Plein de cadeaux idiots qui peuvent être marrants, mais parfois chers : L’Avant gardiste. Ça me fait un peu penser à la boutique de L’Homme moderne, mais en plus détendu.
Cette histoire m’agace d’autant plus quand je vois ces anciennes photos noir et blanc avec tous ces gens lisant leur journaux sans se regarder. Aujourd’hui j’ai beau avoir un vrai handicap social avec ce smartphone, je discute par écrit avec plus de correspondants que quiconque de « non drogué ». Bref, la relation sociale change de forme, mais elle ne s’éteint pas du tout.
Nous parlions paiement sans contact via la carte bancaire, mais les quelques arguments donnés me gênent, pour ne pas dire plus.
Petit 3 : croyez-vous vraiment que la Banque de France a laissé les banques diffuser ces machins s’il y avait le moindre risque ?
Petit 4 : croyez-vous vraiment que les banques allaient diffuser ce truc s’il y avait le moindre risque, si elles risquaient de payer la peau des fesses pour renouveler 50 millions de cartes, si elles risquaient de passer pour des imbéciles en qui on ne pouvait pas faire confiance,…
Je ne crois pas à l’idée d’un complot de tout le milieu bancaire diffusant consciemment une solution totalement trouée. Je crois que beaucoup d’autres scénarios sont par contre tout à fait possibles :
Les banques sont comme tous les gros groupes. En amont du projet, les risques structurels sont de nature à faire différer le projet ou à le rejeter. Proche de l’aboutissement, et particulièrement si des étapes administratives, commerciales ou si une communication publique ont déjà été faite, la politique du « pas le moindre risque » n’existe plus.
Même chose côté public : Pour que la Banque de France dise « non » au dernier moment au milieu bancaire sur un sujet « nouvelle technologie » qui a une visibilité publique, qui est voulu par les banques, qui a été annoncé au public, qui peut faire une superbe pub moderne au gouvernement, et qui existe déjà à l’étranger… il en faut certainement beaucoup sur la balance.
Donc une fois le projet bien lancé ou sur le point d’aboutir, ça devient une question de balance : Le problème risque-t-il d’être découvert ? Si oui, risque-t-il d’être découvert avant qu’on ait trouvé un palliatif ou que le parc soit renouvelé ? Si oui, quel est la probabilité de ce risque, combien ça peut nous coûter de le combler après coup en communication et dommages, et à l’inverse combien ça coûte de différer le projet ? Sachant que dans le coût de différer on compte aussi le coût pour le département R&D ou l’institution en question d’avoir le mauvais rôle auprès de sa tutelle et d’être responsable de l’échec du gros projet.
Une fois en route (on en est là) des problèmes peuvent encore être découverts (quand ce ne sont pas des risques envisagés plus haut). Là la stratégie habituelle c’est de nier tout en bloc en cachant sous le tapis. Quand ce n’est plus possible il s’agit d’un exercice de communication associé à un « on prend toutes les mesures mais ce n’est pas notre faute ».
Rien de neuf. Dire que les banques ne se permettraient jamais le moindre risque c’est comme dire qu’un constructeur automobile ne continuerait jamais avec un défaut grave dans les voitures sans faire un rappel (ah mais on me dit dans l’oreillette que…).
Et les banques ne sont pas meilleures. J’ai même tendance à croire que leur situation est plus simple : Pour elles c’est un bête calcul de coût et de risque, il n’y a pas de vie humaine en jeu. Elles ne risquent pas non plus leur survie : C’est toutes les banques qui font le même mouvement ensemble, vous ne passerez pas au concurrent et vous ne vous passerez pas d’elles de toutes façons.
Il va me falloir un bien meilleur argument que « ce sont des banques, c’est sérieux, ils ne feraient jamais ça ».
D’autant que par le passé on les a vu nier qu’une fausse carte bancaire puisse fonctionner jusqu’à ce que quelqu’un fasse une démonstration publique (et finisse en prison pour ça), que ma banque a eu un certificat TLS expiré et donnait les indications pour passer outre dans le navigateur, que pas mal de scandales passés ou récents ont montré plus d’une fois leur capacité à prendre des risques importants en franchissant sérieusement la ligne jaune légale et/ou réglementaire.
Ce ne sont pas des grands méchants, mais pas des bisounours non plus. L’argument du « vous croyez vraiment qu’ils prendraient le risque ? » me parait bien fragile.
Pour revenir à nos cartes sans contact, remettons nous dans le contexte : dans deux ou trois ans, on pourra payer en sans contact avec nos smartphone. Le résultat est que le marché des paiements passera dans les mains d’Apple et de Samsung ou Google.
Les banques française (et autres) ont-elles un autre choix que de se lancer sur le marché à marché forcée ?
La question, posée dans le second billet, me semble l’illustration parfaite de la destruction de l’argument lui-même. Non elles n’ont pas le choix, oui elles sont pressées par le temps, non elles n’ont pas vraiment la possibilité en termes de communication d’échouer à sortir le produit.
Bref, tous les éléments sont justement là pour permettre une prise de risque idiote, pour planquer les défauts sous le tapis, et pour prendre des raccourcis.
les banques ne sont pas tarées au pont de prendre des risques inconsidérés. C’est un métier.
Cet argument là, avec l’historique depuis les subprimes en passant par J. Kerviel, il me fait rire un peu jaune. Si j’étais moqueur je dirais que prendre des risques inconsidérés ça semble un peu leur métier, justement.
Petit 1 : effectivement, les données de la carte sont lisibles par un truand à distance mais qu’est-ce que vous voulez qu’ils en fassent ? Il n’a pas le code confidentiel, le cryptogramme visuel et tout ce qui permettrait de vous emmerder.
Je suis étonné qu’on pose cette question désormais. Faire du traçage ? Un état qui voudrait l’identité de gens à une manifestation ? Une entreprise qui contrôlerait les allées et venues ? Une grande surface qui ferait du pistage de clientèle ?
Tout ceci n’est pas de la science-fiction, on a eu brièvement à Londres des poubelles qui collectaient les adresses mac des smartphones passant à portée. Je ne me rappelle plus le nom du film d’anticipation Je me rappelle le film Minority Report où le client était identifié par ses yeux à son entrée dans un magasin. Techniquement seule la CNIL empêche que ça arrive un jour, et la CNIL en ce moment…
Petit 2 : citez moi un cas de fraude depuis que ces machins commencent à se répandre comme des petits pains dans le langage de Jean-François Copé.
L’argument « rien n’existe parce que ce n’est pas (encore) la catastrophe » me parait encore plus faible que les précédents. Ça ne prouve pas non plus l’existence d’un problème grave, c’est juste que ça ne prouve rien du tout.
Un de mes interlocuteurs citait des machins techniques auquel il ne comprend pas grand chose et moi non. Il parlait par exemple « d’un terminal un peu augmenté côté antenne qui pourrait faire des paiements discrets à ton insu ». Sachant que le montant maximum du sans contact est de 20 euros, le fraudeur se ferait chier à faire un terminal spécifique pour pas grand chose en prenant un risque inconsidéré de voir la police lui tomber dessus.
La capacité de faire payer 20 euros à des passants d’une rue touristique fréquentée ? La capacité d’un commerçant à faire faire un second paiement en douce à un touriste qui passe ? Les pickpockets classiques prennent plus de risques de se faire prendre pour un butin pas toujours meilleur.
Si je me rappelle bien, il y a toute une masse de fraude en VPC qui se font justement avec des petits montants parce que la plupart des gens ne les vérifient pas ou ne vont pas jusqu’à les contester, que les commerçants de leur côté ne demandent pas le 3D secure pour ça, et qu’on est donc tranquilles un moment.
20 euros ce n’est rien, 1000 fois 20 euros c’est 20 000 euros et beaucoup sont prêts à prendre des risques pour ça.
Le système des yes card a fini lui aussi par être une entreprise extrêmement risquée. Ça n’a pas empêché des fraudeurs de continuer longtemps à jouer à ça pour juste 50 euros de carburant.
Au final, le paiement frauduleux est-il possible ? As-tu désactivé ta carte ?
C’est la question qui n’a pas été posée, c’est dommage, alors je me cite moi-même.
Au final je ne sais pas si c’est possible. J’ai lu quelqu’un qui disait avoir étudié la question, qui parlait d’une sécurité contre la lecture à distance, et qu’elle serait franchement peu utile. Ça parlait de limites de temps de réponse et d’antennes, essentiellement. Rien de vraiment hi-tech. Je regrette de ne pas retrouver le lien.
Cela dit c’est assez cohérent. Si on peut dialoguer en NFC à distance avec une bonne antenne, qu’il n’y a aucun contact ni aucune validation manuelle, j’ai du mal à voir pourquoi le paiement lui-même serait impossible (mais encore une fois, je n’y connais rien, je suis preneur si vous avez un lien qui explique pourquoi ça l’est). Bref, je ne sais pas, mais ça n’est pas non plus du domaine de la science fiction.
Si j’ai fait désactiver ma carte c’est plutôt pour le basique : Plusieurs commerçants ont passé ma carte sur le sans contact sans me demander mon avis alors que je m’attendais à taper mon code. Un l’a même fait avec un mauvais montant (je l’ai vu sur le ticket, c’était certainement une erreur, mais ça ne m’aide pas à avoir confiance).
Bref, sans même parler de terminaux fraudeurs dans les rues passantes (pas irréaliste même si risqué), ou de commerçants malhonnêtes qui passeraient un paiement de petit montant sur un terminal sans bip derrière le comptoir (je me vois mal le détecter sur mes relevés), je vois très bien les problèmes sur des montants erronés (volontairement ou non, mais potentiellement loin d’être rare). Ça n’existe pas avec la validation du code (ou ça demande un terminal franchement modifié, bien plus qu’une simple antenne).
Je ne vois simplement pas le bénéfice à me passer de la validation manuelle que représente la saisie du code, au contraire. Une simple menace de changer de banque a suffit pour me faire délivrer gratuitement une carte sans le circuit litigieux, et ça me va très bien ainsi.
Franchement, après avoir goûté le chargeur magnétique des Mac, j’attendais ça depuis longtemps. J’ai même choisi mon téléphone en partie parce qu’il avait un adaptateur magnétique pour la recharge.
Bref, ils l’ont fait, et ce n’est franchement pas cher. Tout ça est sur kickstarter. Il y a de bonnes chances pour qu’on ait même un adaptateur USB C possible.
Pour 11 $ canadiens, donc moins de 8 €, ce serait dommage de se priver.
Unicode intègre maintenant des pictogrammes depuis des années, et ça se renforce chaque version. Aujourd’hui on doit dépasser les 1000 emoji, dont certains sont en réalité des modificateurs. Avec la composition ce sont des dizaines de milliers qui sont possibles. À cela il faut ajouter des milliers de symboles, de la flèche jusqu’à l’enveloppe.
Tout ça se retrouve ou se retrouvera dans nos polices de caractères. C’est fait pour, à dessein.
Dans Unicode, et donc dans nos polices de caractères se trouve aussi une plage de symboles dite « privée ». Elle est faite pour que vous y mettiez vos propres symboles, à vous, pour vos besoins. Tant qu’on reste là dedans, je ne vois pas trop pourquoi y ajouter un pictogramme représentant un panier d’achat serait plus ou moins un hack, une bidouille, que les emojis ou les symboles déjà présents.
La seule différence est que vous êtes dans un espace privé donc que le sens de vos pictogramme est inconnu des programmes qui les utiliseront. Bon, c’est prévu comme ça au départ aussi, à dessein, et c’est aussi vrai de n’importe quelle image sur une page web.
Bref, les polices de caractères personnalisées avec des pictogrammes, un hack ? ça se discute. Uniquement si vous considérez que les plages Unicode de symboles et autres emoji le sont aussi. Ça se discute…
Franchement, le système de disponibilités des SoYouStart et Kimsufi c’est la plaie. On ne sait pas ce qu’il y a, il y a peu de dispo sur l’ensemble du matériel au catalogue, et quand on sait ce qu’on veut on se retrouve dans l’impossibilité de commander.
Bref, des techos ont fait un outil d’alerte de disponibilité. C’est idiot, mais ça fait le job. Merci
J’ai trois gros dossiers en cours, le genre qui se mettent dans des chemises en carton à 3cm ou 5cm d’épaisseur. Chaque nouveau document est d’abord numérisé et classé.
J’ai donc la copie de tout ce qui transite. C’est autant pour éviter la perte des originaux que par facilité de gestion, capacité de me référer facilement aux contenus.
Et là depuis deux semaines revient ma vieille marotte de passer au tout numérisé. Pas vraiment de me séparer du papier – vu que l’administration demande encore des originaux – mais de modifier mon processus, mon archivage… de considérer d’abord le numérisé et de n’aller chercher la copie papier au fond d’un carton ou d’un coffre qu’en cas de besoin impérieux.
Je cherche des expérience et j’en trouve peu. On me parle d’Evernote mais c’est une réponse technique. J’en cherche une organisationnelle. Seul lien un peu tangible : un feedback de 2012.
Au niveau du scanner les petits scanner à défilement ont l’air assez top maintenant. Bonne qualité, très compact, recto-verso en une passe. Certains ont même un chargeur avec la possibilité de concaténer d’office dans un seul fichier PDF sans que ce soit fait en manuel, voire un stockage local et une synchronisation WIFI. Reste qu’à 350 € le haut de gamme, ça vaut le coup d’explorer un peu.
Et le papier, on en fait quoi ? On continue de classer en détail ? On sépare en grosse catégories et on laisse en vrac à l’intérieur ? On classe uniquement par date de numérisation pour retrouver plus tard ? ou par date de courrier ? ou par date de fin de conservation ? Faut-il les numéroter pour bien garder une liaison entre le numérique et le papier ? Gardé à la cave ou à distance ? etc.
Et le numérique ? Quid des classements semi-automatiques ? L’OCR est-il vraiment utile pour la recherche ou est-ce que le faible contenu textuel de la plupart des courriers rend ça sans effet ? Je passe du temps à classer en détail ou par grosse catégorie ? Comment est-ce que j’assure la pérennité de mon classement et de mon catalogue (voire de mon indexation) si ça passe par un logiciel et pas simplement par une hiérarchie de dossiers ?
Et en pratique, sur quoi le faites-vous ? où est-ce utile et où est-ce superflu ? allez-vous souvent chercher les originaux papier ? Que numériser et que ne pas numériser ? Téléchargez-vous aussi les documents qui sont déjà numériques et en ligne pour compléter et assurer l’archivage ? si oui, comment ne pas y passer trop de temps et ne pas oublier ?
Bref, nommer des logiciels est bien la dernière de mes interrogations, mais j’ai bien envie de passer le pas si j’arrive à trouver quelques personnes qui me partagent leur expérience.
For years, Google’s mission included the preservation of the past. […]
In the last five years, starting around 2010, the shifting priorities of Google’s management left […] archival projects in limbo, or abandoned entirely.
On parle de la plus grande archive Usenet de l’époque, de Google Books qui tentait de scanner tous les livres de la planète pour archive, ou de la News Archive qui gardait des historiques de presse ayant jusqu’à 200 ans d’ancienneté.
Two months ago, Larry Page said the company’s outgrown its 14-year-old mission statement. Its ambitions have grown, and its priorities have shifted. […]
As it turns out, organizing the world’s information isn’t always profitable. Projects that preserve the past for the public good aren’t really a big profit center. Old Google knew that, but didn’t seem to care.
The Internet Archive is mostly known for archiving the web, a task the San Francisco-based nonprofit has tirelessly done since 1996, two years before Google was founded.
Archives du web, mais aussi audio et vidéo diverses, musiques, films, enregistrements TV, livres et même vieux logiciels.
Le problème c’est que notre société a tendance à considérer que tout doit être rentable, que si ça a un intérêt de le faire alors ça doit pouvoir être vendu et géré par une société privée. Même l’État se désintéresse au fur et à mesure de ses missions légitime en calculant la rentabilité financière des projets.
Nous faisons de l’archéologie pour connaitre notre passé, mais jetons notre présent au lieu de l’archiver, alors que c’est techniquement faisable, et politiquement souhaitable.