Catégorie : Technique

  • Dispa­ri­tion du temps en HTML 5

    Il semble qu’on tende à rempla­cer le projet de balise <time> par une balise géné­rique <data> en HTML 5. L’idée est de pouvoir accro­cher des micro­for­mats sur autre chose qu’une date, et leur donner une balise moins spécia­li­sée.

    Sauf que, derrière, mon <time> dispa­raît, alors qu’il a un rôle bien plus natu­rel dans HTML. (suite…)

  • Réen­ga­gez-vous, vite, Free Mobile arrive

    On le sait, les opéra­teurs télé­pho­niques n’ont pas toujours été très clairs vis à vis des durées d’en­ga­ge­ment. Sous prétexte de vous offrir un cadeau fidé­lité, voilà qu’on vous réen­gage pour douze mois. Bien entendu on ne vous offre pas de nouveau mobile et si vous faites les comptes ça veut dire que votre cadeau vous fait payer encore plus cher vos minutes de commu­ni­ca­tions qu’a­vant.

    Tout ça s’est accé­léré avec les annonces de Free Mobile. On ne sait pas encore ce que ça sera, mais on nous promet du peu cher (ce qui n’est pas très diffi­cile si on ne finance pas le mobile, mais qui est inté­res­sant quand même). (suite…)

  • Bon déve­lop­peur, ques­tion d’at­ti­tudes

    Je viens de lire « Être un bon déve­lop­peur c’est aussi une ques­tion d’at­ti­tude person­nelle » chez Thomas. Ceux qui me connaissent le savent, le titre a forcé­ment un écho chez moi et je m’at­ten­dais à dire « encore un qui a tout compris, prenez-en de la graine ». Sauf qu’en fait, sans rire, le prochain qui écrit un truc pareil se retrou­vera avec une malé­dic­tion sur 15 géné­ra­tions.

    Le texte de Thomas prend fonde­ment dans le fait que l’évo­lu­tion tech­no­lo­gique du sala­rié n’est pas le problème de l’em­ployeur, et pour moi ça rend caduque toute l’ar­gu­men­ta­tion.

    (Atten­tion c’est long) (suite…)

  • Sauve­gardes d’en­tre­prise

    Les données c’est impor­tant.

    J’ai les données des postes de travail, où perdre des fichiers peut être non seule­ment agaçant mais faire perdre beau­coup de temps. J’ai les codes sources, ou si le risque de perte totale est faible, l’in­ves­tis­se­ment se chiffre faci­le­ment en centaines de milliers d’eu­ros. Enfin j’ai les données coeur métier : les jour­naux de vente, les bases de commandes client, les factures, etc. Là même huit ans après, inter­dit de risquer la perte des backups.

    Il faut assu­rer la péren­nité de tout ça, sans pour autant dépen­ser n’im­porte quoi.

    Je note ici ce que j’ai en tête pour l’ins­tant, adapté à une start-up ayant une acti­vité e-commerce, avec pour objec­tif que vous me remon­tiez vos propres choix et expé­riences : (suite…)

  • Merise, avec plein de toiles d’arai­gnée tout autour

    J’ai invo­lon­tai­re­ment lancé un pavé dans la mare en deman­dant en public pourquoi les écoles conti­nuent d’en­sei­gner Merise, et pourquoi les jeunes diplô­més persistent à appo­ser le terme en bonne place sur leur CV. (suite…)

  • Recrute : Déve­lop­peurs et déve­lop­peuses PHP de talent

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des appli­ca­tions de qualité sur base PHP. Experts, confir­més et débu­tants. (suite…)

  • Recru­te­ment : Déve­lop­peur / déve­lop­peuse HTML 5 et Javas­cript orienté mobile

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des appli­ca­tions de qualité orien­tées mobile sur base HTML 5 et Javas­cript. (suite…)

  • Recru­te­ment : Déve­lop­peur / déve­lop­peuse PHP Magento

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des appli­ca­tions de qualité sur base Magento. (suite…)

  • Recru­te­ment : Inté­gra­teur / inté­gra­trice web de talent

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des inter­faces web de qualité.

    (suite…)

  • De la multi­pli­ca­tion des antennes pour télé­phone mobile

    Commençons par ce qui fait débat : Je n’ai pas d’élé­ment permet­tant d’af­fir­mer ou d’in­fir­mer l’im­pact sur la santé de la proxi­mité des antennes relais. Mieux, si ces craintes me semblent crédibles je ne veux pas céder à un « prin­cipe de précau­tion » exagé­ré­ment large.

    Par contre, sauf à vouloir inter­dire tout réseau sans fil de taille consé­quente, je me désole à chaque fois que j’en­tends un groupe qui fait échec à une antenne.

    Multi­plier les antennes

    Si je me place unique­ment du point de vue de l’in­ten­sité des ondes et de leur risque pour la santé, la meilleure chose à faire c’est au contraire de multi­plier les antennes.

    L’exer­cice est très simple : Prenez une feuille quadrillée et tracez y la forme géomé­trique de votre choix en suivant les lignes. Cette forme repré­sente votre terri­toire. Person­nel­le­ment je joue­rai avec un carré de 20×20, parce que c’est plus simple à retrans­crire ici.

    Nous allons y placer des antennes et indiquer dans chaque case la force des ondes qui la traverse. Arbi­trai­re­ment nous fixe­rons que la récep­tion décroit de 1 par case, et que en dessous de 4 j’ai une zone blanche, avec une récep­tion trop mauvaise pour être accep­table.

    Pour commen­cer placer une antenne, où vous voulez, de la force que vous voulez, de façon à couvrir tout votre terri­toire. Dans ma grille mon antenne doit avoir une force de 24 pour tout couvrir ; les forces moyennes et médianes sont de 14, ce qui est assez élevé ; et seul 15% de mon terri­toire a une force infé­rieure à 10.

    Tentez main­te­nant le même exer­cice avec quatre antennes. Mes antennes ont désor­mais une puis­sance maxi­male de 14, c’était la moyenne précé­dente ; cette médiane est désor­mais en dessous de 10 et c’est donc 50% de mon terri­toire qui a une puis­sance raison­nable.

    Si on avance encore à 16 antennes ma puis­sance maxi­male est de 8 et la moyenne descend à 6. Plus on avance et plus la force de tout mon terri­toire tendra à être homo­gène et se rappro­chera du seuil de couver­ture avec une puis­sance de 4. C’est un aperçu de ce que donne­rait un terri­toire où chacun aurait sa propre antenne person­nelle.

    Loi en carré inverse

    Notre première simu­la­tion est très opti­miste par certains aspects parce qu’en réalité l’in­ten­sité évolue en carré inverse de la distance. Ça veut dire que quand on multi­plie par deux la distance à l’an­tenne, l’in­ten­sité du rayon­ne­ment est divi­sée par quatre.

    Je vous propose de refaire nos exer­cices précé­dents avec cette règle. Vous allez voire qu’on se retrouve vite avec des chiffres fantas­tiques dès qu’on est obli­gés de placer une antenne un peu loin. Dans ces condi­tions placer une seule antenne ou même seule­ment quatre devient quasi suici­daire si on croit à la noci­vité des ondes.

    La moindre antenne en moins c’est une puis­sance décu­plée sur toutes les antennes à côté. Sauf à croire que vous serez toujours en extré­mité des couver­ture, vous avez même poten­tiel­le­ment inté­rêt à avoir une nouvelle antenne relai chez vous plutôt qu’une super antenne légè­re­ment plus loin.

    Autant vous dire qu’a­vec ces règles, une femto­cell chez vous a une inten­sité tota­le­ment insi­gni­fiante par rapport aux antennes relais globales, parce qu’elle a une portée qui se limite à quelques mètres. Par contre le moindre espoir d’uti­li­ser moins l’an­tenne géné­rale implique un gain qui fait passer l’in­ten­sité de la femto­cell pour un verre d’eau dans l’océan.

    Du télé­phone portable

    Amusons-nous encore plus. Juste­ment à cause de cette rela­tion entre l’in­ten­sité du rayon­ne­ment et la distance, le signal de votre télé­phone portable en commu­ni­ca­tion contre votre oreille est bien plus problé­ma­tique que tout ce que vous rece­vez de l’an­tenne relai.

    Cela veut bête­ment dire qu’en­core une fois, tant qu’elle n’est pas dans votre baignoire, ajou­ter une antenne relai proche de chez vous tend plutôt à faire bais­ser les risques liés aux ondes. Votre télé­phone aura besoin d’émettre bien moins fort pour rejoindre cette antenne, et c’est surtout ça qui importe pour les risques sani­taires.

    Plus prag­ma­tique, utili­ser un kit main-libre filaire, avec le télé­phone accro­ché à votre cein­ture relié à un écou­teur-micro, vous épar­gnera bien plus que toute réflexion sur le posi­tion­ne­ment des antennes relai.

    En s’ap­pro­chant de la réalité

    Certes, la réalité est plus complexe. Il faut jouer sur les fréquences pour que les signaux ne se recouvrent pas, compo­ser avec le rayon­ne­ment des antennes qui est sous forme d’oreilles de Mickey voire direc­tion­nel et pas forcé­ment uniforme. C’est un travail diffi­cile qui explique que la couver­ture puisse sembler aléa­toire ou impar­faite à certains endroits.

    Certes aussi, chacun préfère les voir chez son voisin proche que sur son propre toit. Cepen­dant, dans tous les cas, multi­plier les antennes permet d’en dimi­nuer les puis­sances et globa­le­ment d’as­su­rer une meilleure couver­ture pour moins de pres­sion élec­tro­ma­gné­tique.

    Nos opéra­teurs ont trop voulu écono­mi­ser sur les coûts et garder un réseau fina­le­ment assez faible en antennes. Les voilà pris à leur propre jeu désor­mais quand les asso­cia­tions locales veulent faire tomber les antennes ou bloquent les nouveaux projets : Non seule­ment on arrive à satu­ra­tion mais pour couvrir tout le monde on s’oblige à utili­ser des inten­si­tés qui renforcent les anti-ondes.

    De la dange­ro­sité de tout cela

    Rien ici n’af­firme que ce niveau d’onde est dange­reux, ou au contraire insen­sible. Je peux comprendre qu’on refuse d’avoir des antennes dans les crèches, ou au dessus des endroits les plus fragiles. Par contre, partout ailleurs, pitié, encou­ra­gez plutôt les antennes, ou alors soyez cohé­rents et mili­tez pour l’ex­tinc­tion totale des ondes radio.

    Entre temps, impo­ser donner de la publi­cité aux puis­sances émises par les télé­phones portables et mili­ter pour les kits main-libre filaires a bien plus d’im­pact. C’est juste­ment ce qu’a imposé notre gouver­ne­ment et je ne peux que m’en féli­ci­ter.

    De ce qu’il est possible de faire

    Un seuil à 6 voire 0,6 V/m pour la puis­sance des antennes est tout à fait envi­sa­geable – et c’est d’ailleurs fait dans d’autres régions en Europe – à condi­tion de densi­fier le réseau. Cela impose de réels inves­tis­se­ments aux opéra­teurs mais ils s’y retrou­ve­ront en ayant un réseau qui suppor­tera bien plus de trafic. Ils affirment que la satu­ra­tion du réseau actuel est leur problème majeur, donnons leur des armes pour le résoudre.

    Cela impose aussi une compré­hen­sion des anti-ondes pour bloquer les antennes de forte puis­sance mais aussi pour faci­li­ter l’im­plan­ta­tion de celles à faible puis­sance. Cela  implique de passer d’un débat passion­nel qui rassemble faci­le­ment les foules à un débat tech­nique auquel personne ne pige rien. Diffi­cile, surtout que certains risques de perdre la face quand on se rendra compte qu’ils ont milité à l’in­verse de leurs inté­rêts.

    Tout cela demande un cadre régle­men­taire auda­cieux et volonté poli­tique forte. Autant dire que je ne retiens pas mon souffle. Entre temps on a un joli jeu perdant-perdant, avec des puis­sances de  8 à 80 fois celles que je viens de citer.