Catégorie : Technique

  • Recrute : Déve­lop­peurs et déve­lop­peuses PHP de talent

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des appli­ca­tions de qualité sur base PHP. Experts, confir­més et débu­tants. (suite…)

  • Recru­te­ment : Déve­lop­peur / déve­lop­peuse HTML 5 et Javas­cript orienté mobile

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des appli­ca­tions de qualité orien­tées mobile sur base HTML 5 et Javas­cript. (suite…)

  • Recru­te­ment : Déve­lop­peur / déve­lop­peuse PHP Magento

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des appli­ca­tions de qualité sur base Magento. (suite…)

  • Recru­te­ment : Inté­gra­teur / inté­gra­trice web de talent

    Attiré(e) par les défis tech­niques, vous êtes curieux(se), prag­ma­tique, sociable, auto­nome et sensible aux ques­tions d’ar­chi­tec­tures ouvertes et open source, vous êtes atta­ché(e) à réali­ser des inter­faces web de qualité.

    (suite…)

  • De la multi­pli­ca­tion des antennes pour télé­phone mobile

    Commençons par ce qui fait débat : Je n’ai pas d’élé­ment permet­tant d’af­fir­mer ou d’in­fir­mer l’im­pact sur la santé de la proxi­mité des antennes relais. Mieux, si ces craintes me semblent crédibles je ne veux pas céder à un « prin­cipe de précau­tion » exagé­ré­ment large.

    Par contre, sauf à vouloir inter­dire tout réseau sans fil de taille consé­quente, je me désole à chaque fois que j’en­tends un groupe qui fait échec à une antenne.

    Multi­plier les antennes

    Si je me place unique­ment du point de vue de l’in­ten­sité des ondes et de leur risque pour la santé, la meilleure chose à faire c’est au contraire de multi­plier les antennes.

    L’exer­cice est très simple : Prenez une feuille quadrillée et tracez y la forme géomé­trique de votre choix en suivant les lignes. Cette forme repré­sente votre terri­toire. Person­nel­le­ment je joue­rai avec un carré de 20×20, parce que c’est plus simple à retrans­crire ici.

    Nous allons y placer des antennes et indiquer dans chaque case la force des ondes qui la traverse. Arbi­trai­re­ment nous fixe­rons que la récep­tion décroit de 1 par case, et que en dessous de 4 j’ai une zone blanche, avec une récep­tion trop mauvaise pour être accep­table.

    Pour commen­cer placer une antenne, où vous voulez, de la force que vous voulez, de façon à couvrir tout votre terri­toire. Dans ma grille mon antenne doit avoir une force de 24 pour tout couvrir ; les forces moyennes et médianes sont de 14, ce qui est assez élevé ; et seul 15% de mon terri­toire a une force infé­rieure à 10.

    Tentez main­te­nant le même exer­cice avec quatre antennes. Mes antennes ont désor­mais une puis­sance maxi­male de 14, c’était la moyenne précé­dente ; cette médiane est désor­mais en dessous de 10 et c’est donc 50% de mon terri­toire qui a une puis­sance raison­nable.

    Si on avance encore à 16 antennes ma puis­sance maxi­male est de 8 et la moyenne descend à 6. Plus on avance et plus la force de tout mon terri­toire tendra à être homo­gène et se rappro­chera du seuil de couver­ture avec une puis­sance de 4. C’est un aperçu de ce que donne­rait un terri­toire où chacun aurait sa propre antenne person­nelle.

    Loi en carré inverse

    Notre première simu­la­tion est très opti­miste par certains aspects parce qu’en réalité l’in­ten­sité évolue en carré inverse de la distance. Ça veut dire que quand on multi­plie par deux la distance à l’an­tenne, l’in­ten­sité du rayon­ne­ment est divi­sée par quatre.

    Je vous propose de refaire nos exer­cices précé­dents avec cette règle. Vous allez voire qu’on se retrouve vite avec des chiffres fantas­tiques dès qu’on est obli­gés de placer une antenne un peu loin. Dans ces condi­tions placer une seule antenne ou même seule­ment quatre devient quasi suici­daire si on croit à la noci­vité des ondes.

    La moindre antenne en moins c’est une puis­sance décu­plée sur toutes les antennes à côté. Sauf à croire que vous serez toujours en extré­mité des couver­ture, vous avez même poten­tiel­le­ment inté­rêt à avoir une nouvelle antenne relai chez vous plutôt qu’une super antenne légè­re­ment plus loin.

    Autant vous dire qu’a­vec ces règles, une femto­cell chez vous a une inten­sité tota­le­ment insi­gni­fiante par rapport aux antennes relais globales, parce qu’elle a une portée qui se limite à quelques mètres. Par contre le moindre espoir d’uti­li­ser moins l’an­tenne géné­rale implique un gain qui fait passer l’in­ten­sité de la femto­cell pour un verre d’eau dans l’océan.

    Du télé­phone portable

    Amusons-nous encore plus. Juste­ment à cause de cette rela­tion entre l’in­ten­sité du rayon­ne­ment et la distance, le signal de votre télé­phone portable en commu­ni­ca­tion contre votre oreille est bien plus problé­ma­tique que tout ce que vous rece­vez de l’an­tenne relai.

    Cela veut bête­ment dire qu’en­core une fois, tant qu’elle n’est pas dans votre baignoire, ajou­ter une antenne relai proche de chez vous tend plutôt à faire bais­ser les risques liés aux ondes. Votre télé­phone aura besoin d’émettre bien moins fort pour rejoindre cette antenne, et c’est surtout ça qui importe pour les risques sani­taires.

    Plus prag­ma­tique, utili­ser un kit main-libre filaire, avec le télé­phone accro­ché à votre cein­ture relié à un écou­teur-micro, vous épar­gnera bien plus que toute réflexion sur le posi­tion­ne­ment des antennes relai.

    En s’ap­pro­chant de la réalité

    Certes, la réalité est plus complexe. Il faut jouer sur les fréquences pour que les signaux ne se recouvrent pas, compo­ser avec le rayon­ne­ment des antennes qui est sous forme d’oreilles de Mickey voire direc­tion­nel et pas forcé­ment uniforme. C’est un travail diffi­cile qui explique que la couver­ture puisse sembler aléa­toire ou impar­faite à certains endroits.

    Certes aussi, chacun préfère les voir chez son voisin proche que sur son propre toit. Cepen­dant, dans tous les cas, multi­plier les antennes permet d’en dimi­nuer les puis­sances et globa­le­ment d’as­su­rer une meilleure couver­ture pour moins de pres­sion élec­tro­ma­gné­tique.

    Nos opéra­teurs ont trop voulu écono­mi­ser sur les coûts et garder un réseau fina­le­ment assez faible en antennes. Les voilà pris à leur propre jeu désor­mais quand les asso­cia­tions locales veulent faire tomber les antennes ou bloquent les nouveaux projets : Non seule­ment on arrive à satu­ra­tion mais pour couvrir tout le monde on s’oblige à utili­ser des inten­si­tés qui renforcent les anti-ondes.

    De la dange­ro­sité de tout cela

    Rien ici n’af­firme que ce niveau d’onde est dange­reux, ou au contraire insen­sible. Je peux comprendre qu’on refuse d’avoir des antennes dans les crèches, ou au dessus des endroits les plus fragiles. Par contre, partout ailleurs, pitié, encou­ra­gez plutôt les antennes, ou alors soyez cohé­rents et mili­tez pour l’ex­tinc­tion totale des ondes radio.

    Entre temps, impo­ser donner de la publi­cité aux puis­sances émises par les télé­phones portables et mili­ter pour les kits main-libre filaires a bien plus d’im­pact. C’est juste­ment ce qu’a imposé notre gouver­ne­ment et je ne peux que m’en féli­ci­ter.

    De ce qu’il est possible de faire

    Un seuil à 6 voire 0,6 V/m pour la puis­sance des antennes est tout à fait envi­sa­geable – et c’est d’ailleurs fait dans d’autres régions en Europe – à condi­tion de densi­fier le réseau. Cela impose de réels inves­tis­se­ments aux opéra­teurs mais ils s’y retrou­ve­ront en ayant un réseau qui suppor­tera bien plus de trafic. Ils affirment que la satu­ra­tion du réseau actuel est leur problème majeur, donnons leur des armes pour le résoudre.

    Cela impose aussi une compré­hen­sion des anti-ondes pour bloquer les antennes de forte puis­sance mais aussi pour faci­li­ter l’im­plan­ta­tion de celles à faible puis­sance. Cela  implique de passer d’un débat passion­nel qui rassemble faci­le­ment les foules à un débat tech­nique auquel personne ne pige rien. Diffi­cile, surtout que certains risques de perdre la face quand on se rendra compte qu’ils ont milité à l’in­verse de leurs inté­rêts.

    Tout cela demande un cadre régle­men­taire auda­cieux et volonté poli­tique forte. Autant dire que je ne retiens pas mon souffle. Entre temps on a un joli jeu perdant-perdant, avec des puis­sances de  8 à 80 fois celles que je viens de citer.

  • Des résul­tats d’élec­tion en Open Data

    « Le Sénat adhère à l’Open Data » vois-je dans mes fils d’in­for­ma­tion.

    Le Sénat a décidé de publier les résul­tats des futures élec­tions séna­to­riales en temps réel, sous un format ouvert docu­menté, à tous, sur son site Inter­net. Je ne peux que m’en féli­ci­ter et si je retiens un « il était temps » c’est pour éviter d’y mêler le néga­tif d’une frus­tra­tion. Le pas était néces­saire, utile, et bien­venu.

    Merci de l’ef­fort, il est appré­cié à sa juste valeur

    J’ajou­te­rai même que je suis agréa­ble­ment surpris par la volonté de publier ces résul­tats en temps réel, actua­li­sés toutes les cinq minutes. Là on sort du besoin pour propo­ser de l’in­no­va­tion ou en tous cas de la valeur ajou­tée.

    Mieux encore, ils ont réussi à convaincre la bureau­cra­tie pour accep­ter les réuti­li­sa­tions non-commer­ciales comme les réuti­li­sa­tions commer­ciales, alors que ces dernières sont très souvent exclues ou payantes. Ils ont aussi réussi l’ex­ploit d’au­to­ri­ser les trai­te­ments, mani­pu­la­tions, extrac­tions, créa­tion de données déri­vées et même la diffu­sion de ces dernières. Si ça vous paraît évident et indis­pen­sable, sachez que nous en sommes rare­ment là habi­tuel­le­ment.

    Un risque sur le long terme

    Main­te­nant, pour reve­nir à mon pessi­miste habi­tuel, notre admi­nis­tra­tion n’ou­blie pas ses travers et j’ai peur qu’à force de vouloir jouer les compro­mis, le pas qui a été fait ne puisse se révé­ler néga­tif sur le long terme.

    Il faut rentrer dans la licence d’uti­li­sa­tion des conte­nus pour voir le problème.

    Une  clause de publi­cité

    Tout d’abord on récu­père la clause tant honnie des premières licences BSD : Il faut mention­ner expli­ci­te­ment la source et la date de mise à jour des données. Certes, c’est une bonne pratique, mais c’est aussi vite contrai­gnant là où ce n’est pas perti­nent.

    La licence me propose un para­graphe qui tient en trois lignes. Si je croise quatre ou cinq données avec une licence simi­laire dans mon tableau, il faut que je commence à réser­ver une demie page unique­ment pour ces mentions. Rien de grave mais ça commence à agacer.

    « Appli­ca­tion, Produit ou Service inté­grant les données élec­to­rales issues du dernier renou­vel­le­ment séna­to­rial et publiées sur le site du Sénat (www.senat.fr). Dernière mise à jour le 25 septembre 2011 ».

    Pour un contenu origi­nal, une créa­tion artis­tique ou d’opi­nion, l’at­tri­bu­tion a un sens et un rôle parti­cu­lier, mais pour des données objec­tives propres à notre insti­tu­tion publique, quel est le sens de cette attri­bu­tion ? son rôle ?

    C’est d’au­tant plus gênant que la licence est expli­ci­te­ment trans­mis­sible. Elle doit s’ap­pliquer à toute base de données déri­vée et pas qu’aux données sources. Si en soi ce « copy­left » est légi­time, il prend toute son impor­tance quand on mélange plusieurs données.

    En effet, cette simple clause de publi­cité casse déjà la compa­ti­bi­lité avec toutes les licences dites « libres ». Ces dernières empêchent d’ajou­ter des restric­tions à l’usage ou la distri­bu­tion. Des données publiques qui ne peuvent être réuti­li­sées mixer à des conte­nus ou logi­ciels libres, c’est juste dommage.

    Une clause floue de termi­nai­son

    Ce qui me rend très pessi­miste ce sont les clauses 7 et 8. Elles contiennent des exclu­sions bien­ve­nues sur la capa­cité du Sénat à chan­ger son format, arrê­ter ou modi­fier ses publi­ca­tions futures, mais elles contiennent aussi la capa­cité de modi­fier les condi­tions de la présente licence.

    La formu­la­tion ne permet pas de savoir si le Sénat se réserve le droit de publier les données dans une licence diffé­rente dans le futur, sans impac­ter les droits déjà données (ce qui ne pose aucun problème) ou s’il se permet de modi­fier les condi­tions de la licence actuelle, et donc poten­tiel­le­ment termi­ner les utili­sa­tions actuelles ou d’en modi­fier les condi­tions.

    Nombre de licences ont une telle clause de termi­nai­son, permet­tant au déten­teur des droits de fina­le­ment reve­nir sur la licence gratuite offerte jusqu’a­lors, ou d’en chan­ger les termes. Ce serait pour moi l’écueil prin­ci­pal de cette licence.

    Peut-être ai-je mal inter­prété ces clauses 7 et 8, mais dans ce cas une refor­mu­la­tion pour lever l’am­bi­guïté me semble indis­pen­sable.

    Une licence est-elle indis­pen­sable ?

    Et fina­le­ment, c’est tout le prin­cipe de licence de réuti­li­sa­tion qui me semble contes­table ici. On m’a répondu que bien entendu sans licence le droit s’ap­plique et personne n’a aucun droit sur les conte­nus. Je me permets d’être en désac­cord.

    En France les docu­ments admi­nis­tra­tifs de l’État, des collec­ti­vi­tés terri­to­riales, des services publics, et des établis­se­ments publics sont publics de par la loi. Tous les citoyens doivent y avoir accès et nous avons même créé une commis­sion spéci­fique pour garan­tir cet accès, la CADA.  Il est je pense évident à tous que des résul­tats d’élec­tion ne peuvent de toutes façons être que publics et publiables dans une démo­cra­tie correcte.

    De quel droit ?

    C’est d’au­tant plus vrai ici qu’il n’y a aucune créa­tion origi­nale ni aucun travail intel­lec­tuel spéci­fique. Il s’agit de reprendre des données objec­tives et brutes dont même la collecté n’a rien d’une inten­tion intel­lec­tuelle parti­cu­lière. Je ne vois aucun droit d’au­teur permet­tant d’éta­blir une licence parti­cu­lière. Cela pour­rait se discu­ter pour des statis­tiques de l’INSEE où il y a un choix de recou­pe­ment, un travail spéci­fique de collecte et d’ana­lyse, mais pas ici.

    Reste le droit des bases de données, l’in­ter­dic­tion à un tiers de récu­pé­rer de façon auto­ma­ti­sée ou d’ex­traire une portion signi­fi­ca­tive des conte­nus d’une base de données. Du fait de la publi­cité obli­ga­toire des données, il me semble diffi­cile de jouer sur ce point. Dans tous les cas cela ne s’ap­plique­rait qu’à ceux qui collectent un ensemble de données et pas les résul­tats d’une élec­tion parti­cu­lière.

    Est-ce même conci­liable avec une démo­cra­tie ?

    Fina­le­ment, quel est le droit de l’état d’im­po­ser une licence pour l’uti­li­sa­tion des résul­tats d’élec­tion ? Est-ce vrai­ment souhai­table pour ce type de données dans une démo­cra­tie ? Si vrai­ment il fallait une licence, une WTFPL aurait été plus adapté à ce cas.

    Quand on commence à défi­nir qui a le droit et sous quelles condi­tions d’uti­li­ser, mani­pu­ler ou publier les résul­tats d’une élec­tion, on commence à toucher les limites de ce qui est accep­table en démo­cra­tie.

    Oui, j’em­ploie des grands mots dans des grandes phrases mais sinon, à force de toucher au prin­cipes de base, on finit par les oublier.

  • Où doit-on mesu­rer la capa­cité réseau

    Nos FAI tiennent comme à la prunelle de leurs yeux à leur obli­ga­tion de moyen, par oppo­si­tion à une obli­ga­tion de résul­tat. Cette obli­ga­tion de moyen a du sens quand on parle de ques­tions tech­niques où les respon­sa­bi­li­tés sont multiples et où rien n’est tout blanc ou tout noir.

    Toute­fois, pour qu’une telle obli­ga­tion de moyen fonc­tionne, il faut être capable de l’éva­luer. À défaut on conti­nuera à avaler des publi­ci­tés pour du 24 ou du 100 Mb/s alors que la connec­ti­vité vers Youtube et les autres four­nis­seurs de contenu est trop mauvaise pour arri­ver à quoi que ce soit sur 5 Mb/s.

    Le FAI ne contrôle pas tout l’In­ter­net

    Stéphane Bortz­meyer pose les bonnes ques­tions. Mesu­rer le débit réel vers l’ex­té­rieur est diffi­cile. « Le FAI ne contrôle pas tout l’In­ter­net » et ne peut garan­tir une bande passante de bout en bout.

    Je me permets de tout de même d’ar­rê­ter là l’exo­né­ra­tion de respon­sa­bi­lité. Le FAI ne contrôle pas les débits une fois sorti de son réseau, mais il contrôle tout à fait à quel nœud ou quel opéra­teur de tran­sit il fait tran­si­ter ses données. Charge à lui d’uti­li­ser un nœud ou un opéra­teur effi­cace. Parfois le FAI n’a réel­le­ment aucun contrôle, mais parfois ça peut ne tenir qu’à chan­ger de route.

    Mais il n’est pas impuis­sant non plus

    Si ça ne suffit pas, l’obli­ga­tion de moyen c’est aussi de mettre en œuvre un peering raison­nable et bien dimen­sionné avec les gros four­nis­seurs de conte­nus, ou une connec­ti­vité plus directe. Parce que fina­le­ment je le paye bien pour ça mon FAI.

    Il est un peu trop facile de se déchar­ger « ce n’est plus ma respon­sa­bi­lité une fois sorti du réseau ». Si effec­ti­ve­ment le FAI ne peut contrô­ler toutes les routes, la connec­ti­vité vers les réseaux prin­ci­paux, vers les peerings, vers les four­nis­seurs de conte­nus majeurs, ne lui est pas étran­gère.

    Faire quelques mesures

    Plus exac­te­ment si ça rame vers Youtube, Gmail, Daily­mo­tion, Megau­pload, Face­book, Flickr, TF1 ou je ne sais quel service majeur, votre FAI en est très souvent respon­sable. Si ça rame ailleurs chez votre FAI mais pas celui d’à côté, même sanc­tion. Enten­dons nous bien, il ne s’agit pas de dire que le FAI est respon­sable d’un choix du four­nis­seur de contenu, mais il est respon­sable de ne pas faire remon­ter le problème, de ne pas utili­ser ou faire utili­ser des routes alter­na­tives, de ne pas mettre en place un peering ou une connec­ti­vité directe, etc.

    Faire des mesures de latence et débit vers une cinquan­taine de gros héber­geurs four­nis­seurs de conte­nus, ça ne suffit pas (il ne faudrait pas segmen­ter Inter­net avec les gros d’un côté et les petits de l’autre) mais ça ne coûte­rait pas si cher et ça donne­rait déjà des résul­tats inté­res­sants.

    En ajou­tant pas mal de tests de petits sites, variables chaque mois, en rele­vant les FAI qui ont une connec­ti­vité sensi­ble­ment infé­rieure vers un réseau ou un autre, on fini­rait par donner une bonne image de ce qu’offres les FAI, non ?

    Respon­sa­bi­lité, faute et mesure

    Il faut tout de même noter que si je parle de respon­sa­bi­lité, je ne parle pas de « faute ». Il ne s’agit pas de dire que tel ou tel FAI est en faute. Par contre, du point de vue utili­sa­teur, avoir un retour sur ce que sera la réalité de sa connexion me parait bien indis­pen­sable.

  • OVH, ADSL, et VDSL

    Si vous suiviez mes inter­ro­ga­tions, j’ai fini par choi­sir une ligne ADSL Free.fr. Il s’agit pour moi d’évi­ter les problèmes qu’on m’a rapporté avec la Live­box d’Orange et d’es­pé­rer avoir une fibre par SFR ou Free avant un an. C’est l’en­ga­ge­ment d’un an obli­ga­toire pour l’offre Orange qui a emporté le choix : Impos­sible de tester et chan­ger d’opé­ra­teur ensuite, ou impos­sible de bascu­ler si besoin vers Free.fr quand l’offre Free Mobile sera là. Là je me réserve la possi­bi­lité de chan­ger d’avis, quand je le souhaite.

    Éligi­bi­lité, le modèle OVH

    Aujourd’­hui j’ai pu tester l’éli­gi­bi­lité OVH. Fran­che­ment la page de détails tech­nique est un modèle du genre :

    Déjà on me redonne mon adresse exacte, étage et cage d’es­ca­lier comprise. Ça n’a l’air de rien mais vu que j’em­mé­nage, avoir confir­ma­tion que je donne bien le numéro des anciens loca­taires et pas celui d’un voisin, c’est indis­pen­sable. Cette infor­ma­tion m’a manquée dans mon inscrip­tion Free.fr.

    Ensuite on ne me promet pas 24Mb/s théo­riques, on me donne mon débit estimé pour ma ligne, calculé à partir de la distance au NRA. Mieux, on me donne le down­load mais aussi l’upload, le tout avec des latences esti­mées pour diverses desti­na­tions. Sans rire, quand je demande une connexion Inter­net, pourquoi tous les FAI ne me donnent pas tout ça ? C’est pour­tant ce que j’achète.

    Comme on reste sur des détails geeks, tout ça est joli­ment présenté. En plus des détails d’at­té­nua­tion, distance, section des câbles, j’ai des graphiques de débit en fonc­tion de la distance et de la tech­no­lo­gie, des cartes où sont repré­sen­tés les chemins ente mon domi­cile et le NRA, entre le NRA et le POP OVH, et un schéma réca­pi­tu­lant les distances en jeu. Peut être inutile mais j’ai l’im­pres­sion d’avoir en face de moi quelqu’un de trans­pa­rent sur ce qu’il fait et ce qu’il vend. C’est indé­nia­ble­ment posi­tif.

    Fran­che­ment, allez-voir. Je ne comprend pas pourquoi les FAI se sont éver­tués à faire dispa­raître les débits réels esti­més au lieu d’en­ri­chir ces infor­ma­tions comme le fait OVH.

    Et en VDSL2 ?

    Bon, après on me donne mon débit théo­rique VDSL2+ et là ça met une bonne claque. J’ai beau­coup entendu dire que même si l’in­ves­tis­se­ment était faible, ça risquait d’in­ci­ter les FAI à s’en conten­ter et frei­ner leurs inves­tis­se­ments fibre.

    OVH m’in­dique que le débit VDSL2 serait de 80 Mb/s en descente et 31 Mb/s en montée. Autant dire que c’est plus inté­res­sant l’offre fibre Orange actuelle (100/10, avec un fair use).  Seule la latence risque de rester nette­ment moins bonne qu’a­vec la fibre.

    Certes, une fibre ça peut aller bien plus loin, mais soyons francs, l’offre Orange ne risque pas de sortir des débits actuels avant un bout de temps. Nous parlons d’an­nées. Entre temps, sur la distance qui est la mienne, le VDSL est tout aussi inté­res­sant.

    Et du coup j’ai du mal à comprendre, si ça permet aux opéra­teurs de réali­ser le fibrage tranquille­ment, avec une prio­rité aux longues distances, est-ce si mal de penser au VDSL2 sur les petites distances en atten­dant le fibrage complet ?

  • Déclen­cher le cache appli­ca­tif HTML 5 par javas­cript

    Parfois je me pose des ques­tions exis­ten­tielles. Hier c’était de savoir si le cache appli­ca­tif de HTML 5 pouvait être activé dyna­mique­ment par javas­cript lors de l’exé­cu­tion de la page, au lieu d’être déclaré de façon statique dans le code HTML.

    L’idée derrière cette inter­ro­ga­tion est que le cache appli­ca­tif ne soit activé que sur certains critères (compa­ti­bi­lité du navi­ga­teur avec le code javas­cript utilisé, requête spéci­fique de l’uti­li­sa­teur, etc.).

    Petit test :

    <!DOCTYPE html><html>
    <head><meta charset=utf8><title>TEST offline</title></head>
    <body><script>
    document.documentElement.setAttribute("manifest", "cache.manifest") ;
    window.applicationCache.update() ;
    </script><body>
    </html>

    J’ai été agréa­ble­ment surpris par Mozilla Fire­fox, qui accepte le tout sans bron­cher. La décon­nexion permet de véri­fier que le cache appli­ca­tif fonc­tionne sans heurs.

    Mes espoirs se sont arrê­tés là, Chrome déclenche une excep­tion sur la mise à jour à seconde ligne de script. Il faut décla­rer le cache de façon statique dans le HTML. Pas le choix, dommage.

  • Formats de livres numé­riques avec DRM

    Parce que ça peut servir à d’autres :

    Nom Editeur Formats Utilisé par Commen­taires
    Adept Adobe ePub, pdf, ascm Majo­rité, Kobo, B&N, Sony, Google DRM stan­dard utilisé partout. Il peut s’at­ta­cher au maté­riel ou à un compte Adobe indé­pen­dant.
    Micro­soft Micro­soft lit Micro­soft Aban­donné
    Kepub (Adept) Kobo (Adobe) kepub Kobo Il s’agit d’un ePub avec quelques données en plus. Les fichiers peuvent être télé­char­gés au format ePub + DRM Adobe stan­dard
    Topaz Amazon azw, tpz Amazon Nouveau format Amazon, basé sur son précé­dent format Mobi­po­cket
    Mobi­po­cket Amazon mobi Amazon (ancien) Format créé par Mobi­po­cket (racheté par Amazon). Fonc­tionne avec un système de PID (clef unique par maté­riel)
    Ignoble (basé sur adept) B&N (Adobe) B&N Exten­sion du DRM ADEPT d’Adobe où on utilise nom et numéro de CB comme clef (pour dissua­der de parta­ger)
    eRea­der B&N pdb, pml B&N (ancien), Palm Ancien format B&N, qui utilise lui aussi le nom et le numéro de CB comme clef pour frein social au partage
    FairP­lay Apple Apple Interne à Apple, pas de recherche de faille à ce jour
    BBeB Sony lrx, lrs Sony Aban­donné

    Hormis Apple Fair­play, tous les formats non aban­don­nés sont actuel­le­ment cassés. Le jeu du chat et de la souris est clai­re­ment en faveur de la souris depuis deux ans que le jeu à commen­cer. Vu le faible niveau d’ob­fus­ca­tion, on peut même penser qu’il n’y a pas vrai­ment de volonté de rendre ces systèmes de DRM vrai­ment effi­caces. Vu le coût finan­cier et utili­sa­teur d’une mise à jour fréquente du système, ils n’ont d’ailleurs pas tout à fait tort.

    Il reste qu’en une recherche simple sur Google, on tombe sur des archives zip qu’il suffit de faire manger à Calibre pour d’un coup pouvoir impor­ter et conver­tir les fichiers proté­gés de manière trans­pa­rente. C’est d’une simpli­cité telle que je me vois même plus faci­le­ment expliquer comme cracker le DRM que d’ex­pliquer comment gérer sa biblio­thèque avec les DRM.

    La musique a fini par aban­don­ner ces systèmes, on ne peut qu’es­pé­rer la même chose pour l’édi­tion. Entre temps je cherche des argu­ments pour accé­lé­rer la suite.