Auteur/autrice : Éric

  • Retour après voyage à vélo 2024 – Les sacoches

    1. Préa­­lable
    2. Le trajet
    3. Les vélos et la casse
    4. Les sacoches (ce billet)
    5. Le couchage
    6. La cuisine
    7. Les acces­soires
    8. Les habits
    9. La nour­ri­ture
    10. Le reste

    (le billet de 2023)

    L’aga­ce­ment de l’an­née dernière a porté, même si le choix a été diffi­cile.

    Grandes sacoches

    Ortlieb Back-Roller XL Plus

    J’ai jeté mes grandes sacoches à scratch pour les rempla­cer par une paire d’Ortlieb Back-roller XL Plus. Une fois ouvertes, il faut avouer que le volume est assez massif. Atten­tion toute­fois, il y a du volume mais le poids reste le même que celui des sacoches de 20 litres.

    À l’usage je ne regrette pas l’in­ves­tis­se­ment. La seule chose qu’il me manque ce sont des poches sur les côtés pour segmen­ter un peu. Le filet est toute­fois bien pratique. Par défaut ils servent aux tongs et aux serviettes mouillées.

    J’ai un nouveau modèle qui corrige une des diffi­cul­tés histo­riques : La boucle femelle sur le haut est soli­daire du sac et on n’a pas besoin de la tenir pour éviter qu’elle ne gêne quand on fixe la sacoche sur le porte-bagages.

    Sacoches clas­siques et trunk bag

    Ortlieb Back-Roller Plus

    J’ai remplacé une des deux paires de sacoches à élas­tiques et crochets par des Ortlieb Back-roller Plus. En plus du petit chan­ge­ment sur la boucle décrit plus haut, les nouvelles ont une poche sur le devant, bien­ve­nue.

    Pour complé­ter, plutôt qu’une sacoche de guidon, on a pris le Trunk bag d’Ort­lieb. Elle est grande, top à mani­pu­ler quand elle est seule.

    Ortlieb Trunk bag

    Atten­tion, pour pouvoir l’as­so­cier à une paire de sacoches il faut que le porte-bagages ait une barre basse dédiée aux sacoches. Même ainsi, la combi­nai­son n’est pas toujours la plus aisée à mani­pu­ler.

    Rempla­ce­ment en cours de route

    J’avais gardé une paire de mes anciennes sacoches pour le troi­sième vélo. Bien mal m’en a pris. Dès le début, elles sautent fréquem­ment du porte-bagage (il n’y a pas de blocage anti-retour comme sur la plupart des sacoches modernes).

    Sacoche Decath­lon Touring 900

    C’est pénible, telle­ment qu’on finit par s’ar­rê­ter dans un Décath­lon pour les rempla­cer par des sacoches Touring 900. Heureu­se­ment, parce qu’on a réussi à déchiré ensuite les anciennes avant de les renvoyer par la poste. Autant dire qu’elles n’au­raient pas tenu.

    Les Décath­lon sont plus lourdes que les Ortlieb mais elles respirent la soli­dité, plus que les Ortlieb en fait. Elles ont aussi le bon goût d’avoir un bas préformé qui permet à la sacoche de bien tenir debout, une poignée et un mousque­ton à l’avant. Là aussi, il m’a manqué des poches sur les côté ou le devant.

    La vraie diffé­rence c’est qu’il n’y a pas de marge sur la ferme­ture. Sur les Ortlieb on ferme avec une lanière qui peut s’étendre un peu. Sur les Decath­lon Touring les boucles sur le côté sont soli­daires de la sacoche, sans taille réglable. Un peu moins adap­table.

    Sans dire que les Decath­lon sont un mauvais choix, si j’avais su j’au­rais plutôt pris une seconde paire d’Ort­lieb Back-Roller Plus.

    Le confort

    J’en parle longue­ment mais ces rempla­ce­ments valent tout à fait leur prix. On monte et démonte les sacoches faci­le­ment. On peut excep­tion­nel­le­ment en étendre le volume si on ne les plie pas par enrou­lage, par exemple pour retour­ner du super­mar­ché (et ça nous a été utile par deux fois).

    Par rapport au temps et à la péni­bi­lité de celles de l’an­née derniè­re…

    Étan­chéité

    Et juste­ment, on m’a beau­coup dit de ne pas me prendre la tête avec l’étan­chéité, qu’au pire on peut mettre un sac poubelle à l’in­té­rieur si on a besoin de traver­ser une averse.

    Il se trouve qu’on a pris un vrai gros orage sur une étape, impré­vue à la météo. Oui, on aurait pu s’en sortir sans étan­chéité, prévoir mieux la météo, défaire les sacoches pour ajou­ter cette couche de sac poubelle quand la pluie devient une possi­bi­lité, et avoir les sacoches elles-mêmes mouillées pendant un bon moment ensuite. On aurait pu, mais j’ap­pré­cie ce confort et je ne regrette pas une seconde d’avoir pris des sacoches étanches.

    La tente en plus

    La tente était sur mon porte bagage arrière, fixée avec un tendeur à 4 brins. Pendant l’orage elle était par chance proté­gée par une ancienne sacoche de mon fils (celles qu’on a remplacé), le sac de tente lui-même n’étant pas fait pour être étanche.

    Ortlieb Rack-Pack

    L’an­née dernière j’avais une triple sacoche, c’est à dire un compar­ti­ment qui se fixait par dessus la paire de sacoches laté­rales. Ça m’a un peu manqué, pour la protec­tion de la tente mais aussi pour ajou­ter du vrac. Poten­tiel­le­ment j’au­rais pu ne pas prendre des sacoches XL mais ajou­ter un rack-pack adapté.

    Peut-être que je le ferai (pas pour le rempla­ce­ment des XL, mais pour l’ajout d’un rack-pack).

    La glacière

    La glacière sac-à-dos Pika­chu

    Le vrai truc imprévu c’est qu’on a embarqué une glacière sous la forme d’un sac à dos enfant Pika­chu. On ne s’en est pas séparé. Elle était sur le dessus du porte-bagages de mon fils, avec un tendeur.

    Avec les chaleurs, je ne sais pas comment on aurait fait sans. Au mini­mum, si on refait un parcours un été, désor­mais il y aura toujours une glacière, ou un sac glacière sans une sacoche. Indis­pen­sable !

    La place

    Chacun utili­sait une sacoche pour les vête­ments. La mienne, XL, embarquait aussi l’élec­trique (dont la rallonge, le char­geur du VAE, etc.) et quelques trucs annexes.

    La seconde XL embarquait la cuisine et une partie de la bouffe, le péris­sable allant dans la glacière.

    Les deux restantes avaient deux duvets et un mate­las pour l’une, deux mate­las et un duvet pour l’autre, plus quelques bricoles (serviettes, oreillers, pinces à linge, etc.)

    On n’était pas à la limite mais je ne dis pas non plus qu’il y avait de la place libre. En fait on n’au­rait pas forcé­ment toujours tout pu porter dans la glacière. Le rack-pack pour la tente ne sera pas forcé­ment une mauvaise idée pour donner un peu de souplesse tout en fixant bien la tente.

    L’or­ga­ni­sa­tion

    Le vrai truc qui s’est révélé super utile c’est d’avoir mis, pour chaque paire de sacoche, un élas­tique rouge sur la boucle de l’une (celle avec les vête­ments) et un élas­tique rouge sur la boucle de l’autre (celle avec la cuisine ou le couchage, suivant). Facile à repé­rer à chaque instant.

  • Retour après voyage à vélo 2024 – Les vélos et la casse

    1. Préa­­lable
    2. Le trajet
    3. Les vélos et la casse (ce billet)
    4. Les sacoches
    5. Le couchage
    6. La cuisine
    7. Les acces­soires
    8. Les habits
    9. La nour­ri­ture
    10. Le reste

    (le billet de 2023)

    Quel vélo

    Mon vélo quoti­dien était hors service, on est repar­tis avec nos vieux VTC d’il y a 20 ans, des Btwin 5 origi­nal.

    Btwin 5 origi­nal

    La conclu­sion constante c’est qu’en réalité la rando fami­liale ça peut se faire avec n’im­porte quel vélo pour peu qu’on fasse un peu d’en­tre­tien.

    Tout juste je me dis que la descente du haut de la Dolce Via très caillou­teuse avec son déni­velé néga­tif aurait pu être un peu spor­tive sur les pneus lisses de mon vélo quoti­dien si je l’avais pris.

    Le déve­lop­pe­ment mini­mal de 2.2m était suffi­sam­ment bas pour les côtes qu’on a eu mais je ne monte­rai par les Alpes avec ça non plus. Sur un vélo de voyage je vise­rais clai­re­ment plus bas.

    La casse

    J’avais changé ma chaîne et ma cassette en préven­tion. Sur le trajet on a…

    • rompu un câble de frein arrière,
    • cassé un étrier de frein avant,
    • cassé deux rétro­vi­seurs,
    • tordu une béquille arrière
    • tordu la plaque qui tient la béquille centrale de l’autre vélo
    • changé une autre chaîne,
    • tué deux pneus arrière avec une hernie chacun (problème au pneu, pas une crevai­son de la chambre à air)

    Rien de bien drama­tique mais les hernies au pneu c’est très pénible sur un vélo chargé quand on doit encore faire 10 ou 20 km avant le premier vélo­ciste dispo­nible. Les freins HS sur le vélo chargé du fiston ça ne m’a pas fait trop rire non plus mais il n’a jamais eu à rouler long­temps ainsi.

    Au final on a visité tous les Décath­lon du trajet plus un vélo­ciste indé­pen­dant, avec une répa­ra­tion tous les deux jours en moyenne. Ça a occupé une bonne partie de nos jour­nées et de notre atten­tion. Pour termi­ner avec du posi­tif : À chaque fois on a été reçu avec grand sourire et sans attente. Le fait d’être en itiné­rance nous apporte pas mal d’égards.

    Répa­ra­tions

    On a fait de la casse, ça veut aussi dire penser aux répa­ra­tions. J’ai lu plein de fois des gens prendre du ruban adhé­sif toilé résis­tant. J’ai repro­duit : On déroule quelques mètres et on le ré-enroule à plat pour l’em­por­ter. C’est ce qui m’a servi à plusieurs moments pour tenir. À refaire.

    Sur les outils j’avais ce qu’il me fallait mais pour les voyages sur les routes de vélo on trouve des outils assez faci­le­ment sur le trajet donc on a juste besoin de ce qu’il faut pour tenir jusqu’à la prochaine halte.

    Avec un câble qui a lâché, je me rends cepen­dant compte combien je ne suis pas auto­nome pour des répa­ra­tions plus consé­quentes. J’avais un câble en vente dans une boutique mais pas les outils ni la connais­sance pour faire la répa­ra­tion seul et le premier mécano était à 40 km de là.

    L’an­née dernière je disais que je ne serais jamais loin d’un vélo­ciste mais j’ai appris que « jamais loin » pouvait être plus de 40 km. Ça finit par faire beau­coup.

    Est-ce qu’il faut que je prenne de quoi couper un câble, un bouchon de câble, et que j’ap­prenne à faire tout ça moi ? Peut-être embarquer un câble aussi en plus des chambres à air de rechange ?

    VAE

    S. est partie sur son nouveau VAE, un Winora Yuka­tan X12 : grosse batte­rie, gros moteur, gros pneus.

    Winora Yuka­tan X12

    Ce truc passe partout et je la jalou­sais presque. Le seul truc c’est une pièce en bas du garde-boue qui s’est fait la malle par deux fois après des chocs.

    Le vrai problème c’est surtout le guidon qui était trop large pour elle, géné­rant des douleurs. On l’a fait couper en cours de route et à priori c’était mieux.

    Quant à la batte­rie… Elle était régu­liè­re­ment sur l’as­sis­tance haute, parfois maxi­male, et elle perdait dans les 20% dans les 30 à 40 km de la jour­née. Ok il n’y avait que du plat mais ça veut dire que ça tient ses promesses.


    Anti­vols

    Abus Bordo Lite

    Par rapport à l’an­née dernière, je crois que je me suis déstressé sur les anti­vols. On avait les mêmes deux Bordo Lite d’Abus que l’an­née dernière, et je crois que ça suffit bien tant qu’on ne doit pas les lais­ser loin long­temps et qu’on ne se retrouve pas à Marseille, Lyon ou Paris.

    Pour le VAE on a gardé le U de tous les jours. Vu le prix du vélo, on a préféré jouer la sécu­rité. Le poids du U ne change pas grand chose sur un élec­trique de toutes façons.

    Éclai­rages

    On a eu un trajet de nuit pour reve­nir de la ville où on a vu un spec­tacle. J’avais oublié que je n’étais plus sur mon vélo quoti­dien avec sa lampe 70 Lux. Heureu­se­ment qu’on avait l’éclai­rage du VAE parce que les LED Decath­lon, même si elles sont très visibles, n’éclairent rien du tout.

    Pour des trajets de nuit, il faudra vrai­ment prévoir des lumières puis­santes, pas des petites LED.

    Futur

    Une des ques­tions c’est ce qu’on achè­tera au fiston quand il faudra chan­ger son vélo. Il est attiré par les VTT Decath­lon alors que tout ce qu’il fait est sur bitume et chemin. J’es­saie de pous­ser vers les Decath­lon River­side mais je ne suis pas certain de réus­sir.

    Peut-être qu’il faudrait que je regarde autre chose que tu Decath­lon mais ma connais­sance du marché est quasi­ment nulle.

  • Diffé­rence géné­tique

    On parle encore d’un problème avec une cham­pione qui aurait trop d’hor­mones de Testos­te­rone.

    Secret de poli­chi­nelle : Nous ne sommes pas tous égaux au départ. Nous n’avons pas la même consti­tu­tion, et ça ne tient pas qu’à nos efforts et notre entraî­ne­ment. Un petit fera plus faci­le­ment un bon jockey qu’un bon basket­teur, et inver­se­ment.

    Certains ont aussi des prédis­po­si­tions, voire des situa­tions physio­lo­giques excep­tion­nelles. Le nageur Phelps est par exemple connu pour avoir une gestion de l’acide lactique excep­tion­nelle. Il a aussi des bras et torse dispro­por­tion­nel­le­ment longs et des jambes courtes, ce qui lui donne un avan­tage notable.

    Est-ce juste ? Proba­ble­ment pas plus ni moins que le fait qu’un joueur de basket qui fait plus de 2 mètres.

    Le fait notable c’est que ce qu’on célèbre des carac­té­ris­tiques excep­tion­nelles chez les hommes alors qu’on critique et blâme les femmes pour des anoma­lies physio­lo­giques.

    La femme n’a pas le droit d’être excep­tion­nelle ou diffé­rente. Si elle l’est, parti­cu­liè­re­ment pour des épreuves de force ou de puis­sance, on va cher­cher à lui dispu­ter son statut de femme.

  • Retour après voyage à vélo 2024 – Le trajet

    1. Préa­lable
    2. Le trajet (ce billet)
    3. Les vélos et la casse
    4. Les sacoches
    5. Le couchage
    6. La cuisine
    7. Les acces­soires
    8. Les habits
    9. La nour­ri­ture
    10. Le reste

    Cette année on descend la via rhona. On part de Lyon et nous avons choisi l’em­bran­che­ment sud vers la Camargue, où nous n’avions encore jamais eu l’oc­ca­sion d’al­ler. Les paysages nous faisaient plus rêver que Mont­pel­lier.

    Via Rhona, de Lyon à la Camargue

    Itiné­raire de la Via Rhona au sud de Vienne.

    On a prévu large pour n’avoir aucune contrainte. Trois semaines. En réalité ça tient en deux sans se pres­ser avec des étapes de 30 km et des jours blancs.

    Si on tient un bon rythme j’avais prévu de remon­ter à Arles pour faire aussi un aller-retour à Pala­vas-les-flots et Mont­pel­lier sur la troi­sième semaine.


    Commen­cer à Vienne plutôt qu’à Lyon

    Le premier choix c’est de commen­cer à Vienne plutôt qu’à Lyon. La section sous Lyon est la seule de tout la section entre Genève et la mer à être quali­fiée de dange­reuse.

    Il n’y a toujours aucun tracé alter­na­tif pour éviter la mauvaise natio­nale, on ne se voyait pas commen­cer en se dégoû­tant.

    Détour par la Dolce Via

    Si on prend deux semaines pour le tracé de base c’est aussi qu’on commence par un détour. La Dolce Via nous a tapé dans l’œil au début d’an­née. On voulait la faire sur un week-end mais la pluie en avait décidé autre­ment.

    Premier jour à Saint-Laurent du Pape, second jour à Tour­non-sur-Rhône, et de là on prend le bus E05 jusque Saint Agrève pour s’évi­ter de faire les 1300 mètres de déni­velé à vélo.

    Ensui­te… ça descend tout seul. Je ne sais pas si on a vrai­ment eu à péda­ler sur les deux jours de vélo. Ça descend même fort par moments puisqu’on fait les 30 km/h assez faci­le­ment.

    L’enjeu c’est plutôt de frei­ner parce que la première section est faite de gros cailloux. Les vélos bien char­gés avec des pneus VTC demandent pas mal d’at­ten­tion. Prévoyez de quoi répa­rer des crevai­sons.

    La seconde section après le Chey­lard est elle unique­ment de goudron et de stabi­lisé bien lisse donc plus repo­sante.

    La piste descend à la place d’une vieille ligne de chemin de fer sur les gorges de l’Ey­rieux. Honnê­te­ment c’est magni­fique.

    On va même trop vite pour appré­cier suffi­sam­ment. On croise pas mal de cyclistes — non char­gés — qui la font dans le sens de la montée. J’ima­gine que ça doit permettre de mieux baigner dans le paysage pour ceux qui ont la capa­cité physique.

    Seule contrainte : Prévoir de l’eau. On s’est retrou­vés un peu juste en plein cagnard

    C’est faisable en une jour­née mais on l’a fait en deux et on est plutôt contents de ce choix. Ça nous a permis d’y aller douce­ment.

    C’est d’ailleurs ça le vrai retour : Commen­cer par cette Dolce Via, en descente sans effort avec des passages à l’ombre, sans aucune circu­la­tion moto­ri­sée et des super paysages, c’était parfait pour nous donner envie de faire la suite. Le détour vaut fran­che­ment le coup.

    Suivre le fléchage

    La sortie de la Dolce Via se fait direc­te­ment sur la Via Rhona. Parfait pour nous. Ensui­te… il suffit de suivre le fléchage, qui est meilleur que celui de la Loire à vélo.

    J’avais prévu une trace GPS par jour, récu­pé­rée sur le site de la via Rhona, adap­tée pour nos étapes et les campings. Je suis convaincu que ça nous a été utile mais la réalité c’est que c’est quand même bien fléché tout le long. En cas de conflit entre le GPS vélo et le fléchage, on a aussi vite compris qu’il valait mieux prendre le fléchage local.

    Ça avance tout seul

    C’est ainsi jusqu’en Camargue. Il suffit de suivre, prin­ci­pa­le­ment sur piste dédiée, très peu de routes fréquen­tées. Il y a un peu de terrain stabi­lisé mais la surprise c’est qu’on a majo­ri­tai­re­ment eu de l’en­robé, même sur les parties dédiées vélo.

    Et tout ça se fait en descente. Ok, on descend un fleuve donc ça descend mais la Loire c’est quand même quelques petites montées et descentes. Là la plupart des étapes ont un déni­velé posi­tif cumulé de moins de 50 mètres, et souvent c’est à cause du dernier kilo­mètre pour rejoindre le camping.

    Le résul­tat c’est que le faux plat en descente nous fait prendre des vitesses que je n’avais pas anti­cipé. Sur vrai plat on fait proba­ble­ment entre 15 et 18 km/h. Ici on se retrouve très régu­liè­re­ment à faire du 21–23 km/h soute­nus, parfois plus quand le vent pousse un peu dans le dos.

    Étapes remarquables

    Il n’y a pas grand chose à dire sur tout le trajet. On a fait des petites étapes à 25 km et les plus grandes ont été à 45 km.

    On a choisi de s’ar­rê­ter une nuit à Bourg-Saint-Andéol pour être à l’ou­ver­ture de la ferme aux croco­diles à Pier­re­latte. Si vous ne l’avez jamais fait, je pense que ça vaut le coup d’y passer quelques heures. C’est une énorme serre tropi­cale donc c’est chaud et humide donc évitez les heures chaudes si vous voulez être en état de repar­tir à vélo, d’au­tant que les 10 km autour sont de la route.

    Évidem­ment il faut s’ar­rê­ter une jour­née à Avignon. Il faut juste penser à éviter les dates du festi­val si on veut avoir une place en camping. J’ai mal calculé mon coup et on est arri­vés le dernier soir du festi­val au lieu du lende­main. Coup de bol, on a trouvé une place en camping et on a même pu voir une pièce du off en dernière heure.

    La Camargue

    On a fait le choix de prendre la branche vers la Camargue plutôt que celle vers Sète et je ne regrette pas une seconde. La branche vers Sète aurait été dans la conti­nuité, sans pas grand chose de remarquable à part le plage. La Camargue ça a été diffé­rent et quelque chose qui nous aurait manqué.

    La dernière étape, entre Arles et Salins de Giraud est une longue piste droite, faux plat légè­re­ment descen­dant de 40 km en plein soleil, sans rien croi­ser. On a été juste en eau.

    On est resté un jour sur place, forcé par le camping qui ne voulait que des séjours d’au moins deux jours. Tant mieux, parce que ça nous a incité à faire le trajet dans les marais salants.

    Paysage de Camargue

    Bon, on s’est mal débrouillés parce qu’on s’est perdus, en plein cagnard à court d’eau, télé­phone HS avec la chaleur, hernie au pneu arrière sur des pistes avec telle­ment de nids de poule qu’il est impos­sible de ne pas s’en prendre un à chaque tour de roue (non, je n’exa­gère pas). On a fait 50 km là dedans au lieu des 10 km prévus, mais au moins on a réel­le­ment vu le paysage.

    Le retour vers Arles s’est fait en bus à cause d’un vélo hors service. Petit moment de stress quand on voit l’état du porte-vélos et le chauf­feur qui embêté nous dit qu’il a déjà perdu un vélo mais tout s’est bien passé. Vu la chaleur, je ne suis peut-être pas mécon­tent d’avoir fait le retour de cette section ainsi.

    Pas de Mont­pel­lier

    On avait initia­le­ment prévu un séjour une semaine plus tôt, qu’on a décalé pour ne pas tomber sans camping en plein festi­val d’Avi­gnon. J’avais toujours les réser­va­tions train de retour.

    On a pas mal souf­fert de la chaleur, eu beau­coup de casse vélo, et moi j’avais quelques entre­tiens d’em­bauche qui commençaient à tomber.

    On en a profité pour rentrer une semaine plus tôt et ne pas faire la boucle en direc­tion de Mont­pel­lier. A poste­riori je me dis que deux semaines c’était bien pour cette fois-ci. Trois semaines, avec cette chaleur, ça aurait peut-être été trop.


    Les étapes

    Pas dit que ce soit le meilleur choix mais c’est le notre (en gras les arrêts pour dormir) :

    Lyon ⃕ train jusque Vienne ⃕ Sablons ⃕ Saint-Rambert-d’Al­bonTour­non-sur-Rhône ⃕ bus jusque Saint-Agrève ⃕ Saint Martin de Valmas ⃕ Le Chey­lard ⃕ Pont de Cher­vil ⃕ Les Ollières-sur-Eyrieux ⃕ Saint-Laurent-du-Pape ⃕ Le pouzin ⃕ Cruas ⃕ Roche­maure ⃕ Monté­li­mar ⃕ Chateau­neuf-du-Rhone ⃕ Viviers ⃕ Bourg-Saint-Andéol ⃕ Pier­re­latte (la ferme aux croco­diles) ⃕ Lapa­lud ⃕ Pont Saint Esprit ⃕ Saint Just d’Ar­dèche ⃕ Pont Saint Esprit ⃕ OrangeAvignon ⃕ Beau­caire ⃕ Taras­conArlesSalin-de-Giraud ⃕ bus jusque Arles ⃕ train jusque Lyon

  • Retour après voyage à vélo 2024 – Préa­lable

    J’avais déjà publié mes retours l’an­née dernière pour le trajet sur la Loire. Je ne répé­te­rai pas tout et parle­rai surtout des chan­ge­ments.

    Cette année on est partis depuis Lyon à trois avec le fiston de 12 ans à l’as­saut de la Camargue. On s’était prévus trois semaines pour faire la Camargue puis une boucle jusque Mont­pel­lier. On ne fera que deux semaines avec l’ac­cès à la Camargue.

    J’ai mis quelques notes au fur et à mesure sur les réseaux sociaux (twit­ter, masto­don). Je vais écrire au fur et à mesure les billets, et je complé­te­rai le sommaire.

    1. Préa­lable (ce billet)
    2. Le trajet
    3. Les vélos et la casse
    4. Les sacoches
    5. Le couchage
    6. La cuisine
    7. Les acces­soires
    8. Les habits
    9. La nour­ri­ture
    10. Le reste
    Paysage de Salins-de-Giraud
  • Des salaires pas si explo­sifs

    Je lis souvent que les salaires des infor­ma­ti­ciens ont perdu toute mesure depuis des années, entre autres avec la pénu­rie de talents, avec l’in­for­ma­ti­sa­tion de notre monde, et avec la complexité crois­sante des systèmes à pilo­ter ou à créer.

    J’ai fait un retour arrière sur mes premières années, et je ne suis pas convaincu.

    Il y a 21 ans j’ai commencé dans une choco­la­te­rie arti­sa­nale à 40 km au nord-est de Lyon, en campagne. Ce n’est ni le truc le plus tech du monde, ni celui qui roule sur l’or. Nous étions deux et j’étais le junior des deux. Pas cadre. À l’époque j’étais à 27 k€ bruts annuels.

    L’an­née suivante je me suis engagé dans une SSII de moyenne impor­tance au sud de l’Île de France. J’y ai fait du PHP et de l’in­té­gra­tion web, sur des choses comme SPIP. Cadre. À l’époque j’étais à 35.5 k€ bruts annuels.

    Ok, ces chiffres ne font peut-être pas rêver aujourd’­hui mais avec l’in­fla­tion c’est respec­ti­ve­ment l’équi­valent de 38.5 et 49.5 k€ bruts annuels.

    Je ne suis pas certain du tout qu’une majo­rité d’in­for­ma­ti­ciens commencent à 38.5 k€ annuels dans les PME non-tech hors des grandes villes aujourd’­hui.

    Les chiffres que j’ai me disent que les 49.5 k€ bruts annuels sont poten­tiel­le­ment pas loin de la médiane pari­sienne aujourd’­hui pour un an d’ex­pé­rience dans une boite tech,

    Bref, les salaires d’il y a 20 ans sont proba­ble­ment assez simi­laires à ceux d’aujourd’­hui une fois corri­gés de l’in­fla­tion, peut-être même un peu au-dessus. J’ai conscience que tous les salaires n’ont pas suivi l’in­fla­tion et que les infor­ma­ti­ciens restent des privi­lé­giés. Je me contente de consta­ter que non, ça ne semble pas non plus avoir explosé. Globa­le­ment ça montre plutôt une bonne modé­ra­tion

  • Espaces de travail pour les équipes hybrides

    On veut des équipes produit qui commu­niquent, de l’ému­la­tion, de l’entre-aide, de la cohé­sion, mais j’ai plus souvent vu les équipes alignées dans de grands open space comme des poulets en batte­rie.

    Pour être honnête, cet agen­ce­ment ne fonc­tionne déjà pas pour des équipes en présen­tiel. C’est encore pire pour des équipes hybrides, parti­cu­liè­re­ment quand l’en­tre­prise cherche à réduire l’es­pace dispo­nible via du flex office.

    « Demain je travaille de chez moi pour être effi­cace

    J’ai entendu ça plus d’une fois, et c’est quand même un symp­tôme assez notable qu’on a échoué dans l’or­ga­ni­sa­tion de l’es­pace.

    En hybride il est fréquent qu’une partie de la colla­bo­ra­tion se fasse avec des personnes à distance. Dans la version luxe on perd du temps à se dépla­cer sur une salle de réunion libre de la bonne taille.

    « Demain on travaille à plusieurs alors je ne viens pas au bureau

    Je crois que c’est la pire cita­tion que j’ai sur le sujet, quand la colla­bo­ra­tion devient plus effi­cace seul chez soi qu’en venant au bureau.

    Dans la version réaliste on se retrouve le casque sur les oreilles, chacun derrière son écran, gêné par le bruit des autres et gênant les autres par nos propres conver­sa­tions. Parfois, par confi­den­tia­lité pour pour limi­ter la gêne, on se retrouve dans des sortes de cabines télé­pho­niques de 1 m² mal aérées qui coûtent 10 000 € pièce.

    Qui a parfois l’im­pres­sion de faire du télé-présen­tiel ?


    Ok Éric, c’est facile de critiquer mais tu proposes quoi ?

    Je vous avoue, je n’en sais rien.

    Ce que je vois c’est que les équipes hybrides demandent plus de salles fermées, et plus de sépa­ra­tions sonores dans les grands open spaces.

    L’idéal serait de garder des open spaces de taille raison­nable (*) pour favo­ri­ser les inter­ac­tions en présence. À côté de ça propo­ser des salles de réunion à profu­sion, idéa­le­ment au moins un phone booth solo et un phone booth duo par équipe, plus une salle de réunion pour deux équipes.

    Oui, je viens de quasi­ment doubler l’es­pace néces­saire. C’est irréa­liste et j’en ai conscience.

    À défaut, j’ai­me­rais juste­ment qu’on évite d’em­pi­rer le problème.

    Au lieu de réduire opti­mi­ser l’es­pace, on peut garder la même surface et la réagen­cer en prenant 25% de l’es­pace pour des salles fermées de diffé­rentes tailles. Si l’es­pace d’ori­gine est un très grand open space, ces salles peuvent faire office de sépa­ra­teurs entre les diffé­rentes zones.

    Le jour où vrai­ment tout le monde est là, on se tassera un peu. Le reste du temps les salles fermées permet­tront à la fois de s’iso­ler et de faire écran sonore entre diffé­rentes équipes.


    (*) idéa­le­ment un par équipe, éven­tuel­le­ment un pour deux équipes ; ou au moins des sépa­ra­tions sonores type paravent entre les équipes quand il s’agit d’un unique grand open space.

  • Lais­ser les clefs en partant, 2024

    J’avais déjà écrit en 2018 et j’ai promis de remettre tout ça à jour.

    Que se passe-t-il quand je ne suis plus là ?

    Les familles trouvent toujours une solu­tion mais récu­pé­rer tout l’ad­mi­nis­tra­tif ainsi que les numé­ros et mots de passe des comptes en ligne peut être une diffi­culté supplé­men­taire à un moment où on n’en a pas besoin.

    À la maison c’est tout le reste qui risque de poser problème. On parle de toute la pape­rasse numé­ri­sée ou de tout l’his­to­rique de 15 ans de photos. J’uti­lise des mots de passe complexes, diffé­rents à chaque fois, et je chiffre tous mes disques. Autant dire que si je pars tout devien­dra assez rapi­de­ment illi­sible malgré les meilleurs efforts de mes amis.

    Je ne vois pas d’autres solu­tions que de lais­ser le double de mes clefs au crochet avant de partir.


    Il ne s’agit pas que de lais­ser un docu­ment au notaire. J’ai une totale confiance sur la procé­dure, mais une assez faible sur la confi­den­tia­lité du contenu. J’ai aussi envie de permettre à mes proches de savoir déclen­cher la procé­dure sans avoir à prévoir tous les cas imagi­nables dans un langage sans ambi­guïté pour un juriste. J’ai enfin poten­tiel­le­ment envie que mes proches puissent aller vite pour avoir les données dont ils ont besoin quand ils en ont besoin sans attendre je ne sais quelle procé­dure légale.

    Pour autant je ne veux pas juste lais­ser le double de mes mots de passe à un proche. J’ai besoin d’un système où il faut que plusieurs personnes de confiance se mettent d’ac­cord pour pouvoir ouvrir le coffre et récu­pé­rer ce dont ils ont besoin.


    Je partage désor­mais ma procé­dure sur github.com/edas/for-when-i-m-gone, pour qu’elle puisse être réuti­li­sée par d’autres.

    Les ques­tions et contri­bu­tions sont bien­ve­nues. Les traduc­tions aussi.

  • Parfois de petits riens peuvent avoir de grands effets

    J’avais écrit il y a main­te­nant 8 ans (!!) à propos du renfor­ce­ment posi­tif que repré­sentent ces emojis qu’on met en réac­tion à nos messages slack.

    Aujourd’­hui j’an­nonce la fin d’un chapitre profes­sion­nel. Le cœur est un peu lourd pour plein de raisons. Je vois la ving­taine de 👏 de mes pairs sur Tech.Rocks et ça aide quand même beau­coup.

    25 emojis bravo et 1 cœur sur un message Slack

    Parfois de petits riens peuvent avoir de grands effets.

  • Nouvelles aven­tures profes­sion­nelles

    Après 3 ans extra à Indy.fr en tant que VP Engi­nee­ring, je vais bien­tôt partir pour de nouvelles aven­tures.

    En trois ans on a étendu le produit comme jamais avec désor­mais une app mobile, un volet free­mium dont un module de factu­ra­tion, un compte pro et Master­card gratuits pour les indé­pen­dants, ainsi que le support de quatre nouveaux régimes fiscaux en plus des deux histo­riques.

    On a aussi mené d’autres trans­for­ma­tions derrière les rideaux. On a fait de l’équipe ingé­nie­rie une des meilleures. Ça s’est traduit dans notre répu­ta­tion locale et par notre capa­cité à nous réor­ga­ni­ser pour passer de 20 ingé­nieurs en 2021 à 55 aujourd’­hui. On l’a fait en amélio­rant la qualité, la fréquence de déploie­ment, et le niveau tech­nique des équipes.

    Si vous êtes curieux, j’ai eu la possi­bi­lité de montrer au MIXIT en avril une partie des chan­ge­ments que j’ai déployés en termes de chemin de carrière, de posi­tion­ne­ment des rôles et de grille de salaire : https://mixit­conf.org/2024/grille-de-salaire

    Je suis très fier de ces années passées. Indy est rempli de personnes que je recom­man­de­rais les yeux fermés et avec qui j’au­rai plai­sir à retra­vailler un jour. Ces réus­sites nous ont menés à une nouvelle levée de fonds de 40 M€ l’été dernier.

    Un nouveau cycle est sur le point de démar­rer, et je vais explo­rer d’autres aven­tures.

    Je n’ai pas encore décidé quel sera l’ave­nir. Je suis en train de regar­der les oppor­tu­ni­tés qui se présentent.

    N’hé­si­tez pas à venir discu­ter avec moi.