J’ai l’habitude des films avec une intrigue forte et du suspense, genre espionnage ou politique.
Là pour une fois j’ai bien apprécié le road movie Chef. Pas de suspense ni d’intrigue, juste un chemin vers le bonheur. Bref, c’était beau.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Chef_(film,_2014)
Auteur/autrice : Éric
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Chef
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C’était mieux avant, ou pas
J’ai une vision assez noire du monde, assez pessimiste du futur, mais je ne comprends pas l’idéalisation du passé.
Non, ça n’était pas mieux avant, peu importe le avant qu’on choisit.
Ce n’était mieux ni sur les conditions de vie, ni sur les libertés, ni sur la santé, ni sur le travail, ni sur la pauvreté, ni sur les dominations, ni sur la justice, ni sur l’espérance de vie, ni sur les violences ou la criminalité, ni sur le confort, ni sur l’alimentation, ni… sur rien en fait.
La télévision et la littérature nous abreuvent d’images qui sont celles d’une minorité de dominants de chaque époque, oubliant que la masse n’avait pas ces conditions de vie et que même cette minorité n’avait pas plein de choses qui sont une évidence pour nous.
Soyons critiques sur le présent, précautionneux sur l’avenir, mais n’idéalisons pas le passé.
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Le vélo quand il faut froid
Si les enfants font du vélo pour aller à l’école l’hiver en Scandinavie, c’est que le problème est dans nos têtes.
C’est difficile à croire tant qu’on n’a pas passé le cap mais la difficulté principale quand il fait froid, c’est la volonté de sortir. Une fois le choix fait, le froid ne pose pas vraiment de problème.
La réalité c’est que, en France, l’hiver (froid) est probablement plus agréable pour du vélo que l’été (chaleur) ou l’automne (pluie).
Sous les 10 à 15°C
Les températures varient suivant vos sensibilités. Moi je suis assez frileux.
Sous les 10° je m’habille normalement, blouson inclus. J’ajoute juste un sous-casque fin contre le vent. Si vous avez un casque urbain sans ouverture peut-être que le sous-casque est même inutile, d’autant plus si vous avez une visière qui bloque le courant d’air froid.
Le vrai problème ce sont les mains, et l’astuce c’est d’ajouter des manchons au vélo plutôt que de mettre des gants. S’en passer serait une erreur.
Sous les 0 à 5°C
Là ça caille si on ne s’habille pas.
Pour les mains j’ajoute de fins sous-gants de soie (existe aussi en laine mérinos). L’idée du sous-gant est que ça reste fin sans handicaper la dextérité. Ça suffit pour sortir les mains des manchons quelques instants pour indiquer une direction, ou le temps que les manchons se réchauffent.
Pour la tête j’ajoute un vrai bonnet fin (en plus du sous-casque éventuel qui bloque le courant d’air qui sinon passerait à travers le bonnet). L’idée c’est d’avoir un bonnet qui épouse bien la tête pour passer sous le casque, donc sans espace vide au-dessus du crâne et sans revers sur le bas du bonnet.
J’ajoute enfin un legging mérinos fait pour la rando sous le jean qui n’est pas fait pour ça, et des chaussettes merinos trouvées à Carrefour en lieu et place du coton. Ces dernières ne semblent plus être en vente et c’est dommage parce que ça faisait très chaussettes de ville, mais sinon il y a plein de modèles plus sport à Decathlon.
Normalement ça suffit mais comme je suis un frileux et que je mets le même pull qu’en intersaison, je troque aussi le t-shirt coton par un t-shirt merinos de rando.
Je suis frileux et ça tient tranquille les –5°C d’aujourd’hui.
J’ai pris de la laine mérinos pour le confort mais on doit pouvoir diviser le prix par deux en prenant de la laine classique ou polaire.
Contre le vent
Dès qu’on approche les 5°C, le vent peut mordre le visage. Là, si besoin et uniquement si besoin, on peut ajouter un masque sur la partie basse du visage, ou mettre une cagoule fine à la place du sous-casque.
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L’artisan et l’usine
J’ai passé la majorité de ma vie à façonner du code, et j’en ai fait mon métier. Je me suis longtemps vu comme artisan logiciel. Pour moi c’était une des spécificités de notre profession. On ne faisait pas deux fois les choses de la même façon. Sinon c’était automatisable, et automatisé. Le développement logiciel c’était ce qui restait, et c’était de l’artisanat.
Je remets en question cette vision depuis quelque temps.
Fin de l’artisan logiciel
L’arrivée de l’IA change ce qui est automatisable, et donc les activités restantes. J’ai deux futurs auxquels je crois.
Le premier, c’est celui de l’ingénieur qui va mettre en place le cadre, les outils, la surveillance, les documentations, la chaîne de production et de livraison. On passe de l’artisanat à l’usine robotisée, comme plusieurs métiers avant nous.
Le second reste quelque part un artisan, mais un artisan produit plus qu’un artisan logiciel. L’enjeu est de remonter partiellement la chaîne, se concentrer sur ce qu’on veut produire, pourquoi, comment, et traduire le besoin. C’est finalement ce qu’on fait déjà : le développeur traduit des besoins en code. Cette traduction sera différente, et moins proche du code.
Ces deux trajectoires ne s’excluent pas. On pourra sans doute naviguer de l’une à l’autre selon les projets, les envies, les moments de carrière. Mais dans les deux cas, le métier change, radicalement, et l’artisan logiciel ne sera probablement plus au cœur de l’activité d’ici fin 2026.
Ça demande de changer de métier, et ça pose plein de questions.
Moyen ou finalité ?
La question qui m’apparaît prégnante pour cette année 2026, c’est de savoir si on fait du logiciel parce qu’on aime faire du logiciel ou parce qu’on aime faire des choses avec du logiciel.
Jusqu’à présent, les deux étaient assez indissociables. Pour faire des choses avec du logiciel, la meilleure façon était de faire du logiciel, avec attention et expertise. Pour faire un bon logiciel, durable, maintenable, évolutif, il fallait travailler la qualité interne, à la main.
Cette dualité permettait de botter en touche avec un « les deux ». Je ne crois pas que ce soit encore vrai, ni que ça le reste longtemps.
Pour l’amour du code
Il y a toujours un peu « des deux » mais je sais que ce qui me motive principalement : ce que je vais pouvoir faire avec le logiciel, pas le logiciel en lui-même.
Je comprends parfaitement ceux qui ont appris à aimer le code, à le peaufiner, à le faire grandir, et dont c’est la motivation principale. Ceux-là voudront peut-être rester dans l’artisanat logiciel.
Il y a toujours des artisans potiers, céramistes et porcelainiers aujourd’hui. Peu, mais il y en a. Ils répondent à des demandes différentes. Certains sont experts pour des demandes hors normes. D’autres, plus nombreux, visent des objectifs non utilitaires : le luxe, le tourisme, les cadeaux, les symboles, l’héritage historique, l’art.
À quoi correspondra l’artisanat dans le logiciel ? Je ne sais pas encore. Peut-être à des systèmes critiques où la confiance exige une main humaine. Peut-être à des créations où l’intention artistique prime sur l’efficacité. Peut-être simplement au plaisir de comprendre ce qu’on construit, ligne par ligne. Il y a un métier à trouver, ce ne sera pas tout à fait le même et il sera probablement plus l’exception que la règle.
Je serai probablement toujours un artisan logiciel. Mes premiers codes datent d’il y a presque 40 ans. On ne remet pas facilement au placard un tel héritage. Je pressens toutefois que cet artisanat ne sera plus mon métier.
Comme les photographes qui n’ont jamais lâché l’argentique et la démarche artistique, je continuerai probablement à coder un peu à la main, mais pour le plaisir. Côté développement on a toujours eu un énorme terrain de jeu hors professionnel avec l’open source. Ça restera probablement.
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Grozécran presque deux mois après
J’ai craqué et j’ai commandé l’écran (Dell U4025QW) il y a deux mois.
Je veux rédiger ce billet depuis les deux premières semaines mais je n’ai pas su comment le tourner. Ça sera donc un peu brouillon.
Je regrette d’avoir tant hésité
Je crois que c’est le ressenti principal.

Le Dell U4025QW Changer ses habitudes est difficile. J’ai eu des setups sans écrans externes, avec un 24″, avec un 32″, avec deux 24″ en paysage, avec un en paysage et un en portrait. J’ai même pu tester un 34″ ultra-large. À chaque fois je me retrouvais régulièrement sur l’écran du macbook comme écran principal. Les écrans secondaires restaient accessoires. Un vrai confort mais accessoire.
Ici il ne m’a pas fallu une semaine pour avoir envie de fermer le macbook entièrement, et je le garde fermé depuis.
De l’espace horizontal
Je voulais de l’espace horizontal, pouvoir mettre deux ou trois fenêtres côte à côté. Ça devenait d’autant plus pertinent pour la programmation où l’IA prend un second espace complet à côté de l’espace pour le code.
Les fenêtres sont un peu plus étroites que d’ordinaire mais j’en mets bien trois. À vrai dire, surtout côté web, j’ai l’impression d’avoir surtout perdu de l’espace vide. Je n’affiche rien de moins.
C’est aussi parfait pour l’édition photo, qui était mon troisième usage. Lightroom permet d’afficher ma photo entière, en plus des panneaux de droite et de gauche.
Le pari c’était de trouver le plus large possible mais sans que ça ne devienne inutile ou gênant. J’ai l’impression que c’est réussi.
L’écran fait pas loin de 90 centimètres de large, 30% de plus qu’un 32″. Je ne vois déjà pas les deux côtés sans bouger un peu les yeux. Peut-être est-ce le temps de m’habituer, mais j’ai l’impression que plus large serait non seulement inutile mais probablement contre-productif, à me faire tourner la tête de droite à gauche.
De l’espace vertical
J’ai hésité avec des écrans beaucoup moins chers en 32:9ème. Je craignais d’avoir un ratio avec trop peu de hauteur.
J’apprécie d’avoir pas mal de contexte sur une documentation ou sur du code, et de pouvoir travailler une photo en pleine taille. C’est aussi pratique sur les feuilles de calcul.
Ce que je n’avais pas anticipé c’est les visio conférences où je vois le partage d’écran en taille appréciable malgré l’espace pris en haut et en bas.
J’ai un peu moins de 40 centimètres en hauteur, l’équivalent d’un 32″. Là aussi c’est pari réussi, même si j’aurais peut-être pu me contenter de moins.
Des pixels, plein de pixels
J’ai écarté beaucoup de précédent modèles parce qu’ils avaient une densité de pixels assez faible. Je ne vois pas les pixels, mais le ressenti de qualité est flagrant entre un écran classique 96–110 ppi et un écran double densité dans les 215–225 ppi (les apple-fan parleront de retina).
Ici on est à 140 ppi. Les intermédiaires c’est un peu risqué parce que la mise à l’échelle n’est plus un simple facteur 2. C’est un compromis, mais un écran large en 220 ppi ça n’existe pas, et ça demanderait un nombre de pixels que le thunbderbolt 5 de mon macbook ne saurait pas gérer.
J’ai l’impression que c’est réussi. Sur macos, betterdisplay permet de profiter de la mise à l’échelle qualitative. Je dois avouer qu’il m’arrive toutefois exceptionnellement de le passer à la résolution native.
De la courbure
La courbure c’est le côté qui m’a fait peur. J’ai vu un 34″ droit et je sais que c’était pénible. D’un autre côté les écrans gaming avec leur courbure très prononcée me semblaient vraiment exagérées, surtout pour de l’édition photo.
Bref, là j’ai une courbure légère, qui se fait oublier mais qui me semble pertinente.
De la luminosité et du contraste
C’est peut-être le seul point où j’aurais aimé plus. La luminosité est correcte mais je suis souvent proche des 100%. Je vois la différence avec l’écran du macbook et je n’aurais pas craché sur plus.
Là aussi c’est un compromis. Des écrans de cette taille avec plus de luminosité ça ne court par les rues. Il y aura peut-être un 40″ en OLED dans quelques années mais il y aura toujours une raison d’attendre quelques années de plus, et je suis satisfait de ce que j’ai ici.
Utilisation pratique
J’ai le laptop branché en USB-C, pro ou perso suivant le moment de la journée, fermé sur le côté. La charge est intégrée.
Le clavier et le trackpad sont branchés par cable sur les deux ports USB-C de la face avant. J’aurais préféré les garder en bluetooth mais les brancher fait qu’ils passent automatiquement sur le laptop qui est connecté. La webcam est branchée sur le hub en face arrière et passe elle aussi automatiquement sur le laptop que je connecte.
Le vrai logiciel indispensable c’est betterdisplay, pour la mise à l’échelle comme dit plus haut, mais aussi parce que ça permet d’intercepter les commandes de luminosité et de volume du clavier pour les transmettre à l’écran.
Plusieurs postes
J’ai aussi découvert le partage du clavier et du trackpad entre mac et c’est juste le bonheur. Les deux mac s’auto-détectent tout seuls. Je peux accéder au second laptop comme si c’était un écran supplémentaire, et interagir avec. Ça gère même le copier/coller de façon transparente entre les deux. Quand j’ai besoin de faire un peu de pro au milieu d’une session perso, ou le contraire, il suffit que j’ouvre le laptop sur le côté et c’est parti.
Ça plus handsoff (pour transférer la tâche en cours) et airdrop (pour transférer les fichiers), l’écosystème intégré est quand même plus que confortable.
Tout est transparent, et c’est parfait pour moi.
Le Dell a aussi un hub avec KVM intégré pour utiliser deux sources, un seul écran un seul clavier mais je n’ai probablement pas le droit d’installer un outil qui intercepte clavier et trackpad sur mon ordinateur pro. J’ai fait sans et pour l’instant je ne vois pas trop ce que ça m’apporterait de plus.
Ok, mais est-ce que ça vaut le coup ?
Si on oublie le prix, c’est un grand oui. Je ne vois pas de meilleur choix sur le marché pour une utilisation mixte édition-bureautique.
Il reste que c’est aussi un des plus chers du marché. J’ai la chance de l’avoir pris en promotion et sur du professionnel donc avant taxes et tva, mais même ainsi ça reste cher. On a des écrans larges pour beaucoup moins cher que ça, avec un peu de compromis.
Pas pour le jeu ultra-rapide
ni pour le HDR de précisionEt parce qu’on m’a interrogé là dessus : L’écran monte en 120 Hz mais le temps de réaction des pixels n’est pas très bon.
Ce n’est pas un bon écran pour faire du jeu ultra-rapide genre shoot-them-up. Pour des jeux plus lents, genre un factorio, je ne vois rien à y redire (et l’espace disponible est vraiment agréable).
De même, si le rendu des couleurs est correct en HDR, il y a peu de zones distinctes pour la luminosité. Ce ne sera pas le meilleur pour des films en HDR ou du HDR de précision.
Bref, bureautique et édition plutôt que jeux et films. On ne peut pas avoir un écran qui fait tout.
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Responding to change over following a plan
L’agile manifesto n’a rien perdu de sa valeur des années après.
Cet item « l’adaptation au changement plutôt que le suivi d’un plan » est toujours celui qui me semble le plus difficile à faire accepter aux tiers.
On apprend et on découvre des choses en permanence. On fait ce qui doit être fait en fonction des contraintes, des connaissances et des objectifs du moment, indépendamment de ce qui a été prévu ou non.
Les plans sont là pour aider à l’organisation. Le suivi du plan ne doit pas devenir un objectif ou un critère de succès en soi.
Conséquence: Venez discuter autant qu’il le faut à propos de ce qui doit être fait, de ce qui est prioritaire ou non, ou de ce qui le sera à l’avenir. Vous êtes aussi bienvenus à revenir en arrière à propos de ce qui était prioritaire ou non dans le passé, pour voir si on a agit au mieux, pour en tirer les leçons et pour agir mieux à l’avenir.
Les discussions sur comment rester sur le plan prévu, sur pourquoi on n’a pas pu le dérouler entièrement, ou pas dans les temps, sont non seulement du temps mal investi mais assez toxiques. C’est se tromper d’objectif.
Au mieux, ça peut être intéressant de discuter de pourquoi le plan était mauvais et comment faire mieux à l’avenir. Le problème c’est le plan, pas ce qui a été fait.
On risque de ne pas livrer ce qu’on a promis !
Ne promettons pas.
Sérieusement. Le plus souvent ce n’est pas nécessaire. On communique une direction, éventuellement un objectif, pas un engagement de livraison.
L’important devrait être dans ce qu’on fait, pas dans ce qu’on promet. Quand c’est nécessaire on communique sur un objectif général, pas sur le détail, et/ou avec une marge suffisante pour prendre en compte les changements qui pourraient intervenir.
Dans tous les cas, si on fait ce qui doit être fait indépendamment du plan, que le plan n’est pas rempli, c’est le plan qui était mauvais, pas l’exécution.
On a besoin de prédictibilité !
Vraiment ?
Parfois oui. Dans ce cas là la visibilité entre dans les besoins pour décider ce qui doit être fait ou non.
Le plus souvent on cherche la prédictibilité parce qu’on n’assume pas le changement et l’inconnu, pour essayer de rendre les gens heureux au lieu d’avoir des discussions honnêtes.
La solution c’est de communiquer sur le passé (la valeur déjà livrée) et sur le présent (les priorités, les capacités) plutôt que sur le futur (ce qui va être fait).
C’est facile à dire tout ça
Et difficile à faire, on est tous d’accord. Lâcher prise demande beaucoup d’effort, surtout quand on est habitué au contrôle.
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Vélo pour voyage à vélo
Je vais devoir chercher un vélo, neuf ou occasion, mais bonne qualité. Je suis preneur de recommandations.
Je parle d’un vélo mécanique, sans assistance électrique.
Usage principal de voyage à vélo en famille, routes et chemins en Europe, camping le soir.
J’ai une orientation confort et durabilité avec faible entretien, plus que l’optimisation de poids ou de vitesse. Entre autres, je vise une position droite ou très relevée.
Confort + famille ça veut dire pas mal de chargement, surtout depuis que je dois embarquer une machine pour l’apnée du sommeil. Ca veut dire sacoches avant et arrière.
Je fais 95 kg, je vais avoir dans les 30 kg de chargement. Ça veut probablement dire un vélo qui accepte un poids total de 150 kg (vélo inclus).
J’ai un poids limité sur le porte-vélo pour toute la famille. Idéalement il faudrait que je puisse rester avec un vélo sous les 17 kg sans ce qui est amovible, c’est à dire avec tout ce qui ne peut pas être retiré facilement et rapidement. S’il faut que j’enlève la selle, c’est faisable, mais je n’ai pas envie de m’amuser à enlever les gardes-boue par exemple.
Je suis un sénateur. Chargé, je vais avoir besoin d’un développement minimum assez bas. Quelque chose vers 1.7 ou 1.8 mètres ? Le développement maximum est moins un critère, tant qu’il approche au moins les 8 mètres.
Je me servirai du vélo la nuit. Je veux une dynamo et une lumière de bonne qualité. Je peux éventuellement changer la lumière moi-même dans un second temps si le prix du vélo le permet.
Pour avoir gouté les deux, de bons freins à disque me semble indispensable. Je n’ai pas d’expérience donc pas d’avis sur les freins à disque mécaniques.
Je ne renouvelle pas/peu ce que j’achète. Je vise un vélo pour durer le reste de ma vie, autant sur la qualité que sur les usages.
J’espère trouver entre 750 et 1500 euros équipement inclus. Le budget n’est cependant pas limité si je ne suis pas dans la bonne fourchette ou si ça vaut vraiment le coup. Si j’ai un super vélo à 2000 euros, pourquoi pas. Je risque toutefois d’avoir envie d’en faire un vélo unique, qui me sert aussi au quotidien en ville, et je n’ai pas envie d’être trop préoccupé par le risque de vol d’un vélo beaucoup trop cher.
Ce n’est pas une contrainte, mais si j’ai le choix je ne suis pas contre un enjambement bas plutôt qu’un cadre haut.
Peut-être que je peux arriver à ne mettre que du léger à l’avant (matelas, duvets) donc la suspension n’est pas exclue, mais elle n’est pas recherchée.
Si j’ai une transmission Rohloff ou Pinion c’est la joie, mais ça va certainement me mener dans des gammes de prix que je n’envisage pas à priori. Même chose pour la courroie en lieu et place de la chaîne.
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21:9 ou 32:9

Chidi, personnage éternellement indécis de The Good Place Parfois mon indécision est patente. Je suis encore en train d’hésiter sur quel écran prendre, entre le 21:9ème et le 32:9ème. Les deux ont la hauteur et la résolution d’un écran 4k 32″ qu’on agrandit en largeur.
Ok, mais c’est grand comment ?
Le 21:9ème fait 95 cm. J’ai déjà l’impression de grand.
Le 32:9ème fait 133 cm. J’ai testé de me représenter avec un mètre à mesurer. Même avec la courbure, je me rends compte que les bords sont à la périphérie de la vision. Pour utiliser les côtés il va falloir tourner la tête. Ça ne parait rien, mais ce n’est pas dit que ce soit mieux que de jongler avec les fenêtres au clavier. Si vraiment besoin, je peux toujours mettre le macbook ouvert sur le côté.
Ok, mais par rapport à ce que tu as ?
J’ai mis mon macbook pro 14″ et mon écran 24″ actuels pour comparaison.

La comparaison est potentiellement trompeuse. La densité de pixel joue énormément. C’est d’ailleurs ce qui m’a fait rejeter tous les écrans 1440p. Là j’ai trois densités différentes, ce qui fausse les comparaisons.
L’écran 14″ du macbook me donne par exemple un ressenti de meilleure surface utile que mon écran externe 24″ du fait qu’il est plus proche et mieux défini.
Ce que j’imagine c’est que le 40″ 21:9 me donnera un ressenti de 2 bon écrans, peut-être un peu plus ; et que le 57″ donnera un ressenti de 3 bons écrans, peut-être un peu plus.

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Détournement des communautés
Je vois passer le takeover de Ruby Central sur RubyGems et Bundler. Je me rappelle la tentative similaire de Automattic sur les extensions Wordpress pour écarter un concurrent.
Tout ça devrait alerter les communautés et les inciter à mettre au plus vite des structures juridiques claires pour empêcher toute dérive ou prise de contrôle future, même si ça parait impensable aujourd’hui. Le « il suffit de faire un fork » ne peut pas être la seule réponse, même si ça reste une possibilité.
Sur un autre ordre, Microsoft contrôle désormais Github, et des changements de politiques peuvent rapidement avoir un impact critique sur tout l’environnement open source tellement c’est au cœur de tout aujourd’hui.
On est sur des enjeux vitaux.
Même en dehors du logiciel libre, les sites et initiatives dits communautaires, avec des contenus et efforts de tiers bénévoles, peuvent à tout moment basculer vers d’autres intérêts. J’ai en tête l’évolution d’Openclassrooms, ex- site du Zéro mais je suis certain de pouvoir retrouver 5 ou 10 exemples similaires.
Plus largement, sur les contenus générés par les utilisateurs, j’ai les dérives de Reddit et Twitter en exemple.
Même sur les entreprises plus classiques, tous les sacrifices et efforts consentis parce qu’il y a une culture ou une mission particulière peuvent (et seront) transformés à n’importe quel moment en capital par celui qui en a la propriété juridique.
Je me rappelle la culture anti-Accenture d’OCTO qui a finalement été revendu à… Accenture. Là aussi, c’est juste le nom qui me vient en tête mais je suis certain d’avoir plein d’exemples en réfléchissant quelques minutes.
N’y voyez pas forcément des reproches1.
Je n’exclus pas du tout que les personnes de Ruby Central pensent avoir fait ce qu’il y a de mieux pour la communauté. Je crois que c’est une erreur grave mais peut-être que l’alternative aurait eu plus de conséquences.
Je ne reproche en rien à Mathieu d’avoir tenté de faire évoluer la structure du Site du Zéro. Je ne vois même pas non plus en quoi on pourrait critiquer la revente d’OCTO par quelqu’un qui veut juste prendre sa retraite et profiter de la vie. Peut-être que j’aurais même fait ce choix plus tôt à sa place.
Mon histoire personnelle, parce que je l’ai vu et vécu trop de fois, m’a rendu très sensible à ces questions. Je refuse de m’inscrire dans une initiative collaborative, communautaire ou bénévole s’il y a un risque de récupération technique ou juridique. Je ne discute pas les bonnes intentions initiales des fondateurs ou mainteneurs, même ceux en qui je pourrais avoir totale confiance.
De mon expérience la question n’est pas de si la récupération va arriver mais de quand, et je me refuse à signer des chèques en blanc, peu importe avec qui.
Je me rappelle une conversation avec un des fondateurs de Tech.Rocks. Je pense que je n’ai pas été compris, voire été pris comme abusivement critique. Le fait est que ce qui est présenté comme communautaire ou sans but lucratif à un moment donné ne repose pas sur de bonnes bases si derrière c’est une SAS qui gagne en valeur et pourra être revendue ou exploitée. Il faut faire un choix.
Le minimum c’est une structure associative avec un régime qui rend impossible la conversion future en entreprise commerciale, et des status qui donnent un minimum de pouvoir à la communauté pour éviter les détournements.
- Pas forcément, mais dans la liste, je ne vois aucun moyen de justifier les actions d’Automattic. Je ne peux pas non plus justifier les décisions de Reddit suite à la réaction de la communauté. ↩︎
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Apnée du sommeil, quatre mois après
On m’a diagnostiqué une apnée du sommeil très sévère avant l’été. Je suis appareillé depuis juin.
J’ai changé d’emploi et de pas mal d’habitudes au même moment. Pendant un bon moment ça a brouillé mes repères. J’étais peu capable de mesurer la différence avant/après, ou de savoir à quoi l’attribuer.
Je crois que c’est assez clair dans ma tête maintenant. Chaque fois que je dors sans la machine, par exemple parce que j’ai le nez bouché, je me retrouve dans un état de fatigue important, immédiatement.
Je m’amusais des chiffres du diagnostic — je passais littéralement plus de temps en apnée qu’en respiration — mais je prends conscience désormais de ce qu’ils signifient. Je ne sais pas depuis combien de temps ça durait mais, maintenant que j’ai les idées claires, je dirais au moins 2016, où je disais déjà clairement être toujours fatigué en permanence.
10 ans. Je ne sais pas bien ce qu’aurait été ma vie si j’avais pu avoir ce diagnostic et ce traitement des années plus tôt. Je ne sais pas bien en fait, après coup, comment j’ai même pu tenir des années ainsi.
Je vois bien toutefois comment ça a pu créer, entretenir ou renforcer mon état dépressif chronique voire permanent pendant ces 10 dernières années.
10 ans de souffrance physiques et mentales, de descente aux enfers.
Est-ce que tout était attributable à ça et est-ce que tout est définitivement derrière ? Difficile pour moi d’affirmer quoi que ce soit, peut être pas, mais je ne l’exclus pas non plus. C’est dire.
Il reste plein de choses qui me sont propres et qui font que je ne serai probablement jamais comme un autre, mais j’ai un peu le vertige de tout ce temps perdu, de toutes les épreuves personnelles et professionnelles qui ont pu en découler, ou être intensifiées, ou simplement pour lesquelles j’avais moins d’énergie ou de résistance dans l’affrontement.