Auteur/autrice : Éric

  • SMS Backup+

    Je ne comprends toujours pas qu’An­droid n’ait rien prévu pour migrer la récep­tion des SMS dans le cloud.

    J’uti­lise SMS Backup+. Il y a peut-être des alter­na­tives, d’au­tant plus main­te­nant qu’il n’est plus main­tenu dans les stores, mais c’est mon histo­rique depuis faci­le­ment une décen­nie.

    Ce petit outil récu­père chaque SMS reçu pour l’ajou­ter dans les archives de mon compte email. Ça me permet de résis­ter à la perte de mon télé­phone mais aussi de fouiller dans les archives.

    Bonus, il fait de même avec les appels (mais sans le contenu audio). Pour les appels je peux même les poser dans le calen­drier pour retrou­ver faci­le­ment qui m’a appelé quand avec quel numéro.


    Mise à jour : Il semble que ça ne sauve­garde pas les messages RCS chif­frés qui sont envoyés entre personnes qui utilisent Google Message. Il va falloir cher­cher un peu plus loin.

  • Anglais ou français ?

    Ma recom­man­da­tion : Travaillez dans la langue mater­nelle de l’équipe aussi long­temps que vous le pouvez.

    Prema­ture opti­mi­za­tion is the root of all evil

    Donald Knuth

    On adore parler de dette tech­nique. Passer à l’an­glais trop tôt c’est une dette orga­ni­sa­tion­nelle, dont il faut payer les inté­rêts chaque jour, et qui se révèle rare­ment rentable.

    Je n’ai jamais eu vent d’en­tre­prise qui ait échoué parce qu’elle n’avait pas anti­cipé la mise à l’an­glais plusieurs années avant. J’ai par contre des dizaines de noms d’en­tre­prises qui ont coulé ou ont stagné parce que la commu­ni­ca­tion n’était pas fluide, ou parce qu’elles ont investi dans trop de choses pour plus tard avant que ce ne soit néces­saire.

    • Utili­ser l’an­glais est-il un besoin pour aujourd’­hui ou pour demain ?
    • Quelle est la proba­bi­lité que ce besoin se réalise vrai­ment ?
    • Le coût d’avoir utilisé le français aujourd’­hui dépasse-t-il vrai­ment celui d’avoir utilisé l’an­glais ?
    • Est-il perti­nent de payer ce coût aujourd’­hui plutôt que demain ?

    Si ces ques­tions semblent orien­tées c’est qu’elles le sont. Je pars du constat que l’uti­li­sa­tion de l’an­glais par des équipes françaises dans leurs échanges et leurs docu­ments n’est pas neutre. Le coût est même élevé.

    En utili­sant l’an­glais je dois en faire un pré-requis de recru­te­ment, évaluer réel­le­ment cette compé­tence lors des entre­tiens, former les personnes déjà embau­chées, et être prêt à me sépa­rer de ceux qui n’at­tein­dront pas le niveau cible.

    Même là, rare sont ceux qui sont bilingues au point d’avoir les mêmes nuances et la même flui­dité dans les deux langues. Il y a une perte de détail en plus d’une perte de compré­hen­sion, parfois même un frein à l’ex­pres­sion qui fait renon­cer en amont.

    Bref, il y a un coût. J’ai plus souvent vu les équipes le mino­rer ou l’igno­rer que le contraire, et au final prendre une dette pendant des années sans retour sur inves­tis­se­ment concret.


    Oui, peut-être qu’un client deman­dera une docu­men­ta­tion en anglais un jour, quand le produit sera inter­na­tio­nal, si tant est que le produit et sa docu­men­ta­tion n’au­ront pas changé d’ici là. Ce jour là on aura un problème de riche et proba­ble­ment que traduire une docu­men­ta­tion bien rédi­gée ne sera pas vrai­ment un élément bloquant. Peut-être par contre qu’a­voir une docu­men­ta­tion en mauvais anglais deman­dera bien plus de temps de réécri­ture.

    Oui, peut-être que les équipes s’ou­vri­ront à l’in­ter­na­tio­nal avec des bureaux ailleurs en Europe ou dans d’autres conti­nents. Peut-être pas, malgré les ambi­tions. Peut-être bien plus tard que prévu. Beau­coup de process vont chan­ger entre temps, et il y aura de toutes façons une période de tran­si­tion avec des locu­teurs fran­co­phones pour faire le pont néces­saires (si tant est que chatgpt ne soit pas suffi­sant en pratique).

    Est-ce que c’est main­te­nant que vous voulez payer le coût, risquer de moins bien se comprendre, de ralen­tir l’or­ga­ni­sa­tion, pour éviter un coût plus tard, une fois que l’en­tre­prise aura réussi et aura les moyens, sans même pouvoir assu­rer que ce futur arri­vera ou s’il arri­vera dans les années à venir ?

    Je suis certain que « oui » est parfois la bonne réponse. Je suis convaincu que c’est l’ex­cep­tion (et que par défi­ni­tion, vous avez toutes les chances de ne pas être dans l’ex­cep­tion).

  • Répa­rer son smart­phone

    Je suis assez fier, j’ai donné 18 mois de vie en plus à mon smart­phone.

    Je me suis résolu à tenter d’ou­vrir moi-même la bête pour chan­ger le connec­teur de charge. Retour d’ex­pé­rience.

    Le maté­riel

    Les pièces déta­chées se trouvent assez faci­le­ment sur Amazon, même pour un vieux modèle peu répandu. Les prix n’ont rien à voir avec ceux des ateliers de répa­ra­tion. Le connec­teur de charge je l’ai trouvé à moins de 10 €, avec un mini tour­ne­vis cruci­forme et quelques outils en plas­tique desti­nés à ouvrir le capot.

    J’ai ajouté un gros tube de colle smart­phone à 10 € dont la conte­nance me servira pendant des années.

    Le seul vrai pré-requis c’est le pisto­let à chaleur. Ma femme avait ça pour ses loisirs créa­tifs mais sinon ça coûte une ving­taine d’eu­ros en boutique. Il parait que ça peut se faire au sèche cheveux mais je ne sais pas si j’ai envie de tenter (moins de puis­sance et moins de direc­ti­vité).

    La procé­dure

    J’ai suivi deux vidéos, une pour ouvrir le panneau arrière et une pour le rempla­ce­ment de la pièce elle-même. Une recherche sur Youtube avec le modèle de télé­phone et la répa­ra­tion souhai­tée donne plusieurs vidéos même sur des modèles confi­den­tiels.

    Le panneau arrière ça semble être assez simi­laire partout : On chauffe pour décol­ler et on ouvre sans forcer pour ne rien casser. La première fois c’est déli­cat. La seconde fois on fait ça vite et sans diffi­cul­tés.

    Le rempla­ce­ment de pièce se résume presque à reti­rer des vis et débran­cher des nappes puis tout remettre en place. Le plus diffi­cile c’est réus­sir à rebran­cher les nappes avec mes gros doigts.

    Astuce : On m’a conseillé de prendre une photo à chaque étape pour bien m’as­su­rer que je remets tout exac­te­ment au même endroit sans rien oublier. C’est assez rassu­rant. J’ai imprimé la première photo sur un A4 et à ça m’a permis de scot­cher les vis sur le papier une à une, pour ne rien oublier et remettre la bonne vis au bon endroit.

    Le recol­lage du panneau arrière n’était pas plus compliqué mais éton­nam­ment je n’ai pas trouvé de vidéo, et du coup j’avais oublié d’ache­ter de la colle pour ça (prenez de la colle adap­tée, qui permet­tra de réou­vrir le panneau la prochaine fois).

    Note : Si le smart­phone est étanche avant l’opé­ra­tion, il ne l’est plus après, que ce soit par vous ou par le répa­ra­teur de quar­tier. Si le votre est sous garan­tie, faites le passer en garan­tie auprès du construc­teur et ne l’ou­vrez pas. Eux ont les outils pour retrou­ver l’étan­chéité.

    Les aléas

    Les erreurs, ça arrive, surtout les premières fois.

    La première fois j’ai oublié de reti­rer le tiroir de la carte SIM. La vidéo commençait smart­phone déjà ouvert donc ça devait sembler évident. J’ai donc bête­ment plié le tiroir en voulant chan­ger le connec­teur de charge, et j’ai dû le chan­ger aussi.

    La réalité c’est que ce n’est guère mieux dans les ateliers. Ils ont plus d’ex­pé­rience donc font moins d’er­reur mais j’ai déjà eu une fois un retour atelier avec plus de problèmes qu’au départ, une autre fois où ils m’ont grillé le capteur d’em­preinte en chan­geant le connec­teur de charge. Les deux fois je n’ai pas réussi à obte­nir gain de cause sur le « ça fonc­tion­nait quand je vous l’ai donné ». En fait j’ai même vu qu’il me manquait une vis à l’in­té­rieur quand j’ai ouvert le télé­phone la première fois, donc un atelier m’avait même perdu une vis sans rien me dire.

    Il y a un risque à toute répa­ra­tion. C’est prin­ci­pa­le­ment de l’inat­ten­tion et un geste qui dérape. Même si les gestes du profes­sion­nel seront plus assu­rés par l’ha­bi­tude, ça arrive à tout le monde.

    Pourquoi 18 mois seule­ment

    Si je conjugue tout au passé c’est que j’ai de nouveau cassé mon connec­teur de charge la semaine dernière en me prenant les pieds dans le câble bran­ché. Je l’ai changé mais j’ai oublié de reti­rer un cache sur le micro donc j’ai voulu réou­vrir ça le soir à 23h, crevé par l’heure et la jour­née, agacé contre moi-même, et après m’être fâché avec fiston à propos des devoirs.

    Bref, je n’au­rais jamais dû faire un travail de préci­sion dans ces condi­tions : J’ai fait une bêtise et cassé un connec­teur sur la carte mère. Il était temps de lui dire adieu mais je ne regrette aucu­ne­ment parce que j’ai gagné 18 mois de plus en osant ouvrir moi-même.

    Pourquoi pas un atelier local ?

    Vu la diffé­rence de prix entre une répa­ra­tion maison et un atelier, je suis étonné qu’il n’y ai pas plus de répa­ra­tions maison. Un chan­ge­ment d’écran ou de connec­teur chez soi épargne faci­le­ment 30 €. Sur un vieux télé­phone ou un premier prix, le risque se justi­fie tout à fait.

    De mon côté je n’avais pas le choix. Les four­nis­seurs offi­ciels des ateliers ne propo­saient plus la pièce alors que j’en trou­vais plein en ligne. C’était ça ou mettre le télé­phone à la benne.

    Très person­nel et non géné­ra­li­sable : Ça m’a donné aussi l’oc­ca­sion de mettre en œuvre une solu­tion arti­sa­nale qui a arrêté un cycle de rempla­ce­ment de connec­teur de charge trop fréquent. Mon modèle est visi­ble­ment connu pour avoir une nappe qui finissent par mal tenir. Des vidéos proposent de mettre un peu de pres­sion à l’aide de scotch d’élec­tri­cien, ce que les ateliers se refu­saient à faire. J’ai tenté et ça a eu l’ef­fet recher­ché.

  • [Lecture] How decen­tra­li­zed is Bluesky really?

    Je n’ai pas de cita­tion à mettre en lumière. Le contenu est proba­ble­ment trop long pour le permettre.

    Je recom­mande toute­fois très chau­de­ment la lecture du billet de Chris­tine Lemmer-Webber sur Bluesky, le Fedi­verse, et la décen­tra­li­sa­tion à tous ceux qui s’in­té­ressent au sujet.

    Il y a de la tech­nique donc ça demande un peu de bagage mais pas besoin d’être un ingé­nieur non plus.


    Il y a une réponse d’un ingé­nieur de Bluesky, auquel il y a une réponse à nouveau mais si vous ne devez en lire qu’un, je recom­mande le premier.

    Je note d’ailleurs que l’es­pace de l’in­gé­nieur Bluesky n’a pas de RSS. Pour moi ce n’est pas un élément absent de sens.

  • Si ce sont tes solu­tions qui sont trop régu­liè­re­ment choi­sies…

    … ce n’est pas que tu es plus smart, c’est que le collec­tif ne fonc­tionne pas.

    Peut-être que tu imposes sans t’en rendre compte. Peut-être que les tiers ne sont pas en capa­cité ou en sécu­rité pour propo­ser autre chose. Peut-être que tu ne les écoutes pas. Peut-être qu’ils se sont rési­gnés et ne proposent même plus.

    Il y a mille autres raisons possibles mais c’est proba­ble­ment le signe d’un problème de ton côté.

  • Réunions de synchro effi­cace

    Et en même temps, je ne supprime pas ces réunions. Elles sont souvent essen­tielles à la vie collec­tive de l’en­tre­prise. En plus du simple aspect social, elles font émer­ger des inter­ac­tions et des idées qui ne verraient pas le jour autre­ment.

    On garde la réunion mais on cherche à gagner en matu­rité

    1Chacun arrive. On fait un tour de table pour faire parler tout le monde. Quand il manque des infor­ma­tions, on s’en­gage à aller les cher­cher pour la prochaine fois.
    2Chacun prépare son inter­ven­tion à l’avance. Le tour de table est plus fluide. On évite d’ou­blier de dire des choses.

    Un CR est créé puis partagé avec les déci­sions prises et les actions à prendre pour la prochaine fois.
    3Chacun prépare son inter­ven­tion et donne les infor­ma­tions par écrit en amont de la réunion. Ces infor­ma­tions sont lues par tous les parti­ci­pants avant la réunion, ce qui permet de réagir au bon endroit, arri­ver avec les bonnes ques­tions ou les bons chiffres, et avoir des discus­sions de qualité.

    Un CR est créé puis partagé avec les déci­sions prises et les actions à prendre pour la prochaine fois. Les actions sont suivies de réunion en réunion.
    4Chacun prépare son inter­ven­tion et donne les infor­ma­tions par écrit en amont de la réunion. Ces infor­ma­tions sont lues par tous les parti­ci­pants. Les parti­ci­pants réagissent par écrit en amont de la réunion avec leurs ques­tions, feed­backs ou demandes d’in­for­ma­tion, ce qui permet d’avoir les éléments de réponse lors de la réunion.

    On n’aborde en réunion que ce qui a généré une demande de discus­sion ou qui néces­site déci­sion. Le reste n’est pas abordé à l’oral et est consi­déré comme lu, compris et accepté.

    Un CR est créé puis partagé avec les déci­sions prises et les actions à prendre pour la prochaine fois. Les actions sont suivies de réunion en réunion.
    5Les sujets sont parta­gés et échan­gés par écrit en asyn­chrone au jour le jour. S’ils ne néces­sitent pas beau­coup d’échange, ils sont trai­tés en asyn­chrone. Les conclu­sions sont écrites expli­ci­te­ment dans le fil de discus­sion concerné.

    Chacun envoie son résumé régu­lier par écrit avant la réunion. Sont ajou­tés les sujets asyn­chrones qui restent sans conclu­sion. Les parti­ci­pants réagissent à ce qu’ils veulent voir abordé lors de la réunion.

    Les sujets qui ne concernent que deux personnes sont abor­dés hors de la réunion par les concer­nés et les conclu­sions sont ensuite repar­ta­gées par écrit.

    On aborde les autres sujets par ordre d’im­por­tance en fonc­tion des réac­tion. Les sujets qui prennent trop de temps ou ne sont pas assez matures sont renvoyés dans des réunions ad-hoc avec les personnes concer­nées.

    Un CR est créé puis partagé avec les déci­sions prises et les actions à prendre pour la prochaine fois. Les actions sont suivies de réunion en réunion.
  • « Tu n’es pas un artiste »

    [á propos d’IA] Tu n’es pas un artiste. Tu es un produc­teur qui ne paye pas d’ar­tistes, et qui utilise à la place un logi­ciel qui les vole.

    Je ne suis telle­ment pas d’ac­cord avec ça…

    (spoi­ler : je n’uti­lise pas d’IA pour créer)

    Utili­ser un logi­ciel ne change rien à ma vision de l’ar­tiste. J’ai l’im­pres­sion d’un combat dépassé tel qu’on aurait pu en avoir entre les peintres et les photo­graphes.

    Celui qui utilise l’IA pour géné­rer un texte ou une image, qui réflé­chit à ce qu’il veut faire géné­rer, pourquoi, qui va relan­cer le modèle et modi­fier sa demande jusqu’à obte­nir ce qui lui convient, c’est pour moi tota­le­ment une démarche artis­tique, qui mène à un œuvre de l’es­prit au même titre que celui qui utilise d’autres outils.

    J’at­tri­bue même plus de notion de créa­tion à la situa­tion du para­graphe précé­dent qu’à celle d’un photo­graphe repro­dui­sant des portraits conve­nus suivant un agen­ce­ment de lumière iden­tique à n’im­porte qui d’autre.

    Et sur le vol ?

    Outre que je ne cautionne pas le terme de vol quand il n’y a pas sous­trac­tion du bien volé, je ne vois rien de vrai­ment inédit là non plus.

    Aucun artiste ne crée ex-nihilo. Tous vont dévo­rer des tonnes d’œuvres, en reco­pier des traits ou les détour­ner, s’en inspi­rer ou s’en éloi­gner, et alimen­ter leur propre vision à partir de là. S’il existe une période puis un courant poin­tilliste, un réalisme, un roman­tique, un pop-art et plein d’autres, c’est bien avec ce méca­nisme.

    Celui qui prétend créer autre­ment qu’a­près s’être alimenté des œuvres des autres manque au mieux de recul, au pire d’hon­nê­teté.

    Ce que fait l’IA c’est indus­tria­li­ser ce proces­sus, rien de plus.

    Alors oui, certains vont abuser de l’ou­til et pous­ser l’ins­pi­ra­tion trop loin, en s’ins­cri­vant trop dans le détour­ne­ment du style d’un tiers, voire dans le détour­ne­ment d’une œuvre. C’est juste vrai aussi pour les artistes sans IA, et pas toujours volon­tai­re­ment.

    Tout au plus on peut imagi­ner qu’il y a une ques­tion finan­cière vu que les œuvres servant à l’ap­pren­tis­sage des IA ne sont pas ache­tées alors que celles servant à l’ap­pren­tis­sage des artistes le sont partiel­le­ment. Il ne me semble pas impos­sible d’y trou­ver des solu­tions si vrai­ment on le doit (ce qui ne me semble pas une évidence).

    Et pour­tant

    S’il devait y avoir un vrai problème avec l’IA, pour moi ce n’est pas la ques­tion des artistes ou des œuvres mais celle de la consom­ma­tion éner­gé­tique. Je ne sais pas si les usages artis­tiques génèrent vrai­ment un volume signi­fi­ca­tif mais l’IA en elle-même reste un problème éner­gé­tique majeur.

    Même en igno­rant la ques­tion éner­gé­tique, le seul problème à la réuti­li­sa­tion des œuvres c’est le risque de tour­ner en rond. Ces outils sont intrin­sèque­ment faits pour que leurs créa­tions restent dans l’éco­sys­tème pré-exis­tant. Ce n’est après tout que de la prédic­tion statis­tique très élabo­rée. Si la masse d’œuvres faites à l’aide de l’IA dépasse un certain seuil, ça va s’auto-alimen­ter et il devien­dra diffi­cile de créer des œuvres qui sortent du lot.

    Bon, au pire ça fera reve­nir l’uti­lité et l’im­por­tance des artistes humains.

  • Quelle rando-vélo pour cet été ?

    Initia­le­ment on envi­sa­geait la voie bleue de Lyon à Luxem­bourg mais on se dit qu’on aime­rait bien faire passer des fron­tières au fiston.

    Je cherche donc un trajet de vélo en itiné­rance pour 500 à 700 km avec un profil très plat, qu’on puisse rejoindre en train avec nos vélos depuis Lyon.

    Belgique et Pays-Bas sont des options que nous aime­rions explo­rer mais ça peut être ailleurs. On a déjà fait la descente de la Loire, la descente du Rhône, et le canal du midi.

    En regar­dant les euro­velo je vois la EV19 qui pour­rait permettre de faire une boucle entre Bruxelles et Amster­dam (sous réserve d’ar­ri­ver et reve­nir de Bruxelles avec nos vélos) en bordant l’Al­le­magne, ou l’EV12 qui pour­rait permettre de partir de Lille et faire la côte jusqu’à Amster­dam (sous réserve de savoir reve­nir d’Am­ster­dam en train avec les vélos).

    Est-ce que vous avez des infos sur ces trajets ? Des recom­man­da­tions ? Des liens de docu­men­ta­tion ? Des idées d’autres choses qu’on pour­rait faire ?

  • Dalle mate pour les MacBooks

    Je suis sur le point de m’ache­ter mon premier macbook pro person­nel. C’est cher, je fais atten­tion.

    J’ai fini par avoir un avis clair sur mes besoins sur tout sauf sur cette option pour dalle mate nommée pompeu­se­ment nano-texture.

    Est-ce un besoin ?

    Premier réflexe : Ça fait entre 15 et 20 ans que je travaille sur MacBook et je n’ai jamais râlé sur la mauvaise qualité de la dalle.

    En lisant un commen­taire je me suis rappelé que pendant 3 ans les équipes, moi inclus, faisaient atten­tion à bais­ser les stores de l’opens­pace, quitte à le rendre sombre. Je fais pareil chez moi où les stores du bureau sont bais­sés en perma­nence quand bien même je suis dans la dispo­si­tion qui génère le moins de reflets possible. Même topo quand je suis sur le canapé où je tire systé­ma­tique­ment les rideaux, et sur la table de la salle à manger où je me mets à une place diffé­rente, dos au mur, quand je suis avec mon poste de travail.

    Bref, j’ai proba­ble­ment bana­lisé une gêne réelle et perma­nente au point de ne même plus en avoir conscience. Une fois sauté le pas, peut-être que je le deman­de­rai comment j’ai bien pu faire avant.

    Je peux faire sans, j’ai toujours fait sans, mais si je prends un MacBook et pas un Mac mini, c’est bien pour pouvoir bouger avec. Autant maxi­mi­ser cette possi­bi­lité.

    Quelle qualité ?

    Je suis allé voir avec mes propres yeux à quoi ça ressem­blait, direc­te­ment à l’Apple Store, compa­rant côte à côte un Macbook avec et un sans.

    Du code, du web

    Le résul­tat est bon, impres­sion­nant même. Pour un usage prin­ci­pa­le­ment code et web, avec pour ambi­tion de ne pas lais­ser le MacBook scot­ché dans un bureau sombre rideaux tirés, il ne fait aucun doute que je veux cette option.

    Je ne sais pas si j’au­rais été gêné par les reflets avant. Proba­ble­ment pas vu que je ne me suis jamais fait la réflexion en allant à l’Apple store jusqu’à présent. Pour autant, sans reflets latents en fond, la lisi­bi­lité était signi­fi­ca­ti­ve­ment meilleure. Je n’ai pas eu l’im­pres­sion de perdre en préci­sion ou en couleurs.

    Le test vaut ce qu’il vaut. L’en­vi­ron­ne­ment des maga­sins est très lumi­neux mais je me dis qu’ils ont quand même dû le penser pour éviter de prendre en défaut leurs dalles brillantes jusqu’à présent s’ils voulaient les vendre. En reve­nant à la maison, je me dis que ce n’était pas si éloi­gné de la réalité.

    De la vidéo

    Sur les vidéos c’est diffé­rent. Les noirs sont plus profonds et dalle est quand même plus flat­teuse en brillant sur des scènes sombres, malgré les reflets.

    Je ne sais pas si la diffé­rence dans les noirs se voit toujours en envi­ron­ne­ment peu lumi­neux. Ce que je lis sur le web me laisse croire que non, mais je pense que j’op­te­rais quand même pour une dalle brillante si le trai­te­ment vidéo était mon acti­vité première, quitte à ce faire le noir autour de moi.

    En réalité la vidéo je l’ai essen­tiel­le­ment en lecture, quand je suis hors du bureau (donc lumi­no­sité non contrô­lée). Là je préfè­re­rai peut-être perdre sur la qualité et les noirs que de subir des reflets.

    De la photo

    Pour le trai­te­ment photo j’hé­site. Une dalle brillante avec une pièce à lumi­no­sité maîtri­sée est proba­ble­ment ce qu’il y a de mieux, comme pour la vidéo, mais j’ai moins ressenti le besoin à l’af­fi­chage d’une photo sombre qu’a­vec une vidéo de même tona­lité.

    Et donc ?

    Chez moi, à majo­rité code et web, 30% photo, un peu de lecture vidéo en mobi­lité, je me dis que la dalle mate est proba­ble­ment plus perti­nente.

    Reste le prix, mais ne nous mentons pas : Si on vise un MacBook Pro c’est que le prix n’est pas le premier critère de choix. C’est outra­geu­se­ment cher mais ça vaut proba­ble­ment quand même le coup si vos usages ne sont pas majo­ri­tai­re­ment orien­tés vidéo.

  • Prochain ordi­na­teur portable

    Je n’ai plus d’or­di­na­teur person­nel depuis presque 20 ans. J’en ai toujours eu un profes­sion­nel, avec assez de lati­tude donnée par l’en­tre­prise pour qu’il serve aussi à mes usages person­nels.

    Ce n’est plus le cas aujourd’­hui. C’est pour entre quelques mois et plusieurs années. Bref, je ressens le besoin d’en ache­ter un.

    Apple a mis à jour sa gamme de macbook, c’est ce que j’at­ten­dais pour passer à l’achat. Il reste que j’hé­site :

    Pile, je reste raison­nable dans mon achat, ce qui est un point que je valo­rise peu importe le montant lui-même. Proba­ble­ment est-ce suffi­sant pour mes usages actuels. Mes frus­tra­tions ne seront pas si diffé­rentes de celles dont je m’ac­com­mo­dais jusque là. Je m’em­pêche juste d’y amener des jeux deman­deurs. Si mes besoins quoti­diens augmentent avec le temps, il sera toujours temps de le revendre et en ache­ter un nouveau.

    La première option, côté pile, c’est le macbook air.

    Ils ont désor­mais 16 Go de RAM par défaut et il me suffi­rait d’aug­men­ter le disque pour me retrou­ver avec quelque chose de très simi­laire à ce que j’avais ces trois dernières années (macbook pro M1 avec 16 Go de RAM).

    Le macbook air n’a pas de refroi­dis­se­ment actif. Il limite son proces­seur quand on lui demande beau­coup en continu. Ça peinera proba­ble­ment un peu dans les trai­te­ments photos soute­nus mais j’ima­gine que ça ne posera pas de gros problèmes.

    Pour les jeux ça sera autre chose. Le macbook pro M1 souf­flait déjà pas mal avec les détails au mini­mum. Ça ne passera clai­re­ment pas correc­te­ment sur le macbook air.

    Je ne me suis remis à jouer que tout récem­ment. Je ne sais même pas si ça ne va pas me passer rapi­de­ment donc peut-être que je pour­rais être raison­nable et tracer une croix dessus.

    Je vais aussi devoir me trim­bal­ler avec des adap­ta­teurs pour le HDMI et les cartes mémoire du HDMI, du lecteur de cartes. Rien de grave, je le faisais déjà, mais c’est mieux si je peux éviter. Ça me coupe aussi la possi­bi­lité d’un agen­ce­ment à trois écrans comme j’en ai eu par le passé.

    Mon vrai sujet c’est la péren­nité. J’ai des exigences très fortes, voire des habi­tudes luxueuses, en termes de puis­sance et réac­ti­vité. J’achète pour des années. J’ai­me­rais ne pas me retrou­ver frus­tré dans le futur quand les logi­ciels et les usages seront plus exigeants eux aussi.

    Face, je paye plus bien plus cher, même si au final la diffé­rence se limite à mon tarif pour une jour­née de travail donc est-ce si impor­tant que ça ? Pour ce prix j’ai du sur-gonflé qui va tenir mes usages très long­temps. J’au­rai surtout zéro conces­sions et un confort inégalé, ce qui compte vrai­ment au quoti­dien. Seule ombre au tableau, le maté­riel sera un peu plus lourd, même si ça reste léger au final.

    La seconde option, côté face, c’est le macbook pro

    Je prends le macbook pro du moment, proces­seur M4 pro de base. Je double la RAM et le disque pour assu­rer de la péren­nité et du confort.

    Oui c’est surgon­flé mais si j’achète un poste c’est pour qu’il tienne long­temps, idéa­le­ment très long­temps. Je préfère prévoir d’of­fice nette­ment plus que néces­saire pour ne pas être frus­tré par ce que me deman­de­ront les logi­ciels et usages futurs.

    C’est outra­geu­se­ment cher mais la diffé­rence avec l’op­tion du macbook air plus haut c’est de l’ordre de 1 100 € HT, donc moins que la factu­ra­tion d’une jour­née de travail. Si je devais récu­pé­rer cette somme en divi­dendes, ça me ferait 550 € sur mon compte en banque après la fisca­lité. Ce n’est pas rien mais je suis peut-être prêt à l’in­ves­tir pour un confort quoti­dien sur plusieurs années.

    La petite frus­tra­tion qui tourne toute­fois en tête, c’est que le macbook pro est légè­re­ment plus lourd : 1,6 kg vs 1,25 kg. 350 grammes à porter.


    Bref, j’hé­site.

    Je suis preneur de ce que ça vous évoque, sachant que ce choix est à priori limi­ta­tif. J’ai besoin d’un portable donc le mac mini n’est pas une option. Je ne souhaite pas passer sous Linux ou Windows.

    L’oc­ca­sion est une option unique­ment dans la mesure où j’ai accès à une facture avec TVA, où la batte­rie est remise à neuf et où le prix hors taxes résul­tant fait une diffé­rence vrai­ment impor­tante par rapport au neuf.