Catégorie : Geek

  • Le MacBook Air de 1994

    Ça n’a l’air de rien, mais avec cette vidéo, qui n’est pas un MacBook Air de 1994, on ne peut que voir une copie totale du concept et de l’ap­proche. Ça permet de remettre quelques procès récents en pers­pec­tive.

  • Livre colla­bo­ra­tif, c’est lancé

    Voilà, c’est fait. J’ai commencé la retrans­crip­tion de mon livre sur la perfor­mance des sites web vers github pour en faire un projet colla­bo­ra­tif.

    Vous retrou­ve­rez l’avant-propos et le premier chapitre d’in­tro­duc­tion. Pour la suite je vais avoir besoin de vous comme promis :

    • Vous avez un bon français écrit ? Nous avons besoin de relec­ture pour corri­ger les rares fautes, pour amélio­rer les formu­la­tions, reti­rer les répé­ti­tions, réali­ser un meilleur décou­page des para­graphes et globa­le­ment rele­ver le niveau de français.
    • Vous n’avez pas peu de faire un peu de code simple ? Nous avons besoin de personnes pour retrans­crire les fichiers sources OpenDo­cu­ment en fichiers Mark­down avec illus­tra­tions jointes. Nous avons aussi besoin de gens pour véri­fier et corri­ger la produc­tion de ces fichiers Mark­down, amélio­rer la qualité des illus­tra­tions et créer des scripts d’au­to­ma­ti­sa­tion.
    • Vous vous y connais­sez un peu ? Il faut mettre à jour les conte­nus, ajou­ter les dernières décou­vertes, docu­men­ter les amélio­ra­tions des navi­ga­teurs, enri­chir le contenu, et complé­ter les chapitres manquants.

    Pour l’heure c’est assez simple : Si vous voulez amélio­rer l’exis­tant il suffit de faire un fork sous github, modi­fier ce qui vous semble à chan­ger et envoyer une pull request. L’in­ves­tis­se­ment est quasi nul.

    Si vous voulez aider à complé­ter l’exis­tant le mieux est de m’écrire ou commen­ter ci-dessous avec le temps dont vous dispo­sez pour que je vous envoie une partie du docu­ment source. Pour réfé­rence j’ai fait le chapitre 1 en envi­ron 3 heures, mais rien n’in­ter­dit de prendre une partie plus petite. L’idée est de faire des aller-retour sur 2 à 3 jours tout au plus, en préfé­rant beau­coup de petits pas à un très gros. Même une heure de travail permet de faire avan­cer les choses.

  • Prison dorée, ce n’est que le début : mac os x

    Hier j’ai été « bloqué » par une appli­ca­tion Mac qui refu­sait de se lancer. L’ap­pli ne vient pas de l’app store et n’était pas signée => refus du Mac.

    Tous les geeks m’ont répondu « il y a une option de confi­gu­ra­tion dans les préfé­rences système, onglet sécu­rité » pour réau­to­ri­ser les appli­ca­tions non vali­dées par Apple. C’est à mon avis passer tota­le­ment à côté du problème. L’op­tion de confi­gu­ra­tion, la plupart des gens n’iront pas la trou­ver, n’ose­ront pas la toucher, ou simple­ment sorti­ront avec un « instal­ler cette appli­ca­tion c’est compliqué ».

    On est simple­ment en train de créer des appli­ca­tions de première classe, vali­dées, mises en avant, et des appli­ca­tions de seconde ou troi­sième classe, auto­ri­sées unique­ment expli­ci­te­ment en allant tripa­touiller les préfé­rences systèmes.

    Vous ne me croyez pas ? Moins de 24 h après je tombe sur un article où l’au­teur a tenté une instal­la­tion d’un logi­ciel large­ment diffusé et échoué à cause de la restric­tion « app store ». Non, il n’a pas tripa­touillé les confi­gu­ra­tions, il est passé au logi­ciel concur­rent (lire le para­graphe juste sous la première illus­tra­tion) :

    Le temps de ces réflexions, le logi­ciel Kobo est télé­chargé, en version Mac, mais une mauvaise surprise nous attend après l’ins­tal­la­tion. Apple refuse d’ou­vrir l’ap­pli­ca­tion, parce qu’elle n’a pas été télé­char­gée depuis l’App Store, et à ce titre, la machine ne pourra pas la lancer. Rien à voir avec Fnac, Kobo, ni l’édi­teur, se dit-on, mais tout de même… Direc­tion l’App Store, pour tenter de pour­suivre, et nouveaux déboires : pas d’ap­pli­ca­tion Kobo. Fin des opéra­tions de ce côté. De quoi commen­cer à perdre patience, une fois encore. De son côté, ADE a correc­te­ment fait son travail, et ouvert notre lien de télé­char­ge­ment sans peine. Et le docu­ment est ouvert.

    Nombre d’ap­pli­ca­tions vont passer par l’app store, et leurs auteurs ont bien raison, mais ça ne fera qu’aug­men­ter le fossé entre les deux classes d’ap­pli­ca­tion, isolant encore plus celles qui n’y sont pas.

    Le danger c’est que cela donne un pouvoir immense à celui qui contrôle l’app store et qu’Apple, et que la pomme pose des condi­tions fran­che­ment non neutres. Il est tout à fait possible que l’ap­pli­ca­tion dont parle l’ar­ticle n’ait pas le droit d’être vendue sur l’app store sans reti­rer plusieurs fonc­tions, dont tout ce qui est vente en direct.

    Alors oui, « yaka chan­ger la confi­gu­ra­tion », et quand notre liberté sera de ne diffu­ser que des appli­ca­tions vali­dées et conformes aux inté­rêts commer­ciaux d’Apple ou de subir une mise au banc avec procé­dure d’ins­tal­la­tion complexe et étiquette « appli­ca­tion tierce je-serais-vous-je-n-y-touche­rais-pas », il sera trop tard.

  • Cherche routeur

    Je cherche un petit routeur. Avant de répondre avec vos choix habi­tuels, voici mon besoin :

    • J’ai besoin de deux ports ether­net qui redi­ri­ge­ront vers du WAN, le reste vers du LAN. Préfé­ra­ble­ment plus de deux ports LAN mais ce n’est pas primor­dial.
    • Ces deux ports diffusent actuel­le­ment des annonces DHCP. Je ne suis pas certain de pouvoir couper les deux donc il faut que le routeur puisse filtrer ces annonces pour ne pas les lais­ser diffu­ser sur le reste du réseau.
    • De la part des ports ether­net locaux, certains accès doivent être routés préfé­ra­ble­ment vers un port WAN ou un autre suivant la plage IP:port desti­na­tion (et si possible en fonc­tion de l’IP source, mais ce n’est pas néces­saire)
    • J’ai­me­rai un fail-over : quand la connexion semble HS sur un des ports WAN, que les accès soient alors tous routés vers l’autre port WAN
    • Sur les ports locaux il me faudrait au moins deux réseaux distincts qui ne puissent pas commu­niquer entre eux

    Ce peut être un petit routeur maté­riel, ou un boitier linux pas cher sur lequel faire tour­ner une distri­bu­tion bsd ou linux dédiée que vous connais­sez. Je suis ouvert à tout.

    Je trouve des choses, mais à des prix plus élevés que mon budget. Que connais­sez-vous qui puisse répondre à ce besoin sans avoir des prix mons­trueux ?

  • Spam en ROT13

    On dira ce qu’on veut mais pour le coup ÇA c’est du marke­ting cible (pour les geeks). Même si c’est du spam, c’est telle­ment unique que je ne peux pas m’em­pê­cher de le parta­ger :

    To: « Get Vigara-Today » <A5BA548@xxxxxx.xxx>
    Subject: Re: SALE!
    From: rot13@­rot13.com

    Arj fnyr cevprf:
    —————-

    Yrig­ven … 1.25$

    Pvynvf … 1.14$

    Ivtnen … 0.21$

    Srznyr Cnpx … 1.20$

    Snzvyl Cnpx … 2.12$

    Cebsrffv­bany Cnpx … 3.29$

    —————–

    Sbyybj fcrpvny yvax:

    uggc://sHP.hgvbazrqvp.eh/

    Pour ceux qui n’ont pas fait atten­tion à l’ex­pé­di­teur : ROT13. Le plus éton­nant est que s’ils passent du temps à envoyer ça, c’est que ça doit fonc­tion­ner.

  • J’ai tout compris, je quitte Free

    Je quitte Free.fr. Sans regrets.

    La qualité n’était simple­ment plus au rendez-vous puisque la box désyn­chro­nise plus de 20 fois par jour en ce moment. Ça dure depuis un bon mois à vue de nez et ça va cres­cendo.

    J’au­rai certes pu appe­ler le support tech­nique. Peut être que ça aurait résolu la situa­tion, peut être pas. Disons que j’au­rai pu tenter mais même si on me dit que ça vrai­ment changé, mes expé­riences passées sur le chat et la hotline étaient telle­ment mauvaises je suis peu attiré par l’idée.

    Ajouté à ça les problèmes récur­rents et assu­més par la direc­tion Free.fr de mauvais débit vers Youtube et quelques autres autres routes à fort trafic, l’ac­cu­mu­la­tion de frus­tra­tion deve­nait impor­tante ; assez impor­tante pour envi­sa­ger partir chez un concur­rent.

    L’herbe est rare­ment plus verte ailleurs mais je suis éligible depuis à la fibre SFR. Un vrai débit montant, plus de problèmes vers Youtube, et jamais plus de désy­chro­ni­sa­tions ADSL. Ça marche, je signe.

    Pour la petite histoire, mon FAI actuel n’au­rait pas eu un mauvais histo­rique de service client et aurait pris plus au sérieux son acti­vité prin­ci­pale qui est d’of­frir de la connec­ti­vité (et non des services annexes), je n’au­rai proba­ble­ment pas sauté le pas. À bon enten­deur…

  • Mise à jour vers Moun­tain Lion – clavier US

    Au cas où ça serve à d’autres, lors de la mise à jour Mac vers Moun­tain Lion :

    Il y a un redé­mar­rage préa­lable à l’ins­tal­la­tion et un redé­mar­rage après l’ins­tal­la­tion. Chacun vous demande de vous authen­ti­fier pour conti­nuer.

    Lors du premier, si vous avez chif­fré votre disque avec FileVault, il vous faudra saisir votre mot de passe comme si vous aviez un clavier améri­cain (lettre « a » et « q » inver­sées par exemple).

    Rien ne l’in­dique, si ce n’est que les invites sont en anglais, ce qui peut mettre la puce à l’oreille. Le savoir peut vous épar­gner la petite frayeur du mot de passe qui ne fonc­tionne plus, d’au­tant qu’a­vec un disque chif­fré la perte de mot de passe implique la perte des données et un refor­ma­tage complet néces­saire.

    Je plains les vrais infor­ma­ti­ciens qui auront mis des carac­tères spéciaux dans leurs mots de passe et qui devront retrou­ver la posi­tion sur un clavier US Mac. Je plains les non-infor­ma­ti­ciens qui n’au­ront fran­che­ment aucune chance de comprendre ce qui leur arrive et pour qui l’idée de taper avec un agen­ce­ment améri­cain sur un clavier français n’a aucun sens.

  • Ce week-end c’était Backup day

    On oublie toujours les backup, et même quand on y pense habi­tuel­le­ment les inci­dents arrivent toujours au moment des rares oublis.

    Au niveau personne, la dispa­ri­tion de mes données c’est la perte de 10 ans de photos, de tout mon carnet d’adresse avec télé­phones, adresses et email, de mes docu­ments, de mes 10 ans d’ar­chives mail, de… à peu près tout en fait vu que je vis en numé­rique depuis 2001. La seule chose qui reste en papier c’est l’ad­mi­nis­tra­tif et les factu­res… et même ça j’ai caressé plus d’une fois l’en­vie de numé­ri­ser puis archi­ver en vrac dans un carton à la date de numé­ri­sa­tion. Bref, si je perds les données c’est un peu comme si d’un coup je suppri­mais tout ce que j’ai de perti­nent (c’est à dire tout ce qui n’est pas maté­riel).

    De quand date votre dernier backup ? Mais plus que ça, quelle est votre stra­té­gie ? Quelle niveau de sécu­rité atten­dez-vous ?

    Stra­té­gie

    Il vous faut deux backup, dont au moins un non synchrone ou avec histo­rique, dont un hors site, avec quelque chose qui vous alerte dès que l’un des deux devient inuti­li­sable. Or cela, point de salut.

    Au fur et à mesure je me suis fixé sur la combi­nai­son suivante : Au quoti­dien (c’est à dire quand j’y pense) tout est archivé sur un NAS avec deux disques en RAID. De temps en temps, une à deux fois par an, je grille tout ce qui est perti­nent sur des disques optiques. Ces derniers sont stockés hors site (chez les parents par exemple) au cas où ce qui est chez moi soit irré­cu­pé­rable.

    Le NAS c’est un DS207+ de Syno­logy avec des disques de 1 To. Je n’ai jamais eu l’oc­ca­sion de regret­ter et Syno­logy a un suivi excep­tion­nel de son maté­riel : 4 ans après il y a encore des mises à jour alors qu’ils renou­vellent leur gamme toutes les années. Le logi­ciel interne sait tout faire et l’ac­cès root est possible pour ajou­ter ce qui manque­rait.

    Les disques optiques je suis passé d’an­nées en années des CD au DVD, puis aux DVD DL et ce week end aux BD-R. Ça ne tient pas sur un seul disque mais la taille des réper­toires gros­sit d’an­née en année et je me vois mal sépa­rer ces unités en plusieurs. Cette année c’est le stockage des photos en RAW qui prends une place désas­treuse. Il suffi­rait de trier et effa­cer ce qui n’a pas de sens, mais passer sur BD-R prend bien moins de temps :)

    Le jour où j’au­rai la bande passante montante néces­saire j’em­pi­le­rai peut être des backup sur un stockage en ligne type crash­plan ou une simple dedi­box. Pour l’ins­tant c’est assez inabor­dable avec ma connexion ADSL.

    Quelques pistes d’at­ten­tion

    Une synchro­ni­sa­tion n’est pas une sauve­garde

    Drop­box ? Google Drive ? Gmail ? tout ça est à ranger dans la caté­go­rie « synchro­ni­sa­tion » et pas dans la caté­go­rie « sauve­garde ». Si vous faites n’im­porte quoi ou si on vide votre compte, ça sera synchro­nisé d’un coup partout.  Ce n’est pas pure­ment hypo­thé­tique : ça arrive en vrai.

    C’est vrai pour tout ce qui synchro­nise sans archi­vage. Si vous synchro­ni­sez votre NAS avec une Dedi­box, que se passe-t-il si votre NAS est effacé ? Idem pour crash­plan si vous n’ache­tez pas l’op­tion qui active l’his­to­rique.

    La synchro­ni­sa­tion permet la haute dispo­ni­bi­lité mais ça ne remplace pas un backup. Ce ne sont simple­ment pas les mêmes contraintes et les mêmes usages.

    Un backup unique n’est pas suffi­sant

    Vous avez un NAS avec un disque ? imagi­nez que demain il casse. Vous avez un NAS en RAID ? il ne vous servira à rien en cas de dégât des eaux, de dégât élec­trique majeur, de feu dans l’im­meuble, ou simple­ment d’un cambrio­lage ou d’un méchant qui perce votre wifi ou votre mot de passe pour tout effa­cer.

    Même si vous avez une totale confiance dans les serveurs redon­dés et sauve­gar­dés de votre pres­ta­taire, les comptes gmail qui se vident c’est très rare mais c’est déjà arrivé. Tiens, imagi­nez aussi ceux qui avaient des données légales et bien placées avec un compte payant sur les serveurs redon­dés de megau­pload… au revoir les backup. Le cas est extrême mais si la justice décide de saisir Crash­plan, de bloquer Online.net ou d’in­ter­rompre Drop­box, vous n’au­rez que vos yeux pour pleu­rer.

    Deux sites distincts

    Toujours avec les mêmes causes, même si vous avez bien deux backup, ils ne seront effi­caces que s’ils sont sur deux sites diffé­rents. Un feu, un cambrio­lage, un choc élec­trique, ou un simple dégât des eaux risque de rendre inuti­li­sable d’un coup vos deux backups. Point de salut : l’une des deux copies doit être hors site.

    Rame­ner une copie au boulot, chez les parents ou chez des amis peut suffire. Pas besoin d’ima­gi­ner une archi­tec­ture complexe.

    DEUX MÉDIA DIFFÉRENTS

    Pour des raisons simi­laires, je vous incite à prévoir deux solu­tions de backup diffé­rentes, avec des tech­no­lo­gies diffé­rentes. En cas de défaillance impré­vue, vous mettez toutes les chances de votre côté en espé­rant que l’autre type de média ne sera pas affecté. Pensez par exemple à ceux qui voyait dans le CD un support défi­ni­tif et qui se sont retrou­vés avec des disques inuti­li­sables au bout de 5 à 10 ans ? En avoir deux copies n’a pas du aider beau­coup.

    Cette règle n’est pas neuve, si vous mettez en route des RAID, la bonne pratique est d’avoir des disques de marques diffé­rentes ou au moins de modèle diffé­rents pour ne pas risquer qu’ils cassent à des dates proches (là aussi ce n’est pas hypo­thé­tique, ce sont des cas réels).

    Quelques pistes

    Dans la liste suivante il vous faut deux média diffé­rents, au moins un asyn­chrone ou avec histo­rique, et au moins un hors site :

    Fiabi­lité Hors site Asyn­chrone Histo­rique
    Disque USB mauvaise partielle (*1) oui possible
    2x disque USB bonne possible (*1) oui possible
    NAS simple mauvaise non au choix possible
    NAS RAID bonne (*2) non au choix possible
    Drop­box (synchro en ligne) bonne oui non possible
    Crash­plan (backup en ligne) bonne possible non oui
    CD, DVD, BD-R bonne sur 2 à 5 ans possible oui oui
    Serveur en ligne au choix (raid ?) oui au choix au choix
    Bande moyenne possible (*1) oui oui

    (*1) Les disques USB et les bandes peuvent être mis hors site mais devront être amenés sur site pour les resyn­chro­ni­ser. C’est toujours à ce moment là qu’ar­rivent les problèmes, ou qu’on fait une mauvaise mani­pu­la­tion lors de la sauve­garde qui efface et la source et la desti­na­tion. La solu­tion est d’avoir un jeu d’au moins deux disques et de les amener sur site en alter­nance, ainsi on a toujours une copie sécu­ri­sée hors site quoi qu’il arrive.

    (*2) Certains NAS RAID ne vous alertent pas (ou pas assez bien) quand un des deux disques est en rade. Du coup ça reste en rade jusqu’à ce que le second tombe aussi. Seuls ceux qui ont des alertes effi­caces (c’est à dire qu’on ne peut pas igno­rer même si on ne fait pas atten­tion) sont à consi­dé­rer comme ayant un RAID effi­cace.

    N’ou­bliez pas que pour qu’une sauve­garde hors site par réseau soit effi­cace, il vous faut soit une bonne bande passante montante soit un volume de sauve­garde limité. Sauve­gar­der 100 Go par une ligne ADSL, même de bonne qualité, ça va vite ne pas être raison­nable. Vous ne profi­te­rez réel­le­ment de Crash­plan ou de ses concur­rents qu’a­vec la fibre.

    Enfin : Si vous lais­sez des sauve­gardes hors site, et parti­cu­liè­re­ment si elles sont en ligne, les chif­frer n’est pas tota­le­ment inutile. Si voir vos données divul­guées à des tiers pose problème, alors c’est même indis­pen­sable (et dans ce cas oubliez Drop­box).

  • Connec­ter une PME à Inter­net

    Trou­ver une connexion Inter­net adap­tée à une PME c’est vite le parcours du combat­tant.

    Notre besoin initial c’est le surf web de tous les jours pour une petite dizaine de personnes, les petits télé­char­ge­ments, les mails, les pièces jointes parfois un peu volu­mi­neuse, la télé­pho­nie voip, et excep­tion­nel­le­ment des télé­char­ge­ments de backups ou des envois de données sur les serveurs de produc­tion.

    Pour traduire ça en carac­té­ris­tiques tech­niques, les coupures sont critiques comme pour tout le monde, mais nous ne mour­rons pas si nous avons quelques heures d’in­dis­po­ni­bi­li­tés une ou deux fois dans l’an­née. Nous n’uti­li­se­rons pas forcé­ment une bande passante moyenne énorme, mais quand il faut envoyer un fichier de 20 Mo, descendre une sauve­garde de la base de données ou monter 500 Mo en produc­tion, c’est plus qu’a­gréable d’avoir un débit consé­quent. Rien de plus gênant que de devoir perdre du temps à envoyer un PDF de 20 Mo à un corres­pon­dant.

    Si j’avais le choix, une offre fibre pour parti­cu­lier à 100 Mb/s descen­dant 50 Mb/s montant, doublée avec une SDSL ou ADSL stan­dard chez un autre FAI, convien­drait à merveille en terme de qualité de service et de capa­cité en débit.

    En pratique notre bureau n’est pas connecté aux réseaux fibrés rési­den­tiels, donc il faut compo­ser autre­ment.

    Débits et prix

    L’ADSL c’est du 20 Mb/s descen­dant, 1 Mb/s montant, pour 30 à 40 € TTC mensuels, moitié plus cher si on prend un FAI « pro » avec une GTR de 4h. Les offres sont assez cohé­rentes.

    Côté SDSL l’offre imbat­table côté prix c’est OVH qui propose 5 Mb/s symé­triques sur une paire de cuivre pour 30 € par mois, sans enga­ge­ments ni frais d’ins­tal­la­tion ou rési­lia­tion. Les concur­rents ont eu beau me soute­nir que ces débits étaient impos­sibles sur une unique paire de cuivre, j’ai pu constaté que les 5 Mb/s sont effec­ti­ve­ment atteints. Si vous voulez du GTR 4h (heures ouvrées) on passe à 100 € par mois avec un enga­ge­ment d’un ou deux ans et des frais d’ins­tal­la­tion. Sur cette dernière il est possible de cumu­ler jusqu’à 4 paires de cuivres pour un débit de 20 Mb/s symé­trique (mais la facture augmente).

    Chez la concur­rence en SDSL c’est la vraie jungle. Le plus souvent c’est limité à 2 Mb/s par paire de cuivre et avec un prix aux alen­tours de 200 € mensuels par paire, plus des frais d’ins­tal­la­tions et un enga­ge­ment de deux ans. Parler de 8 Mb/s c’est quadru­pler les prix, tout simple­ment. Seul Colt propose du 5 Mb/s sur une seule paire, mais à 500 € mensuels. Tous ces prix sont avec une GTR, en géné­ral de 4h en heures ouvrées.

    Si on souhaite monter un peu en débit il faut passer par des offres « fibre ». Là il faut sortir le porte­feuille. On parle assez rapi­de­ment de 750 à 1500 € mensuels pour 10 Mb/s, sans comp­ter le raccor­de­ment initial.

    La GTR, la haute dispo­ni­bi­lité

    On peut faci­le­ment se dire qu’une coupure est inac­cep­table, empê­chera les gens de bosser, de rece­voir les coups de télé­phone. C’est souvent vrai mais outre la ques­tion « quel montant est-il raison­nable d’in­ves­tir pour éviter une coupure ? », il faut bien penser à « ce montant me garan­tit-il vrai­ment contre une coupure ? »

    La GTR et le débit garanti ce sont les deux mots de tous les commer­ciaux qui vendent de la SDSL. En pratique ne vous y trom­pez pas : Une GTR de 4h en heures ouvrées, ça veut dire que votre ligne peut tomber une demie jour­née et ne la voir réap­pa­raitre que le lende­main matin. Hors cas excep­tion­nel, la qualité ne sera donc pas forcé­ment meilleure qu’une ligne rési­den­tielle grand public.

    Sur les cas graves on peut comp­ter avoir des équipes qui inter­viennent avec plus de sérieux et plus d’im­pli­ca­tion mais le GTR ne « garan­tit » en fait rien. Il vous permet juste de récu­pé­rer une faible partie de la facture mensuelle si l’ac­cès n’est pas réta­blit.

    Si le problème est au niveau du répar­ti­teur ou de la boucle locale, il est probable que ça ne change rien au temps de réta­blis­se­ment. Si le problème est au niveau du FAI, avoir une seconde ligne en paral­lèle chez un second FAI vous coûtera proba­ble­ment moins cher que la GTR « pro » tout en ayant un béné­fice bien plus grand.

    Le plus symbo­lique c’est bien l’offre OVH où la même connexion passe de 30 € à 100 € en ajou­tant la GTR. La techno est la même, l’in­fra est la même. Je veux bien croire que l’équipe sera un peu plus réac­tive, mais si la rési­den­tielle tombe c’est proba­ble­ment que la pro serait tombée aussi, et les temps de réta­blis­se­ment réels ne seront pas fonciè­re­ment diffé­rents. L’équipe commer­ciale OVH confirme d’ailleurs très bien ça au télé­phone en disant que l’offre avec GTR c’est « pour ceux que ça rassure ».

    La gamme de choix

    En montant une SDSL OVH doublée par une ADSL stan­dard d’un autre FAI on est loin d’être « sans risques » mais c’est un risque qui peut proba­ble­ment être assumé.

    Le choix du pauvre c’est donc un 60 € par mois pour le couple SDSL + ADSL. Pour le même prix ça permet d’uti­li­ser l’un ou l’autre suivant qu’on a besoin de débit montant ou descen­dant. Le résul­tat c’est un peu 20 Mb/s en descen­dant, 5 Mb/s en montant (si vous êtes proche du sous-répar­ti­teur).

    Pour ajou­ter quelques bretelles on peut prendre la GTR sur la ligne OVH, et une offre avec clef 3G de secours côté ADSL SFR. La GTR permet de combler les problèmes simples, et la clef 3G permet de border si c’est quelque chose de grave et long. Ça ne sera pas idéal, ça ne couvre pas tous les cas, mais ça reste abor­dable pour 150 € mensuels.

    Monter en débit deman­dera un inves­tis­se­ment de 100 € mensuels par paliers de 5 Mb/s sur la SDSL. La fibre et les liai­sons dédiées n’au­ront de sens que si vous ne pouvez vrai­ment accep­ter aucune coupure (mais sans vous faire d’illu­sions : vous en aurez quand même), si vous voulez plus de 20 Mb/s (mais la facture sera multi­pliée par 5 rien que par le chan­ge­ment de techno avant même de dépas­ser les 20 Mb/s), ou si vous n’êtes pas proches d’un sous-répar­ti­teur (mais peut être que démé­na­ger la PME coûtera moins cher que de passer par une fibre).

    Si vous montez une boîte techno, être sur de la fibre rési­den­tielle à 45 € par mois vous sauvera pas mal de cash les premiers temps. Ça vaut le coup de le prendre en compte dans votre loca­li­sa­tion initiale.

  • Do Not Track (enfin pas moi, les autres on peut)

    DNT c’est le nom d’une petite entête qui peut être envoyée par votre navi­ga­teur pour deman­der aux éditeurs de sites et services web de ne pas vous tracer et stocker vos données person­nelles. L’idée est sédui­sante, surtout si les éditeurs en ques­tion acceptent de respec­ter cette demande, et c’est bien toute la problé­ma­tique.

    L’im­po­ser à ceux qui n’en veulent pas

    Les éditeurs n’ont bien entendu aucune envie de se passer d’au­tant de données et de possi­bi­li­tés. En même temps ils savent que s’ils ne font rien, un jour le raz le bol pour­rait deve­nir suffi­sant pour qu’on leur mette des bâtons dans les roues de manière durable et plus stricte. Du coup ils acceptent géné­ra­le­ment des chartes ou des méca­nismes d’opt-out, comme autant de soupapes pour satis­faire les plus radi­caux et comme preuves de bonne foi vis à vis des poli­tiques.

    L’enjeu de DNT est là : Tant que le méca­nisme est confi­den­tiel, il sera accepté par certains éditeurs, comme une bonne soupape. Si le méca­nisme devient utilisé massi­ve­ment alors il sera vite mis au rebut car il tuerait toute l’ac­ti­vité. N’im­porte quel prétexte suffi­rait mais il n’y aura même pas besoin d’an­non­cer quoi que ce soit, il suffira de ne pas le respec­ter.

    Mozilla : opt-out

    Mozilla a choisi d’im­plé­men­ter DNT en le lais­sant désac­tivé par défaut pour ne pas déclen­cher cette bombe atomique et tout casser. Charge à chacun d’al­ler dans les préfé­rences pour l’ac­ti­ver manuel­le­ment. Seuls « ceux qui savent » (geeks et utili­sa­teurs avan­cés) iront modi­fier les confi­gu­ra­tions. Mozilla pourra dire que son navi­ga­teur implé­mente DNT alors que celui de Google ne le fait pas, les éditeurs de services auront leur soupape-prétexte pour éviter des risques plus impor­tants, et les geeks très au fait des ques­tions de vie privée auront leur option.

    Ce qui me gêne dans l’équa­tion de Mozilla c’est qu’elle est très bien pour les commu­niqués de presse de tout le monde, mais qu’elle laisse pour compte 95% des utili­sa­teurs du navi­ga­teur dont proba­ble­ment l’es­sen­tiel auraient demandé à ne pas être tracés si on leur avait posé la ques­tion (vous en connais­sez beau­coup qui souhaitent être tracés ?).

    Objec­tif à long terme

    Il y a paraît-il un scéna­rio long terme avec une mise en œuvre progres­sive, et peut être un support de la loi. Fran­che­ment je n’y crois pas une seconde. Les socié­tés de data mining sont un lobby suffi­sam­ment puis­sant et bien orga­nisé pour ne pas se lais­ser prendre dans une telle souri­cière, surtout si elle est publique. Il y aura une fronde dès que ça devien­dra trop poli­tique, et un arrêt du support s’il y a risque d’uti­li­sa­tion plus massive.

    Entre temps Mozilla aura simple­ment joué le jeu de ces socié­tés contre ses propres utili­sa­teurs, leur donnant simple­ment du temps avant le conflit ouvert qui ne pourra qu’ar­ri­ver si on conti­nue la pres­sion.

    Micro­soft : opt-in

    L’al­ter­na­tive n’est pas forcé­ment plus enga­geante. On peut poser la ques­tion à l’uti­li­sa­teur mais ce procédé atteint vite ses limites. C’est très désa­gréable pour l’uti­li­sa­teur et une fois qu’on commence on finit vite par lui deman­der de remplir un vrai formu­laire de police.

    Il ne reste donc qu’à acti­ver DNT par défaut (et lais­ser ceux qui le veulent vrai­ment le désac­ti­ver, mais personne ne le fera), déclen­cher une utili­sa­tion massive, et mettre les éditeurs de service au pied du mur. Il y a toutes les chances que ça signe la mort de DNT mais au moins les choses auront été claires.

    Mais alors ?

    Je serai plutôt parti­san d’échouer vite et bien, pour lais­ser la place à d’autres initia­tives. Ça ne chan­gera peut être rien au final par rapport à la situa­tion de Mozilla, mais nous n’au­rons pas donné aux éditeurs de quoi faire semblant et obte­nir des délais pendant encore deux ans.

    Je ne prétends pas que cette option est forcé­ment meilleure. Je trouve un peu hypo­crite le choix de Mozilla mais même si je n’y crois pas, je respecte leur choix d’es­sayer d’avan­cer par petits pas avec l’es­poir de mettre en place un plan sur le long terme, mais au moins elle a le mérite d’être honnête et d’avoir du sens. Par contre je me refuse à critiquer Micro­soft pour avoir eu le courage de choi­sir la voie directe.