Catégorie : Geek

  • BetterTou­chTool

    S’il y a Bart­den­der sur mon mac, il y a aussi BetterTou­chTool.

    Premier usage pour moi, ça me permet de dépla­cer une fenêtre sur un bord pour qu’elle se posi­tionne auto­ma­tique­ment sur la moitié de l’écran. Si je la mets sur un coin elle prend le quart d’écran corres­pon­dant.

    Le petit utili­taire ne se limite pas à ça. On peut défi­nir ou redé­fi­nir à peu près tout ce qu’on peut espé­rer comme raccour­cis : gestures ou formes sur le touch­pad ou via la souris, des combi­nai­sons ou séquences de touches au clavier, redé­fi­ni­tion des boutons de mani­pu­la­tion des fenêtres, ou des séquences de touches magiques, et même gestion de la touch­bar pour ceux qui en ont une. Le tout peut être person­na­li­sable par appli­ca­tion et en fonc­tion des touches modi­fi­ca­trices appuyées. Un vrai couteau suisse


    C’est un peu l’his­toire du canon et du mous­tique que d’uti­li­ser ça prin­ci­pa­le­ment pour agen­cer les fenêtres sur l’es­pace de travail.

    Spec­tacle le fait gratui­te­ment mais ne gère que des raccour­cis clavier pour dépla­cer les fenêtres par moitié ou quart d’écran. Il n’y a pas d’aide auto­ma­tique lors des dépla­ce­ments au touch­pad (et j’ai l’ha­bi­tude de gérer les fenêtres en glis­ser-dépo­ser plutôt qu’au clavier).

    Si vous n’avez vrai­ment que faire des autres fonc­tions de BetterTou­chTool, BetterS­napTool ne gère que les partages d’écran mais pour 2 € au lieu de 7 €. La diffé­rence de prix est assez faible pour que ça vaille à mon avis le coup de s’of­frir la version complète.

  • Barten­der

    Je ne vous ai pas parlé de Barten­der ? Ce logi­ciel a sauvé ma vie. Bon, pas vrai­ment, mais il a bien simpli­fié par mal de choses sur mon Mac.

    En ce moment j’ai quand même 15 items diffé­rents à droite de ma barre de menu. Certains ne sont lancés qu’au besoin. Parfois j’en ai plus, parfois j’en ai moins, mais en géné­ral ceux qui sont là ont une bonne raison d’y être.

    Il suffit qu’une appli­ca­tion comme Fire­fox ait pas mal de menus pour que telle ou telle icône se retrouve masquée. Loi de Murphy oblige, c’était toujours celle qui me permet­tait d’avoir des noti­fi­ca­tions impor­tantes qui se retrou­vait hors de la vue. Je me retrou­vais trop souvent à bascu­ler vers une appli­ca­tion compor­tant peu de menus unique­ment pour pouvoir accé­der à certaines icônes.

    Barten­der répond à ça. Je décide des quelques rares icônes que je laisse visible en perma­nence. Les autres sont masquées derrière un sous menu. C’est bête comme chou mais juste indis­pen­sable.

    Encore mieux, je suis capable de dire « masque l’icône de Drop­box par défaut mais montre là si quelque chose a changé depuis moins de 10 minutes ». Du coup je vois les noti­fi­ca­tions mais elle n’en­combre pas les menus le reste du temps.

    C’est payant, moins de 15 €, autant dire pas grand chose vu le confort gagné. Il y a une version d’es­sai et de de jolies anima­tions sur le site de l’édi­teur si vous voulez voir comment ça fonc­tionne.

  • Trois écrans

    Je regarde encore prin­ci­pa­le­ment l’écran du portable même quand les autres sont bran­chés mais, après plusieurs mois, je valide la confi­gu­ra­tion à trois écrans.

    Un 24″ en portrait sur le côté et un 24″ en paysage au dessus de l’écran du portable

    À gauche j’ai ce qui est annexe. Ça peut être une vidéo, un réseau social, une discus­sion asyn­chrone ou quelque chose que je surveille, comme le Matter­most du boulot. Excep­tion­nel­le­ment j’y affiche un docu­ment A4 pour en prévi­sua­li­ser l’ap­pa­rence géné­rale.

    Le prin­ci­pal se passe sur un des deux écrans paysage. C’est éton­nant parce que fina­le­ment je n’uti­lise pas toute largeur de l’écran. Ration­nel­le­ment tout ce que je fais ou presque serait mieux avec plus de hauteur dispo­nible. Je ne m’ex­plique pas la contra­dic­tion mais passer l’écran prin­ci­pal en portrait a été un échec à chaque essai.

    Sur ces deux écrans en paysage j’ai ce qui est en cours. Géné­ra­le­ment un pour le travail (rédac­tion, code) et l’autre pour le contexte (docu­men­ta­tion, discus­sion, tests, etc.). Ça a l’air orga­nisé comme ça mais j’ai plein de fenêtres et je les déplace fréquem­ment entre les deux écrans en fonc­tion de ce sur quoi je me concen­tre… et je ne les replace pas forcé­ment sur le premier écran quand je me recon­centre dessus. Au final les fenêtres en arrière plan sont à peu près n’im­porte où.

    Le second truc qui me gêne c’est que je conti­nue à utili­ser l’écran du portable comme écran prin­ci­pal la plupart du temps. Il est plus petit, il m’oblige à bais­ser un peu la tête pour être à l’aise, mais je reviens souvent dessus quand je n’y fais pas atten­tion. J’ima­gine que c’est qu’il est plus flat­teur en terme de lumi­no­sité et de défi­ni­tion mais l’ha­bi­tude ne change pas malgré mes tenta­tives d’en bais­ser arti­fi­ciel­le­ment la lumi­no­sité pour que celui du dessus soit plus atti­rant.

    Dernière chose à laquelle je ne m’at­ten­dais pas : J’ai beau avoir un clavier et un track­pad externes à bonne hauteur au dessus de mes genoux sur une tiroir ouvert, je conti­nue à utili­ser le clavier et le track­pad du portable. Je peux me forcer à faire autre­ment, je reviens sur le portable si mes mains quittent à un moment le clavier. Je n’es­saye même plus.

    Au final ça fonc­tionne. Deux écrans c’est confor­table, le troi­sième me permet d’avoir quelque chose à côté sans avoir à prendre la place sur les deux premiers. Ma vrai diffi­culté c’est dès qu’une appli­ca­tion se met en plein écran. Certaines fenêtres restent derrière et deviennent inac­ces­sibles alors que moi je conti­nue de travailler sur les autres écrans. J’ado­re­rais qu’elles se déplacent seules sur les autres écrans, un peu comme si je débran­chais celui qui est occupé.

    Et vous ? Vous utili­sez quoi ?

  • Neta­talk 3 et Debian 9

    Debian semble bloqué à Neta­talk 2, même dans SID. Il y a quelques PPA Ubuntu qu’on pour­rait réuti­li­ser mais aucun ne semble suivi donc autant compi­ler soi à la main.

    La procé­dure est détaillée sur le Wiki Neta­talk. J’ai divergé très légè­re­ment alors je note pour plus tard :

    sudo apt install \
                     avahi-daemon \
                     build-essential \
                     libevent-dev \
                     libssl-dev \
                     libgcrypt-dev \
                     libkrb5-dev \
                     libpam0g-dev \
                     cracklib-runtime \
                     db-util \
                     libcrack2 \
                     libpam-cracklib \
                     libwrap0-dev \
                     libdb-dev \
                     libtdb-dev \
                     libavahi-client-dev \
                     libacl1-dev \
                     libcrack2-dev \
                     libdbus-1-dev \
                     libdbus-glib-1-dev \
                     libdbus-glib2.0-cil-dev \
                     libio-socket-inet6-perl \
                     libglib2.0-dev tracker \
                     libtracker-sparql-1.0-dev \
                     libtracker-miner-1.0-dev
    
    ./configure \
                --enable-debian \
                --with-init-style=debian-systemd \
                --without-libevent \
                --without-tdb \
                --with-cracklib \
                --with-acls \
                --enable-krbV-uam \
                --with-pam-confdir=/etc/pam.d \
                --with-dbus-daemon=/usr/bin/dbus-daemon \
                --with-dbus-sysconf-dir=/etc/dbus-1/system.d \
                --with-tracker-pkgconfig-version=1.0 \
                --with-afs \
                --with-zeroconf
    make
    sudo make install
    sudo ln -s /usr/local/etc/afp.conf /etc
    sudo systemctl enable avahi-daemon
    sudo systemctl enable netatalk
    sudo systemctl start avahi-daemon
    sudo systemctl start netatalk

     

  • SSH et mosh

    Je résiste à tmux, screen et tous les trucs à la mode. Je n’ai pas de bonnes raisons, juste que j’ai appris sur le tas il y a long­temps et que les habi­tudes ont la vie dure quand il n’y a pas vrai­ment de besoin de chan­ger.

    Il reste que mes sessions ssh étaient pénibles. Je suis sur laptop et j’ai l’ha­bi­tude d’en refer­mer le capot ou de le passer en veille dès que je m’éloigne, même 30 secondes. Et là c’est le désastre. La connexion SSH se ferme, le travail en cours est perdu.

    Screen et tmux peuvent aider mais mosh semble corres­pondre parfai­te­ment à mes besoins. On ne créé pas un multi­plexeur, on se contente de lais­ser le shell ouvert et de se recon­nec­ter dessus sans relan­cer un tunnel ssh complet.

    C’est trans­pa­rent et ça ne change rien aux habi­tudes. Que du béné­fice.

  • Mes données dans une parti­tion chif­frée sous Linux

    Je cherche essen­tiel­le­ment à me proté­ger de quelqu’un qui vole­rait mon disque après s’être intro­duit chez moi. Je garde donc une parti­tion en clair pour le système prin­ci­pal et je mettrai les données sur une parti­tion chif­frée que je monte manuel­le­ment.

    Certaines docu­men­ta­tions proposent de mettre la clef de chif­fre­ment sur un petit stockage USB mais ça ne me semble pas perti­nent pour la menace dont je cherche à me proté­ger.

    J’ai une pass­phrase dans mon gestion­naire de mots de passe et ça me suffira. Je ne compte pas m’en servir souvent de toutes façons. Avan­tage supple­men­taire par rapport à la version sur USB : Je peux me connec­ter en SSH et monter la parti­tion à distance pour peu que je ne craigne pas que quelqu’un se soit intro­duit sur ma parti­tion système entre temps.

    Des docu­men­ta­tions je retiens le chif­fre­ment de blocs avec luks, et le fait de bien passer par crypt­se­tup plutôt que de tout gérer à la main.

    Je reco­pie ici mes quelques commandes mais c’est tout bien expliqué sur la docu­men­ta­tion crypt­se­tup du wiki Ubuntu.

    Créa­tion

    sudo apt install cryptsetup
    sudo cryptsetup luksFormat -c aes -h sha256 /dev/sda4
    sudo cryptsetup luksOpen /dev/sda4 data
    sudo mkfs.ext4 -L data /dev/mapper/data
    sudo mkdir /mnt/data
    sudo echo "data /dev/sda4 none luks,noauto,quiet" >> /etc/crypttab
    sudo echo "/dev/mapper/data /mnt/data ext4 rw,nosuid,exec,noauto,async,user,noatime,nodiratime 0 0" >> /etc/fstab
    sudo mount /mnt/data

    La pass­phrase vient du géné­ra­teur aléa­toire de mon gestion­naire de mot de passe. J’ai cher­ché un inter­mé­diaire entre « le plus long possible » et « si ça se trouve j’au­rais à la taper à la main un jour ». En temps normal ce ne sera que des copier/coller donc ça ira.

    Script de montage

    #!/bin/bash
    # /usr/local/sbin/mount.data
    cryptsetup luksOpen /dev/sda4 data
    mount /mnt/data

    Script de démon­tage

    #!/bin/bash
    # /usr/local/sbin/umount.data
    umount /mnt/data
    cryptsetup luksClose data

    Je l’ai créé mais j’avoue que je vois mal dans quel cas je vais avoir envie de démon­ter ma parti­tion sans arrê­ter tota­le­ment le système (et dans ce cas ça sera fait tout seul sans mon inter­ven­tion de toutes façons).

  • Un espace de publi­ca­tion chif­fré côté client

    Je ne veux plus gérer de serveur en ligne. Je me sens de moins en moins capable d’as­su­rer la sécu­rité d’un tel envi­ron­ne­ment 24/7 seul et sur mon temps person­nel. Je n’en ai pas la moti­va­tion, ne souhaite pas y inves­tir le temps néces­saire. Ne parlons même pas de la possi­bi­lité de prendre des congés deux semaines hors de France sans connexion Inter­net ni veille sécu­rité. Rien qu’a­voir ce blog sous word­press me gêne.

    Je vais dépla­cer mes services sur un envi­ron­ne­ment mutua­lisé, géré par des profes­sion­nels qui ont les moyens, le temps et les compé­tences. Je vais en profi­ter pour passer à peu près tout en fichiers HTML statiques. Publier des fichiers html, css et images sur un espace à 2€, ça limite pas mal la main­te­nance.

    * * *

    Mon problème c’est que j’ai aussi des parties de site à accès restreint, avec des docu­ments qui ne doivent pas sortir n’im­porte où.

    Je peux faci­le­ment trou­ver un héber­ge­ment mutua­lisé qui me permet de faire des accès restreints par authen­ti­fi­ca­tion HTTP ou avec un bout de PHP en façade, mais j’ai une confiance limi­tée dans la confi­den­tia­lité des fichiers que je peux poser sur un héber­geur mutua­lisé.

    Du coup j’ima­gine utili­ser du chif­fre­ment côté client, avec un croi­se­ment entre Jekyll/Peli­can et 0bin/cryp­to­pad. Je chiffre les conte­nus lors de la géné­ra­tion et je les envoie chif­frés sur l’hé­ber­ge­ment. Les conte­nus sont déchif­frés dans le navi­ga­teur du client avec un gros bout de JS, en utili­sant un dérivé de mot de passe ou une clef cachée dans l’URL.

    Le seul défaut que je vois c’est inter­dire l’ac­cès à ceux qui désac­tivent volon­tai­re­ment Javas­cript, et impo­ser un peu d’at­tente aux autres pour déver­rouiller les conte­nus : Pas idéal, pas perti­nent pour tous les usages, mais ici ça me semble accep­table.

    * * *

    Il y a 0bin et Cryp­to­pad (ainsi que d’autres) qui fonc­tionnent un peu sur ce prin­cipe, mais bran­cher ça dans Jekyll ou Peli­can me semble néces­si­ter un peu de travail, surtout si je veux avoir plus que du texte et que je veux présen­ter à l’uti­li­sa­teur unique­ment les liens auxquels il a accès.

    Si vous connais­sez un CMS à publi­ca­tion statique qui a envi­sagé quelque chose du genre, je suis preneur.

  • La base de travail pour 2018

    Une progres­sive web app prévue d’abord pour mobile, fonc­tion­nant tota­le­ment hors ligne avec une synchro à la prochaine recon­nexion et des données chif­frées côté client.

    Oui, votre besoin a peut-être des usages ou des contraintes qui ne cadrent pas avec ce stéréo­type mais ça mérite proba­ble­ment d’y réflé­chir deux fois avant d’écar­ter un des éléments.

    Quand je vois nombre de projets sans chif­fre­ment des données ou quasi­ment inutiles une fois hors ligne, j’ai l’im­pres­sion de retrou­ver les projets d’il y a quelques années qui consi­dé­raient le mobile comme acces­soire.

  • NAS chif­fré, saisie de pass­phrase à distance

    J’ai un petite UC sous Linux qui me sert de NAS. Je vais y stocker toutes mes données, certaines confi­den­tielles et j’ai­me­rais y chif­frer mes disques pour éviter que ces données partent dans la nature en cas de cambrio­lage.

    Logique­ment ça va me deman­der une pass­phrase au démar­rage mais je n’ai ni clavier ni écran (et je risque de devoir relan­cer le NAS assez souvent pour ne pas avoir envie de trim­bal­ler les péri­phé­riques juste pour ça).

    Je me dis que je ne dois pas être le premier. Qu’existe-t-il comme méca­nisme dans Grub ou UEFI pour permettre de saisir la pass­phrase à distance via un portable sur le même réseau ?

  • Reprendre contrôle de mes données : point d’étape

    Merci à ceux qui m’ont aidé dans les épisodes précé­dents. Je commence à avoir un plan qui tient la route.

    Idéa­le­ment je veux reprendre le contrôle sur mes données, c’est à dire assu­rer leur confi­den­tia­lité et leur péren­nité.

    Par sécu­rité, tout ce qui est hébergé sur un service direc­te­ment acces­sible d’In­ter­net doit être chif­fré côté client. Par manque de temps et de moti­va­tion, idéa­le­ment j’ai­me­rais ne pas auto-héber­ger moi-même (mais je veux bien payer des tiers sérieux pour cela). Pour assu­rer la péren­nité, j’ai­me­rais garder le contrôle de tous les iden­ti­fiants et de toutes les adresses, en les liant à mon nom de domaine person­nel. Enfin, tout ce que je gère doit être sauve­gardé pour résis­ter en cas d’er­reur de mani­pu­la­tion, de casse maté­rielle, de vol ou d’in­cen­die. À vue de nez j’ai entre 1 et 1,5 To de données.

    Je cher­chais à me baser d’abord sur le laptop en consi­dé­rant le NAS unique­ment comme un gros disque pour étendre mon stockage. Bascu­ler pour consi­dé­rer le NAS comme système prin­ci­pal et le laptop comme une simple dépen­dance de travail a débloqué pas mal de choses.

    Le NAS

    Il a un gros disque de 2 To et c’est sur lui que je compte pour avoir une copie de tout. Vrai­ment tout.

    J’ai aban­donné l’idée de tout chif­frer côté client à partir du laptop, faute de trou­ver des solu­tions satis­fai­santes. Du coup, comme j’y stocke toute ma vie en clair, ce NAS ne sera *pas* direc­te­ment acces­sible depuis Inter­net. Je ne me sens nulle­ment de garan­tir la sécu­rité et ma réac­ti­vité à ce point. Je vais juste chif­frer les disques au cas où quelqu’un débarque chez moi et embarque le boitier lors d’un cambrio­lage.

    Par contre je compte bien récu­pé­rer sur le NAS tout ce qui traine ou qui est produit à mon nom sur le web, donc lui pourra accé­der à Inter­net. Il y a un risque si j’ai une faille sur ma box *et* une faille sur mon NAS, mais ce ne sera jamais parfait de toutes façons.

    Aujourd’­hui j’ai juste un getmail qui tourne pour synchro­ni­ser mes emails. Je vise à ajou­ter pas mal de connec­teurs pour tout le reste (les données des réseaux sociaux, mon agenda, mes contacts, les factures dispo­nibles en ligne, pourquoi pas des rele­vés bancaires, etc.) mais ça va proba­ble­ment prendre du temps.

    Ce NAS c’est un petit XS35 sous Debian et un disque de 2 To. Si ça sature j’y enlè­ve­rai les quelques films et séries pour gagner de la place. J’avoue ne pas envier les Syno­logy et autres boitiers tout inté­gré : J’aime la liberté que me donne un Linux x86 non bridé, et le confort sonore d’un boitier sans venti­la­teur.

    Pour tout ça j’ai juste besoin d’un backup chif­fré qui supporte Linux et un gros quota disque. Par défaut ce sera proba­ble­ment un Crash­plan à 10 € par mois. Je suis preneur d’autres alter­na­tives mais j’ai envie d’évi­ter les brico­lages trop custom (je veux par exemple éviter le « oh mais le backup ne tour­nait plus depuis des mois et je n’ai eu aucune alerte ») et les prix de stockage explosent vite dès qu’on parle en To.

    Le laptop

    C’est l’es­pace de travail. L’idée c’est de consi­dé­rer que tout ce qui est dessus est à priori vola­tile. Je synchro­nise avec le NAS dès que je suis à la maison.

    La synchro elle-même ce sera proba­ble­ment Next­cloud ou Cozy Cloud. Pas besoin de chif­fre­ment vu que ça se passera en local hors d’In­ter­net.  Je suis preneur d’autres sugges­tions mais il me faut une synchro­ni­sa­tion trans­pa­rente (pas besoin de la lancer manuel­le­ment ou de le lais­ser allumé à une certaine heure program­mée), progres­sive (pas besoin de le lais­ser ouvert assez long­temps pour finir un snap­shot complet) et sélec­tive (je veux pouvoir choi­sir quels réper­toires synchro­ni­ser, et chan­ger régu­liè­re­ment).

    J’hé­site à y mettre une sauve­garde vu que tout ce que j’y fais est amené à être synchro­nisé sur le NAS, et sauve­gardé à partir de là. Un serveur Time Machine sur le NAS ne m’ap­por­tera par exemple stric­te­ment aucune garan­tie supplé­men­taire.

    Tout au plus je peux perdre une semaine de travail si je suis en dépla­ce­ment, ou quelques semaines si je suis l’été hors de chez moi. Rien de grave vu que je fais quasi tout en ligne de toutes façons.

    Les photos de la semaine sont les seules données dont je crain­drais vrai­ment la perte. Si je veux me proté­ger contre ça il me faut une sauve­garde en ligne. Si j’ai du Crash­plan sur le NAS, ce sera proba­ble­ment aussi du Crash­plan sur le laptop, quitte à ce que ça coûte un peu cher. Pour l’ins­tant j’hé­site, je ferai peut-être sans.

    Les emails

    Je n’ai pas trouvé de solu­tion parfaite. J’au­rais adoré une solu­tion qui chiffre d’of­fice avec une clef publique tous les emails reçus en entrée, et des clients qui déchiffrent puis indexent tout ça côté client pour que ce soit utili­sable au jour le jour.

    C’est ProtonMail qui s’en rapproche le plus mais ils ne chiffre pas le sujet de l’email, les dates et les parti­ci­pants. Je comprends pourquoi mais au final ça laisse beau­coup de choses utiles en clair. Ajouté à ça, les clients offi­ciels ne font pas de recherche dans le contenu des messages et le quota serveur n’est pas énorme.

    Si je pars là dessus je vais peut-être utili­ser leur pont IMAP/SMTP avec Thun­der­bird ou le Mail.app d’Apple pour les emails récents, et une archive locale pour les mails plus vieux. C’est un peu bancal mais je n’ai pas mieux.

    L’al­ter­na­tive c’est utili­ser Fast­mail. Là j’ai un quota qui me permet d’y impor­ter et gérer tout mon histo­rique et je peux y accé­der depuis n’im­porte où avec une recherche complète. Par contre je fais une croix sur le chif­fre­ment. J’hé­site encore.

    Dans tous les cas il y aura une récu­pé­ra­tion locale sur le NAS, pour archive.

    Calen­drier et contacts

    Je ne peux pas imagi­ner baser contacts et calen­drier sur un Next­cloud ou une solu­tion perso sur le NAS. Je vais avoir besoin de la synchro­ni­sa­tion entre le laptop et le smart­phone lors des dépla­ce­ments.

    Ça veut à priori dire utili­ser une plate­forme en ligne, et je n’en connais aucune qui propose un système avec chif­fre­ment côté client. Je vais devoir lais­ser trai­ner ces données en clair et ça m’agace parce que ce sont des données sensibles.

    ProtonMail propose bien un système de contacts chif­frés mais il ne chiffre ni le nom ni l’email, et si je ne devais chif­frer que deux éléments se sont bien ces deux là. Pire, vu qu’il n’y a pas de pont card­dav, je ne pour­rai pas utili­ser mes contacts ProtonMail depuis Mail.app ou Thun­der­bird. Si je les édite depuis mon smart­phone je perds les données chif­frées (igno­rées par leur synchro Android). Bref, pas une solu­tion.

    Fast­mail propose calen­drier et contacts. À défaut de mieux, j’irai peut-être là bas… et ça me déci­dera peut-être à le faire pour les emails aussi (sinon je n’y aurai pas accès depuis les appli­ca­tions ProtonMail).

    Sérieu­se­ment ProtonMail, il y a là quelque chose à travailler. C’est un vrai gros point faible incom­pré­hen­sible.

    Partages

    Autre­fois j’uti­li­sais pas mal Drop­box et Google Drive. Je n’ai pas trouvé de solu­tion alter­na­tive gratuite (et rappel: Il est exclu d’ex­po­ser le NAS sur Inter­net avec un service type Next­cloud).

    Ce sera proba­ble­ment toujours Drop­box et Google Drive. Faire autre­ment deman­de­rait de toutes façons aux tiers d’ins­tal­ler des logi­ciels prévus pour, et ils ne le feront pas.

    Si je craque, je pren­drai peut-être la version premium de Treso­rit, qui sait gérer partage et chif­fre­ment côté client. Pour le même prix ça peut gérer la péren­nité de mes données en cas de perte du laptop et faire solu­tion de sauve­garde de fortune à ce niveau.

    Édition colla­bo­ra­tive en ligne

    Le second point faible du plan : Les docu­ments en édition parta­gée en ligne. Il y a quelques trucs qui gèrent le chif­fre­ment côté client mais en géné­ral c’est du texte simple au kilo­mètre.

    Si on accepte de tout lais­ser en clair sur des plate­formes tierces il y a OnlyOf­fice et Colla­bora. Les deux sont assez lourds, sans client mobile, et pas vrai­ment au niveau de Google docs, Google sprea­sheets et Drop­box Paper côté simpli­cité. Vu qu’en plus c’est vite cher si on veut colla­bo­rer en lecture/écri­ture avec des tiers, je n’ima­gine pas vrai­ment réus­sir à embarquer mes connais­sances là dessus.

    Bref, quitte à tout lais­ser en clair, je vais peut-être garder aussi tout ce qui demande de l’édi­tion évoluée chez Google et Drop­box. Ça me fait mal mais je n’ai rien de mieux à propo­ser.

    Tout au plus je vais faire atten­tion à tout expor­ter régu­liè­re­ment sur mon NAS pour en garder des archives locales.

    Dépôt de code

    La seule solu­tion de dépôt git chif­fré que je connaisse est celle de Keybase.

    Cela dit les seuls codes sources privés que je gère sont liés au contexte profes­sion­nel (et là non seule­ment je n’ai pas le choix du pres­ta­taire, mais les pull request et autres systèmes de revue de code me semblent trop essen­tiels pour que j’ima­gine utili­ser la solu­tion de Keybase) ou sont pure­ment privés (et là je peux très bien pous­ser mes codes sur le NAS une fois de temps en temps, puis voir le tout sauve­gardé à partir de là).

    Bref, je n’ai person­nel­le­ment pas vrai­ment de cas d’usage pour un dépôt de code chif­fré.

    Blogs et photo

    Tout ce qui est dans cette caté­go­rie est public, ou semi-public.

    Tout ce que je faisais sur mon serveur en ligne est déjà couvert par une solu­tion ci-dessus. Il ne reste que le word­press.

    Je vais donc à priori le rempla­cer et passer vers de la publi­ca­tion statique à quelques euros par an (juste de quoi mettre mon domaine perso).

    À terme peut-être que je ferai des systèmes évolués avec chif­fre­ment pour les sections et publi­ca­tions privées, mais je ne suis même pas certain d’avoir envie d’al­ler jusque là.

    Adresse, domaine et iden­ti­fiants

    J’ai mon nom de domaine et donc le contrôle de mes iden­ti­fiants pour l’email et les publi­ca­tions en ligne.

    Il me manque le contrôle d’un xmpp et celui de l’iden­ti­fiant masto­don. Je ne veux pas monter et main­te­nir moi-même des serveurs en ligne pour ça. Si quelqu’un sait qui offre un service avec nom de domaine person­na­lisé pour ça, je suis preneur.

    Vidéo

    Je fais des vidéo-confé­rences essen­tiel­le­ment au niveau profes­sion­nel mais j’avoue que ça passe toujours par zoom, skype, hangout et autres appear.in. Il y a-t-il des solu­tions chif­frées de bout en bout ? qui permettent de contrô­ler son iden­ti­fiant ?