Turbo boost switcher

L’ami Anthony me donne le lien alors je le partage.

Le petit utilitaire mac permet d’activer ou non la fonction turbo boost. Le turbo boost c’est ce qui permet de faire temporairement monter en puissance un cœur de votre processeur quand une application en a ponctuellement besoin. C’est normalement magique, géré automatiquement par le système d’exploitation et le processeur.

Forcément ça a un coût. Outre que ça chauffe plus et ralentit voire désactive les autres cœurs du processeur, ça consomme aussi plus d’énergie donc diminue l’autonomie quand on est sur batterie.

Marco a trouvé une différence de 25% dans l’autonomie sur un test de sa conception. Ce n’est pas rien, d’autant que pour un usage bureautique la différence dans l’expérience utilisateur est assez réduite.

C’est là qu’intervient Turbo Boost Switcher. Le logiciel est capable de désactiver la fonction turbo boost en fonction de paramètres comme la capacité restante sur la batterie, la présence d’une alimentation secteur, ou l’utilisation de certaines applications que vous lui aurez désigné.

L’idée me plait : privilégier l’autonomie aux performances quand je suis sur batterie ; ne pas toucher aux performance quand le portable est branché sur secteur. Ça vaut bien les 10 € même si ça fonctionne moitié moins bien qu’anticipé.

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4 commentaires

  1. Le raisonnement est biaisé (tout comme le test d’autonomie, dans un sens).

    D’abord, ça ne ralentit pas les autres coeurs, mais ça va plus vite quand on n’utilise qu’un coeur. C’est différent.

    Et pour l’autonomie, c’est biaisé pour une bonne raison : on tient plus longtemps, certes, mais les tâches prennent plus de temps. C’est dire « je prends un appareil plus lent, mais il tient plus longtemps ». C’est factuellement exact, mais ce n’est pas nécessairement ce qu’on attend. Et en pratique, sur une partie des tâches, le gain du Turbo pour effectuer la tâche en temps de calcul contrebalance totalement le gain perdu en autonomie.

    Pour un usage normal, le Turbo sert à rendre les tâches qui prennent peu de temps nettement plus rapides (et donc plus agréable). Sur des tâches longues qui demandent de la puissance, fondamentalement ça change rien en plus :

    • Soit le CPU a un TDP (la consommation max choisie artificiellement) qui permet un Turbo la majorité du temps (en gros, même en Turbo, on est sous la limite de consommation).
    • Soit le CPU a un TDP qui empêche le Turbo rapidement.

    Dans le premier cas, désactiver le Turbo va amener le temps de calcul (et la consommation) au niveau du second cas. Mais en pratique, et c’est bien pour ça que le Turbo existe, le premier cas est plus avantageux : la tâche va être effectuée plus rapidement, avec une consommation plus élevée pendant un temps plus court (et définie au départ par le constructeur) mais sur le temps global de la tâche, plus faible que sans.

    Et dernier point, c’est assez pénalisant sur les Mac modernes qui ont un TDP bas et une fréquence de base faible, ça donne une machine assez lente.

    1. Ton calcul ne fonctionne que si l’énergie est linéaire par rapport au calcul, ou que tu utilises toujours ton CPU au maximum de ses capacités. Ce n’est pas le cas.

      Ton CPU va de toutes façon tourner à sa fréquence de base même si tu n’en fais pas grand chose, et il est très fréquent que tu n’en fasses pas grand chose.

      Du coup lisser les tâches sur plus longtemps ou ajouter un surcroit d’énergie pour les faire tourner plus vite, ça ne revient à priori pas au même.

      Son test, aussi mauvais ou biaisé qu’il soit, montre d’ailleurs bien que non, ça ne revient pas au même.

      Comme tous les tests, ça n’est représentatif que de son test, mais faire tourner des sessions type en boucle et mesurer la batterie avant/après me semble quand même le plus représentatif qu’on peut trouver. Et même biaisé, 25% ça ne me parait pas anecdotique comme résultat.

      Après oui, il y a des conséquences (si le comportement par défaut du couple os/cpu pouvait être magiquement amélioré, ça serait fait dès le départ). Peut-être que je n’apprécierai pas d’avoir un CPU sans turbo boost au niveau expérience utilisateur. Ses stats de sessions web me laissent penser que l’impact utilisateur n’est pas si grand pour des tâches peu gourmandes.

      Si ça m’agace, je retirerai tout ça, on verra.

      1. Alors, d’abord, ça dépend franchement du Mac.

        Sur un Air/Pro 2019 avec une fréquence de base faible, c’est plutôt visible (genre 1,4 GHz).

        Après, l’énergie est pas linéaire par rapport aux calculs, c’est pour ça que le Turbo existe, en fait. C’est plus ou moins efficace en fonction des limites imposées par le CPU, qui sont artificielles.

        Intel (et Apple dans une certaine mesure, d’ailleurs) fixe un TDP, une consommation qui équivaut en gros à ce que le système de refroidissement peut encaisser. Ensuite, on fixe une fréquence de base, et un Turbo. Quand c’est un CPU milieu de gamme, les deux sont assez faibles, et on peut en pratique rester en Turbo en permanence, on reste sous le TDP. Avec un haut de gamme (ou pleins de coeurs), le Turbo marche x secondes (ça peut varier grandement).

        Pour l’autonomie, le test avec une session en boucle est biaisé parce qu’il ne donne pas le nombre d’exécutions. Si dans le test on a un peu de surf, un peu de montage, une exportation vidéo, par exemple. la session de surf va être peu impactée par un CPU plus lent, même si ça peut jouer sur le chargement initial, mais une fois que c’est fait, ça change rien. Le montage lui-même, il l’est, c’est évident. Tout comme l’exportation.

        Si on donne que le temps total, on a l’impression que c’est mieux. Si on compte le nombre d’exécutions, c’est absolument pas le cas. Sur le 13 pouces 2019, c’est particulièrement évident : le CPU fait x2,5 en fréquence, la consommation ne fait pas x2,5. Sur un test comme ça, la compression va par exemple prendre beaucoup plus de temps, plus que la différence de consommation. C’est aussi valable pour du traitement photo, par exemple.

        Y a pleins d’usages grand public ou le rapport perfs/consommation est à l’avantage du Turbo, justement. En 2019, malheureusement, on en est même là sur du surf, parce que des pages modernes bourrées de javascript consomme plus que de la vidéo ou d’autres tâches. C’est un problème que je vois régulièrement dans mon métier de testeur : des gens qui veulent un PC « puissant » pour lire de la vidéo, alors que ce n’est pas un usage très intensif dans la majorité des cas (en tout cas en 2019).

        Après, de fait, ça dépend évidemment fortement des usages, mais dans beaucoup d’usages un minimum intensif (et le blog me laisse à penser que c’est votre cas), c’est plutot contre productif.

        Et malheureusement Apple ne laisse plus vraiment modifier le seul truc qui permet d’améliorer l’autonomie sans pertes de perfs, la tension du CPU

      2. Le test donne ce type d’informations.

        Sur son scénario lourd la compilation prend 22 secondes en turbo sur 4h02, soit environ 660 itérations. Sans turbo c’est 30 secondes pour 5h10, soit environ 620 itérations.
        Le nombre d’itérations est similaire, on peut dire qu’il y perd, à la fois en tâches effectuées et en temps perdu.

        Sur du web il parle de 133 secondes avec turbo et 134 sans, 5h40 avec et 7h07 sans. Là on y gagne très nettement.

        Bref, pour regarder twitter, lire des vidéos et rédiger un texte, j’ai plutôt tendance à plutôt désactiver ça au cas où. Me trompe-je ?

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