Catégorie : Vie personnelle

  • Les igno­rants sont bénis

    « Ce n’est pas un signe de bonne santé mentale d’être bien adapté à une société malade »

    Amis joyeux, sachez que souvent je pense ça de vous (tout en vous enviant un peu quand même).

    La vérité c’est que ne pas voir à quel point le monde est pourri doit être un vrai bonheur et je n’ai pas forcé­ment envie de vous soule­ver le voile.

    « Les igno­rants sont bénis »

    Andy Wachowski, Matrix
  • Petite décou­verte du 14 avril 2023

    Je me suis remis à faire deux parties d’échecs. Je n’avais quasi­ment plus joué depuis… 20 ou 25 ans.

    J’avais un style de jeu très prudent et très défen­sif à l’époque. J’avançais pas à pas en défen­dant chaque avan­cée plusieurs fois. Ça permet de gagner contre les joueurs moins expé­ri­menté que moi mais les plus expé­ri­men­tés que moi avaient le champ libre et me lais­saient très peu de chances.

    Je me retrouve aujourd’­hui avec un style de jeu très agres­sif, à lais­ser des pièces sans défense et même des pièces en prise pour pouvoir attaquer en face.

    Ce n’est ni mieux, ni moins bien, juste diffé­rent. Très diffé­rent et ça m’in­ter­roge sur moi-même.

    J’ai l’im­pres­sion d’être formaté depuis par ma vie profes­sion­nelle, qui m’a beau­coup appris à aller de l’avant et à tenter de créer des situa­tions plutôt que rester en arrière en espé­rant qu’elles arrivent d’elles-mêmes.

  • Petit plai­sir du 13 avril 2023

    Me rendre compte que je n’ai pas lâché les manchons que j’ai mis à mon vélo de tout l’hi­ver, et vu leur protec­tion contre la pluie il tien­dront proba­ble­ment encore la fin de l’in­ter­sai­son.

    J’ai tenu des tempé­ra­ture néga­tives sans gants et sans avoir froid. Je prends mon vélo sans y penser. M’en rendre compte a éclairé ma soirée.

  • Une liste pour le voyage à vélo

    J’aime bien faire des listes. Ça me donne l’im­pres­sion d’être orga­nisé même si en pratique ça vient souvent à la place de l’or­ga­ni­sa­tion.

    Ici c’est un peu le prin­cipe. Je rêve d’al­ler à vélo jusqu’en Norvège, en partant de Lyon puis sur l’Eu­roVelo 3. C’est de l’ordre d’au moins 3 500 à 4 500 km suivant jusqu’où je vais en Norvège, soit envi­ron 3 à 4 mois.

    Faire la liste de maté­riel dans le détail c’est déjà une partie du voyage, et partir un peu dans la tête. On verra si ça se réalise ensuite.

    Et comme j’ai juste­ment envie que ça se réalise un jour, je fais aussi un inter­mé­diaire en établis­sant aussi une liste pour un trajet de l’ordre de 2 semaines en France, qui est assuré de se faire à courte échéance.


    Je partage la liste pour échan­ger avec vous.

    La liste est censée être exhaus­tive. Si vous voyez un truc qui manque, y compris des choses ridi­cules et évidentes comme une brosse à dent, faites-moi signe.

    Ensuite il faudra voir ce que j’em­mène vrai­ment. Il y a des choses qui n’au­ront fina­le­ment pas de sens même pour un long trajet jusqu’en Norvège. Il y en a certai­ne­ment une majo­rité qui n’a aucune utilité pour deux semaines sur une vélo­route avec des camping en France. Pour ceux que ça inté­resse, j’avais déjà une liste pour une sortie de 3 jours avec mon fils.

    🇫🇷Ce que j’em­mène en trajet court en France
    🇳🇴Ce que j’em­mène en trajet long jusqu’en Norvège
    ❄️Ce que j’em­mène en zone froide
    ☀️Ce que j’em­mène en zone chaude
    Ce que je vais proba­ble­ment d’em­me­ner nulle part
    Légende de la liste

    Pour chaque item je regarde plus préci­sé­ment ce que je prends : quel duvet, quelle tente, quel bidon d’eau, etc. J’ai tendance à géné­ra­le­ment plutôt viser le haut de gamme. Si j’en parle ici j’ajou­te­rai les liens dans le tableau et ça sera proba­ble­ment listé dans la caté­go­rie ad-hoc du site.

    Là aussi, viser à la fois la Norvège et la France ça n’amène pas forcé­ment le même choix de maté­riel. Parfois je prévois les deux, le reste du temps je vais privi­lé­gier la France et on verra ensuite.

    Acces­soires

    Adap­teur de prise élec­trique camping EU🇫🇷🇳🇴
    Adap­teur de prises élec­triques inter­na­tio­nales
    Batte­rie externe USB🇫🇷🇳🇴
    Bous­sole🇫🇷🇳🇴
    Cartes routières🇫🇷🇳🇴
    Char­geur élec­trique🇫🇷🇳🇴
    Câble micro-USB🇫🇷🇳🇴
    Câble USB-C🇫🇷🇳🇴
    Doubleur de prise élec­trique🇫🇷
    Dynamo pour recharge sur vélo
    GPS🇫🇷🇳🇴
    Liseuse / Livres🇫🇷🇳🇴
    Panneau solaire🇳🇴
    Radio FM
    Rallonge élec­trique
    Support GPS🇫🇷🇳🇴
    Support smart­phone🇫🇷🇳🇴
    Smart­phone🇫🇷🇳🇴
    Écou­teurs 🇫🇷🇳🇴

    J’ar­rive entre 1,75 et 2,1 kg suivant ce que je prends. Outre le système de charge et auto­no­mie élec­trique lui-même, les gros poids sont le smart­phone et la liseuse. Le reste fait indi­vi­duel­le­ment moins de 100 grammes mais rien que trois cartes papier à 90 grammes chacune, ça commence à prendre une part signi­fi­ca­tive.

    Couchage

    Bandeau de nuit🇳🇴
    Drap de sac🇫🇷🇳🇴
    Duvet🇫🇷🇳🇴
    Lampe fron­tale🇫🇷🇳🇴
    Mate­las de sol🇫🇷🇳🇴
    Oreiller🇫🇷🇳🇴
    Siège pliable🇳🇴
    Sur-sac ou couver­ture🇫🇷🇳🇴
    Tente🇫🇷🇳🇴

    Le poids du couchage est extrê­me­ment dépen­dant du type de voyage, long ou court, froid ou chaud. J’ar­rive entre 3,3 et 4,9 kg pour le couchage. Les poids évidents et incon­tour­nables sont la tente, le duvet et le mate­las de sol.

    Sur un voyage long de plusieurs mois j’ai osé ajou­ter un siège pliable de 500 grammes, pour être quand même tenu de temps en temps et repo­ser le dos. On verra si je la garde en fonc­tion du poids final.

    Sur un voyage froid j’ai aussi ajouté une très fine couver­ture polaire à poser sur le sac de couchage pour que ce soit elle qui prenne la conden­sa­tion et pas le sac de couchage. Ça sert aussi de plaid le soir ou le midi. Même très fin, ça fait facile 500 grammes aussi.

    Bagages

    Accroches rapides / scratch ou serre flex🇫🇷🇳🇴
    Bagage vélo centre arrière
    Bagage vélo guidon🇫🇷🇳🇴
    Filet🇫🇷🇳🇴
    Mousque­tons🇫🇷🇳🇴
    Sacoche de selle
    Sacoches côtés arrière🇫🇷🇳🇴
    Sacoches côtés avant🇫🇷🇳🇴
    Tendeurs🇫🇷🇳🇴

    Cuisine

    Combus­tible réchaud
    Assiette
    Bassine pliable
    Bidons d’eau
    Briquet
    Couteau cuisine
    Couverts
    Éponge
    Filtre à eau
    Gobe­let
    Ouvre-boîte
    Pare-vent pour réchaud
    Passoire
    Popote / casse­role / poêle
    Produit vais­selle
    Réchaud
    Sac à eau
    Sac poubelles
    Torchon
    Tupper­wares

    Habille­ment

    Bandeau pour les oreilles
    Bonnet de nuit
    Bonnet hiver
    Boxers
    Cagoule
    Casquette
    Collants ther­miques
    Gants ou sur-gants vélo pour la pluie
    Mitaines vélo été
    Gants longs vélo hiver
    Gants longs vélo inter­sai­son
    Gants longs vélo subzero
    Lunettes de soleil
    Maillot de bain
    Paire de chaus­sures
    Paire de sandales
    Paires de chaus­settes
    Panta­lon de pluie
    Panta­lons
    Pulls / polaires
    Pyjama
    Shorts
    Sous-casque / bonnet léger
    Sous-pulls ther­miques
    Soft-shell / coupe-vent
    Tour de cou
    Tshirts / maillots
    Veste de pluie

    Hygiène et toilette

    Sac à linge sale
    Brosse à dent
    Coupe-ongle
    Denti­frice
    Fil à linge
    Gant de toilette
    Lessive
    Mouchoirs
    Papier toilette
    Peigne / brosse
    Pelle
    Pinces à linge
    Savon
    Serviettes
    Sham­poing

    Répa­ra­tion

    Chambres à air
    Clef à rayons
    Dérive chaîne
    Maillon rapide de chaîne
    Multi-outil de répa­ra­tion vélo
    Multi-outil couteau/scie
    Plaquettes de frein
    Pompe
    Rayons de rechange
    Rustines
    Scotch de répa­ra­tion

    Santé et premiers secours

    Anti-diaré­hiques
    Anti-hista­mi­niques
    Anti­bio­tique large spectre
    Bandage adhé­sif / strap­ping
    Bande stérile
    Bandes de suture rapide
    Biafine
    Ciseaux
    Compresses anti-coagu­lantes
    Compresses non tissées
    Crème cica­tri­sante
    Crème solaire
    Désin­fec­tant
    Gants plas­tique
    Ibupro­fène
    Miroir
    Mous­tiquaire de tête
    Panse­ment israe­lien
    Panse­ments spéci­fiques doigts
    Panse­ments spéci­fiques ampoules
    Panse­ments simples
    Para­cé­ta­mol
    Pince-tiques
    Pince à épiler
    Répul­sif à mous­tiques
    Spara­drap
    Stick lèvres
    Sérum physio­lo­gique
    Trousse à phar­ma­cie
    Tulle gras / Compresse à brûlure
    Épingle de sûreté / attache de bandage

    Sécu­rité

    Anti­vol(s) vélo
    Casque vélo
    Couver­ture de survie
    Fiche de constat acci­dent routier et stylo
    Gilet réflé­chis­sant
    Lacrymo
    Sifflet
    Écar­teur de danger vélo
    ziplock ou cade­nas bagages

    Admi­nis­tra­tif

    Argent liquide
    Carte de paie­ment inter­na­tio­nale
    Carte d’iden­tité
    Carte euro­péenne d’as­su­rance mala­die
    Carte de mutuelle
    Carte vitale
    Papier contact consu­lats / ambas­sade
    Papier contacts d’ur­gence
    Passe­port
    Photo­co­pie papiers d’iden­tité
    Porte­feuille
    Récap assu­rance et rapa­trie­ment
    Stockage en ligne des scan PDF des docu­ments admi­nis­tra­tifs
  • Tente de voyage à vélo

    Bon, j’ai cher­ché ma tente. J’ai fait un compa­ra­tif pendant des jours de 80 tentes en écumant tous les forums de voya­geurs avec leurs retours, les notices de montage, les calculs de surface au sol et en hauteur, les vidéos, etc. (oui, je sais que c’est idiot de faire ça à ce point, mais je suis ainsi)

    Au final j’ai besoin de quelque chose qui se monte vite, simple­ment, poten­tiel­le­ment sous la pluie, avec des absides assez grandes pour y poser 4 sacoches de vélo, une surface habi­table impor­tante et une aéra­tion suffi­sante pour l’été.


    J’ai fait mon deuil d’avoir une tente qui fasse à la fois les trajets de 10 jours en camping en plein août et qui soit idéale pour des grands vents à basse tempé­ra­ture en haut de la Norvège. Chaque chose en son temps et je vais privi­lé­gier le premier besoin. Si ça s’avère fina­le­ment trop juste pour la Norvège, j’avi­se­rai avec un maté­riel spéci­fique à ce moment là.

    Vaude Taurus UL 2

    J’ai donc exclu la Taurus UL 2 de Vaude et la Light Tent 2 pro de Ferrino que je gardais pour leur côté début/fin de saison.

    Decath­lon Forclaz MT900 Ultra­light

    J’ai souvent l’im­pres­sion que Forclaz et Décath­lon en géné­ral font des rapports qualité/prix imbat­tables. J’avais énor­mé­ment aimé ma feu tunnel T3 Ultra­light. J’ai été moins convaincu par l’es­pace et la perti­nence du nouveau tunnel MT900 Ultra­light 2p par rapport à ce qui se faisait ailleurs. La possi­bi­lité d’avoir une meilleure habi­ta­bi­lité et de l’au­to­por­tant a je pense emporté ma déci­sion.

    C’est d’ailleurs un peu ma décou­verte. J’avais une opinion très forte sur le fait de pouvoir monter la tente par l’ex­té­rieur, ce que juste­ment la Taurus, la Light Tente Pro et la MT900 Ultra­light permet­taient. En pratique j’ai appris que les autres ont un foot­print option­nel qui permet de monter la tente la toile exté­rieure en premier. C’est moins adapté que les trois nommées mais suffi­sant pour les quelques jours de pluie donc ça remplit le besoin (d’au­tant plus que tout le monde conseillait de prendre de toutes façons le foot­print avec moi pour proté­ger les sols de tente qui sont de plus en plus léger).


    Big Agnès Cooper Spur HV UL2 Long

    Je n’ai pas retenu les tarps ni les tentes type Tipik. Je suis à vélo et je n’ai donc pas de bâton de marche à mutua­li­ser entre la tente et la marche. J’ai aussi exclu les tente mono­toile de la même façon. Je me sens plus à l’aise à rester sur une struc­ture clas­sique, et être à l’aise compte certai­ne­ment beau­coup.

    Restait donc la Cooper Spur HV UL2 (Long) de Big Agnès et la Hubba Hubba NX 2 de MSR qui sont fina­le­ment assez simi­laires. La version Long de la Cooper Spur offre bien plus d’ha­bi­ta­bi­lité (plus longue, plus haute) pour moins de poids mais est aussi nette­ment plus chère et plus fragile.

    MSR Hubba Hubba NX
    Cooper Spur HV UL2 LongHubba Hubba NX 2
    Longueur240 cm214 cm
    Hauteur (interne)109 cm100 cm
    Prix600 €500 €

    Je risque d’op­ter pour la Hubba Hubba NX parce que c’est déjà assez cher et que j’ai assez de connais­sances qui me la conseillent (mais écrire le résumé me fait douter, donc on verra quand il faudra passer commande).


    Hille­berg Anjan 2

    En passant j’ai quand même croisé les tentes Hille­berg, qui sont poten­tiel­le­ment plus quali­ta­tives et plus résis­tantes. Ça a l’air d’être la Rolls des tentes. Le prix qui va avec.

    La Anjan 2 semble parfai­te­ment corres­pondre, mieux que les deux que j’ai rete­nues, mais je ne me vois pas mettre 900 à 1 000€ aujourd’­hui là dedans.

    Je note tout de même pour ceux que ça inté­resse, la Hille­berg Anjan 2 GT qui a un vesti­bule complet qui permet d’y faire la cuisine sans prendre trop de risques, voire de carré­ment y mettre le vélo… sans géné­rer un surpoids déme­suré (2,1 kg au total).

    Hille­berg Anjan 2 GT

    Sur des pays où il peut pleu­voir souvent, ça peut avoir du sens de ne pas se retrou­ver enfermé dans une mini tente sans bouger ni de quoi se faire à manger.

  • Je cherche une tente

    Objec­tif prin­ci­pal : Camping et bivouac lors de voyages à vélo, majo­ri­tai­re­ment seul et ponc­tuel­le­ment avec mon fils de 10–15 ans.


    Intem­pé­ries

    Je me doute qu’en visant des ultra­light la résis­tance au vent, au soleil, aux oranges, ou même à l’usage en terrain avec quelques aspé­ri­tés va forcé­ment être plus faible mais je ne sais pas de combien ni lesquelles sont fragiles.

    Je cherche au moins à résis­ter à un orage toute une nuit, vent et pluie. Je vois des mesures de colonne d’eau schmer­ber qui vont de 1.200 (Big Agnès Tiger Wall) à 10 ou 12.000 (Vaude Taurus UL 2) . Que faut-il que je vise comme résis­tance le double-toit et pour le sol ?

    Montage

    Je cherche un montage seul simple le soir quand je suis crevé, et un range­ment seul aussi simple le matin pour ne pas commen­cer la jour­née en trai­nant des pieds. Ma feu tente tunnel T3 ultra­light Pro Decath­lon de 2005 était parfaite sur ce point.

    Les tunnel ne sont pas auto­por­tantes. Est-ce vrai­ment un critère ? Je n’ai pas souve­nir d’avoir eu des problèmes pour poser les 4 sardines indis­pen­sables.

    Montage et intem­pé­ries

    Autre inté­rêt de mon ancienne tunnel : Je montais la tente par l’ex­té­rieur avec la chambre inté­rieure déjà clip­sée. Ça permet de monter sous la pluie la chambre inté­rieur au sec sans risquer de finir avec une piscine. Le besoin est rare mais on passe diffi­ci­le­ment outre quand il est là.

    Les tentes plus clas­siques proposent parfois qu’on peut monter le double toit seul avec un foot­print option­nel. Il n’est pas toujours indiqué si c’est unique­ment pour le grand air ou si on peut monter la chambre inté­rieur ensuite sans jouer au contor­sion­niste sous la pluie. Ça a l’air jouable au moins sur certaines MSR comme la Hubba Hubba NX. Le statut semble plus flou pour les Big Agnès et les Sea To Summit.

    Habi­ta­bi­lité

    Le défaut de mon ancienne tunnel c’est une hauteur limi­tée. Je touchais le plafond dès que je voulais m’ha­biller. Une tente haute serait le bonheur, surtout si je risque d’y rester une demie-jour­née à attendre la fin d’un orage.

    J’ai­me­rais aussi ne pas toucher trop les bords, et avoir la place de poser les 4 sacoches vélo dans les absides. Tout ça me fait viser plus des 2 places que des 1 places mais n’hé­si­tez pas à me détrom­per.

    Je rêve même d’une tente avec une demi-pièce en abside, pour éven­tuel­le­ment y faire à manger sous mauvais temps. À première vue ça double presque le poids de la tente donc c’est la douche froide. Amis voya­geurs, comment faites-vous le soir quand il fait mauvais ?

    Tempé­ra­tures et conden­sa­tion

    Je vais proba­ble­ment navi­guer prin­ci­pa­le­ment les étés mais j’ai­me­rais ouvrir l’ave­nir à des zones pluvieuses, et à des trajets dès avril ou jusque fin novembre.

    Je vois des tentes avec des chambres inté­rieur tout en mous­tiquaire. Ça doit être super l’été mais je ne sais pas trop quel inté­rêt a la chambre interne s’il n’y a pas de vraie toile.

    Si je veux des tempé­ra­tures hiver­nales je me dis qu’il est quand même préfé­rable d’avoir une vraie toile, quitte à avoir des espaces d’aé­ra­tion. Ai-je tort ? Suis-je dans l’er­reur de cher­cher la même tente pour les deux types de tempé­ra­ture ?


    Les modèles

    Pour l’ins­tant j’ai dans mon viseur (je fais évoluer cette liste au fur et à mesure) :

    Je suis très preneur si vous avez des commen­taires sur une de celles-ci, et encore plus si vous en avez l’ex­pé­rience pour répondre à quelques ques­tions.

    Je suis bien évidem­ment ouvert à d’autres sugges­tions qui cadre­raient avec mes critères.

    Note : Je n’ai pas parlé prix. Je ne paie­rai pas n’im­porte quoi mais je peux mettre le prix si c’est néces­saire et que la tente se détache vrai­ment des autres. Tant qu’on ne parle pas de tentes à 2000 €, je préfère ne pas mettre de budget et faire le tri unique­ment quand j’au­rai une meilleure vision des critères et de leur impor­tance.


    J’avancé, mes conclu­sions sur sur le lien suivant :

  • Tu pour­rais contour­ner au lieu de râler là, non ?

    Certai­ne­ment. Parfois je pour­rais. Je le fais souvent même.

    Parfois je ne le fais pas.

    On ne peut pas déplo­rer le compor­te­ment des tiers vis a vis des cyclistes et des infra­struc­tures cyclables, le fait d’être régu­liè­re­ment mis en danger, et dire en même temps qu’il faut passer son chemin silen­cieu­se­ment.

    On ne chan­gera pas les choses en faisant avec. Pour chan­ger les choses il faut donner de la visi­bi­lité, il faut inter­pel­ler lors des problèmes. Il faut refu­ser le status quo.

    Oui, c’est bien du mili­tan­tisme. Ce n’est pas un gros mot.
    J’en suis même fier.

    La réalité c’est qu’on a un problème de culture vis-a-vis du vélo.

    À force d’ac­cep­ter que tout le monde occupe les infra­struc­tures cyclables à tout instant en disant que le vélo n’a qu’à s’adap­ter, on finit par trou­ver ça normal. Le test du bus n’en est qu’une illus­tra­tion.

    Le cycliste « fait avec », contourne encore un auto­mo­bi­liste arrêté sur la bande cyclable « pour deux minutes », puis un jour un malheu­reux concours de circons­tances fait qu’un camion passe juste­ment à ce moment là. La suite se termine à l’hô­pi­tal pour les chan­ceux, au cime­tière pour les autres.

    Des histoires comme celle-ci on en a aussi pour les portières ouvertes un peu vite, pour l’ab­sence de véri­fi­ca­tion des angles morts, pour les sas vélo pas libres, pour les prio­ri­tés des pistes lors des croi­se­ments, pour le respect de la distance laté­rale lors des dépas­se­ments et pour la plupart des faits de tous les jours consi­dé­rés comme « pas bien grave ».

    Ce qui diffé­ren­cie l’in­frac­tion banale de la rubrique nécro­lo­gique c’est souvent juste un mauvais concours de circons­tances que personne ne pouvait prédire.

    Or, juste­ment, je refuse de tout réduire à un mauvais concours de circons­tances. Le problème est plus haut, dans la culture et dans la bana­li­sa­tion. Tant qu’on ne résout pas ça, les mauvais concours de circons­tances conti­nue­ront.

    Pour chan­ger les choses il faut donner de la visi­bi­lité. Il faut inter­pel­ler lors des problèmes. Il faut refu­ser de lais­ser faire.

    Pourquoi est-ce que je ne laisse pas couler tout ce qui est banal ? Parce que c’est juste­ment contre cette bana­li­sa­tion que je lutte.

  • L’au­to­no­mie élec­trique en voyage à vélo

    Ci-après quelques notes après avoir lu plein de retours d’ex­pé­rience complé­tés de réponses qu’on m’a faites person­nel­le­ment. Je n’ai pas croisé de solu­tion magique. Chaque solu­tion a son contexte et ses contraintes :

    Faible auto­no­mie, pas d’em­mer­de­ment

    Vous vous arrê­tez tous les soirs en camping. Il faut une prise CEE17 pour se bran­cher au tableau élec­trique, une rallonge de 5 mètres pour aller jusque dans la tente, et un char­geur avec plusieurs ports pour tout rechar­ger dans la nuit.

    Quand il n’y a pas de tableau élec­trique il y aura peut-être un voisin qui l’aura, et on rempla­cera la prise CEE17 par un bête doubleur de prise.

    Excep­tion­nel­le­ment vous utili­se­rez les prises des espaces publiques.

    Char­geur multi­ports : 100 grammes
    Rallonge 5 mètres : 250 grammes
    Prise CEE17 : 150 grammes
    3 Câbles USB courts : 50 grammes
    Doubleur de prise : 70 grammes

    -> 620 grammes

    Faible auto­no­mie, un peu d’em­mer­de­ment

    On coupe la CEE17 et la rallonge parce qu’on se contente de l’op­tion des prises publiques dans le camping, ou de deman­der à l’ac­cueil s’ils peuvent héber­ger notre char­geur.

    Ceux qui font ça m’ont dit char­ger une petite batte­rie inter­mé­diaire, genre 5 000 mAh, plutôt que leurs appa­reils direc­te­ment. Même avec un char­geur 15 W, ça veut tout de même dire passer au moins 2 bonnes heures pas loin de la prise.

    Char­geur 15W simple : 75 grammes
    1 Câble USB court : 20 grammes
    Batte­rie légère 5 000 mAh : 100 grammes

    -> 200 grammes

    Super léger mais il faut avoir envie de passer 2 heures proche d’une prise publique tous les soirs.

    Bonne auto­no­mie, peu d’em­mer­de­ment

    On peut esti­mer ce qu’on peut rechar­ger avec une batte­rie en reti­rant envi­ron 30% à sa capa­cité annon­cée. Si ce n’est pas une marque connue on peut reti­rer encore 10 à 15% parce qu’ils gonflent souvent le chiffre. Une batte­rie de 20 000 mAh d’une marque connue peut donc faire presque 3 charges d’un télé­phone 5 000 mAh.

    On donc s’en sortir avec une batte­rie 20 000 à 30 000 mAh en prenant une nuit en camping avec forfait élec­trique 1 à 2 fois par semaine, en fonc­tion de vos appa­reils et de votre usage éner­gé­tique. Il ne faudra cepen­dant pas se louper sur le choix du camping et ne pas se retrou­ver dans un champ sans élec­tri­cité destiné aux cyclo­tou­ristes, d’au­tant qu’il faudra plus que la nuit pour rechar­ger une batte­rie de cette capa­cité.

    Char­geur 18W : 100 grammes
    Rallonge 5 mètres : 250 grammes
    Prise CEE17 : 150 grammes
    1 Câble USB court : 20 grammes
    Batte­rie 20 à 30 000 mAh : 400 à 500 grammes

    -> 900 à 1050 grammes

    Bonne auto­no­mie, pas d’em­mer­de­ment

    L’op­tion magique c’est de profi­ter des batte­ries haut de gamme qui savent se char­ger en 45, 60 voire 100 Watts. On peut alors réduire le temps de charge à 1h30 malgré la haute capa­cité de la batte­rie.

    L’avan­tage c’est qu’il est jouable de s’ar­rê­ter 1 heure 30 à 2 heures dans un café 1 à 2 fois par semaine, et y bran­cher notre batte­rie sur une prise au mur. Ça devrait le faire à peu près partout en Europe occi­den­tale et l’em­mer­de­ment est vrai­ment mini­mal.

    Le char­geur pèse un peu plus lourd, la batte­rie signi­fi­ca­ti­ve­ment plus, mais on s’y retrouve parce qu’on écono­mise la rallonge et la prise CEE17.

    Char­geur 60W à 100W : 150 à 200 grammes
    1 Câble USB court : 20 grammes
    Batte­rie 25 000 mAh 60 à 100W : 570 à 630 grammes

    -> 750 à 900 grammes

    C’est à la fois moins contrai­gnant et plus léger que le système complet avec batte­rie clas­sique en 18W. Ça peut valoir le coût d’in­ves­tir (par contre ça peut montre très cher si on veut appro­cher les 100W).

    Alter­na­ti­ve­ment, on peut prendre un char­geur qui sait envoyer une charge correcte sur plusieurs ports à la fois et char­ger plusieurs petites batte­ries en paral­lèle. Atten­tion toute­fois, la plupart des char­geurs divisent la charge entre les diffé­rents ports (et on risque de char­ger plusieurs batte­ries en paral­lèle mais deux fois plus lente­ment).

    Forte auto­no­mie, peu de besoins

    Si vous avez déjà un moyeu dynamo sur votre roue, vous pouvez ajou­ter un boitier régu­la­teur qui saura sortir du courant 5V en port USB.

    Atten­tion, il faut dépas­ser les 15 km/h pour commen­cer à avoir la puis­sance suffi­sante (oubliez les montées) et à condi­tion de ne pas allu­mer vos feux en même temps.

    Là, il faut comp­ter quand même dans les 100 km pour une charge smart­phone complète. On va dire que ça suffit pour rechar­ger le système GPS ou main­te­nir un smart­phone en état dispo­nible mais ça ne suffira pas si vous videz votre smart­phone le soir.

    Ça ne servira à rien non plus si vous déci­dez de faire une pause une jour­née parce qu’il pleut (et c’est peut-être là que vous auriez voulu votre smart­phone pour tuer le temps).

    La charge va varier en puis­sance en fonc­tion de votre péda­lage. Elle peut s’ar­rê­ter si vous vous arrê­tez ou ralen­tis­sez trop. Une batte­rie tampon est indis­pen­sable pour ne pas abimer les appa­reils à rechar­ger. Certains régu­la­teurs ont une mini batte­rie de 100 mAh pour ça. Mieux vaut quand même ajou­ter une petite batte­rie de 5 000 mAh. Ça permet de char­ger même quand vos appa­reils sont pleins et de profi­ter au mieux de votre dynamo. Cette batte­rie doit être pass-through (permettre de char­ger un appa­reil quand elle est elle-même en charge).

    Note : Une grosse batte­rie aura poten­tiel­le­ment une résis­tance un peu plus grande, déclen­chant la charge unique­ment avec un courant d’une plus forte puis­sance, donc dimi­nuant l’in­té­rêt de votre solu­tion. Mieux vaut deux petites utili­sées en alter­nance qu’une seule grosse.

    Régu­la­teur en sortie de dynamo + câble et accroche : 80 grammes
    1 Câble USB court : 20 grammes
    Petite batte­rie pass-through 5 000 mAh : 100 grammes

    -> 200 grammes + la dynamo exis­tante

    Forte auto­no­mie, en mouve­ment

    Il existe des dynamo bouteilles spéci­fiques pour déli­vrer plus de puis­sance que les dynamo moyeu desti­nées aux feux. Les plus connues sont Peda­cell et Velo­gi­cal.

    L’ef­fi­ca­cité est bonne, on peut monter à plus de puis­sance, mais ça ne fonc­tionne toujours qu’à partir d’une certaine vitesse donc oubliez les montées de col et les jours de pause.

    Là aussi, il faudra une petite batte­rie tampon.

    Système complet : 550 grammes
    1 Câble USB court : 20 grammes
    Petite batte­rie pass-through 5 000 mAh : 100 grammes

    -> 700 grammes tout inclus

    Note : J’ai trouvé des présen­ta­tions et tests sur ces solu­tions mais aucun retour d’ex­pé­rience long terme de voyages à vélo. Ça semble rare­ment la solu­tion rete­nue.

    Forte auto­no­mie, au soleil

    Enfin, il y a l’op­tion panneau solaire. Je lis des choses très diver­gentes en fonc­tion des sources. La plupart de ceux que j’ai vu garder cette solu­tion sont des voya­geurs au long cours, en longue auto­no­mie ou dans des zones avec peu d’ac­cès aux prises élec­trique.

    Ce qui parait certain c’est que vous serez dépen­dant de la météo (soleil, pluie), de la tempé­ra­ture (la forte chaleur réduit l’ef­fi­ca­cité), de la saison et de la lati­tude (pour la durée d’en­so­leille­ment mais aussi l’in­cli­nai­son du soleil), du terrain (zones ombra­gées, flanc de montagne), et du posi­tion­ne­ment correct du panneau par rapport au soleil.

    Oubliez donc l’idée de vous fier à la puis­sance théo­rique de votre panneau, qui corres­pond à un mélange de tous les para­mètres idéaux que vous ne rencon­tre­rez jamais.

    Enfin, là aussi il faut une petite batte­rie tampon pour proté­ger votre appa­reil des aléas, d’au­tant que ces aléas seront fréquents (la charge qui se coupe en passant à l’ombre d’un arbre).

    Panneau solaire : 350 à 800 grammes
    1 Câble USB court : 20 grammes
    Petite batte­rie pass-through 5 000 mAh : 100 grammes

    -> 500 à 1000 grammes

    Vous trou­ve­rez bien entendu des panneaux encore plus puis­sants, donc plus lourds. Pensez bien que la plupart des panneaux portables ne sorti­ront pas plus de 15 Watts par port USB donc augmen­ter la puis­sance du panneau sert exclu­si­ve­ment à atteindre ces 15 Watts quand l’ef­fi­ca­cité n’est pas au rendez-vous (et atteindre 15 Watts c’est déjà énorme).


    Et ton choix alors ?

    En Europe occi­den­tale, sauf à vrai­ment être assuré de faire des petits trajets qui finissent avec une prise élec­trique chaque soir, je retiens la solu­tion « bonne auto­no­mie, pas d’em­mer­de­ment » avec système à charge rapide ≥ 100 W.

    C’est une des solu­tions les plus lourdes mais ça assure une tranquillité avec quasi zéro contraintes pour un sur-poids très raison­nable.

    La réalité c’est que ça coûte cher donc il est possible que j’opte les premiers temps pour une solu­tion plus cheap et j’avi­se­rai en fonc­tion de mes usages.

    Pour des voyages plus en auto­no­mie, sans camping et peu d’ar­rêt en ville, ça sera la solu­tion panneaux solaires.

  • Cyclistes, brillez !

    Brillez, vrai­ment, parce que c’est dange­reux de vous voir filer à côté de moi tels des ninjas. En plus d’être dange­reux pour vous, ça joue sur la répu­ta­tion des cyclistes et donc sur l’at­ti­tude des tiers vis à vis de moi et leur propen­sion à me mettre en danger.

    1️⃣- En pénombre les cata­dioptres avant et arrière sont indis­pen­sables, ceux sur les côtés ne sont pas inutiles non plus.

    Ce n’est pas juste un délire des auto­ri­tés, c’est utile.

    Pas la peine de vous trans­for­mer en sapin de Noël et mettre des guir­landes partout (même si bon, un vélo avec des guir­landes de Noël c’est sympa) ni même de forcé­ment s’équi­per avec une gilet réflé­chis­sant à chaque sortie. Les auto­mo­bi­listes qui ne veulent pas vous voir conti­nue­ront de ne pas vous voir.

    Pour autant, les cata­dioptres obli­ga­toires ne coûtent rien et permettent déjà une visi­bi­lité pas dégueu­lasse. Si vous ajou­tez un casque fluo ou quelques auto­col­lants réflé­chis­sants bien placés, vous évite­rez déjà de passer tota­le­ment pour un ninja la nuit.

    2️⃣- À l’ar­ri­vée de la nuit, même en ville éclai­rée, les lumières sont indis­pen­sables. Vous voyez mais ça ne veut pas dire qu’on vous voit.

    Là aussi, des lumières basiques c’est une paire d’eu­ros. Il n’y a vrai­ment aucune bonne raison de s’en passer.

    En fait il faut une lumière d’au­tant plus forte si vous circu­lez en zone urbaine bien éclai­rée. Un phare faiblard peut suffire à être vu dans le noir en campagne. Ça ne suffira pas pour être vu sous les lampa­daires entre les feux, les panneaux publi­ci­taires, les devan­tures et les voitures.

    Une forte puis­sance ne gêne pas si vous suivez le point suivant.

    3️⃣- Les phares doivent éclai­rer le sol et ne pas dépas­ser le plan hori­zon­tal, donc jamais arri­ver au niveau des pare-brises ou des visages.

    Les phares des voitures sont étudiés pour ça, de façon à éclai­rer loin et de façon homo­gène, sans éblouir plus haut que leur hauteur. Côté vélo c’est le cas aussi des phares Edelux ou B&M IQ-X* et de nombreuses marques alle­mandes.

    Sur les autres il faut faire atten­tion à les diri­ger vers le bas pour les faire tomber au plus à 30 mètres. On peut véri­fier que ça ne part pas trop haut en se posi­tion­nant à côté d’un mûr.

    En géné­ral ça veut dire « surtout pas de lumières sur le casque pour éclai­rer devant vous ». Vrai­ment, ne faites pas ça. Ça suit votre regard, à partir d’une posi­tion haute, et éblouit quasi­ment toujours les usagers de la route en face de vous.

    4️⃣- Pas de lumière cligno­tante à l’avant, vrai­ment (idéa­le­ment pas à l’ar­rière non plus même si c’est auto­risé).

    Je sais, je ne vais pas me faire des copains sur ce point mais si c’est inter­dit, c’est pour de bonnes raisons.

    Les flash empêchent tous les autres autour de vous de se concen­trer correc­te­ment sur autre chose. En pertur­bant l’at­ten­tion des auto­mo­bi­listes, vous mettez en danger les cyclistes et piétons autour de vous. En pertur­bant les autres cyclistes, vous les mettez eux-mêmes en danger direc­te­ment aussi.

    C’est très égoïste de mettre en danger tout le monde pour espé­rer être mieux vu vous-mêmes, surtout que c’est une esca­lade vers le pire : Si tout le monde le fait alors ça dégrade la sécu­rité de tous sans mieux voir personne.

    Ce n’est même pas vrai­ment posi­tif pour vous : Vous ne passez plus inaperçu mais ça empêche de savoir où vous êtes vrai­ment, et rend impos­sible l’éva­lua­tion de votre distance ou de votre vitesse. Au final ce n’est pas mieux qu’un bon phare vélo fixe, même pour vous.

    C’est d’au­tant plus une mauvaise idée que ça se cumule au point précé­dent. Ces lumières ne sont pas géné­ra­le­ment faites pour être orien­tées et diffusent sur un angle très large, éblouis­sant tout le monde au passage.

    5️⃣- Évitez ces gadgets qui fonc­tionnent à l’aide d’un aimant sur les roues comme lumière prin­ci­pale.

    Ça semble une bonne idée mais on ne vous verra pas. La puis­sance est trop faiblarde pour quoi que ce soit. La fréquence est faible donc on peut faci­le­ment la louper. Pour ne rien gâcher ça se posi­tionne sur le côté du triangle arrière donc peut faci­le­ment être occulté si on n’est pas du bon côté (et d’au­tant plus faci­le­ment que c’est de faible puis­sance à faible fréquence). Même si on vous voyait, on tombe­rait sur des lumières cligno­tantes qui sont à éviter.

    Si c’est en lumière secon­daire de faible puis­sance en complé­ment d’un vrai feu arrière fixe, je suis moins affir­ma­tif. Pourquoi pas.

    Si par contre c’est l’idée de rechar­ger vos lumières qui vous bloque, on trouve des dynamo fric­tion pour une poignée d’eu­ros.


    Ok mais tu conseilles quoi alors ?

    J’ai une exper­tise limi­tée sur les réfé­rences, d’autres personnes complè­te­ront surement.

    Sans limite de budget je conseille une dynamo dans le moyeu de la roue avant qui alimen­tera un phare vélo prévu pour avoir un flux lumi­neux bien réparti au sol. C’est un confort excep­tion­nel, et on peut lais­ser le phare allumé en perma­nence sans se poser de ques­tion, jour inclus. Le IQ-X de B&M est un excellent choix haut de gamme à 80 € mais vous trou­ve­rez d’autres phares étudiés pour ne pas éblouir chez le même construc­teur.

    Sur un budget inter­mé­diaire, la dynamo fric­tion au format bouteille se trouve pour 10 à 20 €. Elle peut être complé­tée par un feu avant entre 20 et 40 € auquel on ajou­tera le feu LED arrière pour 10 à 20 €.

    Avec un budget limité, la paire de LED rechar­geables avant et arrière CL 900 de Décath­lon est assez puis­sante pour bien être vu en ville et coûte tout juste 20 €.

    Quant aux cata­dioptres, ça peut monter à une dizaine d’eu­ros mais souvent les packs permettent d’équi­per plusieurs vélos pour quelques euros par vélo. Même chose pour les packs d’au­to­col­lants réflé­chis­sants. Votre asso­cia­tion vélo locale fait certai­ne­ment des distri­bu­tions régu­liè­re­ment.

  • Rétro­vi­seur vélo Corky

    Je croyais en avoir parlé, mais en fait non.

    J’ai toujours eu un rétro­vi­seur sur mon vélo. Ça me permet d’an­ti­ci­per les voitures ou cyclistes qui pour­raient me dépas­ser à ma gauche, ou de savoir si moi-même je peux me dépor­ter à gauche sans gêner.

    J’avais histo­rique­ment un truc clas­sique qui s’ac­croche au bout du guidon, avec un miroir au bout d’une tige de métal orien­table. La tige bouge tout le temps, le miroir jamais vrai­ment dans la bonne posi­tion, et ça s’ac­croche partout. Je finis­sais pas le replier sous le guidon et ne pas m’en servir.

    J’avais testé aussi un truc qui s’at­tache direc­te­ment sur la poignée, sans tige de métal. Je n’ai pas été convaincu non plus, et l’ac­croche plas­tique a vite cassé de toutes façons.

    Avec le nouveau vélo j’ai essayé le Corky de The Beam.

    Et bien… c’est génial.

    Une fois replié ça ne se voit pas, ça ne s’ac­croche nulle part. Déplié ça reste tout petit, et mani­pu­lable faci­le­ment, et ça ne s’ac­croche nulle part non plus. C’est aussi suffi­sam­ment discret pour que la présence du miroir ne se trans­forme pas en un renver­se­ment de respon­sa­bi­lité « tu as un rétro­vi­seur alors il fallait t’en servir ».

    Le miroir est convexe et permet une vision large sans avoir besoin d’être réglé fine­ment. En bout de guidon ma vue n’est gênée par aucun obstacle.

    Sur les défauts : Ça reste tout petit, c’est fait pour voir s’il y a quelque chose mais il ne faut pas s’at­tendre à mille détails. Comme c’est un petit miroir convexe, l’éva­lua­tion des distances est impos­sible même avec un peu d’ha­bi­tude.

    Enfin, le mode de serrage n’est pas des plus sécu­ri­sant. C’est du plas­tique. Serré correc­te­ment ça peut tour­ner un peu (et serrer plus n’y chan­gera rien). J’ai lu plusieurs fois que le serrage plas­tique peut aussi casser à l’in­té­rieur du guidon si on s’acharne à vouloir serrer plus que de raison.

    Conclu­sion pour moi : Indis­pen­sable. D’ailleurs j’en ai racheté un après m’être fait volé mon vélo.

    J’ai d’ailleurs du mal depuis que mes manchons m’in­ter­disent de m’en servir.