Embassy cables reveal 34 nations pressured by UK to oppose Scottish independence

Diplomatic cables reveal the extent of the British Government’s collusion with foreign powers to damage the Scottish Government, undermine international confidence in Scotland’s economy, and to usurp the democratic process of the referendum on independence. […]

Official diplomatic cables prove conclusively that even as Cameron told the country the choice was up to the Scottish people and that he would play no part in it, he was pressuring other nations leaders […]

“… [T]he FCO has contacted the governments of China, Russia, the US, New Zealand, Australia, Canada and the 28 EU nations about the Scottish referendum in a global search for allies who might oppose independence.

— We ourselves

Tant que l’accès complet et immédiat à tout ce qui se passe dans nos états et nos gouvernements ne deviendra pas la norme – et le secret l’exception – nos états auront forcément tendance à d’abord protéger leur structure, leur fonctionnement et leur intégrité, au lieu de travailler dans l’intérêt du peuple et de la nation. Si on ajoute les intérêts personnels des élus et les intérêts collectifs des partis, c’est le bénéfice pour le citoyen devient au mieux un moyen, plus probablement un effet collatéral.

Le plus marrant – mais moins scandaleux – est cité dans un autre billet, toujours basé sur des extraits de câbles révélés par Wikileaks :

Prime Minister David Cameron met with Sony Pictures representatives 2 1/2 months before indyref to discuss the impending release in Britain of the Outlander series, according to WIKILEAKS. The series premier broadcast was inexplicably delayed here until after the referendum.

The Outlander series is set in Scotland in 1743 and it explores among other things the relationships and attitudes of British occupying military forces toward the local population. The picture painted is often one of British repression and brutality borne of visceral contempt for Scots.

Fiché

Par le hasard de la sous-traitance de sous-traitance, j’ai été amené un jour à intervenir sur le site Web d’un très grand groupe privé, pour mettre en place leur système de publication.[…]

Un matin, le client a brutalement rompu le contrat avec le prestataire qui travaillait sur le site, sans préavis ni la moindre explication. Je n’ai jamais vu un projet se finir aussi abruptement.[…]

Quelques années plus tard, j’ai croisé un ancien collègue côtoyé sur ce projet, et eu le fin mot de l’histoire. Quelqu’un, chez le client, s’était renseigné sur mon compte, avait découvert que j’étais un infâme gauchiste, et avait provoqué la rupture du contrat pour écarter la menace que je représentais à leurs yeux.[…]

Je n’avais pas de casier, pas de présence en ligne, rien qui aurait pu permettre de découvrir légalement la teneur de mon activisme. Quelqu’un, au sein d’une entreprise privée, a pu avoir accès à des informations. Quelqu’un, au sein des « services » qui détenaient ces renseignements, les a laissées fuiter. […]

Cette histoire n’a rien d’exceptionnel, j’ai eu connaissance d’autres témoignages de même teneur, comme celui d’un cameraman membre de la LCR, pas vraiment une organisation révolutionnaire, qui, a peine embauché par une antenne locale de FR3, a été « dénoncé » à son rédacteur en chef par les RG locaux […]

— Esquisses

À titre de rappel, le projet de loi sur le renseignement ne concerne pas que la lutte contre le terrorisme mais aussi les intérêts économiques et scientifiques (donc dès que ça concerne une grosse entreprise), les engagements internationaux ou européens (donc si vous militez pour ou contre un élément sur lequel la France a signé un jour une convention), ou les violences liées à l’ordre public (et franchement là dedans vient quasiment toute manifestation ou activisme un peu fort)… pas que les faits avérés, mais la prévention de faits potentiels : Pas besoin d’avoir fait quoi que ce soit.

Relisons la notice

[Je] lis les mêmes arguments, variations autour du thème “la sécurité est la première des libertés” et “point de liberté sans sécurité”. Mon poil de juriste, que j’ai dru hormis sur le crâne, se hérisse aussitôt. Et je m’en vais faire mien cet apophtegme bien connu des informaticiens : RTFM, qui peut se traduire par “Diantre, et si nous relisions la notice ?”

[…]

La réponse est à l’article 2 [de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen] : Le but de toute association politique (dans le sens d’État, et non de parti politique comme cela pourrait être compris aujourd’hui) est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Voilà le but et l’objet de l’Etat : protéger nos libertés. Avouez que ça ne semble plus aller de soi.

Deuxième question : quels sont ces droits ? Ils sont énumérés juste après : Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

[…]

clarifions un point essentiel tout de suite : la sûreté n’est pas la sécurité que nous promettent nos élus pour peu que nous renoncions à toute garantie de notre vie privée. La sûreté qui préoccupait les révolutionnaires de 1789 n’est pas la certitude de vivre toute sa vie indemne de tout mal, pensée absurde dans la France de 1789, mais, et c’est là la pensée révolutionnaire : la protection de l’individu face à la puissance de l’État, que ce soit un roi ou tout autre dirigeant.

[…]

Ainsi, ceux qui disent que la sécurité est la première des libertés se trompent et prennent le problème à l’envers. La sécurité est bien sûr essentielle, mais car elle fournit le cadre d’une application sereine et entière des droits de l’homme. L’invoquer pour limiter ces droits est donc une trahison et une forfaiture.

— Journal d’un avocat

À lire en entier, parce que le style de Maître Eolas est toujours un plaisir, mais aussi comprendre d’où on vient, combien la dérive actuelle est dangereuse, totalement contraire à l’esprit fondateur de notre État.

Une affaire d’espionnage fait tomber le gouvernement

La cheffe du gouvernement péruvien Ana Jara a été renversée après des révélations sur l’espionnage de parlementaires, journalistes, hommes d’affaires par les services de renseignement.

— 24 heures

Nous allons voter ces jours ci une loi qui donne des outils jamais vus à notre service de renseignement, avec un contrôle quasiment inexistant.

À l’extérieur les exemples se multiplient pour montrer combien il est évident que ce sera non seulement inefficace mais aussi extrêmement dangereux.

Avez-vous confiance dans votre service de renseignement ? dans les élus et administrations qui le dirigent ? Sur quelles garanties est basée cette confiance sachant qu’ils opèrent actuellement illégalement ?

Ce sont autant d’outils que nous donnons pour les élus de demain, sans savoir qui ils seront, ni nous rendre capables de les contrôler ou de les limiter. Il n’y a aucune raison objective pour croire que ces dérives ne pourront pas avoir lieu chez nous, ou que les contrôles prévus les limiteront en quoi que ce soit. Aucune.

Nous sommes fous.