J’ado­re­rais tout connec­ter.

Je veux des volets qui se ferment auto­ma­tique­ment la nuit après avoir véri­fié que je ne suis pas sur le balcon ou l’été en jour­née à certaines heures quand la tempé­ra­ture exté­rieure dépasse les 30°.

Je veux pouvoir comman­der les prises et les inter­rup­teurs, ouvrir ma porte d’en­trée et mon garage avec mon smart­phone, mesu­rer ma consom­ma­tion d’eau et d’élec­tri­cité, asser­vir mes radia­teurs, program­mer mes machines à laver pour quand je ne suis pas là.

Je veux mes courbes de consom­ma­tion d’eau et d’élec­tri­cité, mes utili­sa­tions de trans­ports en commun, mais aussi croi­ser mes passages à la station services avec les diffé­rents dépla­ce­ments que je fais en voiture. Je rêve de pouvoir tracer mes diffé­rents dépla­ce­ments avec des points GPS quasi perma­nents.

J’ai­me­rais même avoir des taux utili­sa­tion des appa­reils et des pièces, savoir combien de temps je suis devant la TV et sur quelles chaînes, combien de temps et jusqu’à quelle heure je lis avec ma lampe de chevet allu­mée.

Moi aussi j’ai­me­rais savoir si je dors bien, tôt ou tard, en me levant ou pas la nuit, si je me réveille bien ou si je traine, et croi­ser ça avec les autres données de tempé­ra­ture, horaires de travail, acti­vité physiques, horaires de repas…

Je n’ima­gine même pas comment on pour­rait être trop connecté.


J’ai­me­rais.

La tech­no­lo­gie est là, depuis des années, partout. On en est à connec­ter les aspi­ra­teurs et les brosses à dents. Même moi je reste circons­pect sur la perti­nence.

La tech­no­lo­gie est là mais on a merdé dans les grandes largeurs au niveau éthique et archi­tec­ture. Je n’ai ni contrôle, ni vie privée, ni péren­nité.

Chan­gez moi-ça et je veux bien tester même la brosse à dents.

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4 commentaires

  1. Les ingénieurs et les techniciens font ce qu’on leur dit de faire, moyennant rétribution, c’est ça leur travail (entendu qu’ils le font selon le degré de passion qu’ils entretiennent ou à mesure qu’ils acquièrent du pouvoir de management), et c’est ça une entreprise. On peut par exemple obtenir une certification RGPD et même ISO sans qu’aucun masquage de données ne soit fait pour les usages internes.

    C’est un business. L’éthique est un souci d’intellectuel qui n’a pas d’effet au regard de la propriété des moyens de l’information. Dans les faits elle est essentiellement une simple opportunité, un enjeu d’image et de communication pour la clientèle. On est loin d’un souci politique d’infrastructure libre et sécurisée.

    1. Quel dommage cette vision cynique.

      Les ingénieurs et techniciens font ce qu’ils veulent. Ils peuvent refuser de travailler au mauvais endroit. Certains le font (merci).

      1. Je parle de la modalité de leur travail, pas du choix personnel de leur carrière (et j’en parle avec une expérience d’ingénieur longue et variée). Le problème de l’infrastructure tient à des capitaux conséquents, largement privatisés, raison pour laquelle l’innovation technologique qui serait porteuse d’une divergence est anecdotique ou impossible, contrairement à ce qui a pu se passer pour le logiciel libre.

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