Pour les typogeeks d’entre vous
Quotation marks in Europe map pic.twitter.com/xLmmajFHql
— Andrey Sitnik (@andreysitnik) 25 février 2016
Pour les typogeeks d’entre vous
Quotation marks in Europe map pic.twitter.com/xLmmajFHql
— Andrey Sitnik (@andreysitnik) 25 février 2016
Le noir et blanc est un choix dès le départ mais parfois j’hésite à garder la couleur lors du traitement. Systématiquement, le temps me fait garder le noir et blanc. Quelques exceptions, où la couleur est un élément essentiel. Celle-ci en fera peut-être partie.
Je me demande si ce n’est pas aussi par facilité, pour rester dans une zone qui pardonne plus certaines erreurs. Ou par habitude.
We believe that work can be designed to actually make people happier, healthier, and more productive. This is possible when organizations put their employees first, trust them and treat them like owners, and use data to drive people decisions. Research tells us that organizations are more successful when they invest in people practices like these.
— re:Work, Practices, research, and ideas from Google and other organizations to put people first.
Je n’ai qu’à peine survolé. Il y a bien entendu des lieux communs qu’il n’est en rien facile de mettre en pratique, mais j’y ai vu des rappels ou des choses intéressantes.
Par exemple sur les équipes :
We learned that there are five key dynamics that set successful teams apart from other teams at Google:
- Psychological safety: Can we take risks on this team without feeling insecure or embarrassed?
- Dependability: Can we count on each other to do high quality work on time?
- Structure & clarity: Are goals, roles, and execution plans on our team clear?
- Meaning of work: Are we working on something that is personally important for each of us?
- Impact of work: Do we fundamentally believe that the work we’re doing matters?
J’ai toutes les peines du monde à gérer la pénombre. Le papier a cet avantage qu’il sera vu par tous de la même façon. Ici chaque écran, même calibré, donnera un rendu très différent suivant les conditions ambiante.
Je suis résigné sur cette photo. Je n’ai pas deux fois le même ressenti. Luminosité de l’écran ou de la pièce, même si j’arrive à calibrer et reproduire les conditions, elles ne seront jamais identiques chez vous. Si vous voulez voir ce que je cherche, il ne vous restera plus qu’à venir chez moi pour que je vous montre.
On oppose une vision réformatrice du XXIe siècle à l’archaïsme du XXe et du XIXe. J’aimerai bien qu’il en soit si simple.
Le XIXe c’est l’interdiction du travail des jeunes enfants et la limitation horaire pour les plus grands. C’est le droit de grève, l’indemnisation et la responsabilité patronale des accidents du travail. C’est l’inspection du travail et la liberté syndicale – rien que ça.
Le XXe c’est la journée de repos hebdomadaire obligatoire, les congés payés, la sécurité sociale, des amplitudes raisonnables de travail, les allocations familiales, la constitutionnalisation du droit de grève…
S’il y a bien deux siècles réformateurs au niveau du droit du travail ce sont bien ces deux là. Tout a été créé, tout ce qui nous semble non seulement évident mais aussi fondamental.
À l’époque on luttait contre le conservatisme et l’archaïsme libéral, contre ceux qui parlaient d’assistanat, de liberté d’entreprendre bafouée, de règles inapplicables.
Aujourd’hui, comme à l’avant-guerre, les libéraux reviennent avec les mêmes arguments, pour revenir à l’exploitation des masses via le travail comme au XIXe siècle, justement.
Quand on veut permettre de dépasser les 11h par jour de travail, on souhaite ni plus ni moins retourner aux règles d’avant 1900. Rien que ça. L’archaïsme n’est pas où l’on croit.
Mediapart a aussi un bel article sur ce sujet.
On dit qu’il faut cacher et suggérer mais mon approche n’est pas celle de l’érotisme. Quand une image avec une connotation de séduction de glisse sans la chercher, parfois nous avons tous deux envie de la garder avec la modèle. Celle-ci en fait partie.
Et comme à chaque fois que ça arrive, je me pose la question : Pourquoi est-ce que j’exclus l’érotisme et la séduction de ma démarche ? Est-ce une barrière que je n’ai pas encore osé franchir ?
Étrangement je trouve plus facile de demander à ma collaboratrice une séance où on montre le corps, brut, sans chercher à particulièrement se cacher, que de lui demander de prendre une moue de séduction sur un simple portrait serré.
Chacun voit la porte de l’intimité à des endroits différents. La mienne ne se situe plus dans le corps, mais dans ce qu’on en fait. C’est déjà une étape qui fut bien longue à atteindre.
The Walt Disney Company has a reputation for lobbying hard on copyright issues. […] This year, the company is turning to its employees to fund some of that battle.
C’est marrant comme les grandes entreprises sont pour un pur libéralisme… sauf vis à vis de leurs employés. Là, plutôt que de considérer qu’il y a vente de temps de travail contre rémunération, on leur demande d’adhérer à un projet idéologique collectif. Libéralisme à l’extérieur, communisme (à sens unique) à l’intérieur.
In 2016, Congress will further discuss various tax reform proposals. While comprehensive reform is unlikely, activity in the coming year will lay the foundation for what many expect to be a genuine opportunity for reform in early 2017. We have been active educating Members of Congress on the importance of lowering the corporate tax rate to be competitive with the rest of the world.
En gros Disney demande à ses employés de bénévolement contribuer au lobbying de la société pour payer moins de taxes à l’État. Taxes qui financent les infrastructures et la collectivité, donc qui profitent aux employés, les plus pauvres en priorité.
« For your convenience, DisneyPAC has implemented a payroll deduction system, through which your contributions to the PAC will be deducted from your weekly paycheck, »
Donc Disney sait qui accepte de contribuer et combien. Vous la sentez la pression sociale où les plus précaires vont se sentir obligés de contribuer, contre leur intérêt et potentiellement contre leurs croyances, par peur d’être mis à l’écart ?
« Your contribution is important to all of us, but I want to emphasize that all contributions are voluntary and have no impact on your job status, performance review, compensation, or employment, » writes Iger. « Any amount given or the decision not to give will not advantage or disadvantage you. »
Deux façons de le voir. Soit on a totalement confiance, et cette précision est la bienvenue. Soit on est en situation de dépendance, avec une société qui écrase un peu l’organisation interne, et cette précision aura surtout pour effet de rappeler que peut-être…
Même pas besoin d’effectivement vérifier les contributions de chacun. Cette simple phrase peut inciter certains à se poser des questions, à avoir peur, ou à contribuer au cas où parce qu’on ne sait jamais. Le pire c’est qu’ensuite Disney pourra dire qu’ils ont respecté leur engagement de ne pas avoir influencer les carrières sur ce critère. Magnifique.
Sur Ars Technica, détestable conséquence du financement politique à l’américaine.
L’image est parlante ! :) Via https://t.co/9V70IDFxSz pic.twitter.com/48IQ5jEqgq
— Entreprendre (@_Entreprendre) February 26, 2016
Parlante ? elle est sacrément trompeuse.
Grâce aux impôts, taxes et cotisations, il a un goûter. Rien que ça.
C’est à dire que son père a bénéficié de l’école qui lui a permis d’avoir un travail qualifié et de payer un goûter à son fils. Que la même école a formé aussi son boulanger et l’a instruit pour lui permettre de savoir comment poser la question.
C’est à dire qu’il y a une police pour éviter que le voisin prenne tout son goûter, vole les matières premières ou la production du boulanger.
C’est à dire qu’il y a des règles et une justice pour les faire appliquer afin que le père ne soit pas exploité 15h par jour et qu’il puisse répondre à son fils, et pour que le boulanger soit astreint à des règles sanitaires qui permettent de manger le goûter sans partir à l’hôpital.
C’est à dire justement qu’il y a un hôpital, dans lequel statistiquement il a déjà fait un tour et qui lui permet d’être en bonne condition pour manger son goûter, ou même simplement encore vivant grâce aux vaccins.
C’est à dire qu’il y a une armée pour éviter d’être à la merci du premier voisin hostile venu, parce que les réfugiés des pays en guerre n’ont pas tous un goûter non plus.
C’est à dire qu’il a peut-être aussi une famille qui bénéficie de l’aide au logement, de l’allocation familiale, du revenu de solidarité active, de l’aide handicapé ou d’une aide quelconque.
C’est à dire qu’il a des routes et des infrastructures pour qu’un idiot puisse poster cette image débile sur Internet.
Non l’image n’est pas parlante, elle est sacrément trompeuse et malsaine.
Que ce soit un magazine entrepreneuriat qui colporte ces imbécilités n’a rien d’extraordinaire.
J’en ai ma claque de ces entrepreneurs qui râlent contre les impôts, les taxes et les cotisations comme si la collectivité n’avait que pour seul but de leur prendre les fruits de leur labeur.
Ils oublient un peu vite que s’ils étaient en Somalie ils n’auraient certainement pas entrepris. S’ils en ont été capable c’est que eux, leurs employés et leurs clients ont l’éducation, l’infrastructure, l’environnement et les aides qui vont bien pour ça, et que tout ça est justement payé avec les impôts. Le pire c’est que la plupart d’entre eux n’en payent justement pas ou peu des impôts. Ne parlons même pas de ceux qui râlent contre les cotisations sociales et qui s’en font exonérer la majorité à l’aide des JEI, CIR et autres CII, ou qui se font subventionner et accompagner directement par la BPI ou d’autres dispositifs
Entrepreneurs, redescendez sur terre : si jamais vous réussissez, ça sera grâce aux impôts ; si vous avez été capables d’entreprendre, c’est aussi grâce aux impôts.
Alors votre histoire de 50% du pain au chocolat…
Parfois j’ai l’impression que je ne retraite pas mes photos, je les rattrape. Le résultat n’en est pas moins intéressant – ce sont même parfois celles qui ont le plus d’âme – mais j’ai comme un sentiment d’imposture qui me tiraille.
Pas de honte à ça. Je ne me retrouve pas du tout dans ce courant de photographes qui s’impose que l’image publiée soit forcément celle imaginée lors de la prise de vue. J’ai deux activités, une qui produit du matériel brut, et une qui l’utilise.
Il reste que parfois c’est un peu frustrant, quand c’est une erreur qui donne quelque chose de particulier, quand le défaut devient l’objet de la photo.
Une limite que je m’impose : Si je peux améliorer l’image, enlever du bruit ou même retoucher lourdement, mais je n’y ajouterai pas de grain ou de défaut artificiel. Là je n’aurais plus l’impression de créer, mais de tromper.
Croisé sur le web:
Quand on te parle de nouveaux droits pour les salariés alors que ce sont des régressions #OnVautMieuxQueÇapic.twitter.com/D8tmNnd466
— Niina (@Nniina_) 24 février 2016
On peut discuter point par point, et c’est fait sur la source de cette image, mais au final j’ai encore et toujours l’impression que nos politiques sont dans une novlangue permanente.
S’ils pensent qu’il faut libéraliser le contrat de travail, qu’ils l’assument, mais parler de droits des salariés pour ce contenu… ça me fatigue…