Catégorie : Technique

  • Parcou­rir des dossiers et filtrer les fichiers n’a jamais été aussi simple avec la SPL de PHP5

    Parcou­rir les fichiers c’est simple avec PHP 5 et la SPL. Ou pas.

    <?php
     class bigFileFilterIterator extends FilterIterator {
         public function accept() {
             $oFileInfo = $this->getInnerIterator()->current();
             return ($oFileInfo->getSize() > 10000);
         }
     }
     $themedir = __DIR__.'/theme';
     $iterator = new RecursiveDirectoryIterator($themedir, FilesystemIterator::SKIP_DOTS);
     $iterator->setFlags(FilesystemIterator::CURRENT_AS_FILEINFO);
     $recursiveIterator = new RecursiveIteratorIterator($iterator);
     foreach(new bigFileFilterIterator($recursiveIterator) as $file) {
         echo $file->getfilename()."n";
     }

    Sérieu­se­ment ? Mais pourquoi ne puis-je pas utili­ser direc­te­ment le Recur­si­veDi­rec­to­ryI­te­ra­tor et dois-je instan­cier un Recur­si­veI­te­ra­torI­te­ra­tor ? Celui qui a conçu cette dernière classe souffre-t-il de bégaye­ment ? Rien que l’ins­tan­cia­tion du premier itéra­teur ne tient pas sur une seule ligne. Un ->getIn­nerI­te­ra­tor()->current() et pas un para­mètre direc­te­ment dans la méthode ->accept() ? Sérieu­se­ment ?

    Montrer les nouvelles possi­bi­li­tés c’est appré­ciable, les quali­fier de simple est une insulte à l’in­tel­li­gence.

    De mon temps on faisait quelque chose comme ce qui suit :

    <?php
     function recursive_filter($path) {
         $dir = dir($path) ;
         while (false !== ($name = $dir->read())) {
             if ($name[0] === '.') return ;
             $new_path = $path.DIRECTORY_SEPARATOR.$name ;
             if (is_dir($new_path)) {
                 recursive_filter($new_path) ;
             } elsif (file_size($new_path) > 10000) {
                 echo $new_path ;
             }
         }
     }
     $themedir = __DIR__.'/theme';
     recursive_filter( $themedir ) ;

    Ce n’était pas plus court, mais pas plus long. On peut entrer dans de longs discours pour savoir si c’était plus simple ou plus complexe, mieux struc­turé ou non, mais la valeur ajou­tée du nouveau code ne saute pas aux yeux côté simpli­cité je trouve.

    À titre d’exemple, en ruby (« find » est dans la lib stan­dard) :

    require 'find'
     theme_dir = File.dirname(__FILE__)."/theme"
     Find.find(theme_dir) do |path|
         next if FileTest.directory?(path)
         puts path if FileTest.size(path) > 10000
     end

    Ou sur Python :

    import os
     themedir = os.path.join(os.path.dirname(__file__), "theme")
     def find_files(directory):
       for root, dirs, files in os.walk(directory):
         for basename in files:
           if not file.startswith("."):
             filename = os.path.join(root, basename)
             yield filenames
     for filename in find_file(themedir)
       if os.path.getsize(filename) > 10000 :
         print filename

    Il peut y avoir des fautes et il peut y avoir mieux dans les diffé­rents langages, et peu importe le nombre de lignes, mais dans les quatre codes précé­dents c’est bien le premier qui me semble complexe.

    Il y a bien d’autres occa­sions de trou­ver PHP « simple », mais pas les itéra­teurs de la SPL.

  • Ce tweet s’auto-détruira en 48 heures

    J’ai commencé à effa­cer mes produc­tions twit­ter. C’est un vieux projet mais j’ai toujours résisté, par peur de regret­ter cette dépu­bli­ca­tion et de ne pas pouvoir reve­nir en arrière. Pour un obsédé des données, c’était un pas diffi­cile à fran­chir. Des événe­ments récents m’ont incité à sauter le pas et à consi­dé­rer mes tweets comme ce qu’ils sont : des échanges éphé­mères qui ne doivent pas survivre hors de leur contexte.

    Je sais qu’il existe diffé­rentes archives, que mes messages pour­ront proba­ble­ment être retrou­vés sur Google ou ailleurs. L’objec­tif n’est pas de les faire dispa­raître, j’as­sume tout ce que je dis. L’objec­tif est de ne pas les faire appa­raître, de garder une certaine opacité sur des échanges de comp­toir.

    Ce tweet s’auto-détruira en 48 heures

    Hier envi­ron 3000 tweets ont été effa­cés (et sauve­gar­dés en local avant). J’ai fait un petit script qui tour­nera désor­mais régu­liè­re­ment et qui effa­cera tout ce qui a plus de 48 heures. La durée de réten­tion elle-même sera certai­ne­ment adap­tée avec l’ex­pé­rience. Il est tout à fait probable que les réponses finissent avec une durée de vie plus courte que les messages publics, tout ceci est encore en réflexion et je suis preneur de vos retours. Je réflé­chis aussi à prévoir une marque discrète qui infor­me­rait mon script qu’il doit effa­cer le message plus tôt, par exemple après une heure, ou plus tard, par exemple après une dizaine de jours, pour gérer les cas parti­cu­liers.

    Le code source de mon petit script est publié, j’ai oublié de préci­ser la licence mais je me vois mal appliquer autre chose qu’une WTFPL à ce type de code. Si vous souhai­tez suivre mon chemin, ça ne demande pas plus d’une petite heure. David avait aussi publié un code simi­laire en python (qui lui garde les 50 derniers au lieu des dernières 48 heures).

    Dans la limite de l’ac­cès qu’au­to­rise Twit­ter

    J’ai effacé 3000 tweets parmi les plus récents mais il en reste plus du décuple. Je me retrouve avec une plate­forme qui ne me permet en fait pas d’ac­cé­der ou d’ef­fa­cer plus que les 3000 derniers messages sans suppri­mer mon compte. C’est là la première leçon : Je ne contrôle pas la plate­forme, et elle se permet de ne pas me lais­ser accé­der à mes propres données. Ce que j’avais pris comme une raison de rete­nir mon geste, ne pouvant reve­nir en arrière, aurait au contraire du renfor­cer ma moti­va­tion.

    Pour aller plus loin Twit­ter ne propose rien. Je peux effa­cer mes tweets si j’en connais les iden­ti­fiants mais les API propo­sées ne me retour­ne­ront jamais les tweets (et donc les iden­ti­fiants) plus vieux que les 3200 derniers. Tout laisse à penser que passé ce quota les messages sont archi­vés sur une autre plate­forme, qui n’a pas la même souplesse ou la même perfor­mance.

    Ce que Twit­ter connaît de nous, et comment le connaître à notre tour

    D’autres personnes ont toute­fois déjà fouillé ce problème, sans solu­tion tech­nique. Il y a par contre une procé­dure liée à une loi euro­péenne qui permet d’avoir accès à l’en­semble de ses propres données. C’est un peu l’équi­valent du droit d’ac­cès de notre loi « infor­ma­tique et liber­tés ». C’est rela­ti­ve­ment simple, quelques échanges de mail et un fax avec décla­ra­tion signée. Pour le même prix on a aussi une visi­bi­lité sur ce que le service a collecté sur nous en plus de nos tweets, et à qui il a partagé ces infor­ma­tions.

    J’ai lancé la procé­dure de mon côté, je vous ferai part du résul­tat. Je ne peux que vous inci­ter à faire de même. L’étude promet d’être plus qu’in­té­res­sante.

  • Pour le paie­ment, les Austra­liens choi­sissent les empreintes digi­tales

    Le numé­rique et les nouvelles tech­no­lo­gies relèvent encore du fantasme pour certains. Ils ont plus l’im­pres­sion de vivre dans la science fiction qu’a­vec les réali­tés.

    Pour le paie­ment, les Austra­liens choi­sissent les empreintes digi­tales. C’est génial, on a l’im­pres­sion de vivre dans le futur, mais c’est peut être le seul avan­tage. Qui s’est posé la ques­tion des contraintes à vali­der ?

    Les empreintes digi­tales ça se vole et ça se fausse sans avoir une équipe qui s’ap­pelle Mission Impos­sible. La sécu­rité réelle est loin de ce qu’on imagine. Les empreintes digi­tales ce n’est pas pérenne non plus. On peut s’abi­mer le doigt : C’est souvent tempo­raire mais parfois perma­nent ou régu­lier. Oh, et on peut se servir de votre doigt après vous avoir donné un bon coup sur la tête.

    Le système de code secret n’est pas parfait non plus mais il a quelques avan­tages. Ceux qui font de la haute sécu­rité avec biomé­trie asso­cient toujours cette biomé­trie avec un système de code secret.

    Plutôt qu’en­vi­sa­ger le progrès tech­no­lo­gie comme un rêve de science fiction, et si nous nous occu­pions à résoudre les vrais problèmes de tous les jours ? Par exemple permettre de payer par carte les petits paie­ments, ou permettre à chacun de rece­voir des paie­ments par carte sur son compte bancaire sans avoir à monter un site de commerce élec­tro­nique avec des abon­ne­ments bancaires bien chers. Savoir si on utilise du NFC, de la biomé­trie ou un code secret, c’est fina­le­ment un faux problème.

  • Sur la réforme du droit d’au­teur

    Les ques­tions de copy­right et droit d’au­teur déchaînent les passions. Le texte de deux membres du Parti Pirate suédois va bien entendu faire de même. Le risque c’est que les réac­tions se forgent avant même la lecture unique­ment sur l’ori­gine du texte.

    Alors voilà, je vous recom­mande quand même la lecture. Je vais même aller plus loin : La lecture est indis­pen­sable. La ques­tion n’est pas de savoir si on adhère à la vision. Même si ces thèses vous font horreur, il y a quelques points et anec­dotes qui néces­sitent réflexion.

    La moitié des conclu­sions de section sont magni­fiques de clarté. Le lien plus haut contient mes mises en valeur mais voici quelques morceaux choi­sis (numé­ro­tés pour faci­li­ter les commen­taires) :

    1. ***

    Si vous pensez que ce serait une bonne chose si tous les échanges illé­gaux de fichiers dispa­rais­saient, c’est votre droit. Mais ça ne change rien à la réalité.

    2. ***

    Il n’y a pas besoin de dédom­ma­ger qui que ce soit parce que le progrès tech­no­lo­gique améliore ce monde.

    3. ***

    Aucun modèle écono­mique ne vaut mieux que nos droits civiques.

    4. ***

    Le copy­right améri­cain découle donc d’un équi­libre entre l’ac­cès du public à la culture et l’in­té­rêt de ce même public à la créa­tion de la culture. C’est essen­tiel. Le public est la seule aune de l’in­té­rêt du copy­right.

    Les déten­teurs de mono­pole, bien que béné­fi­ciant eux aussi du copy­right, ne sont pas des inté­res­sés légi­times, et n’ont pas leur mot à dire dans l’in­ter­pré­ta­tion de la loi, [..]

    Ce point doit être souli­gné. Beau­coup croient que la Cons­ti­tu­tion des États-Unis justi­fie l’exis­tence d’un mono­pole du droit de copie pour que les artistes puissent gagner leur vie. Litté­ra­le­ment parlant, là n’est pas la ques­tion ou l’in­té­rêt du copy­right.

    5. ***

    Pour comprendre l’ab­sur­dité des requêtes de l’in­dus­trie du droit d’au­teur, on doit se deman­der quels droits nous consi­dé­rons acquis dans le monde analo­gique. Ces droits doivent aussi s’ap­pliquer au monde numé­rique, puisqu’au moins en théo­rie, la loi ne fait pas de diffé­rence entre les moyens de commu­ni­ca­tion.

    6. ***

    La peine capi­tale n’a pas réussi à ralen­tir le pira­tage des fabriques des nobles. Même ceux qui connais­saient des arti­sans exécu­tés et tortu­rés conti­nuèrent à pira­ter sur le même rythme.

    7. ***

    Times Labs a analysé le marché de la musique améri­cain pendant les cinq dernières années, en se basant sur les données de la société anglais PRS. La conclu­sion du graphique est très claire :

    Les labels gagnent moins d’argent, les artistes plus, et le montant total est constant.

    8. ***

    Voici quelques faits qui n’ont pas eu lieu lorsque l’in­dus­trie de distri­bu­tion de glace devint obso­lète :

    – Aucun proprié­taire de réfri­gé­ra­teur ne fut pour­suivi en justice pour « produc­tion de son propre froid », igno­rant ainsi les socié­tés de distri­bu­tion de froid.

    – Aucune loi ne fut propo­sée pour rendre les compa­gnies d’élec­tri­cité passibles de pour­suites dans le cas où l’élec­tri­cité qu’elles four­nis­saient aurait été utili­sée d’une manière pouvant porter préju­dice au travail de vendeur de glace.

    – Personne ne demanda une taxe mensuelle aux proprié­taires de réfri­gé­ra­teur au profit du syndi­cat des vendeurs de glace.

    – Il n’y a pas eu de proli­fé­ra­tion de coûteux panels d’ex­perts pour soute­nir combien les vendeurs de glace étaient impor­tants pour l’éco­no­mie toute entière.

    Par contre, la distri­bu­tion mono­po­lis­tique devint obso­lète et l’éco­no­mie en géné­ral béné­fi­cia de cette décen­tra­li­sa­tion.

    9. ***

    35% des télé­char­ge­ments sur Inter­net sont de la porno­gra­phie. L’in­dus­trie porno­gra­phique possède exac­te­ment la même protec­tion du droit d’au­teur que les autres produc­tions audio­vi­suelles. Si les paie­ments d’un forfait cultu­rel sont consi­dé­rés comme un « dédom­ma­ge­ment » pour le télé­char­ge­ment d’œuvres proté­gées par le droit d’au­teur, alors 35% de l’argent devrait immé­dia­te­ment reversé à l’in­dus­trie porno­gra­phique. Pensez vous que les poli­tiques devraient créer un tel système ?

    […]

    Mais si vous souhai­tez exclure le porno d’un système forfai­taire, vous n’au­rez pas seule­ment à créer un « Bureau euro­péen de la mora­lité et des bons goûts », ou quelque chose de simi­laire pour déli­mi­ter ce qui est de la porno­gra­phie ou de l’art. Plus essen­tiel­le­ment, vous ne pouvez plus utili­ser l’ar­gu­ment que le forfait cultu­rel est une “compen­sa­tion” ou est relié au droit d’au­teur.

    Il devient plutôt au mieux une subven­tion cultu­relle aléa­toire, au pire un système de prélè­ve­ment non maîtrisé.

    10. ***

    Les droits d’au­teur et de copie sont des limi­ta­tions des droits de propriété. Ce sont des mono­poles privés accor­dés par le gouver­ne­ment qui limitent ce que l’on peut faire avec des choses que l’on a acquises léga­le­ment.

    […]

    Défendre le copy­right en arguant que les droits de propriété sont sacrés est comme défendre la peine de mort pour meurtre avec la justi­fi­ca­tion que la vie est sacrée. Il peut y avoir d’autres argu­ments, valides, pour défendre ces limi­ta­tions des droits de propriété — mais cette chaîne logique parti­cu­lière ne tient pas.

    La version origi­nale est parta­gée sous la licence CC-BY-SA.

  • Statis­tique du jour : 10 573 … la guerre du spam

    10 573. C’est le nombre de spam par mail que j’ai reçu ces 30 derniers jours.

    C’est bien évidem­ment plus que le nombre de cour­riers réels, pas loin d’un ratio de 1 à 10. C’est surtout plus d’une quin­zaine par heure en flot continu. Je n’ima­gine plus une adresse sans filtre anti-spam.

     

  • Retour sur la première semaine – livre webperf

    J’ai ouvert le projet pour parta­ger mon début de livre sur la perfor­mance des sites web via github il y a une petite semaine. Il est temps de faire un premier point.

    Tout d’abord « merci ». J’ai eu plus de retours que je n’en espé­rais la première semaine. Le niveau de correc­tion des premier chapitres a dépassé celui des multiples relec­tures que dont j’avais déjà pu béné­fi­cier. Ce n’est pas grand chose en soi mais une multi­pli­ca­tion de petites fautes, c’est ce qui fait la diffé­rence entre une bonne lecture et un livre pénible à ouvrir.

    Au niveau de la tech­nique je confirme tous les techos qui disent que github est un bonheur. Le système de pull request et de commen­taires asso­ciés est infi­ni­ment mieux que ce que je faisais dans un pas si loin­tain passé avec des patchs envoyés par mail. La faci­lité de contri­bu­tion vient de là. Je regrette toute­fois ne pas pouvoir exclure/inclure ligne à ligne une contri­bu­tion envoyée par pull request. Là c’est du tout ou rien, et c’est dommage pour ce projet parti­cu­lier.

    Le contenu a lui été converti bien plus vite que prévu grâce à la contri­bu­tion de Yoav. Pour ceux qui le souhaitent, il y a désor­mais un script de conver­sion ODT -> Pandoc qui produit un code assez bon.

    Le gros défi à venir c’est l’évo­lu­tion de ce contenu. Jusqu’à main­te­nant les contri­bu­tions se sont concen­trées exclu­si­ve­ment sur des correc­tions de typo ou de formu­la­tion, et deux sur les outils. Pour que le projet vive, pour que je n’en sois plus le seul déten­teur, et pour arri­ver à un contenu complet, il faut que le contenu soit mis à jour, enri­chi et étendu.

    Bref, main­te­nant nous avons (aussi) besoin de contri­bu­teurs sur le contenu lui-même. N’ayez pas peur, c’est un très bon moyen de progres­ser et de se confron­ter aux autres. Il n’y a pas de risques à part celui d’ap­prendre.

  • Livre colla­bo­ra­tif, c’est lancé

    Voilà, c’est fait. J’ai commencé la retrans­crip­tion de mon livre sur la perfor­mance des sites web vers github pour en faire un projet colla­bo­ra­tif.

    Vous retrou­ve­rez l’avant-propos et le premier chapitre d’in­tro­duc­tion. Pour la suite je vais avoir besoin de vous comme promis :

    • Vous avez un bon français écrit ? Nous avons besoin de relec­ture pour corri­ger les rares fautes, pour amélio­rer les formu­la­tions, reti­rer les répé­ti­tions, réali­ser un meilleur décou­page des para­graphes et globa­le­ment rele­ver le niveau de français.
    • Vous n’avez pas peu de faire un peu de code simple ? Nous avons besoin de personnes pour retrans­crire les fichiers sources OpenDo­cu­ment en fichiers Mark­down avec illus­tra­tions jointes. Nous avons aussi besoin de gens pour véri­fier et corri­ger la produc­tion de ces fichiers Mark­down, amélio­rer la qualité des illus­tra­tions et créer des scripts d’au­to­ma­ti­sa­tion.
    • Vous vous y connais­sez un peu ? Il faut mettre à jour les conte­nus, ajou­ter les dernières décou­vertes, docu­men­ter les amélio­ra­tions des navi­ga­teurs, enri­chir le contenu, et complé­ter les chapitres manquants.

    Pour l’heure c’est assez simple : Si vous voulez amélio­rer l’exis­tant il suffit de faire un fork sous github, modi­fier ce qui vous semble à chan­ger et envoyer une pull request. L’in­ves­tis­se­ment est quasi nul.

    Si vous voulez aider à complé­ter l’exis­tant le mieux est de m’écrire ou commen­ter ci-dessous avec le temps dont vous dispo­sez pour que je vous envoie une partie du docu­ment source. Pour réfé­rence j’ai fait le chapitre 1 en envi­ron 3 heures, mais rien n’in­ter­dit de prendre une partie plus petite. L’idée est de faire des aller-retour sur 2 à 3 jours tout au plus, en préfé­rant beau­coup de petits pas à un très gros. Même une heure de travail permet de faire avan­cer les choses.

  • Prison dorée, ce n’est que le début : mac os x

    Hier j’ai été « bloqué » par une appli­ca­tion Mac qui refu­sait de se lancer. L’ap­pli ne vient pas de l’app store et n’était pas signée => refus du Mac.

    Tous les geeks m’ont répondu « il y a une option de confi­gu­ra­tion dans les préfé­rences système, onglet sécu­rité » pour réau­to­ri­ser les appli­ca­tions non vali­dées par Apple. C’est à mon avis passer tota­le­ment à côté du problème. L’op­tion de confi­gu­ra­tion, la plupart des gens n’iront pas la trou­ver, n’ose­ront pas la toucher, ou simple­ment sorti­ront avec un « instal­ler cette appli­ca­tion c’est compliqué ».

    On est simple­ment en train de créer des appli­ca­tions de première classe, vali­dées, mises en avant, et des appli­ca­tions de seconde ou troi­sième classe, auto­ri­sées unique­ment expli­ci­te­ment en allant tripa­touiller les préfé­rences systèmes.

    Vous ne me croyez pas ? Moins de 24 h après je tombe sur un article où l’au­teur a tenté une instal­la­tion d’un logi­ciel large­ment diffusé et échoué à cause de la restric­tion « app store ». Non, il n’a pas tripa­touillé les confi­gu­ra­tions, il est passé au logi­ciel concur­rent (lire le para­graphe juste sous la première illus­tra­tion) :

    Le temps de ces réflexions, le logi­ciel Kobo est télé­chargé, en version Mac, mais une mauvaise surprise nous attend après l’ins­tal­la­tion. Apple refuse d’ou­vrir l’ap­pli­ca­tion, parce qu’elle n’a pas été télé­char­gée depuis l’App Store, et à ce titre, la machine ne pourra pas la lancer. Rien à voir avec Fnac, Kobo, ni l’édi­teur, se dit-on, mais tout de même… Direc­tion l’App Store, pour tenter de pour­suivre, et nouveaux déboires : pas d’ap­pli­ca­tion Kobo. Fin des opéra­tions de ce côté. De quoi commen­cer à perdre patience, une fois encore. De son côté, ADE a correc­te­ment fait son travail, et ouvert notre lien de télé­char­ge­ment sans peine. Et le docu­ment est ouvert.

    Nombre d’ap­pli­ca­tions vont passer par l’app store, et leurs auteurs ont bien raison, mais ça ne fera qu’aug­men­ter le fossé entre les deux classes d’ap­pli­ca­tion, isolant encore plus celles qui n’y sont pas.

    Le danger c’est que cela donne un pouvoir immense à celui qui contrôle l’app store et qu’Apple, et que la pomme pose des condi­tions fran­che­ment non neutres. Il est tout à fait possible que l’ap­pli­ca­tion dont parle l’ar­ticle n’ait pas le droit d’être vendue sur l’app store sans reti­rer plusieurs fonc­tions, dont tout ce qui est vente en direct.

    Alors oui, « yaka chan­ger la confi­gu­ra­tion », et quand notre liberté sera de ne diffu­ser que des appli­ca­tions vali­dées et conformes aux inté­rêts commer­ciaux d’Apple ou de subir une mise au banc avec procé­dure d’ins­tal­la­tion complexe et étiquette « appli­ca­tion tierce je-serais-vous-je-n-y-touche­rais-pas », il sera trop tard.

  • Livre en rédac­tion commu­nau­taire – Licence

    Les condi­tions et licences du livre que je compte relâ­cher sont en pleine réflexion. Je suis preneur de vos avis et de vos commen­taires, tout peut chan­ger en fonc­tion des diffé­rents retours.

    Pour faire court, le prin­ci­pal

    Ce billet est long, afin d’ex­pliquer mes choix et permettre d’avoir des retours argu­men­tés sur des points précis plutôt que des opinions géné­rales. Pour ceux qui ne liront pas tout :

    Je consi­dère que le livre appar­tient à ses auteurs et contri­bu­teurs. C’est à ceux qui contri­buent que revient(dra) le choix des condi­tions de diffu­sion.

    Un des modèles possibles est de leur réser­ver les usages commer­ciaux ou sous forme de livre, soit pour une durée fixe soit le temps de recueillir une certaine somme comme rétri­bu­tion du temps passé.

    Ce n’est pas le seul modèle et il est aussi tout à fait possible que le choix se porte sur une licence libre, mais il serait préma­turé de faire un tel choix avant que le contenu ne soit mature et que les contri­bu­teurs prin­ci­paux aient rejoint le projet.

    En plus des raisons expo­sées précé­dem­ment, l’objec­tif prin­ci­pal – et unique le temps que le contenu ait atteint un stade mature – est de voir le livre enri­chi et complété pour en faire une œuvre complète qui ait un sens – ce qu’elle n’est pas dans son état inachevé actuel.

    Ainsi, les droits accor­dés le sont pour l’ins­tant avec l’unique objec­tif de permettre le travail colla­bo­ra­tif, à l’ex­clu­sion de tout autre usage. Le reste sera décidé plus tard.

    Brouillon de condi­tions de réuti­li­sa­tion

    Tous les usages sont auto­ri­sés s’ils sont à titre privé et indi­vi­duel, sans redif­fu­sion ni partage.

    La redis­tri­bu­tion ou la diffu­sion du contenu verba­tim ou modi­fié, ainsi que les travaux déri­vés, sont auto­ri­sés aux condi­tions cumu­la­tives suivantes :

    1. Conser­va­tion du cartouche d’in­for­ma­tion mis à jour et mis en avant de façon claire, évidente et visible pour le lecteur et le contri­bu­teur
    2. Se faire sous la même forme et archi­tec­ture que l’œuvre d’ori­gine (pas de conver­sion vers un autre format ou un autre support par exemple)
    3. Ne pas avoir pour objet ou inten­tion de rempla­cer l’œuvre d’ori­gine
    4. Se faire sous les mêmes exactes condi­tions, qui ne peuvent être plus restric­tives
    5. Ne pas se faire à titre commer­cial ou publi­ci­taire
    6. Donner au groupe main­te­neur du contenu d’ori­gine un droit non exclu­sif et délé­gable de repré­sen­ta­tion, d’adap­ta­tion, de traduc­tion, d’ex­ploi­ta­tion, de diffu­sion, et d’uti­li­sa­tion, totale ou partielle, à titre commer­cial ou non, sur tout support (dont en parti­cu­lier : support numé­rique, papier, vidéo et audio – ce qui inclut entre autres les livres, revues, articles, présen­ta­tions, mémos, dépliants et affiches sous formes papier, fichier numé­rique, disque, bande, et strea­ming), dans le monde entier et pour la durée maxi­male prévue par le droit d’au­teur, sur les modi­fi­ca­tions et travaux déri­vés ainsi diffu­sés ainsi que sur les produits déri­vés qui pour­raient en décou­ler.

    Est consi­déré comme travail dérivé tout contenu incluant tout ou partie du contenu d’ori­gine ou/et qui ne peut être raison­na­ble­ment consi­déré comme indé­pen­dant de ce contenu d’ori­gine.

    L’ac­cep­ta­tion de ces condi­tions n’est pas requise mais sans ces condi­tions et leur accep­ta­tion, vous n’avez aucun droit d’uti­li­sa­tion et encore moins de diffu­sion sur le contenu.

    La distri­bu­tion du contenu protégé ou d’une œuvre déri­vée en ayant connais­sance des présentes condi­tions est consi­déré comme une accep­ta­tion des présentes condi­tions et en parti­cu­lier de la cession d’une licence non exclu­sive sur le contenu diffusé, tel que prévu au point 6.

    Le cartouche d’in­for­ma­tion

    Il reste à faire mais inclura les éléments suivants :

    • Le titre et l’adresse – avec un lien – du contenu d’ori­gine
    • La mention de tous les auteurs signi­fi­ca­tifs de l’œuvre d’ori­gine
    • S’il s’agit d’un contenu modi­fié ou d’une œuvre déri­vée :
      • La mention expli­cite que le contenu a été modi­fié et de quel contenu il dérive – avec un lien ou à défaut les coor­don­nées les plus complètes possibles
      • Au choix de la personne qui distri­bue, pour l’im­po­ser aux suivants s’il le souhaite, la mention de tous les auteurs signi­fi­ca­tifs de l’œuvre modi­fiée ou déri­vée
      • Les condi­tions d’usage et de redis­tri­bu­tion
      • La date de dernière modi­fi­ca­tion du contenu

    Notion d’au­teur signi­fi­ca­tif et répar­ti­tion des usages commer­ciaux

    Mon objec­tif est que les usages commer­ciaux pour l’ins­tant réser­vés béné­fi­cient à tous les auteurs. Il peut toute­fois être diffi­cile et inuti­le­ment complexe de prendre en compte des dizaines ou des centaines de contri­bu­tions unitaires réduites à des correc­tions de typo­gra­phie. Surtout, il sera impos­sible de prendre une quel­conque déci­sion d’ou­ver­ture sous licence libre s’il faut obte­nir l’ac­cord de plus qu’un groupe restreint.

    J’en­vi­sage donc de consi­dé­rer un groupe d’au­teurs « signi­fi­ca­tifs », c’est à dire étant à l’ori­gine d’au moins 10 % du travail réalisé sur l’œuvre. C’est à ce groupe que sont donnés les droits dans le cadre des condi­tions de réuti­li­sa­tion et que sont réser­vés les usages commer­ciaux éven­tuels. Les déci­sions et redis­tri­bu­tions pécu­niaires éven­tuelles peuvent être faites au pro-rata de la parti­ci­pa­tion.

    Tout ça est à discu­ter

    Tout ce qui précède est à discu­ter, rien n’est fixé et tout peut chan­ger du tout au tout en fonc­tion de vos commen­taires. Toute­fois, la voix de ceux qui comptent effec­ti­ve­ment contri­buer et si possible signi­fi­ca­ti­ve­ment seront les seules qui auront une forte influence.