Verbaliser les vélos sur l’absence de sonnette, la présence d’un avertisseur sonore autre qu’un timbre, l’absence de catadioptres aux pédales me parait totalement vain. Je n’ai même rien contre les casques audio des cyclistes tant qu’ils sont ouverts aux bruits extérieurs. On a juste mieux à faire pour protéger les cyclistes et autres usagers de la route.
Il y a toutefois une mesure règlementaire qui me semble essentielle :
Les vélos doivent avoir un éclairage fonctionnel la nuit.
Sur ce point, j’aimerais vraiment des politiques de prévention, de verbalisation, et une tolérance zéro.
Je vois la communauté dire « les bandes cyclables ne servent à rien, elles sont contre-productives ». Il y a quelques temps le même discours fleurait sur les sas vélo au feu. Je me méfie des jugements un peu trop binaires.
Est-ce que je préfère des infrastructures séparées « en dur » ? bien entendu. Ce n’est pas toujours possible, que ce soit au niveau place ou au niveau coût.
Est-ce que toutefois je préfère avoir bande cyclable et sas vélo plutôt que rien ? en ville(*), oui(**).
Ça ne joue pas forcément sur la distance avec laquelle je suis dépassé, et peut-être négativement (même si, honnêtement, je suis dépassé de façon dangereuse dans tous les cas).
Ça évite qu’on se rabatte sur moi après le dépassement. C’est régulier à l’approche des feux rouges en l’absence de bande cyclable mais ça arrive aussi hors de ces cas.
Ça me permet un flux séparé quand la circulation est dense. C’est là que tout le monde va me fleurer voire me renverser, redémarrer sur moi, vouloir me dépasser à tout prix. C’est une situation fréquente en ville. Deux voies distinctes c’est bien.
Ça me permet de bénéficier d’une meilleure fluidité, en remontant les files de voitures qui vont moins vite en circulation dense ou en bouchons. Ça me permet aussi de remonter les files au feu rouge pour bénéficier soit du sas vélo soit du céder-le-passage cycliste (M12)
Ça me fait gagner un peu d’attention de la part des conducteurs respectueux quand ils tournent à droite et croisent une bande cyclable au sol. Ça n’empêchera pas les chauffards mais si ça évite un ou deux accidents, je suis pour.
C’est peut-être rien pour vous, expérimentés, mais une bande assure plus de sécurité pour mon fils parce qu’il va rouler dedans au lieu de mal évaluer ce qu’est « sur la droite ». Ça stresse aussi moins ma femme qui s’autorise à y rouler en ville. Même si ce n’est qu’un faux sentiment de sécurité, ça compte quand même.
Ça ajoute de la visibilité aux cyclistes et légitimise leur présence. Ça ne devrait rien changer mais dans les faits une grande partie des problèmes arrive aussi par le sentiment que la chaussée est « pour les voitures ».
Avec une bande on essaie moins de refuser volontairement mes priorités « parce que je suis à vélo », et globalement de me mettre la pression ou de tenter de me pousser hors de la chaussée de façon punitive.
Je finis quand même par un : ça facilite le stationnement des livreurs, qui vont imposer de déboîter. C’est une situation dangereuse, à cause de la visibilité mais aussi de la volonté punitive de certains automobilistes. Serait-ce différent sans bande cyclable ? Pas certain.
Les recommandations de bande cyclable ou bande dérasée sur voie à 70 ou 80 km/h m’interroge toutefois.
Ces solutions favorisent clairement les dépassements trop proches et à trop haute vitesse de la part des motorisés. C’est particulièrement sensible pour les poids lourds (mais pas uniquement).
En même temps, en l’absence, on prend aussi le risque que le conducteur motorisé voit le cycliste trop tard pour freiner ou qu’un véhicule en face l’empêche de se déporter au dernier moment.
Les deux situations sont mortelles. Mes expériences sur nationales et départementales denses ne me rendent pas très positif sur la possibilité de mixer des modes doux avec des motorisés au-delà de 50 km/h. C’est d’ailleurs là qu’il y a le plus de morts à vélo.
(*) Je ne parle que de la ville. Une grande partie des arguments n’a pas de pertinence hors agglomération. Le dépassement devient la problématique centrale. S’il n’est pas possible de faire une bande cyclable extra-large d’au moins 1,5m, alors il est probablement effectivement préférable de ne pas en avoir du tout, surtout avec des poids lourds et une vitesse élevée (si ça les incite à frôler, c’est mortel).
(**) Bien évidemment aussi, je parle de vraies bandes cyclables, pas les traits de peinture qui laissent 50cm de caniveau impraticable.
Les estimations trouvées sur Internet nous donnent un coût de possession de 5 à 7 000 € en moyenne par an.
Bon, c’est une moyenne, il y a forcément des gens en-dessous et des gens au-dessus. Ça reste toutefois une approximation pas si mauvaise.
Difficile à croire, hein ?
Le problème c’est que c’est énormément de dépenses qu’on considère assez normales pour les oublier. Du coup j’ai tenté deux façons de vérifier si la moyenne était réaliste du cas habituel.
La première c’est l’approximation du fisc, pas vraiment connu pour ses largesses. Pour une moyenne de 15 000 km par an, on arrive à entre 6 500 et 7 500 € d’indemnités kilométriques suivant qu’on prend une Clio avec un petit moteur ou voiture plus puissante.
6430 €
4 CV (Petite voiture de base. Exemple : Clio petit moteur)
6750 €
5 CV (Berline classique. Exemple : 308 petit moteur)
7067 €
6 CV (Grosse familiale, SUV et Monospace. Exemple : 3008)
7424 €
7 CV (Gros moteur, voiture puissante)
La seconde estimation j’ai regardé ma 3008 de 10 ans d’âge en listant ce à quoi je pense. J’arrive très facilement au moins à 4 000 € et je suis certain que je sous-estime l’évaluation du coût/risque d’un accident ou d’une casse matériel.
Entretien exceptionnel (housses, tapis, ampoules de phare, clé d’ouverture à distance, mais aussi un rétroviseur cassé, une batterie qui rend l’âme, etc.)
??
Pannes rares mais chères, à lisser sur plusieurs années. Ça compte, et pas qu’un peu.
La vérité c’est qu’on n’y est pas encore. Il faut ajouter les parkings en ville, surface ou sous-terrains, ainsi que l’autoroute. Ce n’est compté ni dans les indemnités kilométriques du fisc ni dans mon estimation sur ma 3008. Combien ? Ça dépend de vous mais ce n’est pas rien.
Mais surtout, et là beaucoup l’oublient, si la voiture ne reste pas dans la rue, il faut compter combien coûte l’espace occupé. Un box c’est entre 600 et 2500 € par an suivant où vous habitez. Une place dans une cour d’immeuble ça compte aussi. Si « vous l’avez donc ça ne compte pas » en fait ça compte quand même, parce que vous pourriez la louer à un tiers, ou avoir acheté/loué un bien moins cher si cet espace n’existait pas.
⁂
Bref, votre voiture vous coûte très certainement beaucoup plus que vous ne le pensez au premier abord. Parler de 4 à 7 000 € pour la plupart des gens n’est pas si délirant.
Évidemment, si vous avez une vieille Twingo qui roule peu, assurée au tiers, que vous espacez vos révisions, ne prenez pas l’autoroute et la garez dans la rue sans parking payant, vous allez taper assez bas.
Attention tout de même à prendre en compte le risque de casse. Si vous comptez tout, on parle quand même très probablement en milliers d’euros. De même que l’assurance au tiers, il faut prendre en compte le coût si d’aventure votre voiture finit bonne pour la casse.
Bien évidemment, tout ça vous considère comme conducteur respectueux des règles. Si vous ajoutez quelques contraventions de stationnement ou de vitesse, la facture augmente assez vite.
En voiture, si vous devez* vous arrêter ici, comment le faîtes-vous ?
J’ai posé la question sur Twitter et Mastodon pour générer un peu de débat mais surtout attirer l’attention sur les occupations de bandes cyclables.
Il y a eu des choses intéressantes.
Préambule : Je vais une synthèse et pas une correction. La seule bonne réponse est de ne pas s’arrêter là, même si vous pensez que vous avez une bonne raison, que vous pensez ne pas avoir le choix, ou que c’est juste pour deux minutes.
S’il faut choisir, la plupart semblent discuter de ce qui gêne le moins ou de ce qui est le moins dangereux.
Trois catégories ressortent :
Ceux qui acceptent de bloquer le trottoir (situation C)
Ceux qui acceptent de bloquer la bande cyclable (situations A et B)
Ceux qui acceptent de bloquer une voie motorisée (A, D, E et F)
L’aspect moral
Et vous, qu’acceptez-vous de bloquer ?
En fait la situation n’est pas tout à fait équilibrée donnée ainsi. Si on bloque le trottoir on va inciter des piétons à contourner par la chaussée, y compris des familles, enfants, personnes âgées dont pour qui ce comportement n’est pas forcément anodin. S’ils remontent la rue, ils vont même arriver sur la chaussée en surgissant de derrière la voiture arrêtée sans qu’on puisse les voir avant. Bref, c’est dangereux.
Un blocage du trottoir c’est aussi un vrai problème pour les PMRs, qui dans le meilleur des cas devront rebrousser chemin puis descendre toute la rue par la chaussée en pleine circulation, voire la remonter à contre-sens.
Si on bloque la bande cyclable on fait contourner les cyclistes. Ça ne semble pas vraiment un sujet aux profanes. Les cyclistes, eux, savent que ça peut être une manœuvre dangereuse. Il y a des morts à cause de ce types de contournement, littéralement, régulièrement. Des morts.
En ville, un blocage d’une voie de circulation motorisée sur les deux peut faire un peu de bazar si la circulation est dense mais ne provoquera certainement rien de grave. Dans le pire des cas, peu probable, on a de la tôle froissée. Si je peux facilement retrouver une dizaine de récits de cyclistes morts en contournant dans la presse, je pense échouer à trouver le récit d’un seul accident grave dû à un arrêt en pleine voie en ville. La peur d’un accident grave par l’arrière en cas d’arrêt est justifiée sur autoroute et sur nationale, mais probablement pas en ville.
Vous me voyez venir, non ? Il s’agit un peu d’arbitrer qui on choisit de gêner mais il s’agit surtout beaucoup de choisir si on crée un danger ou pas, et lequel.
On peut toutefois noter que le schéma A bloque la bande cyclable et la voie de motorisée de droite. Ça n’a quasiment aucun avantage par rapport à la B.
Choix du risque
Si je m’en tiens à l’analyse plus haut, il faut privilégier les schémas D, E ou F. Je soupçonne d’ailleurs que la très grande majorité des votants pour le schéma D soient des cyclistes.
Tous ne sont toutefois pas d’accord. Une minorité de cyclistes préfère contourner plutôt que risquer l’ouverture de portière par l’intérieur que le schéma D rend possible. Ça tient probablement du vécu de chacun, mais aussi certainement des infrastructures et conditions de circulation qu’il rencontre au quotidien.
Quant au choix entre D et E, pas grand monde ne choisit E. Mon intuition me dit que ça tient peut-être de la peur de se faire emboutir par l’arrière. En ville ce risque me semble toutefois faible, et surtout il ne concerne que des débats matériels (assurés), pas du corporel.
L’aspect pénal
Reste le « et le code, il dit quoi ? ».
I. – En agglomération, tout véhicule à l’arrêt ou en stationnement doit être placé par rapport au sens de la circulation selon les règles suivantes :
1° Sur l’accotement, lorsqu’il n’est pas affecté à la circulation de catégories particulières d’usagers et si l’état du sol s’y prête ;
2° Pour les chaussées à double sens, sur le côté droit de celles-ci, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police ;
3° Pour les chaussées à sens unique, sur le côté droit ou gauche, sauf dispositions différentes prises par l’autorité investie du pouvoir de police.
Les automobilistes l’interprètent souvent comme « le bord droit c’est la bande cyclable » mais ils ont par ailleurs l’interdiction explicite de s’y arrêter (Arrêt dit « très gênant », R417–11) donc ça ne fonctionne pas. Les schémas A et B sont exclus.
Les cyclistes l’interprètent souvent comme « le bord droit possible, sur cette route, c’est la voie motorisée de droite », c’est à dire le schéma D. Il est aussi possible de l’interpréter comme « quand il y a une voie réservé, le bord droit est interdit ».
C’est c’est une route en 2×2 avec un gros terre-plein central, est-ce qu’il y a deux chaussée ou une seule ? Si c’est une seule, elle est à double sens. Si c’est deux, on a un sens unique et l’arrêt à gauche est autorisé, ce qui ouvrirait éventuellement le schéma E si on ne provoque pas de gêne excessive.
Dans tous les cas, il est interdit de s’arrêter sur le trottoir, même avec juste deux roues. Les schémas B et C sont donc exclus. S’arrêter sur le terre-plein est aussi interdit. Autant exclure le schéma F qui de toutes façon n’apporte aucun avantage par rapport au E.
Et toi alors ?
En général je ne m’arrête pas sans un emplacement explicite, même si ça m’arrangerait beaucoup. Si je peux je reste en dehors de la bande cyclable, comme dans le Schéma D.
Je suis convaincu que le schéma E est la bonne façon de faire en ville s’il y a une chaussée distincte pour chaque sens de circulation. En pratique je ne sais pas si j’oserai affronter mes concitoyens pour ça.
Je garde le B en tête, toutefois, si sur place il semble le moins dangereux des trois, ou si je cède à la pression des autres automobilistes qui voudront me faire dégager de la chaussée.
(*) Je pose la question dans ces termes parce que sans l’emphase sur le devoir beaucoup répondront qu’ils ne s’arrêteront pas. En réalité, combien refuseront de s’arrêter sur le bord pour laisser descendre un passager ? Pour aller chercher la pizza s’il n’y a aucun parking tout prêt ? Pour décharger je ne sais quoi de lourd ? Pour attendre quelqu’un qui doit sortir de l’immeuble en face ? etc
Tout le monde dit qu’il n’a pas le choix mais en réalité on sait tous que pour la plupart des arrêts, en réalité on a ce choix. On a juste pas envie des alternatives..
On parle encore d’un problème avec une champione qui aurait trop d’hormones de Testosterone.
Secret de polichinelle : Nous ne sommes pas tous égaux au départ. Nous n’avons pas la même constitution, et ça ne tient pas qu’à nos efforts et notre entraînement. Un petit fera plus facilement un bon jockey qu’un bon basketteur, et inversement.
Est-ce juste ? Probablement pas plus ni moins que le fait qu’un joueur de basket qui fait plus de 2 mètres.
Le fait notable c’est que ce qu’on célèbre des caractéristiques exceptionnelles chez les hommes alors qu’on critique et blâme les femmes pour des anomalies physiologiques.
La femme n’a pas le droit d’être exceptionnelle ou différente. Si elle l’est, particulièrement pour des épreuves de force ou de puissance, on va chercher à lui disputer son statut de femme.
Ça n’est pas le problème actuel ni sa solution — quoique — mais il y a une possible ouverture pour une prise de conscience sur ce vieux sujet toujours d’actualité.
Aujourd’hui le parlement est une machine anti-démocratique. Le mode de scrutin permet au parti dominant de gouverner seul, sans compromis ni concertation, quand bien même ce parti est loin de lui-même représenter une majorité de la population. Les grands partis alternatifs sont écrasés. Les petits partis n’y sont même pas représentés.
Ces dernières années c’était LREM qui avait cette majorité. Demain ce sera probablement le RN. Indépendamment de leur politique, représentant entre 30 et 35 % de la population, il est clair qu’aucun des deux ne devrait être capable de tout décider seul.
Il est plus que temps de retrouver un fonctionnement démocratique et un parlement qui représente la population. Ce n’est pas sans enjeux, ça impose aux élus de discuter entre eux, trouver des compromis et des solutions ensemble. C’est un changement total de politique.
Qu’est-ce que ça veut dire en pratique ?
La façon simple d’imaginer ça c’est d’avoir un scrutin de listes, national.
Le défaut c’est qu’on ne représente pas les spécificités des territoires. Il y a certes des choix individuels mais en pratique, ne nous leurrons pas, c’est déjà une élection qui se fait sur des enjeux nationaux.
Les exceptions sont essentiellement liées aux territoires d’outre-mer mais ils peuvent constituer une liste nationale sans pénalité si, justement, on fonctionne vraiment à la proportionnelle.
Si on tient à garder un ancrage local, on peut envisager un scrutin de liste par région plutôt qu’un scrutin national. C’est ce qu’on a pour les européennes par exemple, mais je vois peu de bénéfice ici.
On peut aussi garder un ancrage au niveau des départements en regroupant les circonscriptions par deux ou trois et en ajoutant des listes pour compenser la proportionnalité au niveau national. C’est plus complexe et je ne suis pas convaincu que ça le justifie.
Je préfère garder la représentation des territoires via le Sénat, dont le mode de scrutin exacerbe déjà les spécificités locales.
Une proportionnelle c’est un changement total de politique.
Si personne n’a intérêt à s’allier, le risque c’est une multiplication des listes avec 20 bulletins possibles. Il sera aussi temps de tester le bulletin unique (un grand bulletin avec toutes les options où on coche la bonne liste, plutôt que 20 bulletins individuels parmi lesquels choisir) mais ça ne réglera pas tout.
Je ne veux pas de seuil minimal (ce qui existe pour les européennes). Je veux que les partis qui représentent 5 % aient une voix au parlement. Ça représente quand même plusieurs millions d’électeurs et presque 30 parlementaires potentiels.
Il faut aussi garder une incitation à ce que chacun ne lance pas une liste indépendante. Une possibilité est de trier les listes par leur importance (par sondage, par proportion dans les élus actuels). Trop se diviser fait arriver bas dans la liste et personne n’y a intérêt. On peut aussi jouer sur les remboursements de frais de campagne, proportionnels au nombre d’élus. Il y a des choses à imaginer.
Le vrai problème c’est que le gagnant du mode de scrutin n’a pas intérêt à le changer, et que rien ne peut être fait sans lui.
Hier c’était LREM, et ils n’ont jamais avancé vers la proportionnelle malgré leurs promesses. Aujourd’hui c’est le RN et j’ai peu d’espoir qu’ils osent passer à une proportionnelle qui les plafonnerait à 30 ou 35 % alors qu’ils ne sont pas loin d’avoir une majorité absolue au parlement.
Et pourtant… On parle de séisme dans les médias mais tout ça serait très différent si on avait un parlement qui représente vraiment la population plutôt que de chercher à savoir quel parti va rafler la mise.
Il est temps qu’on réapprenne la démocratie représentative en France.
Le modèle démocratique américain est celui du bipartisme. On a un parti rouge, un parti bleu, et c’est tout ou presque. Le reste ne compte pas. Les primaires permettent de définir le courant qui représentera chaque parti. Chaque élu garde son indépendance mais l’alliance ne fait aucun doute.
Le modèle démocratique nord-européen est celui des coalitions. On a une grande diversité de partis mais qui arrivent à s’allier pour gouverner ensemble malgré leurs divergences. Parfois ces alliances sont très larges mais ils y arrivent à force de compromis et d’alignements d’intérêts.
En France on ne sait pas. On a une diversité importante de partis qui veulent chacun être celui qui décide de tout et qui écrase les autres.
Ça ne fonctionne pas. Ça ne peut pas fonctionner. Au mieux on arrive à la situation des dernières années avec une minorité au pouvoir qui avance sans écouter personne.
La gauche s’entre-déchire. On trace des lignes rouges et on surjoue les différences pour montrer qui on est et passer devant les voisins proches. L’inimitié est cultivée. Ça rend ensuite les vraies alliances impossibles, et incompréhensibles pour les électeurs.
Il faut réapprendre à discuter entre personnes avec des opinions différentes mais des aspirations assez convergentes.
Il ne s’agit pas de taire les différences, il s’agit d’accepter de former un groupe uni qui intègre ces différences, même celles qui nous semblent gênantes.
Caroline De Haas l’exprime parfaitement
On va pas se mentir, la gauche n’est pas parfaite et oui on a des problèmes. […] Mais le 8 juillet je préfère me batailler avec Mélenchon ou Ruffin qu’avec l’extrême droite
Amis de gauche et de centre gauche, arrêtez de faire la fine bouche. C’est plaisant et facile mais nous n’avons pas ce luxe.
Moi aussi j’ai un vrai problème avec la position sur l’Ukraine de LFI et avec la stratégie du spectacle populiste du groupe parlementaire.
Moi aussi j’ai un problème avec l’aile anti-science pro-ésotérisme d’une partie d’EELV.
Moi aussi j’ai un énorme problème avec les trahisons passées du PS et le risque de voir Place Publique finalement refaire une version 2 de LREM.
Certaines lignes me semble fondamentales et moi j’ai je ne me vois pas les franchir. Il y en a d’autres que je n’ai même pas listées ici mais, justement, l’important n’est pas ce qui nous sépare. L’important est dans ce qui nous regroupe.
Je sais que je préfère une alliance très large à gauche que de voir la droite et l’extrême droite gagner les élections. Malgré mes divergences — très fortes — avec la façon d’agir et certaines positions de LFI, je préfère très nettement une alliance avec eux que continuer la destruction sociale mise en œuvre par le centre droit interventionniste de ces dernières années.
Pour reprendre Caroline De Haas, je préfère me battre en interne sur l’Ukraine et le Nucléaire, sur lesquels il y a justement débat à gauche, plutôt que de m’opposer en vain à la casse sociale du centre droit ou la xénophobie de l’extrême droite qui eux ne feront pas débat.
J’irai même plus loin. Je suis convaincu qu’il faut intégrer des déçus du centrisme LREM, ainsi que des centristes historiques comme le groupe LIOT qui a montré qu’il tenait à ses valeurs humanistes.
Vouloir exclure ne nous mènera à rien. Vouloir dominer ne nous mènera à rien.
5% c’est le seuil pour avoir des places au parlement. Au-dessus c’est au moins 4 places. En-dessous c’est 0. Dans ce cas il est probable que LFI et ou PS récupèrent une place. Il est probable que la droite et l’extrême droite en récupèrent au moins 2.
Personne à gauche ne devrait s’en réjouir. Troquer 4 places EELV contre 1 place à soi, 1 place à gauche et 2 places à droite dont au moins une à l’extrême droite, c’est le scénario du pire.
Le seul scénario à jouer maintenant que les représentants LFI et PS demandent explicitement qu’une partie des électeurs reportent leurs voix vers EELV. Qu’ils le disent, qu’ils le crient, qu’ils le placardent.
Oui ça demande un sacrifice. Ça veut dire faire baisser son propre score.
Oui, c’est évidemment inconfortable d’aller prêter main forte aux copains qui ont voulu la jouer solo et qui se plantent, surtout après des échanges pas toujours cordiaux et des stratégies d’opposition.
On s’en fout. Il faut juste mettre l’égo de côté et agir pour le bien commun. C’est ça qu’on attend de ceux qui ont l’ambition de nous représenter en politique.
Il y a une alternative opposée, qui serait qu’EELV annonce explicitement qu’ils se retirent et demandent un report de voix vers LFI et PP sans aucune abstention. Qu’ils le disent, qu’ils le crient, qu’ils le placardent.
Oui ça demande un sacrifice, de mettre l’égo de côté, là aussi.
C’est jouable mais ça commence à être tard pour un retrait total. On va perdre des voix, beaucoup, trop. S’ils n’ont pas pris d’assurance ou suivant les conditions de l’assurance ça peut aussi faire une croix sur le remboursement de la campagne.
Bref, cher et risqué, donc peut-être pas l’option à préférer. L’entre-aide devrait toujours être préférée au suicide.
Mon problème c’est que la seule intervention que j’ai vu c’est la tête de liste LFI qui incite les électeurs EELV à reporter leurs votes.
C’est le scénario du pire. Il faut y lire un refus d’appel à l’entre-aide.
On risque de ramasser quelques miettes de report en garantissant de couler le navire et perdre les sièges au profit de l’extrême droite.
Il est temps de se réveiller. On en tirera les leçons, mais plus tard.
S’il vous plait, représentants LFI et PP/PS, mettez votre égo de côté et agissez pour le bien commun. Ça sera historique. Il est encore temps.
Être millionnaire c’est avoir 8 fois le patrimoine net médian. On peut dire qu’on est riche, si.
* * *
Alors, si vous me permettez, les délires comme quoi on taxe trop les riches et le capital, qu’ils fuient à l’étranger pour ne pas être spoliés, tout ça c’est de la foutaise.
La réalité c’est qu’on a un pays qui crée, entretient et favorise les ultra riches et super riches.
Et il n’y a pas d’argent magique (™️)
Dans une certaine mesure, ce qui va d’un côté (les super riches et ultra riches), c’est autant qui ne va pas de l’autre (les pauvres, les classes moyennes et les classes aisées)
Et n’allez pas croire qu’on devient ultra riche (milliardaire) en travaillant. On l’est essentiellement en héritant.
N’allez pas non plus croire que les super riches (millionnaires) en le sont par le mérite et la valeur créée pour la collectivité. Ils sont juste les grands gagnants du système.
* * *
Pour donner un ordre de grandeur, pour devenir milliardaire par son travail, il faut gagner environ 3,5 millions d’euros nets par mois.
3 500 000 €, soit dans les 1 750 fois le revenu médian, tous les mois à partir du premier mois, pendant les 43 ans d’une vie complète de travail, sans aucune interruption même pour raisons de santé, et sans rien dépenser de cette somme pour autre chose que l’impôt sur le revenu.
Si quelqu’un arrive à considérer ça réaliste ou légitime, il est le bienvenu à m’expliquer.
L’existence même des milliardaire est un grave dysfonctionnement de nos sociétés. Qu’on l’accepte est juste incompréhensible.
L’idée c’est de parcourir cas à cas, dans l’ordre, et de s’arrêter au premier qui correspond.
Cas général
Il y a des places de stationnement libres ? ✅ Utilisez-les. Ne faites pas de double file, n’occupez pas la bande cyclable.
Il y a une place de livraison avec ligne discontinue ? ✅ Vous pouvez vous y arrêter temporairement ici (mais pas y stationner).
Il y a un accotement praticable non réservé aux piétons ou cyclistes ? ✅ Vous pouvez vous y arrêter.
Sinon, ❌ Allez plus loin. Trouvez une place disponible, quitte à marcher un peu. En agglomération il y a quasiment toujours une place en surface ou une place en sous-terrain à moins de 250 mètres.
C’est vraiment pour deux minutes
(en plus des cas précédents)
La voie à droite va dans le même sens de circulation ? ✅ Arrêtez-vous sur la voie de circulation générale la plus à droite. Les autres automobiles vous contourneront par la gauche.
La voie à droite est séparée par une ligne discontinue ? ✅ Arrêtez-vous sur la voie de circulation générale la plus à droite. Les autres automobiles vous contourneront par la gauche.
C’est un sens unique avec la place de se croiser et il y a une bande cyclable à droite ? ✅ Arrêtez-vous à gauche de la chaussée. L’article R417–1 vous permet de vous arrêter à gauche dans ce cas.
Attention à ne jamais empiéter vous arrêter sur la gauche d’une chaussée qui contient un double-sens cyclable (mais dans ce cas ce n’est pas un sens unique, par définition c’est un double sens même s’il n’est pas accessible aux automobilistes dans les deux sens). C’est un danger de mort pour les cyclistes.
Sinon, ❌ Allez plus loin. Trouvez une place disponible, quitte à marcher un peu. En agglomération il y a quasiment toujours une place en surface ou une place en sous-terrain à moins de 250 mètres.
C’est vraiment pour 15 secondes ? ⚠️ Vous ne devriez pas, mais arrêtez-vous sur votre voie sans déborder sur des voies réservées. Si c’est vraiment court, les autres attendront.
Dans tous les cas : Laissez libre la voie bus ou la bande cyclable à votre droite. Ne l’occupez pas. En plus d’être dangereux pour les cyclistes, ce serait un arrêt « très gênant » et vous coûterait 135 € (article R417–11).
Je n’ai vraiment pas le choix (une panne ?)
(en plus des cas précédents)
⚠️ On parle dorénavant de cas de force majeure. Si vous avez le choix et que votre arrêt n’est pas indispensable, vous risquez au moins une amende de 35 € pour « arrêt gênant » (article R-417–10).
La voie à droite est une voie réservée pour les bus ? ⚠️ Arrêtez-vous sur la voie générale la plus à droite. Les autres automobilistes feront un contournement exceptionnel par la voie bus. Ils n’y seront pas prioritaires et ne créeront pas de danger.
Il y a une voie à gauche, séparée par une ligne continue ? ⚠️ Arrêtez-vous sur la voie générale la plus à droite. Les autres automobilistes feront un contournement exceptionnel par la voie bus. Ils n’y seront pas prioritaires et ne créeront pas de danger.
Il y a une place de livraison avec ligne continue ? ⚠️ Vous ne devriez pas vous y arrêter, mais c’est encore là que vous gênerez le moins si vous n’avez vraiment pas le choix. Laissez par contre les places de transport de fond de libres, là il y a un enjeu de sécurité pour le personnel concerné.
C’est un sens unique ou un double-sens cyclable et, il n’y a pas la place à deux automobiles de se croiser ? ⚠️ Arrêtez-vous sur la voie générale. N’empiétez pas sur la voie cyclable. Ça ne sert à rien de toutes façons vu que les automobilistes ne pourront quand même pas vous contourner.
Il y a une bande cyclable à droite plus un double sens cyclable à gauche et la totalité de la chaussée permet à deux automobiles de se croiser ? ⚠️ À défaut de mieux, ici et seulement ici, si l’arrêt est à la fois indispensable et long, il n’y a de meilleure solution que vous placer à droite de la chaussée empiétant sur la bande cyclable de droite.
Attention à ne jamais empiéter vous arrêter sur la gauche d’une chaussée qui contient un double-sens cyclable. C’est un danger de mort pour les cyclistes.
Dans tous les cas sauf le dernier : Laissez libre la voie bus ou la bande cyclable à votre droite. Ne l’occupez pas. En plus d’être dangereux pour les cyclistes, ce serait un arrêt « très gênant » et vous coûterait 135 € (article R417–11).
L’amende de 35 € en cas d’arrêt sur la voie générale (« arrêt gênant ») sera de toutes façons moins chère que celle de 135 € en cas d’arrêt sur voie réservée (« arrêt très gênant »).
Cette hiérarchie est celle du code de la route, respectez-la.