur d’un acci­dent grave par l’ar­rière en cas d’ar­rêt est justi­fiée sur auto­route et sur natio­nale, mais proba­ble­ment pas en ville.

    Vous me voyez venir, non ? Il s’agit un peu d’ar­bi­trer qui on choi­sit de gêner mais il s’agit surtout beau­coup de choi­sir si on crée un danger ou pas, et lequel.

    On peut toute­fois noter que le schéma A bloque la bande cyclable et la voie de moto­ri­sée de droite. Ça n’a quasi­ment aucun avan­tage par rapport à la B.

    Choix du risque

    Si je m’en tiens à l’ana­lyse plus haut, il faut privi­lé­gier les sché­mas D, E ou F. Je soupçonne d’ailleurs que la très grande majo­rité des votants pour le schéma D soient des cyclistes.

    Tous ne sont toute­fois pas d’ac­cord. Une mino­rité de cyclistes préfère contour­ner plutôt que risquer l’ou­ver­ture de portière par l’in­té­rieur que le schéma D rend possible. Ça tient proba­ble­ment du vécu de chacun, mais aussi certai­ne­ment des infra­struc­tures et condi­tions de circu­la­tion qu’il rencontre au quoti­dien.

    Quant au choix entre D et E, pas grand monde ne choi­sit E. Mon intui­tion me dit que ça tient peut-être de la peur de se faire embou­tir par l’ar­rière. En ville ce risque me semble toute­fois faible, et surtout il ne concerne que des débats maté­riels (assu­rés), pas du corpo­rel.

    L’as­pect pénal

    Reste le « et le code, il dit quoi ? ».

    I. – En agglo­mé­ra­tion, tout véhi­cule à l’ar­rêt ou en station­ne­ment doit être placé par rapport au sens de la circu­la­tion selon les règles suivantes :

    1° Sur l’ac­co­te­ment, lorsqu’il n’est pas affecté à la circu­la­tion de caté­go­ries parti­cu­lières d’usa­gers et si l’état du sol s’y prête ;

    2° Pour les chaus­sées à double sens, sur le côté droit de celles-ci, sauf dispo­si­tions diffé­rentes prises par l’au­to­rité inves­tie du pouvoir de police ;

    3° Pour les chaus­sées à sens unique, sur le côté droit ou gauche, sauf dispo­si­tions diffé­rentes prises par l’au­to­rité inves­tie du pouvoir de police.

    Article R417–1 du code de la route

    Les auto­mo­bi­listes l’in­ter­prètent souvent comme « le bord droit c’est la bande cyclable » mais ils ont par ailleurs l’in­ter­dic­tion expli­cite de s’y arrê­ter (Arrêt dit « très gênant », R417–11) donc ça ne fonc­tionne pas. Les sché­mas A et B sont exclus.

    Les cyclistes l’in­ter­prètent souvent comme « le bord droit possible, sur cette route, c’est la voie moto­ri­sée de droite », c’est à dire le schéma D. Il est aussi possible de l’in­ter­pré­ter comme « quand il y a une voie réservé, le bord droit est inter­dit ».

    C’est c’est une route en 2×2 avec un gros terre-plein central, est-ce qu’il y a deux chaus­sée ou une seule ? Si c’est une seule, elle est à double sens. Si c’est deux, on a un sens unique et l’ar­rêt à gauche est auto­risé, ce qui ouvri­rait éven­tuel­le­ment le schéma E si on ne provoque pas de gêne exces­sive.

    Dans tous les cas, il est inter­dit de s’ar­rê­ter sur le trot­toir, même avec juste deux roues. Les sché­mas B et C sont donc exclus. S’ar­rê­ter sur le terre-plein est aussi inter­dit. Autant exclure le schéma F qui de toutes façon n’ap­porte aucun avan­tage par rapport au E.

    Et toi alors ?

    En géné­ral je ne m’ar­rête pas sans un empla­ce­ment expli­cite, même si ça m’ar­ran­ge­rait beau­coup. Si je peux je reste en dehors de la bande cyclable, comme dans le Schéma D.

    Je suis convaincu que le schéma E est la bonne façon de faire en ville s’il y a une chaus­sée distincte pour chaque sens de circu­la­tion. En pratique je ne sais pas si j’ose­rai affron­ter mes conci­toyens pour ça.

    Je garde le B en tête, toute­fois, si sur place il semble le moins dange­reux des trois, ou si je cède à la pres­sion des autres auto­mo­bi­listes qui voudront me faire déga­ger de la chaus­sée.


    (*) Je pose la ques­tion dans ces termes parce que sans l’em­phase sur le devoir beau­coup répon­dront qu’ils ne s’ar­rê­te­ront pas. En réalité, combien refu­se­ront de s’ar­rê­ter sur le bord pour lais­ser descendre un passa­ger ? Pour aller cher­cher la pizza s’il n’y a aucun parking tout prêt ? Pour déchar­ger je ne sais quoi de lourd ? Pour attendre quelqu’un qui doit sortir de l’im­meuble en face ? etc

    Tout le monde dit qu’il n’a pas le choix mais en réalité on sait tous que pour la plupart des arrêts, en réalité on a ce choix. On a juste pas envie des alter­na­tives..

  • Quels outils vélo en itiné­rance

    Je suis large­ment insa­tis­fait des multi-outils. Certains ont trop peu d’em­bouts et c’est toujours l’ab­sent dont on a besoin. D’autres sont complets mais sont telle­ment larges qu’ils ne sont pas utili­sables dans les endroits peu acces­sibles. Le pire sont ceux à la fois larges et courts.

    Je peux imagi­ner empor­ter tout un jeu de clefs Allen et de clefs plates mais le poids n’est pas idéal. Je suppose que vous avez d’autres solu­tions.

    Bref, vous empor­tez quoi ?


    Je veux, tous les jours, avoir de quoi régler ou resser­rer tout ce qui peut bouger avec le temps. Si je fais confiance à mon inven­taire, ça veut dire des clefs Allen H4 et H5, une pointe de tour­ne­vis Philips/JIS, et de quoi serrer des boulons de 8 et de 10 mm.

    Retours obte­nus : Je suis passé à côté de l’outil multi-fonc­tion vélo 920 de Décath­lon qui utilise des clés Allen en L indé­pen­dantes. Il est un peu plus lourd que les autres (216 gr) mais il embarque vrai­ment tout, jusqu’aux démontes-pneus et aux clés plates 8 et 10 mm.
    Diffi­cile de faire mieux quand on ajoute ce qui manque aux autres.

    En alter­na­tive il y a le Ratchet’n Roll Ex de Topeak. Il manque l’em­bout hexa de 8 mm mais on trouve partout des adap­ta­teurs 6 -> 8 qu’on peut ajou­ter à la pochette. Le vrai défaut c’est une pochette qui se roule, donc pas forcé­ment facile à glis­ser dans les sacoches.

    Sinon il y a les pochettes Big Switch et Big Switch Rachet de Black­burn. Il manque la pointe cruci­forme. On devrait pouvoir en trou­ver une compa­tible pour la version Rachet (avec la clef à cliquet) mais pas pour l’autre.
    Le fait que ce soit une pochette permet d’y ajou­ter les clefs plates et d’autres outils, voire les rustines dans le filet. C’est un vrai avan­tage par rapport à l’ou­til de Décath­lon. Si on ajoute tout on finit quand même légè­re­ment plus lourd que celui de Decath­lon. L’en­com­bre­ment est simi­laire.

    Quand je pars en hors de la ville, je veux aussi pouvoir répa­rer une crevai­son. Outre les consom­mables, ça veut dire une clef plate de 15 mm, deux démontes-pneu et une pompe pas dégueu­lasse.

    En rando en famille j’ai­me­rais aussi de quoi rempla­cer un câble de frein ou de dérailleur, chan­ger les plaquettes ou les patins de frein, ainsi que chan­ger un maillon de chaîne. Outre les consom­mables j’ima­gine que ça veut dire au moins un dérive-chaîne, un crochet ou une pince-chaîne, une pince coupante et une pince stan­dard.

    Là je n’ai pas eu de réponse. Les pinces que je trouve sont super lourdes. Vous utili­sez quoi pour chan­ger vos câbles en itiné­rance ?

    Bref, je veux du trans­por­table, si possible léger, mais quand même pratique. Qu’est-ce que vous conseillez ?


    Le reste j’ima­gine que c’est pour des répa­ra­tions plus lourdes que je ne ferai pas seul en itiné­rance (pédales péda­lier et plateau, cassette et disque de frein, purge des freins hydrau­liques ou du moyeu).

    Est-ce que j’ai oublié quelque chose à prendre en itiné­rance ?

    Je vois beau­coup de multi-outils avec du Torx mais je ne vois rien en Torx sur les vélos de la famille.

  • Nouveau tour dans les CSS-in-JS

    L’his­toire

    J’ai aban­donné mes premiers amours qu’é­taient les feuilles de style sépa­rées avec des nommages bien séman­tiques. Je travaille par les appli­ca­tions front-end par compo­sants, j’ai besoin que les styles fonc­tionnent de façon simi­laire.

    BEM était une bonne idée mais impra­ti­cable. Le nommage est pénible et il fallait encore garder une synchro­ni­sa­tion entre la feuille de style et les compo­sants. J’ai eu plai­sir à trou­ver CSS Modules mais on conti­nue à jongler sur deux fichiers distincts avec des imports de l’un à l’autre. Il fallait faire mieux.

    J’ai besoin que les styles soient édités au même endroit que les compo­sants, toujours synchro­ni­sés, mis à jour en même temps, limi­tés chacun au compo­sant ciblé.

    Tail­wind a trouvé une solu­tion à tout ça en géné­rant statique­ment la feuille de style à partir des compo­sants eux-mêmes. Je comprends pourquoi ça plaît mais je n’ar­rive pas à consi­dé­rer que redé­fi­nir tout un pseudo-langage paral­lèle puisse être une bonne idée. On finit toujours par devoir apprendre CSS, que ce soit pour expri­mer quelque chose que le pseudo-langage ne permet pas, ou simple­ment pour comprendre pourquoi le rendu n’est pas celui qu’on imagine.

    Je suis parti vers les solu­tions CSS-in-JS quand je code du React. Faire télé­char­ger et exécu­ter toute une biblio­thèque comme Emotion est loin d’être idéal mais ça reste fina­le­ment assez négli­geable sur une appli­ca­tion front-end moderne.

    Entre temps j’ai quand même décou­vert Goober, qui implé­mente le prin­ci­pal en tout juste 1 ko. L’éli­mi­na­tion des styles morts contre­ba­lance proba­ble­ment large­ment ce 1 ko de Javas­cript. On aurait pu en rester là.


    La mise à jour

    Je suis quand même gêné de devoir embarquer une biblio­thèque Javas­cript. J’ai fouillé voir si rien de mieux que Goober et Emotion n’avait pointé le bout de son nez depuis la dernière fois que j’ai tout remis en cause. Il se trouve que le paysage a sacré­ment évolué en cinq ans.

    D’autres que moi ont eu envie d’al­ler vers du plus simple. On parle de zero-runtime. Les styles de chaque compo­sant sont extraits à la compi­la­tion pour créer une feuille de style dédiée. Les parties dyna­miques sont faites soit avec des variantes prédé­fi­nies, soit avec des variables CSS qui sont ensuite mani­pu­lée par Javas­cript via les attri­buts `style`.

    Le véné­rable c’est Vanilla-extract mais on a juste une version plus complexe et entiè­re­ment Javas­cript des CSS-Modules. C’est d’ailleurs le même auteur, et le même problème fonda­men­tal : deux fichiers distincts à mani­pu­ler et à synchro­ni­ser.

    Vient ensuite Lina­ria qui semble une vraie merveille. Il a l’es­sen­tiel de ce que proposent les CSS-in-JS avec de l’ex­trac­tion statique avec tout ce qu’on attend au niveau de l’ou­tillage : types­cript, source maps, prépro­ces­seur et véri­fi­ca­tion de syntaxe, ainsi que l’in­té­gra­tion avec tous les cadres de travail clas­siques.

    Lina­ria c’est aussi WyW-in-JS, qui opère toute la partie extrac­tion et trans­for­ma­tion, au point de permettre à qui veut de créer son propre outil concur­rent à Lina­ria. Je trouve même cette réali­sa­tion bien plus signi­fi­ca­tive que Lina­ria lui-même.

    L’équipe de MUI en a d’ailleurs profité pour faire Pigment-CSS et conver­tir tout MUI. Pigment reprend tout le prin­cipe de Lina­ria avec la gestion des thèmes, la gestion des variantes, et quelques raccour­cis syntaxiques pour ceux qui aiment l’ap­proche de Tail­wind. En échange, ces fonc­tion­na­li­tés ne sont possibles qu’en écri­vant les CSS sous forme d’objets Javas­cript plutôt que sous forme de texte CSS direc­te­ment. La biblio­thèque est aussi plus jeune et la compa­ti­bi­lité avec tous les cadres de travail ne semble pas assu­rée.

    J’ai aussi traversé Panda-CSS mais sans être convaincu. Panda génère tout en statique mais il génère tout une série d’uti­li­taires et de variables par défaut, et injecte beau­coup d’uti­li­taires dans le Javas­cript qui sera exécuté avec l’ap­pli­ca­tion. C’est un croi­se­ment entre Emotion, Tail­wind et Lina­ria, mais qui du coup me semble un peu Fran­ken­stein. À vouloir tout à la fois, on finit par ne rien avoir de franc.


    Si c’est pour utili­ser avec MUI, le choix se fait tout seul. Dans le cas contraire, au moins pour quelques mois le temps que Pigment-CSS se déve­loppe un peu plus, Lina­ria me semble un choix plus sage. S’il y a quoi que ce soit qui coince, Goober reste une solu­tion prag­ma­tique et tout à fait accep­table.

  • Retour après voyage à vélo 2024 — Le reste

    1. Préa­­lable
    2. Le trajet
    3. Les vélos et la casse
    4. Les sacoches
    5. Le couchage
    6. La cuisine
    7. Les acces­soires
    8. Les habits
    9. La nour­ri­ture
    10. Le reste (ce billet)

    (le billet de 2023)

    Répa­ra­tion

    Ruban adhé­sif toilé

    Pas grand chan­ge­ment dans les répa­ra­tions par rapport à l’an­née dernière si ce n’est le ruban adhé­sif résis­tant que j’ai bien fait de prendre, et des ques­tions sur l’an­née prochaine. J’en ai parlé dans la rubrique sur les vélos vu la casse de cette année.

    Serviettes

    Serviette Sea to summit Airlite

    Je suis amou­reux des serviettes que j’ai acheté l’an­née dernière. On en avait deux, j’ai acheté la troi­sième cette année. C’est aussi ça que j’ai, en petit format, pour sécher la vais­selle.

    Ça s’es­sore comme une serpillière, absorbe l’eau très faci­le­ment même déjà humide, et ça sèche en quelques minutes derrière. Le tout pour un poids et un encom­bre­ment ridi­cu­le­ment réduit : Personne ne s’at­tend à voir une serviette de bain pleine taille dans un sac plus petit que la paume de ma main.

    Possible que la prochaine fois j’en prenne une de plus en moyen format pour reti­rer la conden­sa­tion de la tente.

    Mous­tiques

    Spirale anti-mous­tique à brûler

    On a aussi été agres­sés par des nuées de mous­tiques. C’est au point où j’ai pu avoir plus d’une ving­taine de piqûres le temps de mettre l’anti-mous­tique. Chacune finit par faire un bouton de 2 cm de large.

    Même le spray n’a pas toujours été effi­cace. On a fini par utili­ser une spirale à brûler, et ça c’est effi­cace.

    Range­ments

    Filets à linge

    J’ai étendu l’idée de l’an­née dernière, acheté plus de filets à linge. On en avait un par tenue quoti­dienne, un pour la nuit, un pour la pluie, etc. Les sacoches ne sont qu’un grand sac sans sépa­ra­tion et ça permet­tait de mani­pu­ler le tout faci­le­ment sans passer notre temps à plier ou déplier.

    Sangles et attaches

    J’avais hésité à en prendre moins. J’ai fina­le­ment pris deux tendeurs filets et deux tendeux à 4 brins. On a fini par tout utili­ser suivant les moments, y compris quelques mousque­tons. Ça nous aurait manqué sinon.

    Gilet réflé­­chis­­sant

    Je me posais la ques­tion, j’ai la réponse. On en a eu besoin pour un trajet de nuit sur une grosse dépar­te­men­tale (ou petite natio­nale, je ne sais pas). Sans gilet réflé­chis­sant j’au­rais été encore moins rassuré. Bref, ça prend du volume mais il faut garder.

  • Retour après voyage à vélo 2024 — La nour­ri­ture

    1. Préa­­lable
    2. Le trajet
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    9. La nour­ri­ture (ce billet)
    10. Le reste

    (le billet de 2023)

    Eau

    Poche à eau MSR Dromo­lite

    On s’est retrouvé plusieurs fois à court d’eau mais la poche a eau n’a pas été vrai­ment la solu­tion. Avec la tempé­ra­ture, on a hésité à la remplir pour se retrou­ver avec de l’eau chaude. Je me dis que ça peut le faire l’an­née prochaine si on met la poche dans la glacière. Sinon autant prendre deux bidons chacun.

    Je garde­rai la poche à eau l’an­née prochaine parce que ça ne pèse rien et ça ne prend pas de place, mais je ne trouve plus ça si magique que ça.

    Fond de sacoches

    Nous avions trop pris de fond de sacoche l’an­née dernière, et on été reparti avec quasi­ment tout ce qu’on avait pris au départ. Cette année j’ai moins pris, et surtout on s’est auto­ri­sés à piocher dedans.

    Méli-Mélo gour­mand, Tipiak

    J’ai gardé mes deux indis­pen­sables : le taboulé et le méli mélo de céréales. Ce sont deux choses en sachets qui peuvent se faire hors du feu avec rela­ti­ve­ment peu d’eau, l’un avec de l’eau froide et l’autre avec de l’eau chaude. Là dessus, pas de chan­ge­ment. Avoir un pack de chaque au fond des sacoches permet de s’as­su­rer de toujours avoir de quoi manger si on est pris de cours.

    En pratique on a toujours eu un paquet de coquillettes 3 minutes, plus ou moins rempli, et quelques mini baby­bels — Le baby­bel étant à ma connais­sance le seul fromage à suppor­ter suffi­sam­ment la chaleur sur le long terme parce qu’il est protégé par la cire.

    Agré­ments

    Sauce salade 25 cl

    Les mignon­nettes de sauce de l’an­née dernière c’était un sacré volume. On a fait plus simple et on est parti avec une petite bouteille de 25 cl de sauce, qu’on a mis dans un sachet zippé pour plus de sécu­rité. C’est fina­le­ment aussi bien, et bien moins volu­mi­neux.

    L’an­née prochaine j’ajou­te­rai peut-être une petite salière de poivre, d’épices ou d’herbes, histoire d’avoir quelque chose de plus que le sel. Bon, cette année on a peu cuisiné de toutes façons.

    Le sucré

    Pour le matin on a retiré la confi­ture. Le miel en flacon doseur suffit tout à fait et ça reste propre à tout instant.

    Les sachets de café soluble n’ont pas été utili­sés. Le camping ou le village propose toujours un vrai café et on n’a jamais eu le courage de sortir vais­selle + brûleur juste pour ça. Je pense qu’on fera l’im­passe l’an­née prochaine, même chose pour les infu­sions à froid.

    J’avais aussi emmené des compotes en gourdes souples mais on n’y a à peine touché aussi je me demande si on ne s’en passera pas l’an­née prochaine là aussi.

    Haribo Dragi­bus

    Je garde par contre le sachet de Dragi­bus (les gros, pas les mini). Il y a une vraie diffé­rence de moti­va­tion et de résis­tance quand je donne 1 dragi­bus tous les 5 à 10 km au fiston et quand je ne le fais pas. La chaleur a toute­fois réussi à les faire fondre dans le sac et il faut bien prévoir un sac zippé imper­méable pour éviter de tout salir.

    Au-dessus, il y a quelques barres de céréales dans les sacoches avant. Indis­pen­sable en cas de besoin même c’est plus pour l’ex­cep­tion­nel.

    Frais et non-frais

    Glacière sac à dos Pika­chu

    J’en ai parlé déjà deux fois mais la petite glacière souple sur le porte-bagages du fiston a été d’une vraie aide avec les tempé­ra­tures. Le jambon aurait risqué de tour­ner en quelques heures sans ça.

    Plat préparé Garbit, Pad Thaï

    J’ai toujours refusé les plats prépa­rés lyophi­li­sés des maga­sins de sport. Le prix est prohi­bi­tif et je ne le trouve pas perti­nent pour nos randos qui ne sont que de grandes balades en camping. En super­mar­ché on a par contre trouvé des plats prépa­rés en sachets plas­tiques qui se gardent à tempé­ra­ture ambiante. Contre toute attente, c’est bon et en quan­tité. On a fini par toujours en avoir un jeu dans les sacoches.

  • Retour après voyage à vélo 2024 — Les habits

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    (le billet de 2023)

    Pas grand chose n’a changé depuis 2023. On a pris 4 tenues dont une longue, trois cuis­sards, une polaire, un maillot de bain, une tenue de pluie, un pyjama, une paire de tongs, une casquette aérée. On a juste fait l’im­passe sur le tour de cou vu les tempé­ra­tures.

    Quan­tité

    Cuis­sard endu­rance Van Rysel

    J’ai hésité sur les 4 tenues parce que ça prend beau­coup de volume dans les sacoches, surtout les cuis­sards parce que je me suis fina­le­ment équipé aussi suite à mes 100 km.

    On prévoyait une lessive tous les deux jours. On a parfois dû attendre trois jours donc les trois cuis­sards n’étaient pas de trop. Si on ajoute la tenue pour quand on met les trois au sale, on n’a rien eu de tota­le­ment super­flu.

    Est-ce qu’on aurait pu faire avec une de moins ? proba­ble­ment mais ça aurait été aussi moins confort. Avec la chaleur, avoir des vête­ments propres n’est pas du luxe. On risque de rester sur cette mesure la prochaine fois.

    Pyjama

    J’ai surpris plusieurs personnes lors de ma prépa­ra­tion à parler de pyjama, et de panta­lon long pour le pyjama.

    On peut évidem­ment s’en passer mais ça impose un drap inté­rieur dans le sac de couchage pour le garder propre. Je ne sais pas si on y gagne grand chose, que ce soit en volume en poids ou en confort. Le pyjama long donne aussi plus d’adap­ta­bi­lité.

    Lessive

    Mini-clips pour le linge

    Le hauban de tente de 10 grammes pour 10 mètres et les feuilles de lessive solides sont toujours parfaits. J’ai par contre remplacé les mini pinces à linge par des mini-clips en plas­tique. J’ai pu en prendre 2x plus, pour moins de volume et moins de poids, et une meilleure tenue.

    Synthé­tique

    Le pyjama est la seule pièce qu’on a pris en coton. Cette fois-ci on a fait la chasse au coton, y compris sur les sous-vête­ments. Le séchage rapide nous apporte beau­coup de souplesse. Les cuis­sards mettent un plus long­temps mais ça reste raison­nable, et limité.

    Vu la chaleur sur notre période, il n’y a aucun doute que le synthé­tique est indis­pen­sable pour les t-shirts de toutes façons.

    Tenue de pluie

    Veste imper­méable Decath­lon MH500

    J’hé­si­tais l’an­née dernière. On a encore plus hésité cette année vu la météo. En réalité on a joué la sécu­rité : panta­lon et veste de pluie.

    Pour les vestes on a même pris de vraies vestes de pluie et pas nos anciens k-way qui ne servent qu’à une petite averse. Je rends même fiston jaloux parce que j’ai une veste d’un orange pétant.

    On ne l’a pas regretté. On a traversé un vrai gros orage sur 10 km sans qu’il ne soit prévu sur la météo. Fiston avait gardé un k-way et est sorti trempé. Nous, même avec nos vraies vestes, on sentait la pluie comme si c’était de la grêle.

    On peut discu­ter des panta­lons (c’est du confort mais j’ap­pré­cie), pas des vestes. À défaut de panta­lon il faut toute­fois des guêtres ou des chaus­sures imper­méables. On a choisi le panta­lon.

  • Retour après voyage à vélo 2024 – Les acces­soires

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    10. Le reste

    (le billet de 2023)

    Quatre indis­pen­sables : Télé­phone pour appe­ler en cas de soucis (quitte à l’éteindre 99% du temps), GPS parce que c’est un confort énorme de suivre la trace sans se poser de ques­tions, liseuse pour les périodes de repos, et la pompe à mate­las dont j’ai encore parlé dans le billet sur le couchage.

    Élec­tri­cité

    L’adap­ta­teur CEE17, indis­pen­sable des campings

    Cette année on est partis avec un VAE à rechar­ger. Ça veut dire des empla­ce­ments camping avec prise au moins un jour sur deux, un adap­ta­teur CEE17 et une rallonge élec­trique. J’ai pris 10 mètres et ça s’est révélé le bon curseur, même si j’ima­gine que d’autres pour­raient essayer de faire sans. Bien entendu, il faut rajou­ter le char­geur lui-même, qui pèse son poids.

    Batte­rie portable Ankor 737

    Au-delà, j’ai gardé le système de l’an­née dernière avec la batte­rie portable charge rapide et le char­geur puis­sant pour aller avec. Pouvoir ne pas rester bran­ché des heures est un vrai plus. Il a fallu une petite multi­prise pour permettre d’avoir à la fois la charge de batte­rie portable et la charge du VAE. On a d’ailleurs plus utilisé les télé­phones que l’an­née dernière, donc c’était bien­venu.

    J’ai par contre réduit les câbles. Un câble 140W entre la batte­rie et le char­geur, trois petits câbles USB-C de 30 cm pour les appa­reils. Plutôt que de prendre aussi des câbles micro-USB, Light­ning et USB-A, j’ai pris trois petits adap­ta­teurs qui peuvent s’ajou­ter en bout de câble. Ça m’a permis d’être adap­table sans multi­plier les connec­tiques.

    GPS vélo

    GPS Bryton 750SE

    Je ne sais pas comment on faisait sans GPS. Si le fléchage était bon, le GPS c’est s’évi­ter plein de ques­tions, plusieurs erreurs de chemin.

    Prévoir toutes les traces à l’avance avec l’ar­ri­vée aux camping était aussi une bonne idée. Le tracé sur place sur télé­phone se contente de suivre la recom­man­da­tion auto­ma­tique. À l’avance j’ai pu affi­ner, étudier le chemin, éviter des zones fréquen­tées. Les traces offi­cielles de la Via Rhona était tout de même une très bonne base.

    Malheu­reu­se­ment le support pour GPS Bryton est peu stable. Sur cailloux il bouge et finit par avoir la tête en bas. Je n’avais pas ce problème en ville du coup ça a été la mauvaise surprise. Je le remon­tais en perma­nence à la main.

    Liseuses

    Je suis toujours amou­reux des liseuses. On n’au­rait clai­re­ment pas pris 3 ou 4 livres chacun, en plus du fait que les liseuses n’ont pas besoin de lumière en plus pour lire le soir.

    C’est l’ou­til pour quand on s’ar­rête, et qui nous suit en perma­nence. La charge tient le voyage, même si j’ai prévu l’adap­ta­teur micro-USB pour les rechar­ger.

    Écou­teurs

    On commence à avoir des appa­reils sans prise jack, ce qui impose des écou­teurs blue­tooth, et donc cette batte­rie portable.

    Je regrette toujours l’in­ter­dic­tion de porter des écou­teurs à vélo. Je suis trop respec­tueux mais on aurait pu se permettre d’igno­rer tout ça sur les pistes dédiées. Je pense que l’an­née prochaine je me le permet­trai.

    L’écou­teur à conduc­tion osseuse, oreilles ouvertes, a tout de même servi à garder la moti­va­tion du fiston sur la grande ligne droite de 40 km en pleine chaleur.

    Jeux

    Le jeu de scopa

    À trois on a amené un jeu de scopa, qui fonc­tionne très bien même si j’ai peu eu le courage d’y jouer. Petit, pas lourd, rapide, jouable de 2 à 4, c’était parfait.

    Éclai­rage

    La lampe fron­tale n’a servi qu’une fois, et peut-être que les télé­phones auraient suffi même si beau­coup moins pratique. Est-ce que j’en reprends une l’an­née prochaine ? Je ne sais pas. Ça ne prend pas beau­coup de place.

    Une seule suffit toute­fois large­ment. Entre les télé­phones et les LED amovibles du vélo, pas la peine de plus. C’est juste plus pratique de n’avoir rien à la main en cas de galère.

  • Retour après voyage à vélo 2024 – La cuisine

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    (le billet de 2023)

    Réchaud

    MSR Pocket Rocket Deluxe

    Le setup n’a pas tant changé par rapport à 2023. J’ai toute­fois changé ce réchaud Opti­mus Crux qui ne me semblait pas super stable, même si on m’a dit que c’était normal.

    J’ai pris un PocketRo­cket Deluxe de MSR. L’al­lu­mage piezzo est juste un bonheur. On me dit qu’il y a diffé­rentes quali­tés. Celui là s’al­lume à chaque fois. Rien que ça vaut le format un peu moins compact (et encore, c’est pour pinailler). J’ai même l’im­pres­sion que la forme du brûleur tient mieux le vent. Il faudra confir­mer. En tout cas c’est une réus­site.

    Vais­selle

    Pas de chan­ge­ment sur la vais­selle plas­tique Decath­lon. Les four­chettes se sont parfois révé­lées un peu faiblardes quand on doit piquer sur un bout de pomme un peu dur, et le couteau ne coupe évidem­ment rien. Je me tâte à prendre de l’inox ou du titane pour l’an­née prochaine.

    Lavage

    Flacons de voyage 100ml

    J’ai aban­donné le savon solide pour la vais­selle. J’ai pris deux flacons « avion » de 100ml avec du produit vais­selle. Un seul aurait été déjà deux fois plus que suffi­sant. Je ne revien­drai pas au solide si je peux l’évi­ter.

    Pas de chan­ge­ment d’avis sur ce qui m’a servi de torchon (la taille XS, qui n’existe plus), qui est toujours parfait.

    Frais et glacière

    La glacière sac-à-dos Pika­chu

    J’en ai parlé un peu dans la section sur les sacoches mais on avait une glacière souple avec nous. Elle s’est révé­lée indis­pen­sable pour garder au frais les denrées une demie-jour­née malgré les chaleurs écra­santes. On a même pu garder des sodas frais quand on les ache­tait le matin.

    Tupper­ware

    Là dessus je n’ai pas encore trouvé la solu­tion. On a pris un gros tupper­ware rectan­gu­laire. L’idée était de pouvoir mettre des restes ou des salades prépa­rées. En vérité, comme anti­cipé l’an­née dernière, ça a servi pour mettre du frais ou du fragile comme des fruits.

    C’est gros, pas pratique, et à la fois trop petit quand on en a besoin. J’ai encore quelque chose à trou­ver là dessus.

  • Retour après voyage à vélo 2024 – Le couchage

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    (le billet de 2023)

    Ce billet sera court parce que ça confirme que le setup de l’an­née dernière était le bon : Tente, mate­las, sacs de couchage, oreillers.

    On a pris une lampe fron­tale. On l’a utili­sée une fois pour un montage la nuit, mais honnê­te­ment on aurait pu faire sans avec juste nos télé­phones.

    La tente

    Le auvent de tente

    Je suis toujours content de la MT900 Ultra­light de Decath­lon. En parti­cu­lier le montage rapide, y compris sous la pluie, la place dispo­nible, le poids qui reste raison­nable pour une 4 personnes, et le auvent impor­tant. Pour des voyages à vélo, je suis prêt à perdre quelques centaines de grammes pour reprendre un auvent sur une future tente.

    Le zip de la toile exté­rieur finis­sait par dérailler en perma­nence et Decath­lon a été top en SAV. On a défi­nit dans quelle ville on serait le temps qu’ils commandent la toile de rempla­ce­ment. Ils ont livré dans un casier, à la date prévue, sur le Decath­lon de la ville prévue. Pas de discus­sion, toujours super agréables. J’ap­pré­cie++

    Ouver­ture de la toile exté­rieure par temps sec et chau

    Il reste que les jours avec la nouvelle toile ont été diffi­ciles. Même en ouvrant tota­le­ment les aéra­tions et en profi­tant du fait que la tente permet de replier la toile exté­rieure d’un côté, on a souf­fert de la chaleur. Une fois dedans, la chambre inté­rieure fait plusieurs degrés de plus que la tempé­ra­ture exté­rieure. Quand la tempé­ra­ture la nuit refuse de bais­ser, on finit par trans­pi­rer.

    Je ne sais pas si c’est parce que les tempé­ra­tures étaient plus élevées, parce que la nouvelle toile était plus imper­méable, ou si les aéra­tions fonc­tion­naient mal, mais on a un peu souf­fert. Je ne me rappelle pas en avoir souf­fert l’an­née dernière.

    Pompe pour les mate­las

    Pompte Flex­tail 2X

    La pompe pour les mate­las est la trou­vaille de l’an­née dernière. Je ne repar­ti­rai pas sans. J’ai fini toute­fois par ne plus l’uti­li­ser pour dégon­fler. Ça ne me faisait pas gagner un temps signi­fi­ca­tif et dimi­nuait l’au­to­no­mie.

    Avec les gros mate­las gonflables longs et format rectan­gu­laire de 8 cm d’épais­seur, il est néces­saire de la rechar­ger régu­liè­re­ment. Elle doit tenir 6 gonflages mais je la rechar­geais tous les jours sur la batte­rie pour sécu­rité.