Je propose de faire la FTTH avec une taxe sur la production culturelle, musique et vidéo, parce que finalement ce sont eux qui l’utiliseront le plus.
Ce serait un juste retour des choses non ?
Je propose de faire la FTTH avec une taxe sur la production culturelle, musique et vidéo, parce que finalement ce sont eux qui l’utiliseront le plus.
Ce serait un juste retour des choses non ?
Le problème commence à être connu et il est malheureusement non résolu : Tout le modèle de sécurisation des sites web par HTTPS (chiffrage SSL/TLS) est à revoir.
Il était déjà bancal dès le départ en instaurant des autorités de confiance qui n’ont qu’un rôle de rentier et qui taxent tous les utilisateurs, mais leur multiplication et leur manque de sécurisation rend totalement vide de sens la sécurité du système.
En fait c’est assez simple :
Il est d’ailleurs important de noter qu’on ne parle pas de questions théoriques mais de procédés concrets qui ont été mis en jeu. On parle de certificats illégitimes au nom de Google, de Yahoo ou de banques qui ont été émis pour tromper les navigateurs, et de matériels qui sont réalisés pour intercepter et espionner les communications TLS pour qui (états) a des certificats maitres à sa disposition.
Le fait même d’avoir mis en place un système centralisé me semble avoir été une erreur énorme, mais il est temps d’arrêter les frais. Il est plus que temps de passer à un modèle décentralisé qui n’aura pas toutes les qualités théoriques du modèle actuel, mais qui ne sera pas autant troué. Cela demande toutefois que les états acceptent de ne plus être en capacité de contrôler ce qu’il se passe, même indirectement. Mon côté paranoïaque m’en fait douter.
Entre temps, sur Mozilla Firefox vous permet d’initier le mouvement à l’aide de quelques extensions.
Ce n’est pas la première fois que j’ai un problème avec la vision de leur rôle par certains élus, et particulièrement les députés. Dans la nomination de Marie-Hélène Thoraval comme rapporteur sur un projet de loi rapport à la copie privée, on sent bien qu’on cherche quelqu’un qui exécutera le projet et pas quelqu’un qui pensera la loi ou qui soupèsera les enjeux.
C’est toutefois la députée elle-même en l’affirme le mieux avec cette phrase à garder en mémoire : « C’est un honneur d’être choisie par ses collègues pour leur apporter un éclairage sur un projet de loi présenté par le Gouvernement, surtout pour moi qui suis là depuis moins d’un an. Les prochaines semaines promettent d’être particulièrement chargées, mais le rôle du parlementaire est de faire voter la loi donc j’endosse cette responsabilité avec beaucoup d’enthousiasme et de sérieux »
Alors non, le rôle du parlementaire n’est pas de faire voter la loi, mais au contraire de décider ou non s’il y a lieu de voter un projet de loi, et de le discuter avant. Exprimé ainsi, et je n’ai aucun doute que ce soit bien l’état d’esprit de la députée, on voit bien que pour certains le député est au service du gouvernement pour faire appliquer ce que le gouvernement a décidé.
C’est d’autant plus étrange que, bien que le gouvernement soit à l’origine des projets de loi, c’est au gouvernement de faire exécuter les lois discutées et votées par le parlement, et non au parlement d’enregistrer et acter les lois décidées par le gouvernement.
Je sais que tout ce délire découle du système des partis, mais il serait plus que temps que nos godillots se réveillent et se rendent compte du rôle primordial qu’ils ont dans notre république. Ce qui arrive n’est pas la faute du gouvernement qui négocie les projets de loi et qui les enchaîne en urgence, mais bien la faute des députés qui n’assument pas leur rôle et font une simple chambre d’enregistrement.
Encore un bon exemple de la société de surveillance dans laquelle nous nous enfonçons, et qui aurait fait peur à George Orwell : « Surveillance du net : un député demande à Claude Guéant de s’expliquer ».
Nous sommes le troisième pays au monde qui envoie le plus de demandes d’identification à Google, avec 1300 demandes sur le premier semestre 2011. Le plus agaçant est que nous parlons en volume et pas en proportion à la population : Notre petit pays est le troisième au monde ! Cocorico !
Difficile d’expliquer cela dans le cadre d’une société qui se veut démocratique, basée sur le droit et la liberté d’expression. Impossible de s’y tromper puisque d’ailleurs Google affirme avoir répondu favorablement à moins d’une requête sur deux (48%). Cela veut aussi dire que notre pays a fait plus de 52% de requêtes d’identifications à priori illégitimes ou sans raison (% en hausse).
À titre de comparaison les États Unis sont à 93% de requêtes légitimes, l’Allemagne 67%. Il est évident qu’il y a un problème spécifiquement français ici, et l’augmentation de 30% du nombre de requêtes sur une période de 6 mois montre sans état d’âme qu’il s’agit d’une politique volontaire du gouvernement actuel.
Je ne suis certainement par meilleur qu’un autre sur ce sujet, et mon niveau d’écrit a baissé considérablement depuis que je travaille sur le web. Toutefois, si d’aucuns doutaient de l’importance de l’orthographe, voici une raison concrète d’y faire attention : Stéphane Deschamps nous parle de l’impact de l’orthographe sur l’accessibilité des contenus électroniques.
À lire : Le journalisme est-il à la hauteur ?
Franchement, j’ai trop souvent l’impression de voir des attachés presse à la place des journalistes politiques en France. Côté télévision je rejoins ce que je lis chez Philippe Bilger : Si nous avons parfois des journalistes acides ou agressifs, le fond est creux. Nous ne voyons pas de journaliste contestant les chiffres donnés, refusant les réponses qui tournent autour du pot, ou pointant avec précision les incohérences. Les réponses sont acceptées, comme si de rien n’était. Au mieux on relance une fois, et puis c’est bon. Il semble que le journaliste considère que son rôle s’arrête à poser les questions, et pas à discuter du fond. Sur papier ce n’est guère mieux. Si nous avons des éditoriaux et des articles qui parlent du fond, la parole officielle n’est pas vraiment mise en défaut, ou si peu.
Pire, de nombreux articles sont plus ou moins le reflet des communiqués de presse et des contenus prémâchés des agences de communication. On leur donne des images, l’angle d’approche, la date à laquelle communiquer, et parfois même une demande de ne pas diffuser telle ou telle information avant le futur point presse mis au bon moment. Si les contrefeux médiatiques fonctionnent si bien, c’est parce que trop de nos journalistes ne sont que des rédacteurs qui reformulent ce qu’on leur donne, ni plus ni moins. C’est au point ou l’UMP s’était même énervée une fois l’année dernière parce que la presse n’avait pas repris un de ses communiqués (qui n’apportait pourtant rien de neuf). C’est dire à quel point d’automatisation nous sommes.
Heureusement nous avons des journalistes comme à Mediapart, mais d’ici à ce que ces derniers soient autorisés à interviewer nos politiques, il risque de couler de l’eau sous les ponts.
Que les postes de pouvoirs soient détournés pour assurer la survivance de l’élu à ce poste, ou pour favoriser le parti et ses soutiens n’est même plus étonnant. Que par contre on arrive à sortir des scandales de ce type, mis en lumière par une institution neutre et au dessus de tout soupçon, et que cela ne donne … rien, là ça me dépasse.
Nous aurions déjà du avoir un scandale menant à plus qu’une démission quand cela touchait l’Élysée mais le manque de détail et l’absence d’enquête cumulée à un soupçon de bluff sur l’immunité de tout le personnel lié au président pouvait encore expliquer que cela n’ait mené à rien. Ici il n’y a rien de tout cela et s’il n’y a enquête et éventuellement saisie de la Cour de justice de la République, alors c’est que nos prétentions d’État de droit sont bien loin. Si les montants sont bien faibles par rapport au budget de l’État, les présomptions sont graves, d’autant qu’elles ne sont pas nouvelles.
Faire une opération de communication d’une présidence tournante d’un sommet politique est déjà le comble de l’égo et une conception très particulière du « travailler en commun » et du « se mettre au service des autres ».
Mais quand le sommet ou la présidence deviennent sponsorisés ouvertement, Que doit-on en penser ? Ces enseignent ne sont pas philanthropes et ne participent pas juste pour aider les finances publiques. Elles participent avec l’espoir d’un retour sur investissement. (suite…)
Je réagis au commentaire d’Olivier au dernier billet sur les liseuses électroniques. Pour ceux qui ont essayé : oui, les liseuses électroniques permettent de lire plus proche du noir sur gris que du noir sur blanc. Le contraste est forcément moins bon que sur papier.
Est-ce gênant ? Je ne le crois pas à la vue des engins, contrairement à Olivier, mais le ressenti est toujours quelque chose de personnel. Peut-être aussi est-ce que ces appareils se sont bien améliorés depuis l’Opus acheté par Olivier. Malgré sa date d’achat, l’Opus a au moins une génération de différence avec les derniers appareils, peut être deux.
Les numériques a lancé ses tests sur le contraste des liseuses à encre électronique. Résultat : Le contraste est 30% moins bon que sur du papier standard. Ça ne me semble pas étonnant, reste à voir si c’est vraiment gênant. Il m’apparait important d’ajouter que le contraste des livres de poche auxquels nous sommes habitués n’est lui non plus pas le même que celui d’un papier standard (mais probablement meilleur que celui d’une liseuse).
Google est un acteur dangereux car sur une simple volonté il peut changer l’accès à l’information de milliards de personnes, potentiellement sans que ça se voit. Il peut faire de même sur des sites commerciaux, pour ses propres intérêts.
Pour autant, je déteste ces appels au loup (parfois indirects) des prestataires de référencement et des boutiques qui se retrouvent moins bien positionnées que la veille. (suite…)